QCM : Syndrome catatonique — 11 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition et les contextes cliniques de la catatonie, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La catatonie concerne la réactivité à l’environnement sans modification notable de l’activité motrice.
Le syndrome catatonique correspond à une perturbation marquée de l’activité motrice et du comportement.
La catatonie peut compliquer des troubles psychiatriques, des affections médicales ou des sevrages.
La catatonie désigne une maladie exclusivement rattachée aux troubles schizophréniques.
Le syndrome catatonique se définit principalement par une altération isolée de la conscience.

Le syndrome catatonique correspond à une perturbation marquée de l’activité motrice et du comportement. · La catatonie peut compliquer des troubles psychiatriques, des affections médicales ou des sevrages.

Explication

Le syndrome catatonique est un syndrome psychomoteur grave touchant l’activité motrice, le comportement et la réactivité environnementale. Il est transdiagnostique et peut compliquer des troubles psychiatriques, des affections médicales ou des intoxications et sevrages.

2. Quelle est la définition du syndrome catatonique ?

Un état de confusion aiguë avec désorientation temporo-spatiale et troubles de la mémoire.
Une maladie neurodégénérative progressive affectant principalement le cortex moteur.
Un syndrome psychomoteur grave caractérisé par une perturbation marquée de l’activité motrice, du comportement et de la réactivité à l’environnement.
Une forme de trouble anxieux se manifestant par une agitation motrice et une hyperréactivité.

Un syndrome psychomoteur grave caractérisé par une perturbation marquée de l’activité motrice, du comportement et de la réactivité à l’environnement.

Explication

Le syndrome catatonique est défini comme un syndrome psychomoteur grave avec une perturbation importante de l’activité motrice, du comportement et de la réactivité. La deuxième option décrit un trouble anxieux, ce qui n’est pas spécifique à la catatonie.

3. Parmi les propositions suivantes concernant les enjeux cliniques de la catatonie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La catatonie est généralement considérée comme une affection peu accessible aux traitements disponibles.
La catatonie relève principalement d’une prise en charge non urgente en raison de sa faible gravité.
La catatonie est fréquemment identifiée, ce qui limite son risque de complications graves.
La catatonie présente une réponse supérieure à 80 % aux benzodiazépines ou à l’ECT.
La catatonie peut engager le pronostic vital lorsqu’elle n’est pas reconnue.

La catatonie présente une réponse supérieure à 80 % aux benzodiazépines ou à l’ECT. · La catatonie peut engager le pronostic vital lorsqu’elle n’est pas reconnue.

Explication

La catatonie constitue une urgence médicale hautement traitable, avec plus de 80 % de réponse aux benzodiazépines ou à l’ECT. Elle reste cependant sous-diagnostiquée et peut engager le pronostic vital.

4. Quelle date marque la première description de la catatonie en tant que maladie nerveuse distincte par Kahlbaum ?

2019
1874
2013
2022

1874

Explication

Kahlbaum a décrit la catatonie comme une maladie nerveuse distincte en 1874. Les autres dates correspondent à des classifications ou élargissements de la définition, mais pas à la première description.

5. À propos de l’histoire et de la classification de la catatonie :

La description initiale de Kahlbaum situe la catatonie parmi les troubles liés aux substances.
Le DSM-5 et le DSM-5-TR consacrent la catatonie comme un syndrome indépendant.
Kahlbaum associe la catatonie à des tensions musculaires et à des postures figées.
Kahlbaum décrit la catatonie comme une maladie nerveuse distincte en 1874.
Le DSM-5 et le DSM-5-TR reconnaissent trois spécificateurs de la catatonie.

Le DSM-5 et le DSM-5-TR consacrent la catatonie comme un syndrome indépendant. · Kahlbaum associe la catatonie à des tensions musculaires et à des postures figées. · Kahlbaum décrit la catatonie comme une maladie nerveuse distincte en 1874. · Le DSM-5 et le DSM-5-TR reconnaissent trois spécificateurs de la catatonie.

Explication

Kahlbaum a décrit la catatonie en 1874 comme une maladie nerveuse distincte, associée à des tensions musculaires et à des postures figées. Le DSM-5 et le DSM-5-TR, entre 2013 et 2022, la consacrent comme un syndrome indépendant avec trois spécificateurs.

6. Quel est le principal objectif de la prise en charge thérapeutique de la catatonie ?

Éviter l'utilisation des benzodiazépines dans tous les cas
Diagnostiquer la cause organique uniquement
Réduire la durée de l'hospitalisation à tout prix
Assurer la survie du patient et lever rapidement le syndrome

Assurer la survie du patient et lever rapidement le syndrome

Explication

L'objectif principal est de garantir la survie du patient, de lever rapidement le syndrome, d'identifier et traiter l’étiologie, et de prévenir les récidives. La priorité n'est pas simplement de réduire la durée d'hospitalisation ou d'éviter certains traitements, mais de traiter efficacement la crise.

7. En matière d’évolution des classifications de la catatonie, quelles sont les réponses exactes ?

L’ICD-11 autorise le diagnostic de catatonie en présence d’un délirium.
L’ICD-11 élargit la définition de la catatonie à 15 signes en 2019.
Le DSM-5-TR exclut la catatonie lorsque le délirium explique mieux les symptômes.
Le DSM-5 et le DSM-5-TR décrivent trois spécificateurs pour la catatonie.
L’ICD-11 réserve le diagnostic de catatonie aux situations sans trouble lié aux substances.

L’ICD-11 autorise le diagnostic de catatonie en présence d’un délirium. · L’ICD-11 élargit la définition de la catatonie à 15 signes en 2019. · Le DSM-5-TR exclut la catatonie lorsque le délirium explique mieux les symptômes. · Le DSM-5 et le DSM-5-TR décrivent trois spécificateurs pour la catatonie.

Explication

L’ICD-11, en 2019, élargit la catatonie à 15 signes et permet son diagnostic en présence d’un délirium ou d’un trouble lié aux substances. Le DSM-5 et le DSM-5-TR la consacrent comme syndrome indépendant avec trois spécificateurs, tandis que l’ICD-11 est associé à l’élargissement à 15 signes.

8. En quelle année la catatonie a-t-elle été décrite pour la première fois comme une maladie nerveuse distincte par Kahlbaum ?

1874
2019
2022
2013

1874

Explication

Kahlbaum a décrit la catatonie comme une maladie nerveuse distincte en 1874. Les autres dates correspondent à des classifications ou élargissements de la définition, mais pas à la première description.

9. En quoi la différence entre le diagnostic positif et le diagnostic étiologique de la catatonie réside-t-elle ?

Le diagnostic positif est basé uniquement sur l'observation clinique, alors que le diagnostic étiologique nécessite des examens biologiques.
Le diagnostic positif exclut toute cause organique, contrairement au diagnostic étiologique qui en tient compte.
Le diagnostic positif concerne l'identification précise de la cause, alors que le diagnostic étiologique se limite à la reconnaissance des symptômes.
Le diagnostic positif repose sur la présence d'au moins trois symptômes catatoniques, tandis que le diagnostic étiologique cherche à identifier la cause sous-jacente.

Le diagnostic positif repose sur la présence d'au moins trois symptômes catatoniques, tandis que le diagnostic étiologique cherche à identifier la cause sous-jacente.

Explication

Le diagnostic positif de la catatonie est basé sur la présence d'au moins trois symptômes spécifiques, tandis que le diagnostic étiologique vise à déterminer la cause précise, qu'elle soit psychiatrique, organique ou toxique.

10. Qui a introduit la notion de syndrome catatonique en tant que maladie nerveuse distincte au XIXe siècle ?

Jaspers
Freud
Bleuler
Kahlbaum

Kahlbaum

Explication

Kahlbaum a été le premier à décrire la catatonie comme une maladie nerveuse spécifique en 1874. Bleuler, Jaspers et Freud ont contribué à d'autres aspects de la psychiatrie, mais pas à cette première définition.

11. Selon l'hypothèse physiopathologique de la catatonie, quel neurotransmetteur serait principalement impliqué dans une dysrégulation menant à l'inhibition anormale des circuits moteurs et limbiques?

La dopamine
L'acétylcholine
Le GABA
La sérotonine

Le GABA

Explication

L'hypothèse GABAergique suggère qu'un déficit de l'activité GABA-A entraîne une dysrégulation des circuits moteurs et limbiques, ce qui explique la réponse rapide aux benzodiazépines. La dopamine est impliquée dans d'autres modèles, mais pas principalement dans cette hypothèse.

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Qu'est-ce que le syndrome catatonique ?

Un syndrome psychomoteur grave avec perturbation motrice, comportementale et de réactivité.

Syndrome catatonique définition

Trouble psychomoteur grave avec perturbation motrice.

Quels sont les risques cliniques majeurs de la catatonie ?

C'est une urgence médicale traitable mais sous-diagnostiquée pouvant menacer le pronostic vital.

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