QCM : Sémiologie psychiatrique — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la distinction entre hallucination et illusion, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une illusion correspond à une perception déformée.
Une hallucination correspond à une perception sans objet extérieur.
Une hallucination correspond à une perception déformée d’un objet présent.
Une illusion survient en l’absence de tout objet perçu.
Une hallucination désigne une difficulté à reconnaître une maladie.

Une illusion correspond à une perception déformée. · Une hallucination correspond à une perception sans objet extérieur.

Explication

Une hallucination survient sans objet extérieur, tandis qu’une illusion déforme une perception existante. Ces deux notions se distinguent donc par le rapport à l’objet perçu.

2. À propos de la dynamique du discours, quelles sont les réponses exactes ?

La pauvreté du discours appartient aux manifestations d’une dynamique diminuée.
Le mutisme correspond à un flux de parole augmenté.
La logorrhée traduit une dynamique du discours augmentée.
La tachyphémie traduit une dynamique du discours augmentée.
La bradyphémie traduit une dynamique du discours augmentée.

La pauvreté du discours appartient aux manifestations d’une dynamique diminuée. · La logorrhée traduit une dynamique du discours augmentée. · La tachyphémie traduit une dynamique du discours augmentée.

Explication

Une dynamique du discours augmentée se traduit notamment par la logorrhée et la tachyphémie. Une dynamique diminuée comprend la pauvreté du discours, la bradyphémie, les réponses laconiques, la latence des réponses et le mutisme.

3. À propos des antécédents à rechercher dans le contexte clinique :

Les antécédents chirurgicaux constituent une catégorie spécifiquement retenue.
Les antécédents personnels sont pris en compte dans le recueil clinique.
Les antécédents psychiatriques font partie des éléments à rechercher.
Les antécédents médicaux doivent être recueillis dans l’évaluation clinique.
Les antécédents familiaux complètent l’exploration des antécédents.

Les antécédents personnels sont pris en compte dans le recueil clinique. · Les antécédents psychiatriques font partie des éléments à rechercher. · Les antécédents médicaux doivent être recueillis dans l’évaluation clinique. · Les antécédents familiaux complètent l’exploration des antécédents.

Explication

Les antécédents à rechercher sont psychiatriques, médicaux, personnels et familiaux. Les antécédents chirurgicaux et professionnels ne constituent pas les quatre catégories énoncées dans le cours.

4. Les axes de l’observation sémiologique psychiatrique comprennent :

Le contexte associé à l’observation clinique.
Les antécédents psychiatriques et médicaux.
Le comportement, le jugement et l’insight.
L’activité psychomotrice et les fonctions instinctuelles.
La perception et l’affectivité.

Le contexte associé à l’observation clinique. · Le comportement, le jugement et l’insight. · L’activité psychomotrice et les fonctions instinctuelles. · La perception et l’affectivité.

Explication

Les dix axes comprennent notamment l’activité psychomotrice, les fonctions instinctuelles, le comportement, le jugement et l’insight, ainsi que le contexte. L’humeur et les antécédents ne sont pas présentés comme des axes distincts dans la liste fournie.

5. Concernant les repères sémiologiques fondamentaux :

Un syndrome correspond à une manifestation isolée sans organisation clinique.
Un syndrome regroupe des signes ou symptômes formant un ensemble reconnaissable.
Un symptôme correspond à une observation clinique objectivée par le professionnel.
Un symptôme relève du vécu subjectif rapporté par le patient.
Un signe désigne une expérience subjective décrite par le patient.

Un syndrome regroupe des signes ou symptômes formant un ensemble reconnaissable. · Un symptôme relève du vécu subjectif rapporté par le patient.

Explication

Un signe est objectivable par le clinicien, tandis qu’un symptôme correspond au vécu rapporté par le patient. Un syndrome associe plusieurs signes ou symptômes en un ensemble reconnaissable constituant un trouble.

6. Concernant les troubles du sommeil, quelles propositions sont exactes ?

L’hypersomnie correspond à une augmentation du sommeil.
L’insomnie correspond à une augmentation de la durée du sommeil.
L’inversion du rythme nycthéméral fait partie des troubles du sommeil.
Les cauchemars et la narcolepsie sont des troubles alimentaires.
L’insomnie fait partie des troubles du sommeil décrits.

L’hypersomnie correspond à une augmentation du sommeil. · L’inversion du rythme nycthéméral fait partie des troubles du sommeil. · L’insomnie fait partie des troubles du sommeil décrits.

Explication

Les troubles du sommeil comprennent l’insomnie, l’hypersomnie, l’inversion du rythme nycthéméral, les cauchemars et la narcolepsie. L’insomnie diminue le sommeil, tandis que l’hypersomnie l’augmente.

7. Concernant le rythme de la pensée, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La bradypsychie correspond à une accélération du rythme de pensée.
Le coq à l’âne peut manifester un rythme de pensée augmenté.
La fuite des idées appartient à un rythme de pensée augmenté.
L’alogie appartient aux manifestations d’un rythme de pensée augmenté.
La tachypsychie correspond à une accélération du rythme de pensée.

Le coq à l’âne peut manifester un rythme de pensée augmenté. · La fuite des idées appartient à un rythme de pensée augmenté. · La tachypsychie correspond à une accélération du rythme de pensée.

Explication

La tachypsychie, la fuite des idées et le coq à l’âne correspondent à un rythme de pensée augmenté. La bradypsychie et l’alogie relèvent au contraire d’un rythme de pensée diminué.

8. Quelles modalités peuvent être concernées par une hallucination ?

Une hallucination désigne une modification de la qualité du raisonnement.
Une hallucination peut être olfactive ou gustative.
Une hallucination peut être auditive ou visuelle.
Une hallucination concerne principalement la mémoire autobiographique.
Une hallucination peut être tactile, cénesthésique ou corporelle.

Une hallucination peut être olfactive ou gustative. · Une hallucination peut être auditive ou visuelle. · Une hallucination peut être tactile, cénesthésique ou corporelle.

Explication

Les hallucinations peuvent concerner plusieurs modalités sensorielles, notamment l’audition, la vision, l’odorat, le goût et le toucher. La cénesthésie et les perceptions corporelles font également partie des modalités décrites.

9. Concernant l’évaluation du comportement, quelles propositions sont exactes ?

Elle porte principalement sur la libido et les troubles sexuels.
Elle évalue les attitudes comportementales et les risques associés.
Elle prend en compte la désorientation temporo-spatiale.
Elle recherche des mécanismes comme le clivage.
Elle porte sur les relations avec les proches et les patients.

Elle évalue les attitudes comportementales et les risques associés. · Elle prend en compte la désorientation temporo-spatiale. · Elle recherche des mécanismes comme le clivage. · Elle porte sur les relations avec les proches et les patients.

Explication

L’évaluation du comportement porte sur les relations, l’orientation temporo-spatiale, le comportement glyscroïde, les mécanismes comme le clivage, les attitudes et les risques. La sexualité n’est pas l’axe formulé dans cette unité d’évaluation.

10. Le recueil de la sémiologie psychiatrique repose notamment sur :

L’analyse du contenu de l’entretien sans recourir aux autres sens.
L’écoute du contenu d’un entretien exclusivement médical.
L’attention portée au contenu de l’entretien médical ou infirmier.
L’observation visuelle réalisée pendant l’entretien psychiatrique.
L’utilisation de tous les sens lors de l’évaluation clinique.

L’attention portée au contenu de l’entretien médical ou infirmier. · L’utilisation de tous les sens lors de l’évaluation clinique.

Explication

Le recueil sémiologique repose sur l’écoute du contenu de l’entretien médical ou infirmier et sur la mobilisation de tous les sens. Il ne se limite donc pas à l’observation visuelle ni à un entretien réalisé dans un seul cadre.

11. Concernant le jugement clinique, quelles propositions sont exactes ?

Le jugement correspond à la conscience de la maladie.
Le jugement peut comporter des difficultés dans les prises de décision.
Le jugement concerne la qualité du raisonnement.
Le jugement décrit l’adhésion au traitement.
Le jugement peut être distordu par une logique inappropriée.

Le jugement peut comporter des difficultés dans les prises de décision. · Le jugement concerne la qualité du raisonnement. · Le jugement peut être distordu par une logique inappropriée.

Explication

Le jugement peut être distordu par une logique inappropriée et par des difficultés de prise de décision. La conscience de la maladie et l’adhésion au traitement relèvent de l’insight, non du jugement.

12. Les éléments du contexte clinique comprennent :

L’environnement familial, social et professionnel.
La modalité sensorielle d’une hallucination passée.
Les antécédents psychiatriques, médicaux, personnels et familiaux.
L’âge et le sexe de la personne évaluée.
Les facteurs de stress et les événements de vie déclencheurs.

L’environnement familial, social et professionnel. · Les antécédents psychiatriques, médicaux, personnels et familiaux. · L’âge et le sexe de la personne évaluée. · Les facteurs de stress et les événements de vie déclencheurs.

Explication

Le contexte clinique comprend les caractéristiques sociodémographiques, les antécédents, les facteurs de stress et les événements déclencheurs. Il inclut également les environnements familial, social et professionnel.

13. Parmi les éléments suivants concernant le contexte clinique et les facteurs associés, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’âge et le sexe font partie des facteurs personnels à considérer.
Les événements de la vie peuvent participer au déclenchement des troubles.
L’environnement s’évalue dans les dimensions familiale, sociale et professionnelle.
L’environnement correspond aux facteurs de stress et aux événements de vie.
Les facteurs de stress peuvent constituer des déclencheurs potentiels.

L’âge et le sexe font partie des facteurs personnels à considérer. · Les événements de la vie peuvent participer au déclenchement des troubles. · L’environnement s’évalue dans les dimensions familiale, sociale et professionnelle. · Les facteurs de stress peuvent constituer des déclencheurs potentiels.

Explication

Les déclencheurs potentiels correspondent aux facteurs de stress et aux événements de la vie. L’environnement désigne plutôt le cadre familial, social ou professionnel, tandis que l’âge et le sexe sont des facteurs personnels à considérer.

14. Concernant les axes de l’observation sémiologique psychiatrique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’observation sémiologique explore l’apparence et les mimiques de la personne.
L’observation sémiologique étudie la perception et l’affectivité.
L’observation sémiologique examine le discours et le cours de la pensée.
L’observation sémiologique analyse les traitements et leur observance.
L’observation sémiologique recherche les antécédents médicaux et familiaux.

L’observation sémiologique explore l’apparence et les mimiques de la personne. · L’observation sémiologique étudie la perception et l’affectivité. · L’observation sémiologique examine le discours et le cours de la pensée.

Explication

L’observation sémiologique psychiatrique s’organise selon dix axes, incluant l’apparence, l’activité psychomotrice, la pensée, la perception et le contexte. Les antécédents et les traitements relèvent du recueil clinique, mais ne constituent pas des axes sémiologiques supplémentaires dans cette liste.

15. À propos de la déréalisation et de la dépersonnalisation :

La dépersonnalisation désigne une perception déformée d’un objet extérieur.
La déréalisation et la dépersonnalisation concernent toutes deux principalement la volonté.
La déréalisation correspond à une perte de la capacité à éprouver du plaisir.
La déréalisation concerne une perception étrange du monde extérieur.
La dépersonnalisation concerne un sentiment d’étrangeté concernant soi-même.

La déréalisation concerne une perception étrange du monde extérieur. · La dépersonnalisation concerne un sentiment d’étrangeté concernant soi-même.

Explication

La déréalisation modifie la perception du monde extérieur et lui donne une étrangeté. La dépersonnalisation concerne au contraire le sentiment d’être soi-même différent ou étrange.

16. À propos des troubles alimentaires, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’anorexie diminue les apports alimentaires.
L’hyperphagie augmente les apports alimentaires.
La potomanie correspond à une diminution pathologique des apports alimentaires.
La potomanie correspond à un besoin irrépressible de boire.
L’hyperphagie désigne un besoin irrépressible de boire.

L’anorexie diminue les apports alimentaires. · L’hyperphagie augmente les apports alimentaires. · La potomanie correspond à un besoin irrépressible de boire.

Explication

L’anorexie diminue les apports alimentaires, tandis que l’hyperphagie les augmente. La potomanie correspond à un besoin irrépressible de boire et appartient aux troubles alimentaires décrits.

17. Parmi les manifestations comportementales suivantes, lesquelles sont décrites ?

Les risques comportementaux comprennent exclusivement les troubles du sommeil.
Les risques comportementaux comprennent l’autoagressivité et l’hétéroagressivité.
Les évitements peuvent viser à diminuer l’anxiété.
Les compulsions peuvent viser à diminuer l’anxiété.
L’opposition comportementale peut être active ou passive.

Les risques comportementaux comprennent l’autoagressivité et l’hétéroagressivité. · Les évitements peuvent viser à diminuer l’anxiété. · Les compulsions peuvent viser à diminuer l’anxiété. · L’opposition comportementale peut être active ou passive.

Explication

Les comportements visant à diminuer l’anxiété comprennent les évitements et les compulsions. Les attitudes comportementales et les risques décrits comprennent aussi l’opposition, les attitudes sthéniques ou défensives, ainsi que l’autoagressivité, l’hétéroagressivité, la fugue et le voyage pathologique.

18. Parmi les propositions suivantes concernant le syndrome, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un syndrome désigne une expérience subjective décrite par le patient.
Un syndrome associe plusieurs manifestations sémiologiques dans un ensemble reconnaissable.
Un syndrome correspond à une observation clinique objective isolée.
Un syndrome constitue un trouble à travers l’organisation de ses manifestations.
Un syndrome peut regrouper des signes et des symptômes.

Un syndrome associe plusieurs manifestations sémiologiques dans un ensemble reconnaissable. · Un syndrome constitue un trouble à travers l’organisation de ses manifestations. · Un syndrome peut regrouper des signes et des symptômes.

Explication

Le syndrome est défini comme un regroupement reconnaissable de signes ou symptômes constituant un trouble. Il ne correspond donc ni à une manifestation unique ni à une simple observation isolée.

19. Concernant les anomalies des mimiques, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’amimie correspond à une augmentation de l’intensité mimique.
L’hypomimie correspond à la disparition complète des mimiques.
La dysmimie désigne des expressions faciales inadaptées.
L’hypermimie correspond à des mimiques exagérées.
L’amimie correspond à la disparition complète des mimiques.

La dysmimie désigne des expressions faciales inadaptées. · L’hypermimie correspond à des mimiques exagérées. · L’amimie correspond à la disparition complète des mimiques.

Explication

L’hypermimie correspond à une exagération des mimiques, l’hypomimie à leur diminution et l’amimie à leur disparition complète. La dysmimie concerne plutôt l’inadaptation des expressions faciales, comme des rires immotivés.

20. Concernant l’insight, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’insight comprend l’adhésion au traitement.
L’insight désigne principalement la qualité des prises de décision.
Le jugement et l’insight désignent exactement la même fonction clinique.
L’insight comprend la conscience de la maladie.
L’anosognosie correspond à une non-conscience des troubles.

L’insight comprend l’adhésion au traitement. · L’insight comprend la conscience de la maladie. · L’anosognosie correspond à une non-conscience des troubles.

Explication

L’insight associe la conscience de la maladie et l’adhésion au traitement. Le jugement concerne plutôt la qualité du raisonnement et des décisions, tandis que l’anosognosie correspond à une non-conscience des troubles.

21. Concernant l’affectivité, l’anhédonie et l’aboulie, quelles propositions sont exactes ?

L’anhédonie correspond à une perte de la capacité à éprouver du plaisir.
L’anhédonie correspond principalement à une perte de volonté.
L’aboulie correspond à une perte d’envie ou de volonté.
L’aboulie correspond principalement à une perte de la capacité hédonique.
L’affectivité peut être intense, diminuée, anxieuse ou discordante.

L’anhédonie correspond à une perte de la capacité à éprouver du plaisir. · L’aboulie correspond à une perte d’envie ou de volonté. · L’affectivité peut être intense, diminuée, anxieuse ou discordante.

Explication

L’anhédonie est une perte de la capacité à éprouver du plaisir, tandis que l’aboulie correspond à une perte d’envie ou de volonté. L’affectivité peut par ailleurs être intense, diminuée, anxieuse ou discordante.

22. À propos de l’anosognosie, quelles propositions sont exactes ?

L’anosognosie constitue un défaut d’insight.
Elle concerne la conscience de la maladie.
Elle correspond à une non-conscience des troubles.
Elle désigne une adhésion renforcée au traitement.
Elle correspond à une logique inappropriée dans les décisions.

L’anosognosie constitue un défaut d’insight. · Elle concerne la conscience de la maladie. · Elle correspond à une non-conscience des troubles.

Explication

L’anosognosie est définie comme un défaut d’insight marqué par la non-conscience des troubles. Elle ne désigne donc pas une simple difficulté de raisonnement ou de décision.

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Quelle différence existe-t-il entre un signe et un symptôme ?

Un signe est objectif, un symptôme est subjectif.

Qu'est-ce qu'un syndrome en sémiologie ?

Un syndrome est un ensemble reconnaissable de signes ou symptômes.

Sur quoi repose le recueil de la sémiologie psychiatrique ?

Sur l'attention au contenu de l'entretien et l'usage de tous les sens.

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