QCM : Système tégumentaire et plaies — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel critère fait partie de la définition d’une plaie ?

Une inflammation cutanée apparaissant spontanément sans rupture des téguments.
Une interruption des téguments provoquée par une cause externe, comme un traumatisme ou une chirurgie.
Une modification pigmentaire liée à une variation physiologique de la peau.
Une sécheresse diffuse résultant d’un changement habituel de l’environnement.

Une interruption des téguments provoquée par une cause externe, comme un traumatisme ou une chirurgie.

Explication

Une plaie correspond à une effraction ou une solution de continuité des téguments, plus ou moins profonde, d’origine externe. Une inflammation ou une modification cutanée sans rupture ne répond pas à cette définition.

2. Quelle propriété distingue principalement l’épiderme du derme concernant sa vascularisation ?

L’épiderme contient de nombreux vaisseaux, tandis que le derme en est dépourvu.
Les deux couches sont dépourvues de vaisseaux, mais possèdent des nerfs.
L’épiderme est dépourvu de vaisseaux, tandis que le derme en contient.
Les deux couches contiennent des vaisseaux organisés dans des réseaux identiques.

L’épiderme est dépourvu de vaisseaux, tandis que le derme en contient.

Explication

L’épiderme est un épithélium non vascularisé, alors que le derme, tissu conjonctif, contient des vaisseaux. Cette différence constitue une distinction anatomique essentielle entre ces deux couches.

3. Lequel de ces éléments appartient aux facteurs extrinsèques pouvant ralentir la cicatrisation ?

La neuropathie associée au diabète
La dénutrition liée aux apports alimentaires insuffisants
Le vieillissement physiologique du patient
La diminution de la microcirculation liée à l’âge

La dénutrition liée aux apports alimentaires insuffisants

Explication

La dénutrition est un facteur extrinsèque, car elle dépend notamment des apports et de l’état nutritionnel influencés par l’environnement ou la prise en charge. Le vieillissement, la neuropathie diabétique et les troubles de la microcirculation relèvent plutôt de facteurs intrinsèques au patient.

4. Quelle relation entre l’origine et la localisation des annexes cutanées est exacte ?

Elles dérivent du derme et se trouvent dans l’épiderme ou les muscles.
Elles dérivent des nerfs et se trouvent dans la couche cornée.
Elles dérivent de l’hypoderme et se trouvent dans les vaisseaux cutanés.
Elles dérivent de l’épiderme et se trouvent dans le derme ou l’hypoderme.

Elles dérivent de l’épiderme et se trouvent dans le derme ou l’hypoderme.

Explication

Les annexes cutanées ont une origine épidermique, mais leur implantation se situe dans le derme ou l’hypoderme. Leur localisation profonde ne modifie donc pas leur origine embryologique ou tissulaire.

5. Une lésion cutanée provoquée par une pression prolongée entre le sacrum et une surface dure correspond à quelle situation ?

Une stomie digestive créée par abouchement intestinal
Une plaie aiguë directement issue d’une coupure
Une escarre liée à une ischémie tissulaire
Une plaie chronique définie par une infection locale

Une escarre liée à une ischémie tissulaire

Explication

Une escarre est une lésion ischémique provoquée par une pression prolongée entre deux plans durs. Une coupure décrit un traumatisme, une stomie un abouchement chirurgical et l’infection ne constitue pas la définition de l’escarre.

6. Quel examen clinique complète l’analyse du contexte, des antécédents, des risques et de la glycémie lors de l’évaluation infirmière d’une plaie ?

La recherche d’une allergie alimentaire isolée
L’évaluation des pouls distaux
La mesure de la température de la pièce
L’observation de la couleur des cheveux

L’évaluation des pouls distaux

Explication

L’évaluation infirmière comprend notamment la vérification du bilan glycémique et l’évaluation des pouls distaux, en plus de l’analyse globale et de la recherche des facteurs de risque. La température ambiante, une allergie alimentaire isolée ou la couleur des cheveux ne constituent pas les éléments attendus de cette évaluation.

7. Pourquoi une plaie est-elle considérée comme colonisée dès sa prise en charge ?

Parce que toute plaie contient immédiatement un caillot infecté.
Parce que la cicatrisation transforme rapidement la plaie en abcès.
Parce que la peau humaine n’est pas un milieu stérile.
Parce que les cellules inflammatoires apportent systématiquement des bactéries.

Parce que la peau humaine n’est pas un milieu stérile.

Explication

La peau héberge naturellement des microorganismes et n’est pas stérile ; une plaie est donc considérée comme colonisée. La colonisation ne signifie pas automatiquement la présence d’un abcès ou d’une infection constituée.

8. Quel geste définit une stomie, qu’elle soit digestive ou urologique ?

La fermeture naturelle d’une plaie par un tissu cicatriciel
L’abouchement chirurgical d’un organe creux à la peau
La compression prolongée d’un tissu entre deux surfaces dures
La dérivation temporaire d’un vaisseau vers un autre organe

L’abouchement chirurgical d’un organe creux à la peau

Explication

Une stomie correspond à l’abouchement chirurgical d’un organe creux à la peau et peut concerner l’appareil digestif ou urinaire. La compression tissulaire décrit une escarre, tandis que la fermeture d’une plaie et la dérivation vasculaire ne définissent pas une stomie.

9. Quel délai d’évolution oriente vers une plaie chronique plutôt que vers une plaie aiguë ?

Une fermeture obtenue dans le délai habituel de réparation
Une apparition immédiate après un traumatisme récent
Un temps de cicatrisation prolongé sur quatre à six semaines
Une lésion cutanée limitée à quelques heures d’évolution

Un temps de cicatrisation prolongé sur quatre à six semaines

Explication

Une plaie chronique se caractérise par un temps de cicatrisation allongé, généralement de quatre à six semaines. Une apparition après un traumatisme récent décrit plutôt l’origine d’une plaie aiguë, sans préciser une évolution prolongée.

10. Dans quelles conditions la migration cellulaire favorise-t-elle davantage la cicatrisation ?

Dans un milieu très sec, qui accélère la formation d’une croûte rigide.
Dans un milieu fortement irritant, qui stimule mécaniquement les tissus.
Dans un milieu humide, qui facilite le déplacement des cellules.
Dans un milieu dépourvu de cellules, qui réduit les réactions locales.

Dans un milieu humide, qui facilite le déplacement des cellules.

Explication

Un milieu humide facilite la migration cellulaire et accélère ainsi la cicatrisation. La sécheresse et l’irritation ne constituent pas le mécanisme favorable décrit pour la réparation cutanée.

11. Quelle succession correspond à l’ordre des phases de la cicatrisation ?

Détersion, maturation, hémostase-inflammation, épidermisation, bourgeonnement.
Hémostase-inflammation, détersion, bourgeonnement, épidermisation, maturation.
Bourgeonnement, épidermisation, détersion, maturation, hémostase-inflammation.
Épidermisation, hémostase-inflammation, maturation, détersion, bourgeonnement.

Hémostase-inflammation, détersion, bourgeonnement, épidermisation, maturation.

Explication

La cicatrisation suit cinq phases successives : hémostase et inflammation, détersion, bourgeonnement, épidermisation, puis maturation. Les autres séquences mélangent l’ordre des étapes et ne respectent pas cette progression.

12. Quel ensemble correspond aux principales annexes cutanées ?

Les muscles, les tendons, les cartilages et les follicules lymphatiques.
Les glandes sudoripares, les glandes sébacées, les poils et les ongles.
Les kératinocytes, les mélanocytes, les plaquettes et les leucocytes.
Les vaisseaux sanguins, les nerfs, les adipocytes et les fibres élastiques.

Les glandes sudoripares, les glandes sébacées, les poils et les ongles.

Explication

Les annexes cutanées regroupent les glandes sudoripares, les glandes sébacées, les poils et les ongles. Les vaisseaux, les nerfs et les adipocytes appartiennent à des composants tissulaires, mais ne constituent pas cet ensemble d’annexes.

13. Chez un patient diabétique présentant une cicatrisation lente, quelles conséquences de la maladie peuvent contribuer à ce retard ?

Une diminution de l’inflammation et une fermeture accélérée
Une production accrue de collagène et une peau mieux oxygénée
Une atteinte de la microcirculation et une neuropathie
Une augmentation de la perfusion et une meilleure sensibilité

Une atteinte de la microcirculation et une neuropathie

Explication

Le diabète peut ralentir la cicatrisation par une atteinte de la microcirculation et par une neuropathie. Une meilleure perfusion, une fermeture accélérée ou une production accrue de collagène ne caractérisent pas ces mécanismes défavorables.

14. Face à une plaie dont l’origine est inconnue, quelle démarche doit guider en premier la prise en charge ?

Évaluer la cicatrice après la fermeture cutanée
Rechercher et traiter la cause de la plaie
Choisir un pansement avant d’identifier son origine
Commencer par protéger la plaie sans examiner le contexte

Rechercher et traiter la cause de la plaie

Explication

La prise en charge d’une plaie commence par le traitement de son étiologie, c’est-à-dire de sa cause. Choisir un pansement ou examiner la cicatrice avant d’identifier l’origine risque de laisser persister le facteur responsable.

15. Quelle combinaison associe correctement des fonctions de l’épiderme ?

Assurer la cohésion, séparer les milieux et protéger contre les ultraviolets.
Former les vaisseaux, commander les muscles et produire les cellules sanguines.
Remodeler les cicatrices, réguler les hormones et absorber les nutriments.
Produire le collagène, nourrir les nerfs et stocker les réserves lipidiques.

Assurer la cohésion, séparer les milieux et protéger contre les ultraviolets.

Explication

L’épiderme maintient la cohésion de la surface cutanée, sépare le milieu intérieur du milieu extérieur et participe à la protection contre les ultraviolets. La production de collagène et la présence de vaisseaux caractérisent davantage le derme.

16. Quel effluent expose particulièrement la peau péristomiale à une irritation en raison de son caractère liquide et agressif ?

L’effluent d’une iléostomie, souvent abondant et liquide
L’effluent d’une colostomie, principalement composé de mucus
L’effluent d’une colostomie, généralement pâteux à moulé
L’effluent d’une iléostomie, habituellement sec et peu abondant

L’effluent d’une iléostomie, souvent abondant et liquide

Explication

L’iléostomie produit des selles liquides, agressives pour la peau et parfois abondantes, avec un volume pouvant atteindre quatre litres. La colostomie produit plutôt des selles pâteuses à moulées, tandis qu’un effluent sec ne correspond pas à l’iléostomie.

17. Quel énoncé décrit le mieux le rôle général de la peau ?

Elle stocke les sécrétions digestives et facilite leur évacuation.
Elle relie les muscles aux os et stabilise les articulations.
Elle enveloppe le corps et le protège des agressions extérieures.
Elle produit les cellules sanguines et régule leur circulation.

Elle enveloppe le corps et le protège des agressions extérieures.

Explication

La peau forme une enveloppe protectrice autour de l’ensemble du corps et constitue une barrière face aux agressions extérieures. Les autres propositions attribuent à la peau des fonctions relevant d’autres organes ou tissus.

18. Comment l’épiderme évolue-t-il au cours de son renouvellement normal ?

Il reste dans une couche stable pendant toute la vie.
Il traverse deux couches en quelques heures.
Il traverse six couches en plusieurs années.
Il traverse quatre couches en trois à quatre semaines.

Il traverse quatre couches en trois à quatre semaines.

Explication

La différenciation épidermique suit quatre couches, basale, spineuse, granuleuse et cornée, sur un cycle d’environ trois à quatre semaines. Une évolution limitée à deux couches ne correspond pas à l’organisation décrite.

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Qu'est-ce que la peau ?

La peau est l’organe qui protège le corps des agressions extérieures.

Couches de la peau principales

Épiderme, derme, hypoderme

De quoi est composé l'épiderme ?

L'épiderme est composé de 80 % de kératinocytes et 20 % de mélanocytes, cellules de Langerhans et de Merkel.

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Consultez la fiche de révision complète sur Système tégumentaire et plaies.

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