QCM : Schizophrénie et approches cliniques — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel élément constitue le critère majeur de la schizophrénie, considérée comme une psychose chronique ?

La fluctuation rapide de l’humeur
Le syndrome de dissociation
La désorientation neurologique aiguë
La réaction psychotique brève

Le syndrome de dissociation

Explication

La schizophrénie est une psychose chronique et dissociative dont le critère central est le syndrome de dissociation. La réaction psychotique brève correspond à une confusion diagnostique, car elle n’a pas le même caractère chronique.

2. Quelle comparaison décrit correctement les modes de survenue de la schizophrénie ?

La forme brutale commence par un retrait social, tandis que la forme progressive associe un délire massif.
La forme brutale exclut les hallucinations, tandis que la forme progressive exige des hallucinations persistantes.
La forme brutale entraîne une dégradation constante, tandis que la forme progressive reste généralement sans conséquence.
La forme brutale associe un délire massif, tandis que la forme progressive commence par des symptômes discrets.

La forme brutale associe un délire massif, tandis que la forme progressive commence par des symptômes discrets.

Explication

La survenue brutale se caractérise par un délire massif, avec ou sans hallucination, alors que la survenue progressive débute par des signes discrets. La forme brutale n’entraîne pas forcément une évolution négative, contrairement à ce que suggère l’une des propositions.

3. Dans quelle catégorie du DSM la schizophrénie est-elle classée ?

Troubles de la personnalité et conduites antisociales
Trouble du spectre de la schizophrénie et autres troubles psychotiques
Troubles de l’humeur et épisodes dépressifs caractérisés
Troubles neurodéveloppementaux et déficiences intellectuelles

Trouble du spectre de la schizophrénie et autres troubles psychotiques

Explication

Le DSM classe la schizophrénie dans la catégorie « Trouble du spectre de la schizophrénie et autres troubles psychotiques », qui regroupe huit troubles. Les autres catégories concernent des ensembles diagnostiques distincts.

4. Quelle durée minimale d’observation des signes le DSM demande-t-il pour poser un diagnostic de schizophrénie ?

Au moins six mois
Au moins deux semaines
Au moins trois mois
Au moins douze mois

Au moins six mois

Explication

Le DSM exige que les signes soient observés pendant au minimum six mois pour établir le diagnostic de schizophrénie. Un épisode isolé ou une durée plus courte ne satisfait pas ce repère diagnostique.

5. Quelle distinction caractérise les symptômes négatifs par rapport aux hallucinations et aux idées délirantes ?

Ils correspondent à des productions verbales incohérentes
Ils correspondent à des convictions fausses organisées
Ils correspondent à des pertes ou à des réductions de fonctions
Ils correspondent à des perceptions sans objet extérieur

Ils correspondent à des pertes ou à des réductions de fonctions

Explication

Les symptômes négatifs désignent des pertes ou des réductions de fonctions, tandis que les hallucinations et les délires sont des productions dites positives. Une perception sans objet extérieur définit donc une hallucination et non un symptôme négatif.

6. Quel thème délirant consiste à attribuer une intention malveillante à autrui ?

Le thème mystique
Le délire de persécution
L’idée de référence
Le délire de grandeur

Le délire de persécution

Explication

Le délire de persécution interprète les actions d’autrui comme guidées par une intention malveillante. Le délire de grandeur valorise exceptionnellement le sujet, ce qui correspond à une autre organisation délirante.

7. Quelle définition rend compte de la fonction du délire dans la vie psychique ?

Une interprétation rationnelle d’événements inhabituels mais vérifiables
Une expérience perceptive produite par un objet extérieur identifiable
Un rejet massif du réel servant à contenir l’angoisse du Moi
Une diminution progressive des capacités cognitives sans reconstruction du réel

Un rejet massif du réel servant à contenir l’angoisse du Moi

Explication

Le délire constitue un rejet massif du réel et une tentative du Moi pour contenir l’angoisse. L’expérience perceptive sans objet extérieur relève de l’hallucination, qui est une notion différente.

8. Dans la conception freudienne, comment la psychose transforme-t-elle le rapport à la réalité ?

Elle suspend la réalité extérieure en fonction des règles sociales intériorisées.
Elle renforce la réalité extérieure grâce à un contrôle accru des perceptions.
Elle reconstruit la réalité extérieure selon les exigences pulsionnelles du Ça.
Elle remplace les exigences pulsionnelles par une adaptation directe à l’environnement.

Elle reconstruit la réalité extérieure selon les exigences pulsionnelles du Ça.

Explication

Pour Freud, la psychose est une rupture avec la réalité dans laquelle celle-ci est reconstruite selon les exigences pulsionnelles du Ça. Cette conception ne décrit donc pas une adaptation renforcée ou directe à l’environnement.

9. Quelle distinction décrit correctement les deux versants du syndrome de dissociation ?

Le versant négatif renvoie à des pertes, tandis que le versant positif renvoie à une reconstruction délirante du Moi.
Le versant négatif renvoie aux hallucinations, tandis que le versant positif renvoie au repli et au détachement.
Le versant négatif renvoie à l’ambivalence, tandis que le versant positif renvoie à l’impénétrabilité du discours.
Le versant négatif renvoie à une reconstruction du Moi, tandis que le versant positif renvoie à une perte d’élan.

Le versant négatif renvoie à des pertes, tandis que le versant positif renvoie à une reconstruction délirante du Moi.

Explication

Le versant négatif correspond à une perte ou une dégradation, alors que le versant positif construit une réalité délirante avec délire et hallucinations. L’inversion de ces deux versants constitue la confusion principale à éviter.

10. Quels sont les quatre signes de dissociation décrits par Bleuler ?

L’ambivalence, la bizarrerie, l’impénétrabilité et le détachement.
La fusion, l’intrusion, l’effondrement et l’angoisse.
Le délire, la perte d’humeur, l’indifférence et l’isolement.
Le retrait, l’hallucination, l’inhibition et la désorientation.

L’ambivalence, la bizarrerie, l’impénétrabilité et le détachement.

Explication

Bleuler identifie l’ambivalence, la bizarrerie, l’impénétrabilité et le détachement comme les quatre signes de dissociation. Le retrait et les hallucinations peuvent appartenir au tableau clinique, mais ils ne constituent pas cette liste précise.

11. Que désigne la notion freudienne de névrose narcissique ?

L’effondrement du self provoqué par un environnement précoce défaillant et peu soutenant.
La confusion entre le dedans et le dehors, avec vécu d’intrusion et angoisse d’anéantissement.
L’investissement accru du monde extérieur, avec maintien d’une relation stable aux objets environnants.
Le retournement de la libido sur le sujet, avec désinvestissement de l’extérieur et création d’une réalité propre.

Le retournement de la libido sur le sujet, avec désinvestissement de l’extérieur et création d’une réalité propre.

Explication

Freud utilise cette notion pour décrire une libido retournée vers le sujet, qui désinvestit l’extérieur et construit une réalité propre. L’investissement du monde extérieur correspond à une orientation différente de la relation au monde.

12. Dans la schizophrénie, quelle conséquence peut avoir le désinvestissement des frontières du Moi ?

Le renforcement d’une séparation stable entre soi et non-soi, réduisant les vécus d’intrusion.
Le retournement de la libido vers le sujet, accompagné d’un désinvestissement de toute réalité interne.
La création d’un self cohérent grâce à un environnement précoce suffisamment contenant.
La confusion entre le dehors et le dedans, favorisant un vécu d’intrusion et une angoisse d’anéantissement.

La confusion entre le dehors et le dedans, favorisant un vécu d’intrusion et une angoisse d’anéantissement.

Explication

Lorsque les frontières du Moi sont désinvesties, le dedans et le dehors se confondent, ce qui peut produire un vécu d’intrusion et une angoisse d’anéantissement. Une frontière stable entre soi et non-soi décrit au contraire une différenciation préservée.

13. Selon Searles, comment les identifications projectives peuvent-elles affecter la relation au clinicien ?

Elles interrompent la relation, et empêchent toute réaction émotionnelle chez le clinicien.
Elles attaquent les liens et la pensée, et peuvent produire de la confusion chez le clinicien.
Elles organisent le délire, et permettent au clinicien de distinguer aisément les projections.
Elles renforcent les liens et la pensée, et rendent la relation plus claire pour le clinicien.

Elles attaquent les liens et la pensée, et peuvent produire de la confusion chez le clinicien.

Explication

Searles décrit des identifications projectives qui peuvent « rendre l’autre fou » en attaquant les liens et les processus de pensée, ce qui entraîne une confusion chez le clinicien. Une simple confusion ressentie ne suffit toutefois pas à définir à elle seule une identification projective.

14. Quelle attitude correspond au fait de parler psychotique avec un patient ?

Refuser son mode de communication pour maintenir une relation clinique strictement rationnelle.
Interpréter immédiatement ses propos afin de corriger les croyances délirantes exprimées.
Adopter sa confusion sans distance afin de partager intégralement son expérience psychotique.
Encourager son mode de communication sans se laisser entraîner dans sa confusion et sa folie.

Encourager son mode de communication sans se laisser entraîner dans sa confusion et sa folie.

Explication

Le clinicien peut soutenir le mode de communication du patient tout en conservant une position qui le protège de la confusion. Se laisser emporter par la folie du patient ne constitue pas l’objectif de cette attitude clinique.

15. Quelle organisation caractérise la prise en charge de la schizophrénie ?

Une prise en charge limitée aux entretiens psychothérapeutiques, avec surveillance du danger.
Une prise en charge centrée sur les médicaments, sans recours aux entretiens ni aux médiations.
Une prise en charge bifocale associant médicaments, hospitalisations si nécessaire, psychothérapie et médiations.
Une prise en charge fondée sur les hospitalisations prolongées, sans traitement pharmacologique associé.

Une prise en charge bifocale associant médicaments, hospitalisations si nécessaire, psychothérapie et médiations.

Explication

La prise en charge est dite bifocale parce qu’elle associe plusieurs modalités : médicaments, hospitalisation en cas de danger, entretiens psychothérapeutiques et médiations. La réduire à une seule modalité néglige cette complémentarité.

16. Quelle affirmation décrit correctement l’action et le délai des antipsychotiques tels que l’Abilify, la Quétiapine et l’Olanzapine ?

Ils bloquent les récepteurs de la dopamine et leur action demande généralement de deux à six semaines.
Ils stimulent les récepteurs de la dopamine et leur action apparaît généralement en quelques heures.
Ils bloquent les récepteurs de la sérotonine et leur action demande généralement plusieurs mois.
Ils remplacent les médiations thérapeutiques et leur action apparaît dès la première prise.

Ils bloquent les récepteurs de la dopamine et leur action demande généralement de deux à six semaines.

Explication

Ces antipsychotiques bloquent les récepteurs de la dopamine et nécessitent un délai d’action de deux à six semaines. L’effet retardé ne signifie pas que le traitement remplace les autres dimensions de la prise en charge.

17. Quel rôle une médiation par l’art ou l’argile peut-elle jouer dans une relation clinique vécue comme intrusive?

Elle éloigne la personne de la réalité extérieure pour privilégier l’imaginaire
Elle introduit un tiers qui apaise le dialogue et soutient le lien avec le corps
Elle impose un contact direct afin de renforcer l’expression des émotions
Elle remplace l’échange clinique par une activité sans interaction relationnelle

Elle introduit un tiers qui apaise le dialogue et soutient le lien avec le corps

Explication

La médiation artistique introduit un tiers entre les personnes, ce qui peut apaiser un dialogue intrusif et soutenir le lien avec le corps, la réalité extérieure et le mouvement. Une relation directe ne produit pas cet effet de tiers et peut au contraire être vécue comme intrusive.

18. Quel parcours institutionnel peut correspondre à l’expérience d’un patient stabilisé après un stage en psychiatrie?

Participer à un atelier théâtre, supprimer le suivi institutionnel et exclure les retours en crise
Rester hospitalisé, interrompre les activités collectives et éviter les dispositifs de pair-aidance
Vivre en foyer, retourner à l’hôpital en cas de crise et participer à un atelier théâtre
Vivre en foyer, quitter tout accompagnement et être réadmis selon un calendrier fixe

Vivre en foyer, retourner à l’hôpital en cas de crise et participer à un atelier théâtre

Explication

Un patient stabilisé peut vivre en foyer de vie, retourner à l’hôpital psychiatrique lors d’une crise et participer à des dispositifs comme l’atelier théâtre ou la pair-aidance. Les autres parcours déforment cette articulation entre autonomie, recours aux soins et participation à des dispositifs collectifs.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 44 flashcards sur Schizophrénie et approches cliniques.

Qu'est-ce que la schizophrénie ?

Une psychose chronique et dissociative.

Quel est le critère majeur de la schizophrénie ?

Le syndrome de dissociation.

Que signifie le terme « schizophrénie » ?

Il vient de schizein « coupé » et phren « esprit ».

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Schizophrénie et approches cliniques.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM