QCM : Sémiologie clinique générale — 47 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment calcule-t-on l’indice de masse corporelle chez un adulte ?

On divise le poids en kilogrammes par la taille en mètres au carré
On divise la taille en mètres par le poids en kilogrammes au carré
On multiplie le poids en kilogrammes par la taille en mètres au carré
On divise le poids en kilogrammes par la taille en centimètres au carré

On divise le poids en kilogrammes par la taille en mètres au carré

Explication

L’IMC rapporte le poids en kilogrammes au carré de la taille exprimée en mètres. Utiliser la taille en centimètres sans conversion fausserait fortement le résultat.

2. Un adulte présente un IMC de 27,4 ; dans quelle catégorie se situe-t-il ?

Une obésité sévère
Une obésité
Un surpoids
Une corpulence normale

Un surpoids

Explication

Un IMC compris entre 25 et 29,9 correspond à un surpoids. L’obésité commence à partir d’un IMC de 30, ce qui exclut cette catégorie pour cette valeur.

3. Quelle méthode permet de mesurer correctement le périmètre abdominal ?

Mesurer assis, après une inspiration profonde, au niveau du nombril en serrant le ruban
Mesurer debout, ventre dévêtu, entre la dernière côte flottante et les crêtes iliaques après une expiration normale
Mesurer debout, habillé, au-dessus des côtes flottantes après une inspiration normale
Mesurer couché, après une expiration forcée, sous les crêtes iliaques en comprimant les tissus

Mesurer debout, ventre dévêtu, entre la dernière côte flottante et les crêtes iliaques après une expiration normale

Explication

La mesure se fait debout, déchaussé et ventre dévêtu, à mi-distance entre la dernière côte flottante et les crêtes iliaques, sans compression et après une expiration normale. Une inspiration profonde ou une compression modifie la valeur obtenue.

4. Quel ensemble de signes évoque le plus précisément un œdème d’origine cardiaque ?

Un œdème blanc, ferme, indolore et mobile avec les changements de position
Un œdème rosé ou rouge violacé, ferme, douloureux et gardant mal le godet
Un œdème pâle, froid, indolore et disparaissant rapidement à la pression
Un œdème blanc, mou, indolore et gardant bien le godet

Un œdème rosé ou rouge violacé, ferme, douloureux et gardant mal le godet

Explication

L’œdème cardiaque est décrit comme rosé ou rouge violacé, ferme, douloureux et gardant mal le godet. L’œdème rénal ou hépatique est plutôt blanc, mou, indolore et conserve bien le godet.

5. Dans quelles conditions l’examen cardiovasculaire doit-il être réalisé ?

Dans une pièce chaude, calme et éclairée, avec plusieurs positions et une évaluation après effort
Dans une pièce sombre et chauffée, avec le patient assis pendant toute l’exploration
Dans une pièce froide et silencieuse, avec le patient debout avant l’examen au repos
Dans une pièce ventilée, avec le patient couché après un effort prolongé

Dans une pièce chaude, calme et éclairée, avec plusieurs positions et une évaluation après effort

Explication

L’examen cardiovasculaire se déroule torse nu, dans une pièce chaude, calme et éclairée, en variant les positions puis en comparant le repos et l’après-effort. Maintenir une seule position ne permet pas cette exploration complète.

6. Quelle caractéristique appartient au choc de pointe normal ?

Il est diastolique, profond, douloureux et situé sous l’appendice xiphoïde
Il est irrégulier, diffus et fixe malgré les changements de position
Il est continu, étendu et indépendant des battements du pouls
Il est systolique, régulier, punctiforme et mobile avec les changements de position

Il est systolique, régulier, punctiforme et mobile avec les changements de position

Explication

Le choc de pointe normal est un soulèvement systolique régulier, synchrone du pouls, punctiforme et mobile selon la position. Une pulsation fixe ou indépendante du pouls ne correspond pas à cette description physiologique.

7. Quand le reflux hépato-jugulaire est-il considéré comme positif ?

Lorsque l’inspiration profonde entraîne une disparition immédiate de la turgescence jugulaire
Lorsque la compression abdominale provoque une douleur sans modification visible des jugulaires
Lorsque la compression du foie provoque une turgescence prolongée de la jugulaire droite pendant au moins une minute après son arrêt
Lorsque la compression du foie diminue brièvement la jugulaire gauche

Lorsque la compression du foie provoque une turgescence prolongée de la jugulaire droite pendant au moins une minute après son arrêt

Explication

Le reflux est positif si la compression hépatique entraîne une turgescence prolongée de la jugulaire droite, persistante au moins une minute après l’arrêt. Ce signe évoque une insuffisance ventriculaire droite, et non une simple douleur abdominale.

8. Quelle correspondance entre une onde ou un segment de l’ECG et l’événement cardiaque est correcte ?

L’onde P correspond à la contraction des oreillettes
Le complexe QRS correspond à la repolarisation des oreillettes
L’espace PR correspond à la repolarisation des ventricules
L’onde T correspond à la contraction des ventricules

L’onde P correspond à la contraction des oreillettes

Explication

L’onde P traduit l’activité électrique associée à la contraction des oreillettes. Le complexe QRS correspond à la contraction des ventricules, tandis que l’onde T représente leur repolarisation.

9. Quelle expression correspond au calcul de l’indice de pression systolique ?

IPS=pression systolique aˋ la cheville la plus eˊleveˊepression diastolique humeˊrale la plus basseIPS = \frac{pression\ systolique\ à\ la\ cheville\ la\ plus\ élevée}{pression\ diastolique\ humérale\ la\ plus\ basse}
IPS=pression systolique humeˊrale la plus eˊleveˊepression systolique aˋ la cheville la plus basseIPS = \frac{pression\ systolique\ humérale\ la\ plus\ élevée}{pression\ systolique\ à\ la\ cheville\ la\ plus\ basse}
IPS=pression systolique aˋ la cheville la plus bassepression systolique humeˊrale la plus eˊleveˊeIPS = \frac{pression\ systolique\ à\ la\ cheville\ la\ plus\ basse}{pression\ systolique\ humérale\ la\ plus\ élevée}
IPS=pression diastolique aˋ la cheville la plus bassepression systolique humeˊrale la plus eˊleveˊeIPS = \frac{pression\ diastolique\ à\ la\ cheville\ la\ plus\ basse}{pression\ systolique\ humérale\ la\ plus\ élevée}

$$IPS = \frac{pression\ systolique\ à\ la\ cheville\ la\ plus\ basse}{pression\ systolique\ humérale\ la\ plus\ élevée}$$

Explication

L’IPS utilise au numérateur la pression systolique de cheville la plus basse et au dénominateur la pression systolique humérale la plus élevée. Inverser ces valeurs ou employer une pression diastolique ne correspond pas à la formule définie.

10. Quelle interprétation correspond à un IPS de 0,35 ?

Une artériopathie oblitérante des membres inférieurs sous forme décompensée
Une artériopathie oblitérante modérée sans signe de décompensation
Une valeur normale compatible avec une perfusion artérielle habituelle
Une médiacalcose suggérée par une pression artérielle incompressible

Une artériopathie oblitérante des membres inférieurs sous forme décompensée

Explication

Un IPS inférieur à 0,4 indique une forme décompensée d’artériopathie oblitérante des membres inférieurs. La médiacalcose est plutôt évoquée par un IPS supérieur à 1,3, tandis qu’une valeur de 0,35 est très basse.

11. Quel tableau clinique est le plus évocateur d’une ischémie aiguë d’un membre inférieur ?

Une douleur musculaire à l’effort disparaissant au repos sans modification cutanée
Une lourdeur progressive avec œdème, rougeur et pouls distaux conservés
Une douleur isolée avec conservation de la chaleur et des pouls périphériques
Une douleur associée à une pâleur, un refroidissement, une abolition des pouls en aval et des troubles neurologiques

Une douleur associée à une pâleur, un refroidissement, une abolition des pouls en aval et des troubles neurologiques

Explication

L’ischémie aiguë associe douleur, pâleur, refroidissement, abolition des pouls en aval de l’occlusion et troubles neurologiques fonctionnels. Une douleur isolée sans déficit circulatoire ne suffit pas à établir ce diagnostic.

12. Lors d’une mesure auscultatoire de la pression artérielle, que représentent le premier bruit et la disparition des bruits ?

Le premier bruit indique la pression diastolique et la disparition indique la pression systolique
Le premier bruit indique la pression veineuse et la disparition indique la pression capillaire
Le premier bruit indique la pression systolique et la disparition indique la pression diastolique
Le premier bruit indique la pression moyenne et la disparition indique la pression différentielle

Le premier bruit indique la pression systolique et la disparition indique la pression diastolique

Explication

Le premier bruit entendu correspond à la pression systolique, tandis que la disparition des bruits correspond à la pression diastolique. Les autres propositions attribuent ces repères à des pressions qui ne sont pas mesurées par cette méthode.

13. Lors de l’étude des mouvements respiratoires, quel ensemble d’éléments doit être évalué ?

Le diamètre pupillaire, les réflexes, la force musculaire et l’équilibre
La coloration cutanée, la température, le pouls et la pression artérielle
La toux, les expectorations, la déglutition et la mobilité cervicale
Le type respiratoire, le rythme, la fréquence et la symétrie thoracique

Le type respiratoire, le rythme, la fréquence et la symétrie thoracique

Explication

L’étude des mouvements respiratoires porte notamment sur le type, le rythme, la fréquence, les rapports entre fréquences, la durée de l’inspiration et de l’expiration ainsi que la symétrie des hémithorax. Les autres éléments relèvent d’examens cardiovasculaire, neurologique ou général.

14. Un périmètre thoracique mesure 92 cm92\ \mathrm{cm} en inspiration profonde et 85 cm85\ \mathrm{cm} en expiration profonde ; quel est l’indice de Hirtz ?

7 cm7\ \mathrm{cm}, valeur située dans la normale habituelle
92 cm92\ \mathrm{cm}, correspondant au périmètre inspiratoire
177 cm177\ \mathrm{cm}, correspondant à la somme des deux mesures
85 cm85\ \mathrm{cm}, correspondant au périmètre expiratoire

$$7\ \mathrm{cm}$$, valeur située dans la normale habituelle

Explication

L’indice de Hirtz est la différence entre les périmètres thoraciques en inspiration et en expiration profondes, soit 92−85=7 cm92-85=7\ \mathrm{cm}, ce qui correspond à la valeur habituelle de 66 à 7 cm7\ \mathrm{cm}. Un seul périmètre ou la somme des deux mesures ne constitue pas cet indice.

15. Quelle association sémiologique évoque un épanchement pleural liquidien de moyenne abondance ?

Abolition des vibrations vocales, tympanisme et abolition du murmure vésiculaire
Augmentation des vibrations vocales, matité diffuse et souffle tubaire
Abolition des vibrations vocales, matité en bois et abolition du murmure vésiculaire
Augmentation des vibrations vocales, tympanisme et murmure vésiculaire renforcé

Abolition des vibrations vocales, matité en bois et abolition du murmure vésiculaire

Explication

La triade de Trousseau associe l’abolition des vibrations vocales, une matité franche à limite supérieure en courbe de Damoiseau et l’abolition du murmure vésiculaire. Le tympanisme appartient au trépied de Gaillard, qui évoque un épanchement pleural aérien.

16. Quelle conduite respecte la technique décrite pour une ponction pleurale ?

Patient assis, ponction au sommet thoracique et passage devant la côte
Patient couché, ponction au centre inférieur et passage au bord inférieur de la côte
Patient assis, ponction à la limite supérieure et passage au bord supérieur de la côte
Patient debout, ponction sous l’épanchement et passage au milieu de la côte

Patient assis, ponction à la limite supérieure et passage au bord supérieur de la côte

Explication

La ponction pleurale se fait chez un patient assis, à la limite supérieure de l’épanchement, en rasant le bord supérieur de la côte pour éviter le paquet vasculo-nerveux. Les autres conduites modifient la position, le site ou le trajet de ponction et augmentent le risque d’erreur technique.

17. Comment l’abdomen est-il divisé en neuf régions lors de l’examen clinique ?

Par deux lignes verticales axillaires et deux lignes horizontales ombilicales
Par une ligne médiane verticale et trois lignes horizontales thoraciques
Par deux lignes obliques inguinales et deux lignes verticales sous-costales
Par deux lignes verticales crurales et deux lignes horizontales costale et iliaque

Par deux lignes verticales crurales et deux lignes horizontales costale et iliaque

Explication

La division en neuf régions utilise deux lignes verticales passant par le milieu des arcades crurales et deux lignes horizontales passant par les rebords costaux puis les épines iliaques antéro-supérieures. Les autres repères ne correspondent pas au découpage abdominal décrit.

18. Quelle technique convient à la palpation abdominale initiale ?

Décubitus ventral, jambes tendues, poings fermés et pression débutant sur la zone la plus douloureuse
Position assise, jambes croisées, doigts recourbés et pression centrée sur l’ombilic
Décubitus dorsal, jambes légèrement fléchies, mains à plat et progression depuis les zones moins douloureuses
Décubitus latéral, jambes surélevées, mains verticales et palpation limitée à l’hypochondre droit

Décubitus dorsal, jambes légèrement fléchies, mains à plat et progression depuis les zones moins douloureuses

Explication

La palpation abdominale s’effectue en décubitus dorsal, jambes légèrement fléchies, avec les mains à plat et une progression douce depuis les zones les moins douloureuses. Cette méthode permet d’examiner la paroi, le foie, les tumeurs, les douleurs et les hernies tout en limitant la défense provoquée.

19. Quelle correspondance entre position du toucher rectal et objectif exploratoire est correcte ?

Le décubitus latéral gauche explore surtout le cul-de-sac de Douglas, tandis que le décubitus dorsal recherche la prostate
Le genu-pectoral apprécie surtout la prostate, tandis que le décubitus latéral gauche recherche une tumeur rectale
Le décubitus dorsal apprécie surtout la prostate, tandis que le genu-pectoral explore le cul-de-sac de Douglas
Le genu-pectoral recherche surtout une tumeur rectale, tandis que le décubitus latéral gauche apprécie la prostate

Le genu-pectoral apprécie surtout la prostate, tandis que le décubitus latéral gauche recherche une tumeur rectale

Explication

La position genu-pectorale est particulièrement adaptée à l’appréciation du volume de la prostate, tandis que le décubitus latéral gauche permet notamment de rechercher une tumeur intrarectale. Le décubitus dorsal sert plutôt à explorer la face antérieure du rectum et le cul-de-sac de Douglas.

20. Quelle distinction biologique entre cholestase et cytolyse hépatique est correcte ?

La cholestase diminue les phosphatases alcalines, tandis que la cytolyse augmente principalement la gamma-GT
La cholestase augmente surtout les transaminases, tandis que la cytolyse augmente principalement la bilirubine conjuguée
La cholestase augmente surtout les phosphatases alcalines et la gamma-GT, tandis que la cytolyse augmente les transaminases
La cholestase élève surtout la SGPT, tandis que la cytolyse élève principalement les phosphatases alcalines

La cholestase augmente surtout les phosphatases alcalines et la gamma-GT, tandis que la cytolyse augmente les transaminases

Explication

Le syndrome de cholestase associe notamment une hyperbilirubinémie conjuguée à l’augmentation des phosphatases alcalines et de la gamma-GT, alors que la cytolyse se traduit surtout par une hausse des transaminases, particulièrement la SGPT. La confusion fréquente consiste à attribuer les transaminases à la cholestase.

21. Quel caractère décrit une ascite de moyenne abondance à la percussion abdominale ?

Une matité diffuse, fixe et occupant tout l’abdomen sans déplacement
Une matité limitée à l’épigastre, résistante et indépendante de la posture
Une matité déclive, franche et mobile avec les changements de position
Une sonorité tympanique déclive, franche et mobile avec les changements de position

Une matité déclive, franche et mobile avec les changements de position

Explication

L’ascite de moyenne abondance produit une matité déclive, hydrique et mobile lors des changements de position, avec parfois un signe du glaçon ou du flot positif. Une matité fixe et généralisée correspond plutôt à une ascite de grande abondance.

22. Quelle constatation est caractéristique d’une ascite de grande abondance ?

Une matité limitée aux flancs, mobile, avec transmission nette des pulsations aortiques
Une matité déclive mobile, avec sensation de flot et signe du glaçon fréquemment positifs
Une sonorité abdominale généralisée, avec signe du flot positif et glaçon facilement perçu
Une matité occupant tout l’abdomen, devenue fixe, avec signes du glaçon et du flot négatifs

Une matité occupant tout l’abdomen, devenue fixe, avec signes du glaçon et du flot négatifs

Explication

Dans l’ascite de grande abondance, la matité occupe tout l’abdomen et perd ses caractères de déclivité et de mobilité ; les signes du glaçon et du flot deviennent négatifs. La mobilité et la positivité possible de ces signes décrivent plutôt une ascite de moyenne abondance.

23. Quel signe clinique caractérise une péritonite aiguë généralisée ?

Une contracture abdominale douloureuse, permanente et irréductible réalisant un ventre de bois
Une défense abdominale intermittente, souple et réductible s’atténuant après la palpation
Une douleur localisée sans contracture, associée à une respiration abdominale conservée
Une distension abdominale indolore avec respiration abdominale ample et régulière

Une contracture abdominale douloureuse, permanente et irréductible réalisant un ventre de bois

Explication

La péritonite aiguë généralisée provoque une contracture douloureuse, permanente, invincible et irréductible, donnant un ventre de bois avec abolition de la respiration abdominale. Une défense intermittente ou une respiration abdominale conservée ne correspondent pas à cette contracture péritonéale typique.

24. Lors de l’examen clinique, que signifie un contact lombaire perçu lorsque les deux mains se rapprochent à chaque inspiration ?

La perception d’un rein augmenté de volume ou déplacé vers le bas
La perception d’une rate augmentée de volume sous le rebord costal
La perception d’une vessie distendue dans la région hypogastrique
La perception d’une masse colique indépendante des mouvements respiratoires

La perception d’un rein augmenté de volume ou déplacé vers le bas

Explication

Le contact lombaire correspond à la rencontre de la main postérieure et de la main antérieure autour d’un rein augmenté de volume ou ptosé lors de l’inspiration. Une masse colique ne présente pas cette caractéristique rénale liée aux mouvements respiratoires.

25. Quel signe distingue un gros rein d’une masse extra-rénale lors de la palpation abdominale ?

Sa disparition lorsque le patient est debout
Sa mobilité avec les mouvements respiratoires
Sa transmission des battements artériels
Sa fixité complète pendant la respiration

Sa mobilité avec les mouvements respiratoires

Explication

Un gros rein se déplace avec les mouvements respiratoires, car il reste solidaire des structures mobilisées par la respiration. Une masse extra-rénale ne suit pas nécessairement ces mouvements, ce qui constitue la confusion classique.

26. Quelle localisation correspond au point urétéral moyen ?

La région située entre le bassinet et l’extrémité supérieure de l’uretère
La jonction entre le rein et le bassinet rénal
La portion terminale de l’uretère près de la vessie
La jonction entre les portions lombaire et pelvienne de l’uretère

La jonction entre les portions lombaire et pelvienne de l’uretère

Explication

Le point urétéral moyen se situe à la jonction des portions lombaire et pelvienne de l’uretère. Le point supérieur concerne le rein, le bassinet et l’extrémité supérieure de l’uretère, tandis que le point inférieur correspond à sa portion terminale.

27. Quelles sont les valeurs normales de l’hémoglobine chez l’homme adulte et des leucocytes ?

12 à 16 g/100 ml et 2 000 à 6 000/mm3
14 à 18 g/100 ml et 10 000 à 15 000/mm3
14 à 18 g/100 ml et 4 000 à 10 000/mm3
10 à 14 g/100 ml et 4 000 à 10 000/mm3

14 à 18 g/100 ml et 4 000 à 10 000/mm3

Explication

Chez l’homme, l’hémoglobine normale se situe entre 14 et 18 g/100 ml, tandis que les leucocytes sont normalement compris entre 4 000 et 10 000/mm3. La plage de 12 à 16 g/100 ml correspond aux valeurs indiquées chez la femme.

28. Une numération montre 150 000 réticulocytes par mm3 chez un patient anémique : comment qualifier la réponse médullaire ?

Elle est normale, car le nombre reste proche de 75 000/mm3
Elle est régénérative, car le nombre dépasse 120 000/mm3
Elle est arégénérative, car le nombre dépasse la valeur habituelle
Elle est indéterminée, car les réticulocytes ne renseignent pas sur l’anémie

Elle est régénérative, car le nombre dépasse 120 000/mm3

Explication

Une numération supérieure à 120 000 réticulocytes par mm3 traduit une anémie régénérative, indiquant une réponse médullaire accrue. Une valeur inférieure à 120 000/mm3 aurait orienté vers une anémie arégénérative.

29. Un patient présente un hématocrite de 45 % et 5 millions de globules rouges par mm3 ; quel est son VGM selon la formule usuelle ?

225 femtolitres
50 femtolitres
100 femtolitres
90 femtolitres

90 femtolitres

Explication

La formule donne VGM=455×10=90VGM = \frac{45}{5} \times 10 = 90 femtolitres, ce qui se situe dans l’intervalle normal de 80 à 95 femtolitres. La CCMH ne mesure pas le volume moyen d’un globule rouge, mais sa concentration moyenne en hémoglobine.

30. À partir de quelle durée le temps de saignement mesuré selon la méthode de Duke est-il considéré comme pathologique ?

Au-delà de 10 minutes
À partir de 2 minutes
À partir de 4 minutes
Au-delà de 5 minutes

Au-delà de 5 minutes

Explication

Le temps de saignement de Duke est normalement compris entre 2 et 4 minutes et devient pathologique au-delà de 5 minutes. Une durée de 2 à 4 minutes reste donc dans l’intervalle attendu.

31. Quelles valeurs correspondent aux globules rouges et à l’hémoglobine usuels chez la femme ?

4,5 à 6,5 millions/mm3 et 14 à 18 g/100 ml
4 à 5,5 millions/mm3 et 12 à 16 g/100 ml
3 à 4 millions/mm3 et 10 à 14 g/100 ml
5,5 à 7 millions/mm3 et 16 à 20 g/100 ml

4 à 5,5 millions/mm3 et 12 à 16 g/100 ml

Explication

Chez la femme, les valeurs usuelles sont de 4 à 5,5 millions de globules rouges par mm3 et de 12 à 16 g/100 ml d’hémoglobine. L’intervalle de 4,5 à 6,5 millions/mm3 associé à 14 à 18 g/100 ml correspond aux valeurs usuelles chez l’homme.

32. Quel ensemble de valeurs correspond aux normes usuelles de l’hématocrite chez l’homme, des leucocytes et des plaquettes ?

35 à 42 %, 2 000 à 6 000/mm3 et 150 000 à 300 000/mm3
42 à 54 %, 4 000 à 10 000/mm3 et 200 000 à 400 000/mm3
42 à 54 %, 10 000 à 15 000/mm3 et 200 000 à 400 000/mm3
38 à 47 %, 4 000 à 10 000/mm3 et 100 000 à 250 000/mm3

42 à 54 %, 4 000 à 10 000/mm3 et 200 000 à 400 000/mm3

Explication

Les valeurs usuelles indiquées sont un hématocrite masculin de 42 à 54 %, des leucocytes de 4 000 à 10 000/mm3 et des plaquettes de 200 000 à 400 000/mm3. L’intervalle d’hématocrite de 38 à 47 % est celui indiqué chez la femme.

33. Comment classer une anémie associée à 100 000 réticulocytes par mm3 ?

Comme une anémie régénérative
Comme une anémie dont la classification dépend de l’hématocrite
Comme une anémie normorégénérative
Comme une anémie arégénérative

Comme une anémie arégénérative

Explication

Une anémie est arégénérative lorsque le nombre absolu de réticulocytes est inférieur à 120 000/mm3 ; 100 000/mm3 répond donc à ce critère. Le caractère régénératif est retenu lorsque la numération dépasse 120 000/mm3.

34. Quelle association décrit correctement les examens de Duke et de Howell ?

Duke explore surtout les plaquettes, tandis que Howell explore l’ensemble de la coagulation
Duke et Howell évaluent principalement la production des globules rouges
Duke et Howell mesurent principalement la concentration d’hémoglobine
Duke explore la coagulation, tandis que Howell explore surtout les plaquettes

Duke explore surtout les plaquettes, tandis que Howell explore l’ensemble de la coagulation

Explication

Le temps de saignement de Duke explore surtout le rôle des plaquettes, alors que le temps de Howell évalue l’ensemble de la coagulation. Leurs valeurs normales diffèrent également : 2 à 4 minutes pour Duke et 1 minute 30 secondes à 2 minutes pour Howell.

35. Une adénopathie concerne plusieurs aires ganglionnaires situées du même côté du diaphragme : comment la qualifie-t-on ?

Une adénopathie rétropéritonéale
Une adénopathie généralisée
Une adénopathie loco-régionale
Une adénopathie localisée

Une adénopathie loco-régionale

Explication

Une adénopathie loco-régionale touche plusieurs aires ganglionnaires du même côté du diaphragme. L’adénopathie généralisée s’étend à des aires situées de part et d’autre du diaphragme, tandis que la forme localisée ne concerne qu’une seule aire.

36. Quel ensemble de signes est caractéristique d’une splénomégalie à l’examen clinique ?

Une rate palpable, douloureuse, immobile et à pôle supérieur facilement accessible
Une masse mate, fixe, sans mobilité respiratoire et située sous le rebord costal
Une rate palpable, mate, mobile avec la respiration et à bord antérieur crénelé
Une masse tympanique, fixe, sans bord crénelé et avec contact lombaire

Une rate palpable, mate, mobile avec la respiration et à bord antérieur crénelé

Explication

La splénomégalie correspond à une rate palpable, mate à la percussion, mobile avec les mouvements respiratoires et présentant un bord antérieur crénelé, sans contact lombaire. Une masse fixe ou tympanique ne correspond pas à cette description clinique.

37. Quelle position facilite la recherche clinique d’une splénomégalie de petite taille ?

La position assise penchée en avant
Le décubitus dorsal jambes fléchies
Le décubitus latéral droit
Le décubitus latéral gauche

Le décubitus latéral droit

Explication

Le décubitus latéral droit améliore la palpation d’une rate peu augmentée de volume. Le décubitus latéral gauche ne constitue pas la position décrite pour optimiser cette recherche.

38. Quel repère anatomique correspond à l’angle de Louis ?

Le bord supérieur de la clavicule, repérant le premier espace intercostal
L’extrémité inférieure du sternum, correspondant à l’articulation xiphoïdienne
La jonction des arcs costaux, située au niveau de la douzième côte
L’arête de jonction du manubrium et du corps sternal, au niveau du deuxième espace intercostal

L’arête de jonction du manubrium et du corps sternal, au niveau du deuxième espace intercostal

Explication

L’angle de Louis est formé par la jonction du manubrium et du corps du sternum et repère le deuxième espace intercostal. Il ne correspond ni à l’articulation xiphoïdienne ni à un repère costal inférieur.

39. Quelle séquence décrit correctement l’examen clinique des seins ?

Inspection debout avec les bras relâchés, percussion thoracique et palpation limitée au mamelon
Inspection comparative puis palpation dans plusieurs positions, recherche d’écoulement et examen des aires ganglionnaires
Recherche d’un écoulement puis palpation axillaire, sans inspection comparative ni examen en position couchée
Palpation couchée d’abord, puis inspection unilatérale et auscultation des seins et des creux axillaires

Inspection comparative puis palpation dans plusieurs positions, recherche d’écoulement et examen des aires ganglionnaires

Explication

L’examen comprend une inspection comparative assise, bras levés puis paumes pressées, suivie d’une palpation assise et couchée, de la recherche d’un écoulement et de l’examen axillaire et sus-claviculaire. Une palpation limitée ou l’absence d’inspection comparative ne respecte pas cette démarche.

40. Quel élément fait partie de l’examen clinique complet de la thyroïde ?

L’évaluation de sa mobilité à la déglutition et la recherche d’adénopathies cervicales
La mesure de sa sensibilité cutanée et l’examen des ganglions inguinaux
La percussion du sternum et la recherche d’un reflux hépatojugulaire
L’évaluation de la mobilité du genou et l’auscultation des carotides

L’évaluation de sa mobilité à la déglutition et la recherche d’adénopathies cervicales

Explication

L’examen thyroïdien associe notamment inspection, palpation, recherche d’un frémissement, évaluation de la mobilité à la déglutition, auscultation et recherche d’adénopathies cervicales. Les autres propositions mélangent cet examen avec des évaluations sans rapport avec la thyroïde.

41. Quelle manifestation oriente davantage vers un cancer thyroïdien que vers un goitre simple ?

Une dysphonie associée à une dysphagie, une dyspnée ou des adénopathies cervicales
Un goitre nodulaire découvert sans symptôme compressif ni atteinte cervicale
Un goitre diffus palpable sans gêne respiratoire ni anomalie ganglionnaire
Une augmentation régulière du volume thyroïdien sans signe de compression

Une dysphonie associée à une dysphagie, une dyspnée ou des adénopathies cervicales

Explication

Un cancer thyroïdien peut entraîner des signes de compression, comme une dysphonie, une dysphagie ou une dyspnée, ainsi que des adénopathies cervicales. Le goitre simple décrit principalement une augmentation de volume, qui peut être diffuse ou nodulaire.

42. Quel est le score maximal obtenu au score de Glasgow lors de l’évaluation de la conscience ?

18 points
20 points
15 points
12 points

15 points

Explication

Le score de Glasgow additionne jusqu’à 4 points pour l’ouverture des yeux, 5 pour la réponse verbale et 6 pour la réponse motrice, soit un maximum de 15 points. Un total de 12, 18 ou 20 points ne correspond pas à cette échelle.

43. Une personne oscille puis chute lorsqu’elle ferme les yeux, sans chute latéralisée vers un côté précis : quelle interprétation est la plus probable ?

Une atteinte isolée du faisceau pyramidal
Une atteinte vestibulaire unilatérale
Une atteinte sélective de la motricité cérébelleuse
Une atteinte de la sensibilité proprioceptive

Une atteinte de la sensibilité proprioceptive

Explication

Le Romberg correspond à une instabilité avec oscillations puis chute à la fermeture des yeux et traduit une atteinte proprioceptive. Une chute vers le côté atteint évoquerait plutôt un pseudo-Romberg d’origine vestibulaire unilatérale.

44. Lors du testing musculaire, quel mouvement caractérise le grade 3 ?

Un mouvement réalisé contre la pesanteur
Un mouvement après suppression de la pesanteur
Une contraction sans déplacement du segment
Un mouvement réalisé contre une résistance

Un mouvement réalisé contre la pesanteur

Explication

Le grade 3 correspond à un mouvement possible contre la pesanteur, sans exigence de résistance supplémentaire. Le grade 4 ajoute la capacité à vaincre une résistance, tandis que les grades 1 et 2 décrivent des forces moindres.

45. Quel résultat associe correctement les épreuves de Weber et de Rinne dans une surdité de transmission ?

Weber vers l’oreille malade et Rinne négatif
Weber vers l’oreille malade et Rinne positif
Weber vers l’oreille saine et Rinne négatif
Weber vers l’oreille saine et Rinne positif

Weber vers l’oreille malade et Rinne négatif

Explication

Dans une surdité de transmission, le Weber se latéralise vers l’oreille malade et le Rinne est négatif, car la conduction aérienne est inférieure à la conduction osseuse. La latéralisation vers l’oreille saine avec un Rinne positif correspond plutôt à une surdité de perception.

46. Que se passe-t-il normalement lors de la compression des veines jugulaires pendant l’épreuve de Queckenstedt-Stookey ?

La pression du liquide céphalo-rachidien augmente lentement sans retour rapide
La pression du liquide céphalo-rachidien reste stable pendant toute la compression
La pression du liquide céphalo-rachidien augmente rapidement puis revient à la normale
La pression du liquide céphalo-rachidien diminue puis reste basse

La pression du liquide céphalo-rachidien augmente rapidement puis revient à la normale

Explication

En situation normale, la compression jugulaire pendant 20 secondes élève rapidement la pression du liquide céphalo-rachidien jusqu’à environ 30 cm, puis celle-ci revient à la normale. En cas de compression médullaire, cette élévation ne se produit pas.

47. Quelle description correspond à la manœuvre de Lasègue classique ?

Réaliser une hyperextension du rachis en position debout
Fléchir le membre inférieur tendu sur le bassin en décubitus dorsal
Réaliser une hyperextension de la cuisse sur le bassin en décubitus ventral
Fléchir le tronc en décubitus dorsal avec les chevilles maintenues

Fléchir le membre inférieur tendu sur le bassin en décubitus dorsal

Explication

Le Lasègue classique se réalise en décubitus dorsal en fléchissant sur le bassin le membre inférieur maintenu tendu. L’hyperextension de la cuisse en décubitus ventral correspond au Lasègue inverse.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 79 flashcards sur Sémiologie clinique générale.

Quelle est la formule de l'indice de masse corporelle (IMC) ?

IMC=poids (kg)taille2 (m)IMC = \frac{poids\ (kg)}{taille^2\ (m)}

À partir de quelle valeur d'IMC parle-t-on d'obésité sévère ?

À partir de 35 et jusqu'à 39,9.

Comment se mesure le périmètre abdominal ?

Debout, déchaussé, ventre dévêtu, ruban à mi-distance côte flottante et crêtes iliaques, sans comprimer, fin d'expiration normale.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sémiologie clinique générale.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM