QCM : Signes fonctionnels cardiaques essentiels — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description correspond le mieux à l’hépatalgie d’effort ?

Une douleur rétrosternale soulagée par la trinitrine
Une douleur de l’hypochondre droit liée à la distension vasculaire du foie
Une douleur basithoracique neuropathique reproduite à la palpation
Une douleur épigastrique provoquée par l’inspiration profonde

Une douleur de l’hypochondre droit liée à la distension vasculaire du foie

Explication

L’hépatalgie d’effort est une douleur de l’hypochondre droit expliquée par la distension vasculaire du foie. Elle peut prendre l’allure d’un point de côté et orienter vers une insuffisance cardiaque droite.

2. Quel signe clinique soutient fortement une dissection aortique ?

Une douleur reproductible à la palpation
Une douleur uniquement nocturne
Une asymétrie des pouls entre les membres
Une disparition en moins de cinq minutes après repos

Une asymétrie des pouls entre les membres

Explication

L’asymétrie des pouls est un argument fort en faveur d’une dissection aortique. Une douleur à la palpation suggère plutôt une origine pariétale.

3. Pourquoi la turgescence jugulaire n’est-elle significative qu’en position demi-assise ?

Parce qu’elle reflète uniquement une douleur pariétale
Parce qu’elle ne dépend que de l’inspiration profonde
Parce qu’en demi-assise la distension veineuse jugulaire devient anormale et observable
Parce qu’en décubitus toute veine jugulaire est toujours visible

Parce qu’en demi-assise la distension veineuse jugulaire devient anormale et observable

Explication

La turgescence jugulaire est définie comme une veine jugulaire anormalement distendue à la racine du cou, significative en demi-assise. En décubitus, l’interprétation est moins fiable.

4. Par quelle situation se définit le mieux une lipothymie ?

Un malaise bref et réversible avec impression de perte de connaissance imminente
Une perte de connaissance totale et prolongée avec confusion post-critique
Une douleur thoracique constrictive déclenchée par l’effort
Une dyspnée de repos soulagée en position assise

Un malaise bref et réversible avec impression de perte de connaissance imminente

Explication

La lipothymie correspond à un malaise bref et réversible avec sensation de syncope imminente. Elle se distingue de la syncope, qui est une perte de connaissance totale, brève et réversible.

5. Quel mécanisme explique l’angor stable ?

Une inadéquation entre les besoins myocardiques et les apports en oxygène
Une déchirure de la paroi aortique
Une inflammation du péricarde
Une obstruction aiguë d’une artère pulmonaire

Une inadéquation entre les besoins myocardiques et les apports en oxygène

Explication

L’angor stable correspond à une souffrance myocardique due à un déséquilibre entre apports en oxygène et besoins du myocarde. Les autres propositions décrivent d’autres causes de douleur thoracique.

6. Quelle attitude est la plus adaptée devant des palpitations mal tolérées ?

Prescrire seulement un repos relatif à domicile
Rassurer sans autre démarche si l’épisode s’est arrêté
Attendre un nouvel épisode sans examen complémentaire
Hospitaliser immédiatement pour surveillance continue et explorations rapides

Hospitaliser immédiatement pour surveillance continue et explorations rapides

Explication

Une mauvaise tolérance impose une hospitalisation immédiate pour surveillance continue et bilan rapide. Le texte souligne que l’orientation dépend aussi de l’ECG et, si besoin, du Holter.

7. Quel élément oriente vers une douleur pariétale thoracique ?

Une douleur rétrosternale avec irradiation dorsale
Une douleur déclenchée par l’effort et calmée par le repos
Une douleur associée à une troponine élevée
Une douleur reproduite à la palpation

Une douleur reproduite à la palpation

Explication

Une douleur reproduite à la palpation soutient une origine pariétale, même si cela ne suffit pas à l’affirmer à lui seul. La douleur d’effort évoque plutôt une origine coronaire.

8. Quelle caractéristique évoque plutôt une douleur œsophagienne ?

Une douleur strictement provoquée par la palpation des côtes
Une douleur aggravée par la toux et calmée en avant
Une douleur rétrosternale pouvant survenir sans lien avec l’effort et parfois la nuit
Une douleur brutale en déchirure avec asymétrie des pouls

Une douleur rétrosternale pouvant survenir sans lien avec l’effort et parfois la nuit

Explication

Les douleurs œsophagiennes peuvent mimer une douleur coronaire, être rétrosternales, sans relation avec l’effort et parfois nocturnes. Elles ne sont donc pas exclues par une réponse à la trinitrine.

9. Quel profil est le plus évocateur d’une douleur coronaire stable ?

Une douleur brutale en déchirure irradiant vers le dos
Une douleur augmentée à la palpation de la paroi thoracique
Une douleur brûlante calmée en avant et aggravée par l’inspiration
Une douleur constrictive déclenchée à l’effort et calmée par l’arrêt en quelques minutes

Une douleur constrictive déclenchée à l’effort et calmée par l’arrêt en quelques minutes

Explication

L’angor stable est typiquement constrictif, déclenché par l’effort et cède rapidement au repos. La douleur positionnelle et inspiratoire évoque plutôt une péricardite ou une atteinte pleurale.

10. Quel élément fait considérer un angor comme instable ?

Une douleur reproduite à la palpation
Une douleur calmée par l’effort
Une douleur exclusivement à l’inspiration
Une douleur de repos prolongée

Une douleur de repos prolongée

Explication

Un angor devient instable lorsqu’il survient dans un contexte de mauvais pronostic, notamment avec douleur de repos prolongée. La palpation ou l’inspiration orientent vers d’autres diagnostics.

11. Quel élément caractérise le mieux une dyspnée d’origine cardiaque à l’effort ?

Une douleur thoracique aggravée par la toux
Une sensation de serrement rétrosternal au repos
Une gêne respiratoire proportionnelle à l’intensité de l’effort
Une perte de connaissance brutale sans prodromes

Une gêne respiratoire proportionnelle à l’intensité de l’effort

Explication

La dyspnée d’effort cardiaque est une gêne respiratoire déclenchée par l’effort et proportionnelle à son intensité. Elle contraste avec une douleur thoracique ou une syncope, qui relèvent d’autres signes fonctionnels.

12. Quel examen est l’examen d’orientation initial en cas de palpitations ?

La spirométrie
L’électrocardiogramme
L’échographie abdominale
La radiographie des membres inférieurs

L’électrocardiogramme

Explication

L’ECG est l’examen d’orientation de première intention devant des palpitations. Si l’anomalie n’est pas captée, un Holter ECG de 24 heures est rapidement envisagé.

13. Quelle caractéristique est la plus évocatrice d’une péricardite ?

Une douleur brûlante aggravée par l’inspiration et calmée par le tronc penché en avant
Une douleur constrictive déclenchée par l’effort
Une douleur soulagée par la palpation musculaire
Une douleur en déchirure migratrice vers les lombes

Une douleur brûlante aggravée par l’inspiration et calmée par le tronc penché en avant

Explication

La péricardite donne classiquement une douleur aiguë, brûlante, augmentée par l’inspiration et soulagée en se penchant en avant. La déchirure migratrice évoque plutôt une dissection aortique.

14. Dans quel contexte l’hépatalgie d’effort prend-elle une valeur cardiaque plus forte ?

Lorsqu’elle disparaît immédiatement au repos sans autre signe associé
Lorsqu’elle est déclenchée par la palpation du sternum
Lorsqu’elle s’accompagne uniquement d’une toux sèche nocturne
Lorsqu’elle survient à l’effort avec d’autres signes d’insuffisance cardiaque droite

Lorsqu’elle survient à l’effort avec d’autres signes d’insuffisance cardiaque droite

Explication

Une hépatalgie d’effort associée à d’autres signes droits évoque une insuffisance cardiaque droite. Le caractère d’effort et la topographie en hypochondre droit sont des éléments clés.

15. Quel signe fonctionnel cardiaque correspond à une sensation respiratoire anormale pouvant révéler une insuffisance cardiaque ou un syndrome coronaire ?

La dyspnée
La lipothymie
La palpitations
L’hépatalgie d’effort

La dyspnée

Explication

La dyspnée est définie comme une sensation respiratoire anormale et peut traduire une insuffisance cardiaque ou un syndrome coronaire. La palpitations correspond à la perception anormale des battements du cœur.

16. Quel mécanisme évoque le plus une syncope d’Adams-Stokes ?

Un malaise progressif avec sueurs, vision floue et faiblesse des jambes
Une dyspnée nocturne précédée d’orthopnée
Une douleur thoracique déclenchée uniquement à l’effort
Une syncope brutale sans prodromes liée à un trouble de conduction ou du rythme

Une syncope brutale sans prodromes liée à un trouble de conduction ou du rythme

Explication

Adams-Stokes correspond à une syncope brutale « à l’emporte-pièce », sans prodromes, liée à un bloc auriculo-ventriculaire ou à un trouble du rythme. Le tableau prodromique évoque plutôt un mécanisme vaso-vagal.

17. Quel ensemble de caractéristiques oriente le plus vers des œdèmes d’origine cardiaque ?

Œdèmes asymétriques du visage avec douleur thoracique aiguë
Œdèmes unilatéraux, rouges, douloureux et chauds du mollet
Œdèmes localisés aux doigts avec disparition du godet
Œdèmes bilatéraux, blancs, mous, indolores, prenant le godet et siégeant aux malléoles

Œdèmes bilatéraux, blancs, mous, indolores, prenant le godet et siégeant aux malléoles

Explication

Les œdèmes cardiaques sont typiquement bilatéraux, blancs, mous, indolores, à signe du godet, avec siège malléolaire. Une présentation unilatérale, rouge ou douloureuse évoquerait plutôt une autre cause.

18. Quel examen est indiqué en urgence pour orienter la prise en charge d’un syndrome coronaire aigu ?

L’échographie abdominale
L’ECG en urgence
Le test de marche
La radiographie thoracique seule

L’ECG en urgence

Explication

L’ECG en urgence est l’examen initial pour repérer notamment un sus-décalage du segment ST. La troponine complète ensuite l’évaluation biologique.

19. Quelle proposition décrit le mieux une syncope ?

Une perte de connaissance totale, brève et réversible liée à une baisse brève du débit cardiaque
Une douleur thoracique constrictive déclenchée par l’effort
Une sensation brève de malaise avec impression de perte de connaissance imminente
Une perception anormale des battements du cœur

Une perte de connaissance totale, brève et réversible liée à une baisse brève du débit cardiaque

Explication

La syncope est une perte de connaissance totale, brève et réversible liée à une baisse transitoire du débit cardiaque. La lipothymie correspond plutôt à un malaise bref sans vraie perte de connaissance.

20. Quelle affirmation décrit le mieux l’orthopnée ?

Une sensation d’étouffement survenant surtout la nuit sans lien postural
Une dyspnée de repos soulagée par la position demi-assise
Une gêne respiratoire provoquée par la palpation thoracique
Une dyspnée uniquement déclenchée par l’effort intense

Une dyspnée de repos soulagée par la position demi-assise

Explication

L’orthopnée est une dyspnée de repos améliorée en position demi-assise, parfois mesurée en nombre d’oreillers. Les autres propositions correspondent plutôt à la dyspnée d’effort, à la dyspnée paroxystique nocturne ou à une douleur pariétale.

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Signes fonctionnels cardiaques

Douleur thoracique, dyspnée, lipothymie, syncope, palpitations, hépatalgie d’effort.

Douleur coronaire — cause ?

Inadéquation entre oxygène apporté et besoins myocardiques.

Angor stable — déclencheur ?

Effort ou stress physique, disparaît au repos.

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