QCM : Sémiologie des déshydratations — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle répartition de l’eau corporelle correspond aux différents compartiments hydriques chez l’adulte ?

60 % du poids corporel, dont 20 % intracellulaire et 40 % extracellulaire
75 % du poids corporel, dont 40 % intracellulaire et 35 % extracellulaire
40 % du poids corporel, dont 20 % intracellulaire et 20 % extracellulaire
60 % du poids corporel, dont 40 % intracellulaire et 20 % extracellulaire

60 % du poids corporel, dont 40 % intracellulaire et 20 % extracellulaire

Explication

L’eau représente environ 60 % du poids corporel, répartie entre 40 % dans le secteur intracellulaire et 20 % dans le secteur extracellulaire. L’inversion des proportions entre les secteurs intracellulaire et extracellulaire constitue une confusion fréquente.

2. Quelle définition correspond à la déshydratation ?

Une diminution chronique du secteur extracellulaire sans modification du bilan sodé
Une augmentation aiguë d’un secteur hydrique liée à un bilan positif en eau et/ou en sodium
Une diminution aiguë d’un secteur hydrique liée à un bilan négatif en eau et/ou en sodium
Une redistribution du sodium entre les compartiments sans variation globale de l’eau

Une diminution aiguë d’un secteur hydrique liée à un bilan négatif en eau et/ou en sodium

Explication

La déshydratation correspond à une diminution aiguë du secteur extracellulaire ou intracellulaire liée à un bilan négatif en eau et/ou en sodium. Une augmentation d’eau et/ou de sodium définit plutôt l’hyperhydratation.

3. Quels compartiments sont principalement touchés par une déshydratation extracellulaire ?

Le secteur interstitiel uniquement, avec une conservation du plasma
Le compartiment intracellulaire, avec une augmentation du volume plasmatique
Les cellules uniquement, sans modification du volume circulant
Les secteurs plasmatique et interstitiel, avec une hypovolémie possible

Les secteurs plasmatique et interstitiel, avec une hypovolémie possible

Explication

La déshydratation extracellulaire résulte d’une perte d’eau et de sodium touchant les secteurs plasmatique et interstitiel, et peut entraîner une hypovolémie. Une atteinte prédominante des cellules correspond davantage à une déshydratation intracellulaire.

4. Quelle affirmation décrit correctement l’hyperosmolarité plasmatique dans la déshydratation intracellulaire ?

Elle est obligatoire et résulte d’un déficit en eau
Elle est fréquente et résulte d’une perte de sodium
Elle apparaît principalement après une fuite liquidienne péritonéale
Elle est secondaire à une accumulation d’eau intracellulaire

Elle est obligatoire et résulte d’un déficit en eau

Explication

La déshydratation intracellulaire implique obligatoirement une hyperosmolarité plasmatique due à un déficit hydrique. Une perte de sodium ou une fuite péritonéale correspond à des mécanismes de déshydratation extracellulaire plutôt qu’au mécanisme défini ici.

5. Comment se répartit le secteur extracellulaire en fonction de ses principaux constituants ?

15 % de liquide interstitiel et 5 % d’eau plasmatique
20 % de liquide interstitiel et une fraction plasmatique négligeable
5 % de liquide interstitiel et 15 % d’eau plasmatique
10 % de liquide interstitiel et 10 % d’eau plasmatique

15 % de liquide interstitiel et 5 % d’eau plasmatique

Explication

Le secteur extracellulaire comprend 15 % de liquide interstitiel et 5 % d’eau plasmatique. L’eau plasmatique ne représente donc pas la fraction majoritaire de ce secteur.

6. Un patient produit 250 ml d’urine en 24 heures : quelle qualification convient le mieux ?

Une oligurie, sans atteindre le seuil de l’anurie
Une anurie, car le volume est inférieur à 400 ml
Une diurèse normale, car le volume reste mesurable
Une polyurie, car la production est anormalement modifiée

Une oligurie, sans atteindre le seuil de l’anurie

Explication

L’oligurie correspond à une diurèse inférieure à 400 ml par 24 heures, alors que l’anurie est inférieure à 100 ml. Avec 250 ml, le patient présente donc une oligurie et non une anurie.

7. Quel groupe de signes est le plus caractéristique d’une hypovolémie ?

Une hypotension, une hypothermie, une rigidité musculaire et une hyperréflexie
Une tachycardie, une hypertension orthostatique, une polyurie et une prise de poids
Une hypertension, une bradycardie, des œdèmes, une polyurie et une vision trouble
Une hypotension, une hypotension orthostatique, une tachycardie, des vertiges et une oligurie

Une hypotension, une hypotension orthostatique, une tachycardie, des vertiges et une oligurie

Explication

L’hypovolémie peut se manifester par une hypotension artérielle, une hypotension orthostatique, une tachycardie, des vertiges et une oligurie. Les œdèmes et la polyurie orientent plutôt vers une surcharge hydrique ou une autre situation clinique.

8. Laquelle de ces situations correspond à une perte digestive responsable d’une déshydratation extracellulaire ?

Des vomissements prolongés
Une polyurie osmotique
Une hypersudation fébrile
Une fuite liquidienne péritonéale

Des vomissements prolongés

Explication

Les vomissements prolongés entraînent une perte de liquide par le tube digestif et peuvent provoquer une déshydratation extracellulaire. La polyurie osmotique relève des pertes rénales, tandis que l’hypersudation et la fuite péritonéale relèvent respectivement des pertes cutanées et du troisième secteur.

9. Quelle personne présente un risque particulier de déshydratation intracellulaire ?

Une personne ayant une fonction rénale stable sans perte urinaire
Un adulte jeune correctement hydraté après un repas salé
Un patient présentant une dermatoses localisée sans exsudation
Une personne âgée vivant seule avec des troubles mnésiques

Une personne âgée vivant seule avec des troubles mnésiques

Explication

Une personne âgée vivant seule et présentant des troubles de mémoire peut ne pas compenser ses pertes hydriques et fait partie des sujets à risque. Les autres situations décrites ne correspondent pas aux principaux groupes vulnérables mentionnés.

10. Quelle opposition décrit correctement les effets de la pression oncotique et de la pression hydrostatique sur le liquide plasmatique ?

Les deux pressions le poussent vers l’interstitium en favorisant la sortie du plasma.
Les deux pressions le retiennent dans les vaisseaux en limitant les échanges avec l’interstitium.
La pression oncotique le pousse vers l’interstitium, tandis que la pression hydrostatique le retient dans les vaisseaux.
La pression oncotique le retient dans les vaisseaux, tandis que la pression hydrostatique le pousse vers l’interstitium.

La pression oncotique le retient dans les vaisseaux, tandis que la pression hydrostatique le pousse vers l’interstitium.

Explication

La pression oncotique favorise le maintien du liquide plasmatique dans les vaisseaux, alors que la pression hydrostatique favorise son passage vers le secteur interstitiel. La pression hydrostatique n’a donc pas un effet de rétention vasculaire.

11. Quelle situation correspond à un syndrome polyuro-polydipsique ?

Une diurèse réduite accompagnée d’une absence complète de miction
Une production urinaire normale accompagnée d’une soif modérée
Une rétention urinaire associée à une distension vésicale
Une polyurie accompagnée d’une soif importante et d’une prise d’eau

Une polyurie accompagnée d’une soif importante et d’une prise d’eau

Explication

Le syndrome polyuro-polydipsique associe une production urinaire supérieure à 3 litres par jour à une soif importante avec prise d’eau. Une polyurie isolée ne suffit donc pas à caractériser ce syndrome.

12. Une personne produit 1 200 ml d’urine en 24 heures : comment cette diurèse est-elle qualifiée ?

Elle correspond à une oligurie
Elle constitue une polyurie
Elle se situe dans la plage normale
Elle correspond à une anurie

Elle se situe dans la plage normale

Explication

Une diurèse comprise entre 800 et 1 500 ml par jour est considérée comme normale, et 1 200 ml appartient à cet intervalle. L’oligurie est inférieure à 400 ml en 24 heures, tandis que la polyurie dépasse 3 litres par jour.

13. Chez quels patients la déshydratation est-elle généralement plus rapide et plus grave, justifiant une recherche clinique systématique lors d’une diarrhée aiguë ?

Chez les nourrissons et les sujets âgés
Chez les personnes présentant une hypertension isolée
Chez les adolescents et les adultes sportifs
Chez les adultes jeunes sans facteur favorisant

Chez les nourrissons et les sujets âgés

Explication

Les nourrissons et les sujets âgés sont particulièrement exposés à une déshydratation rapide et grave, notamment lors d’une diarrhée aiguë. Un adulte sans facteur favorisant ne constitue pas la population spécifiquement ciblée par cette règle de surveillance.

14. Que désigne la diurèse dans l’évaluation de la fonction urinaire ?

La capacité de la vessie à retenir l’urine
Le volume ou débit de l’urine sécrétée
La quantité d’eau absorbée pendant la journée
La difficulté à déclencher la miction

Le volume ou débit de l’urine sécrétée

Explication

La diurèse correspond au volume d’urine produit, exprimé comme un débit urinaire. La rétention d’urines décrit plutôt un blocage de la miction et ne définit pas la diurèse.

15. Quel phénomène caractérise la déshydratation intracellulaire ?

La diminution de l’osmolarité plasmatique
La formation de liquide dans le péritoine
La perte conjointe d’eau et de sodium extracellulaires
Le passage d’eau des cellules vers le secteur extracellulaire

Le passage d’eau des cellules vers le secteur extracellulaire

Explication

Un déficit hydrique augmente l’osmolarité plasmatique et attire l’eau du compartiment intracellulaire vers le secteur extracellulaire. La perte conjointe d’eau et de sodium décrit plutôt la déshydratation extracellulaire, tandis que le troisième secteur correspond à une séquestration liquidienne.

16. Dans quelle situation un troisième secteur liquidien peut-il se former brutalement aux dépens du secteur extracellulaire ?

Lors d’un diabète insipide
Lors d’une pancréatite aiguë
Lors d’une diarrhée à perte d’eau prédominante
Lors d’une hypersudation prolongée

Lors d’une pancréatite aiguë

Explication

Une pancréatite aiguë peut provoquer la formation d’un troisième secteur, notamment dans le péritoine, aux dépens du secteur extracellulaire. Le diabète insipide et la diarrhée à perte d’eau prédominante favorisent plutôt des pertes hydriques, tandis que l’hypersudation constitue une perte cutanée.

17. Quel mécanisme explique directement une déshydratation extracellulaire par pertes rénales ?

Une augmentation de l’élimination urinaire
Une évacuation répétée du contenu digestif
Une exsudation à travers des dermatoses
Une fuite liquidienne dans le péritoine

Une augmentation de l’élimination urinaire

Explication

Les pertes rénales correspondent à une augmentation de l’élimination urinaire, observée notamment avec certains diurétiques ou lors d’une polyurie osmotique. Une fuite péritonéale, une exsudation cutanée et des pertes digestives concernent d’autres voies de déperdition.

18. Quelle situation illustre le mieux une déshydratation mixte ?

Une hypersudation modérée après un effort bref
Un choléra avec pertes digestives majeures
Une pancréatite localisée sans signe de déficit hydrique
Un diabète insipide sans perte extracellulaire associée

Un choléra avec pertes digestives majeures

Explication

Le choléra peut provoquer une déshydratation mixte en associant des signes intracellulaires et extracellulaires, avec une perte d’eau supérieure à la perte de sel. Les autres situations évoquent des mécanismes isolés ou ne suffisent pas à établir cette association.

19. Quels signes doivent faire évoquer un choc hypovolémique ?

Une hypotension modérée, une soif isolée, une peau chaude et une diurèse conservée
Une tachycardie isolée, une peau sèche, des œdèmes et une conscience normale
Une hypotension sévère, des troubles de la conscience, des extrémités froides, des marbrures et une oligo-anurie
Une hypertension sévère, des extrémités chaudes, une agitation et une polyurie

Une hypotension sévère, des troubles de la conscience, des extrémités froides, des marbrures et une oligo-anurie

Explication

Le choc hypovolémique associe notamment une hypotension artérielle sévère, des troubles de la conscience, des extrémités froides, des marbrures et une oligo-anurie. Une simple soif avec une diurèse conservée ne traduit pas la gravité hémodynamique du choc.

20. Quel ensemble de signes est compatible avec une déshydratation intracellulaire ?

Toux sèche, pâleur et augmentation de l’appétit
Soif intense, sécheresse de la langue et troubles de la conscience
Œdèmes déclives, prise de poids et hypersalivation
Douleur abdominale isolée, prurit et ralentissement du pouls

Soif intense, sécheresse de la langue et troubles de la conscience

Explication

La soif intense, la sécheresse de la langue et les troubles de la conscience font partie des signes de déshydratation intracellulaire, avec notamment la perte de poids et la polypnée. Les autres associations ne regroupent pas les manifestations caractéristiques décrites.

21. Quel élément permet de distinguer une déshydratation mixte d’une déshydratation extracellulaire isolée ?

La présence simultanée de signes intracellulaires et extracellulaires
Une diminution hydrique sans modification de l’équilibre cellulaire
Une perte de sel supérieure à la perte d’eau
Une perte liquidienne limitée au secteur extracellulaire

La présence simultanée de signes intracellulaires et extracellulaires

Explication

La déshydratation mixte associe les signes des deux compartiments et comporte une perte d’eau supérieure à la perte de sel. Une atteinte limitée au secteur extracellulaire correspond à une déshydratation extracellulaire isolée, tandis qu’une perte de sel supérieure à celle de l’eau ne décrit pas la forme mixte.

22. Quel ensemble de signes cliniques évoque une déshydratation extracellulaire ?

Une perte d’élasticité cutanée, une hypotonie des globes oculaires et une perte de poids rapide
Des œdèmes déclives, une prise de poids rapide et une turgescence cutanée
Une hyperthermie isolée, une bradycardie et une augmentation de l’élasticité cutanée
Une soif intense, une sécheresse buccale et une agitation avec conservation du poids

Une perte d’élasticité cutanée, une hypotonie des globes oculaires et une perte de poids rapide

Explication

La perte d’élasticité cutanée, l’hypotonie des globes oculaires et la perte de poids rapide sont des signes de déshydratation extracellulaire. La soif intense évoque plutôt une atteinte intracellulaire et ne constitue pas le signe caractéristique recherché ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Sémiologie des déshydratations.

Quel pourcentage du poids corporel est constitué d'eau ?

60 % du poids du corps.

Quelle part de l'eau corporelle est intracellulaire ?

40 % de l'eau corporelle.

Quelle part de l'eau corporelle est extracellulaire ?

20 % de l'eau corporelle.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Sémiologie des déshydratations.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM