QCM : Santé publique BC3 Monnier — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le mieux la santé publique par rapport à la médecine individuelle ?

Elle traite une personne selon un diagnostic individuel
Elle se concentre sur les soins hospitaliers spécialisés
Elle agit sur la population grâce à des efforts organisés
Elle étudie principalement les caractéristiques biologiques héréditaires

Elle agit sur la population grâce à des efforts organisés

Explication

La santé publique mobilise des efforts organisés visant la population pour prévenir les maladies, promouvoir la santé et soigner les malades. La médecine individuelle prend principalement en charge une personne, ce qui ne correspond pas à l’échelle collective de la santé publique.

2. Selon la définition de l’OMS de 1946, comment la santé est-elle caractérisée ?

Comme un état de complet bien-être physique, mental et social
Comme une capacité à éviter toute maladie infectieuse
Comme une absence durable de symptômes et d’infirmités
Comme un équilibre principalement déterminé par l’état physique

Comme un état de complet bien-être physique, mental et social

Explication

L’OMS définit la santé comme un complet bien-être physique, mental et social, et pas comme la simple absence de maladie ou d’infirmité. La conception réduite à l’absence de symptômes est donc insuffisante.

3. Quelle formulation correspond à la définition de la santé publique attribuée à l’OMS ?

La gestion administrative des établissements consacrés aux soins médicaux
L’organisation des consultations destinées à traiter chaque patient malade
L’étude des maladies individuelles au moyen d’examens biologiques spécialisés
La science et l’art d’améliorer la santé par une action collective concertée

La science et l’art d’améliorer la santé par une action collective concertée

Explication

Pour l’OMS, la santé publique est à la fois une science et un art qui préviennent les maladies, prolongent la vie et améliorent la santé par une action collective concertée. Les autres formulations réduisent la santé publique aux soins individuels, à la biologie ou à l’administration.

4. Quel ensemble décrit les trois aspects de la prise en charge globale en santé publique ?

Diagnostiquer les patients, développer des médicaments et mesurer les coûts
Dépister les maladies, isoler les patients et fermer les lieux exposés
Prévenir les maladies, soigner les malades et éduquer les populations
Surveiller les hôpitaux, prescrire des traitements et financer les soins

Prévenir les maladies, soigner les malades et éduquer les populations

Explication

La prise en charge globale associe la prévention de l’apparition des maladies, les soins aux personnes malades et la modification des comportements par l’éducation. La surveillance, le financement ou l’isolement peuvent intervenir dans certaines actions, mais ne forment pas ce triptyque.

5. Que désigne un déterminant de santé ?

Un indicateur utilisé pour compter les consultations médicales
Une maladie qui résulte nécessairement d’une exposition particulière
Un facteur qui influence l’état de santé, seul ou avec d’autres
Un traitement choisi après l’identification d’un symptôme précis

Un facteur qui influence l’état de santé, seul ou avec d’autres

Explication

Un déterminant de santé est un facteur pouvant influencer l’état de santé isolément ou en association avec d’autres facteurs. Il ne désigne donc ni une maladie, ni un traitement, ni un simple indicateur d’activité médicale.

6. Quelles sont les quatre grandes catégories de déterminants de santé ?

Sociaux, biologiques ou génétiques, environnementaux et comportementaux
Individuels, familiaux, cliniques et professionnels
Physiques, psychologiques, thérapeutiques et institutionnels
Médicaux, hospitaliers, économiques et administratifs

Sociaux, biologiques ou génétiques, environnementaux et comportementaux

Explication

Les quatre catégories sont les déterminants sociaux, biologiques ou génétiques, environnementaux et comportementaux. Les autres regroupements mélangent des lieux de soins, des domaines administratifs ou des caractéristiques qui ne constituent pas la classification attendue.

7. Quelle proposition distingue correctement la surveillance de la prévention en santé publique ?

La surveillance décrit l’état de santé, tandis que la prévention réduit les problèmes de santé
La surveillance soigne les malades, tandis que la prévention organise les établissements de soins
La surveillance réduit les expositions, tandis que la prévention mesure les écarts entre populations
La surveillance informe les citoyens, tandis que la prévention définit les professions médicales

La surveillance décrit l’état de santé, tandis que la prévention réduit les problèmes de santé

Explication

La surveillance vise à décrire l’état de santé d’une population, alors que la prévention cherche à réduire la survenue ou les conséquences des maladies, traumatismes et incapacités. La réduction des expositions relève d’un autre objectif, celui de la réduction des risques.

8. Quelle action correspond à la réduction des inégalités de santé plutôt qu’à la réduction des risques ?

Limiter les dangers liés aux conditions de travail et au transport
Diminuer les écarts d’accès aux soins et d’état de santé entre les groupes
Informer les habitants des effets sanitaires d’un produit toxique
Réduire l’exposition d’une population à une pollution atmosphérique

Diminuer les écarts d’accès aux soins et d’état de santé entre les groupes

Explication

Réduire les inégalités de santé consiste à agir sur les écarts d’accès aux soins et d’état de santé entre les groupes. Les autres actions portent sur les expositions ou l’information relatives aux risques environnementaux et professionnels.

9. Quelle caractéristique distingue la prévention primaire de la prévention tertiaire ?

La prévention primaire surveille les épidémies, tandis que la prévention tertiaire informe sur les comportements.
La prévention primaire mesure les décès, tandis que la prévention tertiaire recherche les facteurs de risque.
La prévention primaire accompagne les traitements, tandis que la prévention tertiaire organise le dépistage.
La prévention primaire agit avant la maladie, tandis que la prévention tertiaire cherche notamment à éviter la rechute.

La prévention primaire agit avant la maladie, tandis que la prévention tertiaire cherche notamment à éviter la rechute.

Explication

La prévention primaire vise à empêcher l’apparition de la maladie, alors que la prévention tertiaire cherche notamment à limiter les rechutes et les conséquences. Le dépistage relève plutôt de la prévention secondaire, et non de la prévention tertiaire.

10. Une campagne de dépistage organisée chez des personnes ne présentant pas encore de symptômes relève de quel niveau de prévention ?

La promotion de la santé, car elle agit sur les déterminants collectifs.
La prévention tertiaire, car elle réduit les complications après le traitement.
La prévention secondaire, car elle cherche à repérer précocement une maladie.
La prévention primaire, car elle empêche directement la maladie de survenir.

La prévention secondaire, car elle cherche à repérer précocement une maladie.

Explication

Le dépistage appartient à la prévention secondaire, dont l’objectif est de détecter une maladie à un stade précoce. La prévention primaire comprend plutôt des mesures comme la vaccination, avant l’apparition de la maladie.

11. Quel est l’objectif principal de l’éducation pour la santé ?

Transmettre des informations permettant d’adopter des comportements favorables à la santé.
Donner aux collectivités un contrôle accru sur les déterminants de leur santé.
Surveiller les signaux susceptibles d’annoncer une épidémie.
Rendre une personne malade chronique plus autonome dans son traitement.

Transmettre des informations permettant d’adopter des comportements favorables à la santé.

Explication

L’éducation pour la santé fournit les connaissances nécessaires à l’adoption de comportements favorables à la santé. L’autonomie dans la gestion d’une maladie chronique relève plutôt de l’éducation thérapeutique du patient.

12. Quelle approche, définie par la charte d’Ottawa de 1986, vise à donner aux individus et aux collectivités un contrôle sur les déterminants de leur santé ?

L’éducation thérapeutique du patient
La prévention secondaire
La veille sanitaire
La promotion de la santé

La promotion de la santé

Explication

La promotion de la santé est une approche globale issue de la charte d’Ottawa de 1986, centrée sur le pouvoir d’agir concernant les déterminants de la santé. La veille sanitaire se concentre plutôt sur la surveillance de l’état de santé et des événements menaçants.

13. Quels indicateurs forment le trio classique utilisé pour décrire la santé d’une population ?

La morbidité, la vaccination et le dépistage
La mortalité, l’incidence et l’adhésion thérapeutique
La natalité, la fécondité et la densité médicale
La morbidité, la mortalité et l’espérance de vie

La morbidité, la mortalité et l’espérance de vie

Explication

Les trois indicateurs classiques sont la morbidité, la mortalité et l’espérance de vie. La morbidité renseigne sur les maladies, tandis que la mortalité concerne les décès.

14. Quelle question correspond à l’épidémiologie descriptive ?

Quelle est l’efficacité d’une action sanitaire après sa mise en place ?
Comment une personne chronique peut-elle mieux suivre son traitement ?
Quelles sont les principales causes de morbidité et de mortalité dans une population ?
Quels facteurs augmentent statistiquement la probabilité d’une maladie ?

Quelles sont les principales causes de morbidité et de mortalité dans une population ?

Explication

L’épidémiologie descriptive étudie les principales causes de morbidité et de mortalité. La recherche des facteurs de risque appartient à l’épidémiologie analytique.

15. Une étude compare l’exposition à un facteur donné chez des personnes malades et non malades afin d’évaluer son influence sur la survenue de la maladie : de quelle démarche relève-t-elle ?

De l’épidémiologie évaluative, qui mesure l’efficacité d’une action sanitaire.
De la veille sanitaire, qui repère les signaux d’une menace épidémique.
De l’épidémiologie descriptive, qui recense les principales causes de décès.
De l’épidémiologie analytique, qui recherche les facteurs de risque.

De l’épidémiologie analytique, qui recherche les facteurs de risque.

Explication

L’épidémiologie analytique cherche à mettre en évidence les facteurs qui augmentent statistiquement la probabilité de survenue d’une maladie. La description des causes et des fréquences relève de l’épidémiologie descriptive.

16. Quelle démarche mesure l’efficacité des actions sanitaires mises en place, notamment en comptabilisant les nouveaux cas annuels ?

L’épidémiologie analytique
L’épidémiologie évaluative
L’éducation pour la santé
L’épidémiologie descriptive

L’épidémiologie évaluative

Explication

L’épidémiologie évaluative apprécie les résultats des actions sanitaires, notamment à partir du nombre de nouveaux cas annuels. L’épidémiologie analytique cherche plutôt à identifier les facteurs de risque.

17. En quelle année la grippe espagnole a-t-elle eu lieu ?

1918
1890
2009
1957

1918

Explication

La grippe espagnole est située en 1918 dans l’historique des grandes épidémies. Les autres dates correspondent à d’autres périodes épidémiques ou ne correspondent pas à l’événement décrit.

18. À quelle année la pandémie de Covid-19 est-elle rattachée dans l’historique des grandes épidémies ?

2009
2003
2020
2024

2020

Explication

La pandémie de Covid-19 est rattachée à l’année 2020 dans l’historique considéré. L’année 2024 renvoie notamment au lancement d’une action européenne contre l’antibiorésistance, et non au début de cette pandémie.

19. Quelle caractéristique distingue l’approche One Health d’une approche limitée à un seul secteur ?

Elle concentre la prévention sur les maladies infectieuses observées dans les populations humaines.
Elle traite la santé humaine avant les questions animales et environnementales dans une démarche hiérarchisée.
Elle coordonne les politiques environnementales sans intégrer les pratiques de soins aux animaux.
Elle relie la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes dans une démarche globale.

Elle relie la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes dans une démarche globale.

Explication

L’approche One Health considère de manière conjointe la santé humaine, la santé animale et celle des écosystèmes, car leurs interactions influencent l’apparition et la propagation des maladies. Une approche centrée sur les seules populations humaines ne prend pas en compte ces interdépendances.

20. Quelle période est couverte par le quatrième Plan national santé environnement, intitulé « Un environnement, une santé » ?

La période 2022-2026
La période 2021-2025
La période 2020-2024
La période 2026-2030

La période 2021-2025

Explication

Le PNSE 4 couvre la période 2021-2025 et porte le titre « Un environnement, une santé ». La date de 2026 renvoie à un sommet One Health annoncé à Lyon, et non à la période du PNSE 4.

21. Une collectivité souhaite appliquer les priorités du PNSE 4 : quelle combinaison d’actions correspond à ses objectifs ?

Accroître la production industrielle, réduire les évaluations scientifiques et concentrer l’action sur les urgences médicales.
Surveiller les animaux domestiques, financer les exportations alimentaires et limiter les recherches sur les expositions.
Développer les soins hospitaliers, séparer les politiques de santé et d’environnement, et privilégier les décisions économiques.
Réduire les expositions environnementales, rapprocher les politiques de santé et d’environnement, et utiliser les données scientifiques.

Réduire les expositions environnementales, rapprocher les politiques de santé et d’environnement, et utiliser les données scientifiques.

Explication

Le PNSE 4 vise la prévention des expositions environnementales, l’articulation des politiques de santé et d’environnement, ainsi que le recours aux données scientifiques pour guider l’action publique. Le renforcement des soins hospitaliers ne constitue pas l’ensemble central de ses objectifs.

22. Quel est le rôle de la SNANC dans la politique française de l’alimentation ?

Elle organise les contrôles sanitaires des aliments importés et encadre les prescriptions nutritionnelles hospitalières.
Elle définit les objectifs agricoles européens en matière de rendement, de commerce extérieur et de prix alimentaires.
Elle fixe des orientations pour une alimentation saine, durable, moins émettrice et respectueuse de la biodiversité.
Elle remplace les programmes alimentaires nationaux par des mesures consacrées à la réduction des déchets.

Elle fixe des orientations pour une alimentation saine, durable, moins émettrice et respectueuse de la biodiversité.

Explication

La SNANC oriente l’alimentation durable en recherchant des bénéfices pour la santé, une moindre émission de gaz à effet de serre, la protection de la biodiversité et la souveraineté alimentaire. Le PNNS et le PNA déclinent ces orientations, mais la SNANC ne se réduit pas aux contrôles sanitaires ou à la gestion des déchets.

23. Laquelle de ces propositions regroupe les quatre thématiques du sommet One Health ?

Vaccination infantile, qualité de l’air intérieur, sécurité hospitalière et maladies cardiovasculaires.
Production agricole, nutrition clinique, santé mentale et gestion des déchets ménagers.
Résistance aux antimicrobiens, commerce alimentaire, urbanisme sanitaire et maladies chroniques.
Résistance aux antimicrobiens, systèmes alimentaires durables, pollutions et maladies infectieuses zoonotiques.

Résistance aux antimicrobiens, systèmes alimentaires durables, pollutions et maladies infectieuses zoonotiques.

Explication

Les quatre thématiques sont la résistance aux antimicrobiens, les systèmes alimentaires durables, l’exposition aux pollutions et les maladies infectieuses zoonotiques. Les infections zoonotiques concernent des maladies transmissibles entre animaux et humains, tandis que la résistance aux antimicrobiens concerne l’efficacité des traitements.

24. Quels objectifs caractérisent le sommet One Health ?

Développer les échanges commerciaux, harmoniser les systèmes hospitaliers, centraliser les décisions et financer les infrastructures nationales.
Coordonner les campagnes de vaccination, réduire les contrôles environnementaux, standardiser les traitements et établir un classement des risques.
Accroître la recherche biomédicale, privatiser la surveillance, limiter la coopération internationale et soutenir les entreprises sanitaires.
Renforcer la prévention et la surveillance intégrées, coopérer à l’international, fonder les décisions sur les données et créer des coalitions d’action.

Renforcer la prévention et la surveillance intégrées, coopérer à l’international, fonder les décisions sur les données et créer des coalitions d’action.

Explication

Le sommet cherche à intégrer la prévention et la surveillance, à renforcer la coopération internationale, à appuyer les décisions sur la science et les données, et à susciter des coalitions concrètes. La coordination de campagnes de vaccination peut relever d’actions de santé, mais elle ne résume pas les quatre objectifs du sommet.

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Qu'est-ce que la santé publique selon la définition générale ?

Le champ d’intervention des efforts organisés pour prévenir la maladie, promouvoir la santé et soigner le malade.

Comment l’OMS définit-elle la santé en 1946 ?

Un état de complet bien-être physique, mental et social, pas seulement l'absence de maladie.

Quelle organisation a défini la santé en 1946 ?

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

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