QCM : Anémies ferriprives — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on l’anémie ferriprive sur le plan physiopathologique ?

Une baisse de l’hémoglobine liée à un défaut de synthèse des chaînes globiniques
Une baisse de l’hémoglobine liée à une production insuffisante d’érythroblastes médullaires
Une baisse de l’hémoglobine liée à une diminution du fer circulant et de la synthèse de l’hème médullaire
Une baisse de l’hémoglobine liée à une destruction accrue des globules rouges dans la circulation

Une baisse de l’hémoglobine liée à une diminution du fer circulant et de la synthèse de l’hème médullaire

Explication

L’anémie ferriprive résulte d’un manque de fer circulant, qui limite la synthèse de l’hème dans les érythroblastes médullaires. La destruction accrue des globules rouges correspond plutôt à un mécanisme hémolytique.

2. Quelle ampleur mondiale est attribuée à la carence en fer par l’OMS ?

Environ 5 milliards de personnes concernées
Environ 200 millions de personnes concernées
Environ 2 milliards de personnes concernées
Environ 20 millions de personnes concernées

Environ 2 milliards de personnes concernées

Explication

Selon l’OMS, la carence en fer concerne environ 2 milliards de personnes et l’anémie ferriprive constitue l’affection la plus répandue au monde. Une estimation de 200 millions sous-évalue donc fortement cette fréquence.

3. Quelle répartition décrit correctement le fer présent dans l’organisme ?

Environ 25 % dans l’hémoglobine et la myoglobine, 75 % en réserves et 0,01 % sous forme circulante
Environ 75 % dans l’hémoglobine et la myoglobine, 25 % en réserves et 0,01 % sous forme circulante
Environ 75 % en réserves, 25 % dans l’hémoglobine et la myoglobine et 1 % sous forme circulante
Environ 50 % dans l’hémoglobine et la myoglobine, 49 % en réserves et 1 % sous forme circulante

Environ 75 % dans l’hémoglobine et la myoglobine, 25 % en réserves et 0,01 % sous forme circulante

Explication

La majeure partie du fer, soit environ 75 %, est fonctionnelle dans l’hémoglobine et la myoglobine, tandis que 25 % est stockée et environ 0,01 % circule. La proposition inversant les proportions fonctionnelles et de réserve ne respecte pas cette distribution.

4. Quel trajet décrit le mieux le circuit physiologique du fer ?

Absorption duodénale, transport par l’hémosidérine, utilisation musculaire puis stockage intestinal
Absorption colique, transport par l’hémoglobine, utilisation médullaire puis excrétion urinaire
Absorption duodénale, transport par la transferrine, utilisation médullaire puis récupération par les macrophages
Absorption gastrique, transport par la ferritine, utilisation hépatique puis élimination par les macrophages

Absorption duodénale, transport par la transferrine, utilisation médullaire puis récupération par les macrophages

Explication

Le fer alimentaire est principalement absorbé dans le duodénum, transporté par la transferrine, utilisé par les érythroblastes et récupéré par les macrophages après la destruction des globules rouges. La ferritine sert surtout au stockage et non au transport plasmatique principal.

5. Dans quel ordre la carence martiale s’installe-t-elle habituellement ?

Diminution des réserves de ferritine, perturbation des indices érythrocytaires, puis baisse de l’hémoglobine
Baisse de l’hémoglobine, diminution des réserves de ferritine, puis perturbation des indices érythrocytaires
Perturbation des indices érythrocytaires, baisse de l’hémoglobine, puis diminution des réserves de ferritine
Baisse de l’hémoglobine, perturbation des indices érythrocytaires, puis reconstitution des réserves de ferritine

Diminution des réserves de ferritine, perturbation des indices érythrocytaires, puis baisse de l’hémoglobine

Explication

La carence commence par l’épuisement des réserves de ferritine, avant d’altérer les indices érythrocytaires et de réduire finalement l’hémoglobine. Une baisse initiale de l’hémoglobine ne correspond donc pas à la chronologie habituelle.

6. Quelles sont les premières anomalies érythrocytaires observées dans la carence martiale ?

Une hausse du TCMH et de la CCMH, suivie d’une baisse du VGM
Une baisse du TCMH et de la CCMH, suivie d’une baisse du VGM
Une baisse du VGM et du TCMH, suivie d’une hausse de la CCMH
Une baisse de la CCMH et du VGM, suivie d’une diminution de la capacité totale de fixation

Une baisse du TCMH et de la CCMH, suivie d’une baisse du VGM

Explication

Les premières anomalies sont l’hypochromie, avec baisse du TCMH et de la CCMH, puis la microcytose avec baisse du VGM. La diminution de la capacité totale de fixation est incorrecte, car celle-ci augmente dans ce contexte.

7. Quel mécanisme explique le plus fréquemment l’apparition d’une carence en fer ?

Un trouble exceptionnel du transport plasmatique du fer vers les tissus
Une diminution transitoire de l’absorption après un repas pauvre en fer
Une insuffisance d’apport liée à une période brève de malnutrition
Une augmentation de pertes par des saignements chroniques peu abondants mais répétés

Une augmentation de pertes par des saignements chroniques peu abondants mais répétés

Explication

Le mécanisme le plus fréquent est l’augmentation des pertes, notamment lors de saignements chroniques répétés d’origine génitale ou digestive. Les troubles du transport et les apports insuffisants sont des mécanismes possibles, mais moins fréquents.

8. Quelle association décrit le tableau clinique de l’anémie ferriprive ?

Un syndrome neurologique associé à des signes de thrombopénie
Un syndrome anémique associé à des signes de sidéropénie
Un syndrome inflammatoire associé à des signes de leucocytose
Un syndrome infectieux associé à des signes d’hémolyse

Un syndrome anémique associé à des signes de sidéropénie

Explication

L’anémie ferriprive associe les manifestations du manque d’oxygène au syndrome anémique et celles du déficit tissulaire en fer à la sidéropénie. Confondre ces deux ensembles avec une hémolyse ne correspond pas au tableau décrit.

9. Lequel de ces signes appartient au syndrome anémique de l’anémie ferriprive ?

Une dyspnée apparaissant à l’effort
Une dysphagie liée à une muqueuse atrophique
Une déformation concave des ongles
Une perlèche au niveau des commissures

Une dyspnée apparaissant à l’effort

Explication

La dyspnée d’effort traduit le retentissement du défaut de transport d’oxygène et fait partie du syndrome anémique. La dysphagie, la koïlonychie et la perlèche sont plutôt des manifestations de sidéropénie.

10. Quel ensemble de manifestations évoque principalement une sidéropénie ?

Céphalées, vertiges et acouphènes
Dyspnée d’effort, pâleur et tachycardie
Pâleur, tachycardie et souffle systolique
Koïlonychie, perlèche et glossite

Koïlonychie, perlèche et glossite

Explication

La koïlonychie, la perlèche et la glossite sont des signes caractéristiques du déficit tissulaire en fer. La pâleur, la tachycardie et la dyspnée relèvent plutôt du syndrome anémique.

11. Quel profil érythrocytaire caractérise l’anémie ferriprive à l’hémogramme ?

Une anémie normocytaire et hyperchrome avec un VGM inférieur à 80 fl
Une anémie macrocytaire et normochrome avec un VGM supérieur à 100 fl
Une anémie microcytaire et hyperchrome avec un VGM supérieur à 100 fl
Une anémie microcytaire et hypochrome avec un VGM inférieur à 80 fl

Une anémie microcytaire et hypochrome avec un VGM inférieur à 80 fl

Explication

L’anémie ferriprive est microcytaire et hypochrome, avec un VGM inférieur à 80 fl et des indices chromiques abaissés. Une anémie macrocytaire ou hyperchrome correspond à un profil différent.

12. Quel profil biologique associe correctement les paramètres du métabolisme du fer dans la carence martiale ?

Fer sérique bas, CTFT basse et ferritinémie élevée
Fer sérique élevé, CTFT élevée et ferritinémie basse
Fer sérique élevé, CTFT basse et ferritinémie élevée
Fer sérique bas, CTFT élevée et ferritinémie basse

Fer sérique bas, CTFT élevée et ferritinémie basse

Explication

La carence martiale se caractérise par un fer sérique inférieur à 70 μg/100 ml, une CTFT supérieure à 350 μg/100 ml et une ferritinémie inférieure à 12 μg/100 ml. Le profil avec CTFT basse et ferritinémie élevée évoque plutôt une anémie inflammatoire.

13. Un patient présente un fer sérique de 40 μg/100 ml et une CTFT de 400 μg/100 ml. Quel est son coefficient de saturation de la transferrine ?

20 %
160 %
10 %
40 %

10 %

Explication

Le coefficient se calcule selon CS=fer seˊriqueCTFTCS = \frac{fer\ sérique}{CTFT}, soit 40400=0,10\frac{40}{400} = 0{,}10, donc 10 %. Une valeur de 20 % correspondrait à un rapport deux fois plus élevé.

14. Quelle cause est la plus fréquente d’anémie ferriprive chez une femme en âge de procréer ?

Une consommation chronique de chélateurs de fer alimentaires
Une diminution de l’absorption du fer liée à une maladie cœliaque
Des pertes génitales liées à des ménométrorragies ou à des hyperménorrhées
Une hémorragie digestive occulte liée à une hernie hiatale

Des pertes génitales liées à des ménométrorragies ou à des hyperménorrhées

Explication

Chez la femme en âge de procréer, les pertes génitales abondantes ou prolongées constituent la cause la plus fréquente d’anémie ferriprive. La maladie cœliaque et les hémorragies digestives sont également possibles, mais elles ne représentent pas la cause la plus fréquente dans ce groupe.

15. Pourquoi une hémorragie digestive chronique peut-elle être longtemps méconnue dans l’anémie ferriprive ?

Parce qu’elle peut rester occulte tout en provoquant une perte progressive de fer
Parce qu’elle provoque directement une augmentation de la CTFT
Parce qu’elle entraîne habituellement une hausse rapide de la ferritinémie
Parce qu’elle se manifeste nécessairement par une douleur abdominale intense

Parce qu’elle peut rester occulte tout en provoquant une perte progressive de fer

Explication

Les hémorragies digestives chroniques peuvent être occultes et entraîner progressivement une déplétion des réserves en fer. Une hausse de la ferritinémie ne caractérise pas ce mécanisme, et une douleur intense n’est pas indispensable.

16. Quel profil biologique oriente vers une anémie inflammatoire plutôt que vers une anémie ferriprive ?

Fer bas, CTFT normale ou basse et ferritinémie augmentée
Fer élevé, CTFT basse et ferritinémie augmentée
Fer élevé, CTFT élevée et ferritinémie basse
Fer bas, CTFT élevée et ferritinémie basse

Fer bas, CTFT normale ou basse et ferritinémie augmentée

Explication

L’anémie inflammatoire associe un fer bas à une CTFT normale ou basse et à une ferritinémie augmentée. La carence martiale se distingue par une CTFT élevée et une ferritinémie basse.

17. Quel est l’objectif global du traitement d’une carence martiale ?

Augmenter l’hémoglobine, réduire les pertes et supprimer les symptômes
Corriger la microcytose, stimuler les réticulocytes et modifier le régime
Restaurer le volume sanguin, prévenir l’infection et traiter l’inflammation
Corriger l’anémie, reconstituer les réserves et traiter la cause

Corriger l’anémie, reconstituer les réserves et traiter la cause

Explication

La prise en charge doit corriger l’anémie, recharger les réserves en fer et rechercher puis traiter la cause de la carence. Augmenter l’hémoglobine sans s’occuper des réserves ni de l’origine du déficit ne constitue pas une stratégie complète.

18. Quel schéma correspond au traitement oral habituel par fer élément chez un adulte présentant une carence martiale ?

200 à 250 mg par jour pendant 4 mois, à distance des repas
300 à 350 mg par jour pendant 6 semaines, après les repas
50 à 75 mg par jour pendant 8 mois, entre les repas
100 à 150 mg par jour pendant 2 mois, au cours des repas

200 à 250 mg par jour pendant 4 mois, à distance des repas

Explication

Le fer oral est privilégié à distance des repas, à raison de 200 à 250 mg de fer élément par jour durant quatre mois. Une durée réduite à deux mois ne permet pas de couvrir la correction de l’anémie et la restauration des réserves.

19. Dans quelle situation le fer parentéral est-il particulièrement indiqué ?

Une carence récemment découverte sans difficulté d’absorption
Une ferritine basse corrigée après quelques semaines de fer oral
Une anémie modérée répondant correctement au traitement oral
Une malabsorption sévère ou une correction rapide avant une chirurgie

Une malabsorption sévère ou une correction rapide avant une chirurgie

Explication

Le fer parentéral est réservé aux situations particulières, notamment la malabsorption sévère, l’intolérance au fer oral ou la nécessité d’une correction rapide avant une intervention. Une bonne réponse à la voie orale ne justifie pas de la remplacer par la voie parentérale.

20. Chez cette étudiante présentant une hémoglobine à 6,2 g, un VGM à 68 fl et une ferritinémie à 3 ng avec des règles abondantes, quel diagnostic est le plus probable ?

Une thalassémie mineure responsable d’une microcytose constitutionnelle
Une anémie ferriprive liée à des pertes génitales importantes
Une anémie inflammatoire associée à une infection chronique
Une anémie hémolytique provoquée par une destruction accrue

Une anémie ferriprive liée à des pertes génitales importantes

Explication

L’anémie microcytaire associée à une ferritinémie très basse et à des règles abondantes correspond à une anémie ferriprive spoliative. Une anémie inflammatoire présente habituellement un profil martial différent, avec des réserves en fer moins franchement abaissées.

21. Quelle prise en charge convient à cette étudiante présentant une anémie ferriprive liée à des pertes génitales ?

Une simple surveillance biologique jusqu’à la normalisation spontanée
Du fer oral pendant 4 mois et la recherche de la cause des pertes
Une transfusion immédiate suivie d’un traitement oral de quelques jours
Du fer parentéral pendant 2 semaines sans exploration gynécologique

Du fer oral pendant 4 mois et la recherche de la cause des pertes

Explication

Le traitement repose sur 200 à 250 mg de fer par jour pendant quatre mois, associé à la recherche de la cause des pertes génitales, sans transfusion dans ce cas. La transfusion n’est pas le traitement habituel de cette situation et ne corrige pas la cause de la carence.

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Qu'est-ce que l'anémie ferriprive ?

Une baisse de l'hémoglobine due à une diminution du fer circulant.

Quelle est la cause de la baisse d'hémoglobine dans l'anémie ferriprive ?

La diminution de la synthèse de l'hème dans les érythroblastes médullaires.

Quelle est l'affection la plus répandue au monde selon l'OMS ?

L'anémie ferriprive.

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