QCM : Systèmes de soins et régulation — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles activités sont regroupées par le système de santé ?

Les activités hospitalières financées par les assurances complémentaires
Les activités administratives destinées à organiser les professions de santé
Les activités curatives, préventives et palliatives visant la santé
Les activités médicales réservées aux patients atteints de maladies aiguës

Les activités curatives, préventives et palliatives visant la santé

Explication

Le système de santé rassemble les activités qui promeuvent ou entretiennent la santé, notamment les soins curatifs, préventifs et palliatifs. Les autres réponses réduisent ce système à un type d’établissement, de financement ou de prise en charge.

2. Quel objectif traduit directement la recherche d’équité dans un système de santé ?

Augmenter les prestations selon le niveau de salaire antérieur
Réserver les soins spécialisés aux patients les plus demandeurs
Financer les établissements selon leur volume d’activité uniquement
Garantir un accès équitable à des soins de qualité et sûrs

Garantir un accès équitable à des soins de qualité et sûrs

Explication

L’équité d’accès fait partie des objectifs du système de santé, avec la qualité, la sécurité, l’efficience et la soutenabilité. La réponse fondée sur le salaire relève plutôt d’une logique de prestations bismarckiennes.

3. Dans le système de soins, quel acteur exprime la demande de soins ?

Les producteurs qui organisent l’offre de soins
Les ménages qui déterminent les tarifs des professionnels
L’État qui assure la régulation du financement
La population et les patients demandeurs de soins

La population et les patients demandeurs de soins

Explication

La population et les patients expriment la demande, tandis que les producteurs proposent et organisent l’offre de soins. L’État intervient surtout dans la régulation, et les ménages ne fixent pas les tarifs professionnels.

4. Quelle caractéristique définit le modèle bismarckien instauré en Allemagne à partir de 1883 ?

Une aide publique fondée sur les besoins et versée par les collectivités locales
Une couverture universelle financée par l’impôt et gérée par une assurance nationale
Une protection obligatoire liée au travail et financée par des cotisations sociales
Une assurance facultative financée par les primes individuelles des patients

Une protection obligatoire liée au travail et financée par des cotisations sociales

Explication

Le modèle bismarckien, instauré par Otto von Bismarck en 1883, associe protection obligatoire liée au travail et cotisations des salariés et des employeurs. Le financement par l’impôt et la couverture universelle caractérisent plutôt le modèle beveridgien.

5. Dans le modèle bismarckien, sur quelle base les cotisations sociales sont-elles calculées ?

Sur les salaires, indépendamment du niveau individuel de risque
Sur le niveau de risque médical propre à chaque assuré
Sur une contribution identique versée par chaque assuré
Sur les besoins de santé évalués par l’administration publique

Sur les salaires, indépendamment du niveau individuel de risque

Explication

Les cotisations bismarckiennes sont proportionnelles aux salaires et non aux risques individuels, ce qui permet une socialisation du risque. Un calcul selon le risque individuel correspondrait davantage à une logique assurantielle privée.

6. Quel énoncé décrit le modèle beveridgien ?

Un modèle privé reposant sur des primes ajustées au risque individuel
Un modèle local financé par des contributions variables selon les prestations
Un modèle professionnel financé par des cotisations liées à l’emploi salarié
Un modèle assistanciel fondé sur la solidarité nationale et financé par l’impôt

Un modèle assistanciel fondé sur la solidarité nationale et financé par l’impôt

Explication

Le modèle beveridgien repose sur la solidarité nationale, une gestion étatique et une assurance nationale unique financée par l’impôt. Le financement par cotisations liées à l’emploi renvoie au modèle bismarckien.

7. Une réforme instaure une gestion étatique, une couverture de toute la population et des prestations uniformes fondées sur les besoins. De quel modèle reprend-elle les trois principes ?

Du modèle libéral privé
Du modèle assurantiel individuel
Du modèle beveridgien
Du modèle bismarckien

Du modèle beveridgien

Explication

L’unité de gestion étatique, l’universalité de la couverture et l’uniformité des prestations fondées sur les besoins sont les trois principes du modèle beveridgien. Le modèle bismarckien s’organise plutôt autour de l’emploi et des cotisations sociales.

8. Comment est organisé un système de soins intégré ?

Les acteurs négocient des contrats séparés pour organiser les soins et leur financement
Les pouvoirs publics gèrent nationalement l’offre, son organisation et son financement
Les patients financent directement les prestations choisies auprès de professionnels indépendants
Les assureurs privés déterminent les établissements accessibles selon les primes versées

Les pouvoirs publics gèrent nationalement l’offre, son organisation et son financement

Explication

Dans un système intégré, les pouvoirs publics organisent à l’échelle nationale l’offre de soins ainsi que son financement. Les arrangements contractuels entre acteurs correspondent au système contractuel.

9. Pourquoi le système intégré peut-il limiter la liberté de choix de l’usager ?

Parce que les prestations sont calculées selon les salaires des assurés
Parce que les patients doivent souscrire une assurance privée auprès d’un employeur
Parce que l’offre est planifiée selon les besoins plutôt que régulée par la demande
Parce que les producteurs fixent librement les services accessibles à chaque ménage

Parce que l’offre est planifiée selon les besoins plutôt que régulée par la demande

Explication

Le système intégré donne un rôle central à l’État et planifie l’offre en fonction des besoins, ce qui peut restreindre la liberté de choix. Une organisation laissant davantage jouer la demande correspond plutôt au système libéral.

10. Quelle caractéristique distingue le système contractuel du système intégré ?

Il impose une planification publique des soins selon les besoins de la population
Il confie aux pouvoirs publics la gestion nationale de l’offre et du financement
Il repose sur des arrangements entre acteurs et comprend des sous-modèles libéral et social
Il organise les prestations selon une assurance nationale unique financée par l’impôt

Il repose sur des arrangements entre acteurs et comprend des sous-modèles libéral et social

Explication

Le système contractuel formalise les engagements au moyen d’arrangements entre acteurs et comprend un sous-modèle libéral privé ainsi qu’un sous-modèle social historiquement bismarckien. La gestion nationale directe et la planification publique caractérisent plutôt le système intégré.

11. Quels acteurs formulent principalement la demande de soins dans le système français ?

Les producteurs de soins
Les complémentaires santé
La population et les patients
L’État et ses administrations

La population et les patients

Explication

La population et les patients expriment les besoins et formulent la demande de soins. Les producteurs de soins ont pour fonction de répondre à cette demande en assurant l’offre de soins.

12. Quelle évolution caractérise le système de soins français depuis son organisation bismarckienne sociale ?

Il est devenu un système centralisé financé par les établissements hospitaliers
Il est devenu un système libéral reposant sur la concurrence des patients
Il est devenu un système mixte décentralisé davantage régulé par l’État
Il est devenu un système entièrement privé organisé par les assureurs

Il est devenu un système mixte décentralisé davantage régulé par l’État

Explication

Le système français a évolué vers un modèle mixte et décentralisé, avec une régulation étatique renforcée notamment pour maîtriser les dépenses. Cette évolution ne correspond donc ni à une privatisation complète ni à un modèle entièrement centralisé.

13. Laquelle de ces missions relève de l’État dans le système de santé français ?

Produire directement la majorité des soins dispensés aux patients
Assurer les consultations médicales dans les établissements
Définir la politique de santé et planifier l’organisation sanitaire
Formuler la demande de soins à la place de la population

Définir la politique de santé et planifier l’organisation sanitaire

Explication

L’État définit la politique de santé, exerce une tutelle et un contrôle, planifie l’organisation sanitaire et sociale, et produit les normes. La production directe des soins relève des professionnels et des établissements de santé.

14. Quelle est la fonction principale des Agences régionales de santé ?

Évaluer les actes médicaux et certifier les établissements de santé
Piloter régionalement la politique de santé et réguler l’offre de soins
Définir les orientations nationales de santé et voter les lois sanitaires
Observer les épidémies et répondre aux crises sanitaires nationales

Piloter régionalement la politique de santé et réguler l’offre de soins

Explication

Les ARS mettent en œuvre le pilotage régional, la veille et la sécurité sanitaires, la prévention ainsi que la régulation des offres ambulatoire, médico-sociale et hospitalière. Les orientations nationales relèvent du ministère, tandis que l’évaluation et la certification relèvent notamment de la HAS.

15. Quelle mission appartient à la Haute Autorité de santé ?

Surveiller l’état de santé des populations et lancer les alertes sanitaires
Définir les orientations nationales de la politique de santé
Organiser régionalement la prévention et l’offre médico-sociale
Évaluer l’utilité médicale des produits et certifier les établissements

Évaluer l’utilité médicale des produits et certifier les établissements

Explication

La HAS évalue l’utilité médicale des actes, prestations et produits, certifie les établissements et promeut les bonnes pratiques. La surveillance épidémiologique et la réponse aux crises relèvent de Santé publique France.

16. Quelle association décrit correctement les trois niveaux de soins ?

Primaires : prévention ; secondaires : pharmacie ; tertiaires : soins médico-sociaux
Primaires : médecine générale ; secondaires : médecine spécialisée ; tertiaires : haute technologie
Primaires : médecine spécialisée ; secondaires : haute technologie ; tertiaires : médecine générale
Primaires : haute technologie ; secondaires : médecine générale ; tertiaires : médecine spécialisée

Primaires : médecine générale ; secondaires : médecine spécialisée ; tertiaires : haute technologie

Explication

Les soins primaires correspondent à la médecine générale et communautaire, les soins secondaires à la médecine spécialisée et les soins tertiaires à la médecine de haute technologie, notamment dans les CHU. La confusion fréquente consiste à attribuer la haute technologie aux soins primaires.

17. Quelles professions appartiennent aux professions médicales et disposent notamment du droit de libre prescription ?

Les aides-soignants, les ambulanciers et les auxiliaires de puériculture
Les pharmaciens, les préparateurs et les biologistes médicaux
Les médecins, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes
Les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes et les orthophonistes

Les médecins, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes

Explication

Les professions médicales regroupent les médecins, les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes, soumis à une déontologie et titulaires notamment du droit de libre prescription. Les autres groupes cités relèvent de professions de la pharmacie ou d’auxiliaires médicaux.

18. Quelle est la fonction principale d’un indicateur de santé dans un système de santé ?

Comparer les établissements sans mesurer de phénomène quantifiable
Décrire, surveiller, évaluer et réguler les systèmes de santé
Financer, prescrire, hospitaliser et rembourser les patients
Remplacer les professionnels dans les décisions thérapeutiques

Décrire, surveiller, évaluer et réguler les systèmes de santé

Explication

Un indicateur de santé mesure un phénomène quantifiable afin de décrire, surveiller, évaluer et réguler les systèmes de santé. Les indicateurs ne remplacent pas les décisions des professionnels et ne servent pas uniquement à classer les établissements.

19. En 2019, quelle part du produit intérieur brut la France a-t-elle consacrée aux dépenses de santé ?

Environ 14 %, soit près de quatre points au-dessus de la moyenne de l’OCDE
Environ 11 %, soit plus de deux points au-dessus de la moyenne de l’OCDE
Environ 6 %, soit plus de trois points au-dessous de la moyenne de l’OCDE
Environ 8 %, soit près de deux points au-dessous de la moyenne de l’OCDE

Environ 11 %, soit plus de deux points au-dessus de la moyenne de l’OCDE

Explication

En 2019, les dépenses de santé représentaient 11 % du PIB français, avec un écart supérieur à deux points par rapport à la moyenne de l’OCDE. Une valeur proche de 8 % inverserait le niveau relatif de la France par rapport à cette moyenne.

20. Pourquoi l’ONDAM ne peut-il pas être considéré comme un plafond absolument infranchissable des dépenses d’Assurance maladie ?

Parce qu’il mesure la consommation médicale réalisée sur le territoire national
Parce qu’il fixe un objectif annuel de dépenses susceptible d’être dépassé
Parce qu’il recense les causes médicales de décès dans la population
Parce qu’il détermine les prix des médicaments avant leur commercialisation

Parce qu’il fixe un objectif annuel de dépenses susceptible d’être dépassé

Explication

L’ONDAM fixe pour l’année à venir des objectifs de dépenses concernant notamment les soins de ville, l’hôpital et le secteur médico-social, mais ces objectifs peuvent être dépassés. La mesure de la consommation médicale relève de la CSBM, tandis que les prix et les causes de décès correspondent à d’autres dispositifs.

21. Quelle combinaison décrit correctement la régulation des dépenses de médicaments ?

Rembourser chaque médicament, interdire les substitutions et laisser les prix inchangés
Négocier les prix, réviser certains tarifs, favoriser les génériques et contrôler les prescriptions
Fixer les salaires hospitaliers, supprimer les franchises et augmenter les prescriptions de princeps
Évaluer les décès, financer les hôpitaux et réserver les médicaments aux soins dentaires

Négocier les prix, réviser certains tarifs, favoriser les génériques et contrôler les prescriptions

Explication

La régulation combine plusieurs leviers, notamment la négociation et la révision des prix, la substitution par les génériques, les franchises et le contrôle de la pertinence des prescriptions. Le générique vise notamment à réduire le prix, tandis que le princeps est le médicament de référence initial.

22. Quelle situation illustre le mieux le renoncement financier aux soins observé en France en 2014 ?

Une personne renonce à une intervention intégralement prise en charge par l’Assurance maladie
Une personne renonce à des soins dentaires parce qu’ils restent insuffisamment remboursés
Une personne choisit un hôpital éloigné alors que les frais de transport sont entièrement couverts
Une personne reporte une vaccination gratuite parce qu’elle préfère consulter un spécialiste

Une personne renonce à des soins dentaires parce qu’ils restent insuffisamment remboursés

Explication

En 2014, 16,5 % des Français ont renoncé à des soins pour des raisons financières, notamment dans les domaines dentaire, optique et pour certaines visites médicales. Le renoncement concerne davantage les soins peu remboursés que ceux intégralement pris en charge.

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Qu'est-ce que le système de santé regroupe ?

Toutes les activités visant à promouvoir ou entretenir la santé.

Quels sont les objectifs du système de santé ?

Améliorer la santé, garantir l'accès, assurer l'équité, efficience et soutenabilité.

Quels acteurs composent le système de soins ?

Population, producteurs de soins, régulation-financement.

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