QCM : Rubéole et Parvovirus B19 (45 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment évolue le risque de transmission rubéolique selon le terme de la grossesse ?

Il est proche de 100 % avant 11 semaines, baisse au deuxième trimestre, puis reste proche de 90 % au troisième
Il est faible avant 11 semaines, atteint environ 90 % au deuxième trimestre, puis approche 100 % au troisième
Il est d’environ 90 % avant 11 semaines, augmente au deuxième trimestre, puis baisse à environ 70 % au troisième
Il est d’environ 90 % avant 11 semaines, baisse au deuxième trimestre, puis atteint environ 100 % au troisième

Il est d’environ 90 % avant 11 semaines, baisse au deuxième trimestre, puis atteint environ 100 % au troisième

Explication

Le risque de transmission est d’environ 90 % avant 11 semaines d’aménorrhée, diminue au deuxième trimestre et remonte à environ 100 % au troisième. Un risque maximal dès le début puis stable ne rend pas compte de cette évolution.

2. Après la confirmation d’une infection maternelle, quelle démarche rassemble les principaux éléments de conduite à tenir ?

Évaluer le virus et le terme, envisager une PCR sur liquide amniotique et rapprocher le suivi échographique.
Déterminer le risque fœtal par une sérologie unique, puis espacer les échographies en l’absence de symptômes.
Réaliser d’emblée une amniocentèse, puis choisir le suivi selon le résultat sans tenir compte du terme.
Commencer un suivi échographique rapproché avant de confirmer biologiquement l’infection maternelle.

Évaluer le virus et le terme, envisager une PCR sur liquide amniotique et rapprocher le suivi échographique.

Explication

La conduite à tenir comprend la confirmation biologique, une évaluation dépendant du virus et de l’âge gestationnel, un éventuel diagnostic prénatal par PCR sur liquide amniotique et un suivi échographique rapproché. Commencer le suivi avant la confirmation biologique inverse l’ordre de cette démarche.

3. Chez une mère non traitée, quel profil de virémie distingue le HIV et le HBV de la rubéole, du parvovirus B19, du CMV et de la varicelle ?

Elle est chronique pour le HIV et le HBV, mais passagère pour les autres virus cités.
Elle survient uniquement à l’accouchement pour le HIV et le HBV, mais pendant la grossesse pour les autres.
Elle est chronique pour tous les virus cités, quelle que soit la situation maternelle.
Elle est passagère pour le HIV et le HBV, mais chronique pour les autres virus cités.

Elle est chronique pour le HIV et le HBV, mais passagère pour les autres virus cités.

Explication

En l’absence de traitement maternel, la virémie peut être chronique pour le HIV et le HBV, alors qu’elle est passagère pour les autres virus mentionnés. L’inversion des profils confond les deux groupes de virus.

4. Quand faut-il administrer un vaccin susceptible d’être tératogène à une personne qui prévoit une grossesse ?

Avant la grossesse ou après celle-ci, plutôt que pendant la grossesse
Au moment de l’accouchement, afin de protéger le nouveau-né
Après une infection fœtale confirmée par PCR sur liquide amniotique
Pendant la grossesse, dès que la sérologie maternelle devient négative

Avant la grossesse ou après celle-ci, plutôt que pendant la grossesse

Explication

Les vaccins susceptibles d’être tératogènes ne sont pas administrés pendant la grossesse, mais avant ou après celle-ci. Le vaccin contre la grippe est indiqué pendant la grossesse, mais il ne modifie pas cette règle concernant les vaccins potentiellement tératogènes.

5. Chez une personne réinfectée par le virus de la rubéole, quelle manifestation est liée à la multiplication virale généralement localisée ?

Une adénopathie due à une multiplication généralement limitée aux ganglions
Une arthralgie persistante due à une multiplication généralement limitée aux articulations
Une éruption diffuse due à une multiplication généralement limitée aux voies respiratoires
Une virémie prolongée due à une multiplication généralement limitée au placenta

Une adénopathie due à une multiplication généralement limitée aux ganglions

Explication

Lors d’une réinfection, la multiplication virale reste généralement localisée aux ganglions et se manifeste par une adénopathie. Une virémie avec atteinte placentaire est plutôt associée à la dissémination possible lors d’une primo-infection.

6. Quel tableau temporel et fébrile peut accompagner une rubéole symptomatique ?

Une incubation de 16 à 18 jours et une fièvre élevée autour de 40 °C
Une incubation de 8 à 10 jours et une fièvre modérée autour de 38,5 °C
Une incubation de 16 à 18 jours et une fièvre modérée autour de 38,5 °C
Une incubation de 5 à 7 jours et une fièvre élevée autour de 40 °C

Une incubation de 16 à 18 jours et une fièvre modérée autour de 38,5 °C

Explication

La rubéole symptomatique présente une incubation de 16 à 18 jours et peut s’accompagner d’une fièvre modérée avoisinant 38,5 °C. Une fièvre autour de 40 °C ne correspond pas à la caractérisation d’une fièvre modérée.

7. Quel mécanisme explique l’anémie chronique que le parvovirus B19 peut provoquer chez le fœtus ?

La diminution de la lumière des vaisseaux par embolie
La destruction chronique des globules rouges
Le ralentissement généralisé des mitoses fœtales
La lyse des cellules nerveuses périventriculaires

La destruction chronique des globules rouges

Explication

Chez le fœtus, le parvovirus B19 détruit chroniquement les globules rouges, ce qui entraîne une anémie. La lyse des cellules nerveuses périventriculaires est associée au CMV, et non à ce mécanisme du parvovirus B19.

8. Pourquoi la détection d’IgM rubéoliques positives ne suffit-elle pas à prouver une primo-infection ?

Les IgM sont détectables par RT-PCR dans la salive, mais leur présence sérique ne renseigne pas sur l’infection
Les IgM disparaissent rapidement après l’éruption, alors que les IgG peuvent réapparaître lors d’une réinfection
Les IgM peuvent persister après vaccination, apparaître lors d’une réinfection ou être stimulées par l’EBV
Les IgM sont produites uniquement après vaccination, tandis que les IgG indiquent une infection récente

Les IgM peuvent persister après vaccination, apparaître lors d’une réinfection ou être stimulées par l’EBV

Explication

Les IgM rubéoliques peuvent persister plusieurs mois, parfois jusqu’à un an après vaccination, apparaître lors d’une réinfection ou être stimulées de façon polyclonale, notamment par l’EBV. Une séroconversion documentée apporte un argument plus solide en faveur d’une primo-infection.

9. Une sérologie rubéolique est d’abord négative puis positive 15 jours à un mois plus tard : quelle conclusion peut-on en tirer ?

La séroconversion confirme une primo-infection survenue entre les deux prélèvements
La succession des résultats confirme une réinfection survenue entre les deux prélèvements
La positivité tardive indique une infection ancienne, sans permettre de dater une primo-infection
La négativité initiale exclut une primo-infection pendant l’intervalle séparant les prélèvements

La séroconversion confirme une primo-infection survenue entre les deux prélèvements

Explication

Le passage d’une sérologie négative à une sérologie positive dans cet intervalle documente une séroconversion et confirme une primo-infection survenue entre les prélèvements. Une positivité isolée ne permet pas la même conclusion, car des IgM peuvent avoir d’autres causes ou persister.

10. Une femme enceinte présente des IgG spécifiques avec une avidité forte : quelle interprétation est la plus appropriée ?

Elle démontre une virémie maternelle persistante.
Elle indique une séroconversion en cours.
Elle évoque une infection récente.
Elle évoque une infection ancienne.

Elle évoque une infection ancienne.

Explication

Une forte avidité des IgG évoque une infection ancienne. À l’inverse, une faible avidité est associée à une infection récente.

11. Quels éléments déterminent les conséquences d’une infection virale maternelle pour l’enfant à naître ?

La présence de symptômes maternels, le nombre de grossesses antérieures et le terme de l’accouchement
La charge virale à la naissance, le groupe sanguin fœtal et le mode d’alimentation
La voie d’accouchement, le sexe fœtal et le poids maternel avant la grossesse
Le virus, le statut immunitaire maternel vis-à-vis de celui-ci et l’âge gestationnel lors de l’infection

Le virus, le statut immunitaire maternel vis-à-vis de celui-ci et l’âge gestationnel lors de l’infection

Explication

Le risque dépend de la nature du virus, de la situation immunitaire de la mère et du moment gestationnel où survient l’infection. Le seul fait que la mère présente des symptômes ne suffit pas à déterminer les conséquences fœtales.

12. Lorsqu’une virémie maternelle permet au virus de traverser le placenta, quelle voie de transmission est en cause ?

La voie transplacentaire, qui passe par le placenta
La voie ascendante, qui part des sécrétions génitales
La voie liée aux échanges sanguins accrus pendant l’accouchement
La voie périnatale, lors du contact avec la filière génitale

La voie transplacentaire, qui passe par le placenta

Explication

La voie transplacentaire correspond au passage du virus à travers le placenta lors d’une virémie maternelle. La voie ascendante part des sécrétions génitales maternelles et ne désigne pas ce passage placentaire.

13. Pourquoi une primo-infection maternelle au premier trimestre est-elle particulièrement préoccupante pour le fœtus ?

Les réactivations virales sont alors plus fréquentes et provoquent une réponse immunitaire maternelle excessive
L’embryon a déjà acquis une immunité mature, mais le placenta laisse passer davantage d’anticorps maternels
L’inoculum est important et la mère ne dispose pas encore d’anticorps protecteurs contre le virus concerné
Le virus est alors nécessairement plus virulent et la mère ne peut produire aucun anticorps pendant la grossesse

L’inoculum est important et la mère ne dispose pas encore d’anticorps protecteurs contre le virus concerné

Explication

Lors d’une primo-infection précoce, l’inoculum est important et les anticorps protecteurs contre le virus ne sont pas encore présents. Une réactivation n’est pas une primo-infection et ne correspond pas à cette combinaison de facteurs de risque.

14. Dans quel cadre la prise en charge d’une infection virale materno-fœtale évalue-t-elle les risques pour le fœtus et le nouveau-né ?

Dans le cadre d’une consultation virologique centrée sur le seul résultat maternel
Au sein d’une équipe pluridisciplinaire de diagnostic prénatal
Au sein d’une équipe obstétricale chargée de programmer l’accouchement
Dans un suivi néonatal commencé après la naissance de l’enfant

Au sein d’une équipe pluridisciplinaire de diagnostic prénatal

Explication

La prise en charge évalue les risques pour le fœtus et le nouveau-né au sein d’une équipe pluridisciplinaire de diagnostic prénatal. Un suivi limité au résultat maternel ne rend pas compte de cette évaluation conjointe des risques.

15. Deux sérums prélevés à 12 jours d’intervalle passent d’une sérologie négative à une sérologie positive : que permet de diagnostiquer ce changement ?

Une infection récente mise en évidence par une avidité forte des IgG
Une primo-infection mise en évidence par séroconversion
Une infection ancienne mise en évidence par la persistance des IgG
Une virémie chronique mise en évidence par la PCR

Une primo-infection mise en évidence par séroconversion

Explication

Le passage d’une sérologie négative à une sérologie positive sur deux sérums espacés de 10 à 15 jours constitue une séroconversion et permet de diagnostiquer une primo-infection. Une avidité forte des IgG évoque plutôt une infection ancienne.

16. Par quel mécanisme la rubéole maternelle peut-elle être transmise au fœtus ?

Par voie respiratoire, puis par diffusion du virus depuis les voies aériennes fœtales
Par voie hématogène transplacentaire lors d’une virémie maternelle de primo-infection
Par passage transplacentaire lors d’une réinfection, avec une virémie systématique
Par voie ascendante depuis le vagin, indépendamment de la virémie maternelle

Par voie hématogène transplacentaire lors d’une virémie maternelle de primo-infection

Explication

La transmission fœtale se fait par voie hématogène à travers le placenta lorsqu’une virémie accompagne une primo-infection maternelle. La réinfection ne correspond pas à ce mécanisme établi, et son risque fœtal est théorique et mal connu.

17. Quelle description correspond au Parvovirus B19 ?

Un virus à ARN simple brin, à capside icosaédrique, sans enveloppe et peu résistant sur les surfaces
Un virus à ADN double brin, à capside hélicoïdale, enveloppé et résistant dans l’environnement
Un virus à ARN double brin, à capside icosaédrique, enveloppé et peu résistant sur les surfaces
Un virus à ADN simple brin, à capside icosaédrique, sans enveloppe et résistant dans l’environnement

Un virus à ADN simple brin, à capside icosaédrique, sans enveloppe et résistant dans l’environnement

Explication

Le Parvovirus B19 possède un ADN simple brin, une capside icosaédrique et ne possède pas d’enveloppe; il résiste dans l’environnement et sur les surfaces. La description d’un virus à ARN peu résistant confond ses caractéristiques avec celles d’autres virus.

18. Après une primo-infection par le Parvovirus B19, quelle évolution sérologique est attendue ?

Les IgM apparaissent à partir de J15 et persistent à vie, tandis que les IgG apparaissent vers J12-J13 et disparaissent après quelques mois.
Les IgM et les IgG apparaissent toutes deux vers J12-J13 et disparaissent après quelques semaines.
Les IgM apparaissent vers J12-J13 et persistent plusieurs mois, tandis que les IgG apparaissent à partir de J15 et persistent à vie.
Les IgG apparaissent vers J12-J13 et persistent plusieurs mois, tandis que les IgM apparaissent à partir de J15 et persistent à vie.

Les IgM apparaissent vers J12-J13 et persistent plusieurs mois, tandis que les IgG apparaissent à partir de J15 et persistent à vie.

Explication

Les IgM apparaissent vers J12-J13 et peuvent persister de deux à trois mois jusqu’à six mois, alors que les IgG apparaissent à partir de J15 et persistent à vie. L’option qui attribue la persistance à vie aux IgM inverse la durée caractéristique des deux classes d’anticorps.

19. Une femme enceinte n’est pas encore infectée par un virus pour lequel il n’existe pas de vaccin : quelle mesure relève de la prévention primaire ?

Des antiviraux destinés à limiter le passage du virus au fœtus après l’infection
Des immunoglobulines administrées après l’infection maternelle pour protéger l’enfant
Une césarienne visant à éviter l’exposition du nouveau-né lors de l’accouchement
Des conseils d’hygiène et de protection contre les moustiques pour éviter l’infection maternelle

Des conseils d’hygiène et de protection contre les moustiques pour éviter l’infection maternelle

Explication

En l’absence de vaccin, la prévention primaire vise à éviter l’infection maternelle au moyen de conseils d’hygiène et de protection contre les moustiques. Les antiviraux et les immunoglobulines relèvent plutôt de mesures destinées à limiter la transmission après l’infection maternelle.

20. Après une primo-infection rubéolique, quand les IgM apparaissent-elles généralement et combien de temps persistent-elles ?

Elles apparaissent 5 à 7 jours après les premiers signes et persistent à vie à un taux résiduel
Elles apparaissent avant l’éruption et persistent environ 4 à 8 semaines
Elles apparaissent 48 à 72 heures après l’éruption et persistent à vie à un taux résiduel
Elles apparaissent 48 à 72 heures après l’éruption et persistent environ 4 à 8 semaines

Elles apparaissent 48 à 72 heures après l’éruption et persistent environ 4 à 8 semaines

Explication

Les IgM apparaissent environ 48 à 72 heures après l’éruption et persistent habituellement 4 à 8 semaines. La persistance à vie à un taux résiduel caractérise plutôt les IgG.

21. Une infection ralentit les mitoses dans une région limitée du fœtus : quel type de conséquence est le plus directement associé à ce ralentissement localisé ?

Des calcifications intracrâniennes dues à la lyse des cellules nerveuses
Une hypotrophie généralisée liée à un retard de croissance intra-utérin
Une anémie chronique causée par la destruction des globules rouges
Des malformations affectant le développement de la région concernée

Des malformations affectant le développement de la région concernée

Explication

Un ralentissement localisé des mitoses expose à des malformations dans les structures concernées. Une hypotrophie ou un retard de croissance intra-utérin est plutôt associé à un ralentissement généralisé.

22. Quel examen permet un diagnostic direct de la rubéole par détection du génome viral ?

Une ELISA recherchant les IgG dans le sérum ou les anticorps totaux par agglutination
Une inhibition de l’hémagglutination pratiquée sur des tissus infectés
Une RT-PCR réalisée sur un prélèvement biologique adapté, comme le liquide amniotique ou la salive
Une immunocapture des IgM dans le sérum, sans recherche directe du génome viral

Une RT-PCR réalisée sur un prélèvement biologique adapté, comme le liquide amniotique ou la salive

Explication

Le diagnostic direct repose sur la détection du génome viral par RT-PCR, notamment dans le liquide amniotique, la salive ou d’autres prélèvements adaptés. La recherche d’IgG ou d’IgM est un diagnostic indirect sérologique, et non une détection du génome.

23. Quel risque caractérise principalement l’infection fœtale par le Parvovirus B19, plutôt qu’un effet tératogène ?

Une prématurité provoquée par une atteinte directe des organes en formation.
Une anémie fœtale pouvant entraîner une insuffisance cardiaque et une anasarque.
Des malformations structurelles accompagnées d’un retard de croissance intra-utérin.
Un retard de croissance isolé sans retentissement sur la fonction cardiaque.

Une anémie fœtale pouvant entraîner une insuffisance cardiaque et une anasarque.

Explication

Le risque principal est l’anémie fœtale, qui peut évoluer vers une insuffisance cardiaque et une anasarque ; le virus n’est pas considéré comme tératogène. Les malformations et le retard de croissance ne sont pas les complications caractéristiques indiquées ici.

24. Quelles conséquences un ralentissement ou un arrêt des mitoses fœtales peut-il avoir ?

Une anémie ou une destruction des globules rouges
Des malformations ou une hypotrophie
Des calcifications intracrâniennes ou des nécroses nerveuses
Une réduction de la circulation liée à une embolie

Des malformations ou une hypotrophie

Explication

La perturbation des mitoses fœtales peut empêcher le développement normal et provoquer des malformations ou une hypotrophie. L’anémie par destruction des globules rouges correspond à un autre mécanisme, celui du parvovirus B19.

25. Pendant quelle période une personne atteinte de rubéole peut-elle transmettre le virus par voie respiratoire, par rapport au début de l’éruption ?

De 14 jours avant à 7 jours après le début de l’éruption
De 14 jours avant à 14 jours après le début de l’éruption
De 7 jours avant à 7 jours après le début de l’éruption
De 7 jours avant à 14 jours après le début de l’éruption

De 7 jours avant à 14 jours après le début de l’éruption

Explication

La contagiosité respiratoire commence 7 jours avant l’éruption et se prolonge jusqu’à 14 jours après son apparition. La période allant de 14 jours avant à 7 jours après inverse les durées indiquées.

26. Quel tableau peut survenir chez un adulte immunocompétent infecté par le Parvovirus B19 ?

Des douleurs des grosses articulations chez environ 10 % des adultes, sans syndrome pseudo-grippal ni éruption
Une éruption typique chez presque tous les adultes, sans douleurs articulaires ni anémie transitoire
Des douleurs des petites articulations, observées chez environ 60 % des adultes, avec parfois une éruption ou une anémie transitoire
Une érythroblastopénie aiguë avec anémie sévère et brutale, caractéristique de tous les adultes immunocompétents

Des douleurs des petites articulations, observées chez environ 60 % des adultes, avec parfois une éruption ou une anémie transitoire

Explication

Chez un sujet immunocompétent, le Parvovirus B19 peut entraîner des douleurs des petites articulations chez environ 60 % des adultes, ainsi qu’un syndrome pseudo-grippal ou une anémie transitoire. L’érythroblastopénie aiguë avec anémie sévère concerne notamment les patients atteints d’hémoglobinopathie.

27. Une infection virale perturbe le développement de l’embryon au premier trimestre : comment nomme-t-on cette atteinte congénitale ?

Une infection néonatale liée à une contamination au moment de l’accouchement
Une hypotrophie fœtale liée à une diminution du poids en fin de grossesse
Une embryopathie liée à l’infection pendant la première moitié de la grossesse
Une fœtopathie liée à l’infection pendant la seconde moitié de la grossesse

Une embryopathie liée à l’infection pendant la première moitié de la grossesse

Explication

L’embryopathie désigne une malformation congénitale liée au passage et à l’infection virale pendant la première moitié de la grossesse. La fœtopathie concerne une infection de la seconde moitié de la grossesse.

28. Quelle distinction caractérise les diagnostics virologiques direct et indirect ?

Le diagnostic direct recherche les symptômes, tandis que l’indirect confirme la présence du virus dans un prélèvement.
Le diagnostic direct mesure les anticorps, tandis que l’indirect recherche le génome viral par PCR.
Le diagnostic direct repose sur l’avidité des IgG, tandis que l’indirect détecte les IgM dans le liquide amniotique.
Le diagnostic direct recherche le génome viral, tandis que l’indirect met en évidence les anticorps spécifiques.

Le diagnostic direct recherche le génome viral, tandis que l’indirect met en évidence les anticorps spécifiques.

Explication

Le diagnostic direct recherche le génome viral dans un prélèvement, notamment par PCR, tandis que le diagnostic indirect met en évidence des anticorps spécifiques. La recherche des anticorps relève donc du diagnostic indirect, et non du diagnostic direct.

29. Quelles atteintes caractérisent la triade de Gregg associée à la rubéole congénitale ?

Des malformations cardiaques, des atteintes oculaires et une surdité liée à l’oreille interne
Des malformations rénales, des atteintes cutanées et une surdité liée à l’oreille externe
Des malformations cardiaques, des atteintes pulmonaires et une cécité liée au nerf optique
Des malformations osseuses, des atteintes oculaires et une surdité liée à l’oreille moyenne

Des malformations cardiaques, des atteintes oculaires et une surdité liée à l’oreille interne

Explication

La triade de Gregg associe des anomalies cardiaques, notamment la persistance du canal artériel, des atteintes oculaires comme la cataracte et une atteinte de l’oreille interne responsable de surdité. Des anomalies rénales ou une surdité de l’oreille externe ne constituent pas les éléments de cette triade.

30. Quelle complication le Parvovirus B19 peut-il provoquer chez un patient atteint d’hémoglobinopathie ?

Une érythroblastopénie aiguë accompagnée d’une anémie sévère et brutale
Des douleurs des petites articulations accompagnées d’un syndrome pseudo-grippal
Une anémie transitoire modérée accompagnée d’une éruption surtout infantile
Une éruption cutanée isolée accompagnée d’une baisse progressive de l’hémoglobine

Une érythroblastopénie aiguë accompagnée d’une anémie sévère et brutale

Explication

Chez les patients atteints d’hémoglobinopathie, le Parvovirus B19 peut provoquer une érythroblastopénie aiguë et une anémie sévère d’apparition brutale. L’anémie transitoire fait partie des manifestations possibles chez les sujets immunocompétents, mais ne décrit pas cette complication caractéristique.

31. Par quel mécanisme l’infection fœtale par le Parvovirus B19 peut-elle conduire à une anasarque ?

L’inflammation du placenta réduit les échanges nutritifs, puis entraîne un retard de croissance et des œdèmes généralisés.
La destruction des globules rouges provoque une anémie persistante, puis une insuffisance cardiaque et des œdèmes généralisés.
L’atteinte des cellules nerveuses entraîne une hypotonie, puis une accumulation de liquide dans les tissus.
La destruction des plaquettes provoque des hémorragies, puis une insuffisance rénale et des œdèmes généralisés.

La destruction des globules rouges provoque une anémie persistante, puis une insuffisance cardiaque et des œdèmes généralisés.

Explication

La destruction des globules rouges entraîne une anémie fœtale persistante, susceptible de provoquer une insuffisance cardiaque et des œdèmes généralisés. Une atteinte plaquettaire n’est pas le mécanisme décrit pour expliquer l’anasarque liée à cette infection.

32. Quelle maladie le Parvovirus B19 provoque-t-il principalement chez l’enfant, et quel est son hôte ?

Le syndrome pseudo-grippal, avec les humains et les oiseaux comme hôtes habituels
La cinquième maladie infantile, avec les humains et les primates comme hôtes habituels
La rubéole congénitale, ou maladie de Gregg, avec l’être humain comme hôte principal
Le mégalérythème épidémique, ou cinquième maladie infantile, avec l’être humain comme seul hôte

Le mégalérythème épidémique, ou cinquième maladie infantile, avec l’être humain comme seul hôte

Explication

Le Parvovirus B19 est responsable du mégalérythème épidémique, aussi appelé cinquième maladie infantile, et l’être humain est son seul hôte. La maladie de Gregg est associée à la rubéole, et non au Parvovirus B19.

33. Pourquoi une infection virale peut-elle persister et devenir chronique chez l’embryon ou le fœtus ?

Leur système immunitaire immature se défend mal contre les infections virales
Le système immunitaire fœtal élimine rapidement les cellules infectées, ce qui entretient l’infection
Le placenta empêche la production d’anticorps par toutes les cellules fœtales
Les virus perdent leur capacité à se multiplier lorsqu’ils atteignent le fœtus

Leur système immunitaire immature se défend mal contre les infections virales

Explication

Le système immunitaire immature de l’embryon, du fœtus et du nouveau-né lutte moins efficacement contre les virus, qui peuvent alors persister in utero. Une élimination rapide des cellules infectées ne serait pas le mécanisme favorisant une infection chronique.

34. Pourquoi l’examen clinique seul ne permet-il pas d’établir le diagnostic de rubéole ?

Les arthralgies peuvent manquer, être atypiques ou ressembler à celles d’autres infections inflammatoires
L’éruption peut manquer, être atypique ou ressembler à celle d’autres infections virales
La fièvre peut manquer, être atypique ou ressembler à celle d’autres infections bactériennes
Les adénopathies peuvent manquer, être atypiques ou ressembler à celles d’autres infections parasitaires

L’éruption peut manquer, être atypique ou ressembler à celle d’autres infections virales

Explication

Le diagnostic ne peut pas reposer sur la clinique, car l’éruption peut être absente ou atypique et ressembler à celle d’autres infections virales. Les signes proposés dans les autres choix ne constituent pas la raison donnée pour l’insuffisance diagnostique de l’éruption.

35. Comment une infection périnatale par le HSV ou le CMV peut-elle survenir au moment de l’accouchement ?

Par passage transplacentaire lors d’une virémie maternelle
Par transfert sanguin fœto-maternel accru au cours de l’accouchement
Par remontée des sécrétions génitales vers le fœtus pendant la grossesse
Par contact direct avec les sécrétions de la filière génitale

Par contact direct avec les sécrétions de la filière génitale

Explication

Le nouveau-né peut être exposé au HSV ou au CMV par contact direct avec les sécrétions de la filière génitale pendant l’accouchement. Le passage transplacentaire correspond à une voie de transmission pendant la grossesse, et non à ce contact périnatal.

36. Une cellule maternelle infectée est trop volumineuse pour franchir le placenta : quelle possibilité de transmission subsiste ?

Le virus et la cellule traversent ensemble dès que des IgG sont présentes
Le virus libre peut traverser le placenta sans que la cellule infectée le franchisse
Le placenta laisse passer les cellules infectées, mais retient les virus libres
Le virus ne peut traverser le placenta que s’il reste à l’intérieur de la cellule

Le virus libre peut traverser le placenta sans que la cellule infectée le franchisse

Explication

Un virus libre peut franchir le placenta même si une cellule infectée est trop volumineuse pour le traverser. La présence d’IgG ne transforme pas le passage de cellules entières en mécanisme nécessaire à la transmission virale.

37. Pour rechercher une infection fœtale par diagnostic anténatal, quel examen virologique est réalisé sur le liquide amniotique ?

Une recherche d’anticorps spécifiques sur un prélèvement sanguin maternel
Une culture virale à partir des sécrétions génitales maternelles
Une mesure de l’avidité des IgG dans le sang fœtal
Une PCR après prélèvement du liquide par amniocentèse

Une PCR après prélèvement du liquide par amniocentèse

Explication

Le diagnostic anténatal de l’infection fœtale repose sur la recherche du virus par PCR dans le liquide amniotique prélevé par amniocentèse. La sérologie maternelle peut renseigner sur l’infection de la mère, mais elle ne remplace pas cette recherche virale dans le liquide amniotique.

38. Quel enchaînement décrit la dissémination du virus lors d’une primo-infection rubéolique ?

Entrée cutanée, multiplication dans les ganglions axillaires, puis virémie simultanée à l’éruption
Entrée respiratoire, multiplication dans les poumons, puis atteinte des ganglions cervicaux après l’éruption
Entrée respiratoire, multiplication dans l’oropharynx et les ganglions cervicaux, puis virémie avant l’éruption
Entrée digestive, multiplication dans l’intestin et les ganglions mésentériques, puis virémie après l’éruption

Entrée respiratoire, multiplication dans l’oropharynx et les ganglions cervicaux, puis virémie avant l’éruption

Explication

Après l’entrée respiratoire, le virus se multiplie dans l’oropharynx et les ganglions cervicaux, puis une virémie précède l’éruption d’environ sept jours et peut permettre une dissémination placentaire et fœtale. Une multiplication pulmonaire suivie d’une atteinte ganglionnaire après l’éruption ne correspond pas à cet enchaînement.

39. Une infection virale survient pendant la seconde moitié de la grossesse et entraîne une pathologie fœtale : quel terme désigne cette atteinte ?

Une embryopathie liée à une infection survenue après la naissance
Une embryopathie liée à une infection virale pendant la première moitié de la grossesse
Une infection néonatale liée à une malformation apparue au premier trimestre
Une fœtopathie liée à une infection virale pendant la deuxième moitié de la grossesse

Une fœtopathie liée à une infection virale pendant la deuxième moitié de la grossesse

Explication

Une fœtopathie est une pathologie fœtale associée à une infection virale pendant la deuxième moitié de la grossesse. L’embryopathie se rapporte aux atteintes survenant pendant la première moitié.

40. Quels éléments un placenta normal laisse-t-il passer parmi les suivants ?

Les IgM maternelles et les cellules, mais pas les IgG
Les cellules maternelles et les IgG, mais pas les IgM
Les IgG et les IgM maternelles, mais pas les cellules
Les IgG maternelles, mais ni les IgM ni les cellules

Les IgG maternelles, mais ni les IgM ni les cellules

Explication

Un placenta normal laisse passer des éléments très petits ou solubles, notamment les IgG maternelles, mais pas les IgM ni les cellules. La présence d’IgM maternelles dans le sang fœtal ne correspond donc pas au passage placentaire normal décrit ici.

41. Quel changement épidémiologique de la rubéole en France est associé à la vaccination ?

Les épidémies estivales ont été remplacées par des cas plutôt sporadiques
Les épidémies printanières ont été remplacées par des cas plutôt sporadiques
Les cas sporadiques ont été remplacés par des épidémies printanières
Les épidémies printanières sont devenues des épidémies automnales

Les épidémies printanières ont été remplacées par des cas plutôt sporadiques

Explication

Avant la vaccination, les épidémies prédominaient au printemps, tandis que les cas sont désormais plutôt sporadiques en France grâce à la couverture vaccinale. Le caractère saisonnier printanier décrit la situation antérieure, et non une hausse actuelle des épidémies.

42. Quelle proportion des primo-infections rubéoliques est asymptomatique ?

Environ un quart des primo-infections
Environ un dixième des primo-infections
Environ les trois quarts des primo-infections
Environ la moitié des primo-infections

Environ la moitié des primo-infections

Explication

La primo-infection rubéolique est asymptomatique dans 50 % des cas, soit environ la moitié. Les proportions d’un quart ou des trois quarts ne correspondent pas à cette fréquence.

43. Une femme enceinte, négative pour les IgG et les IgM, a été en contact avec le Parvovirus B19 : quel suivi est indiqué après ce contage ?

Réaliser une sérologie chaque mois pendant trois mois et poursuivre la surveillance échographique pendant trois semaines.
Réaliser une sérologie chaque semaine pendant trois semaines et poursuivre la surveillance échographique pendant douze semaines.
Répéter la sérologie après douze semaines et limiter la surveillance échographique aux trois premières semaines.
Réaliser une sérologie chaque semaine pendant douze semaines et poursuivre la surveillance échographique pendant trois semaines.

Réaliser une sérologie chaque semaine pendant trois semaines et poursuivre la surveillance échographique pendant douze semaines.

Explication

Après un contage chez une femme séronégative pour les IgG et les IgM, la sérologie est répétée chaque semaine pendant trois semaines et la surveillance échographique est poursuivie douze semaines. La proposition qui inverse ces durées ne respecte pas le calendrier de suivi indiqué.

44. Comment débute typiquement l’éruption rubéolique avant de s’étendre ?

Par des macules rose pâle sur le visage, puis vers le tronc et les membres supérieurs
Par des vésicules sur les membres supérieurs, puis vers le visage et le tronc
Par des macules rouge vif sur le tronc, puis vers le visage et les membres inférieurs
Par des papules sur les membres inférieurs, puis vers le tronc et le visage

Par des macules rose pâle sur le visage, puis vers le tronc et les membres supérieurs

Explication

L’éruption débute par des macules rose pâle sur le visage, puis s’étend rapidement au tronc et aux membres supérieurs. Une éruption débutant sur le tronc inverse le site de départ caractéristique.

45. Une infection rubéolique survient avant 11 semaines d’aménorrhée : quel risque concerne l’embryopathie ou la fœtopathie ?

Un risque de 0 %, contre 70 à 100 % après 18 semaines d’aménorrhée
Un risque de 70 à 100 %, qui demeure au même niveau après 18 semaines d’aménorrhée
Un risque de 70 à 100 %, contre 0 % après 18 semaines d’aménorrhée
Un risque d’environ 90 %, contre près de 100 % après 18 semaines d’aménorrhée

Un risque de 70 à 100 %, contre 0 % après 18 semaines d’aménorrhée

Explication

Le risque d’embryopathie ou de fœtopathie est de 70 à 100 % avant 11 semaines d’aménorrhée et devient nul après 18 semaines. La fréquence élevée de transmission au troisième trimestre ne signifie pas que le risque de malformation reste élevé à ce terme.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Rubéole et Parvovirus B19.

De quels facteurs dépendent les conséquences d’une infection virale maternelle ?

Du virus, du statut immunitaire maternel et de l’âge gestationnel lors de l’infection.

Pourquoi une primo-infection maternelle au premier trimestre est-elle particulièrement à risque ?

L’inoculum est important et la mère ne possède pas encore d’anticorps protecteurs contre le virus concerné.

Qu’est-ce qu’une embryopathie liée à une infection virale ?

Une malformation congénitale de l’embryon liée à une infection virale pendant la première moitié de la grossesse.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Rubéole et Parvovirus B19.

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