QCM : Thrombose veineuse profonde — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’exprime la définition de la thrombose veineuse profonde (TVP) ?

L’obstruction d’une veine superficielle par un thrombus migrateur
L’inflammation d’une veine sans formation de thrombus
La formation d’un thrombus uniquement à partir d’un caillot déjà existant
L’obstruction d’une veine profonde par un thrombus formé sur place

L’obstruction d’une veine profonde par un thrombus formé sur place

Explication

La TVP correspond à une veine profonde obstruée par un thrombus constitué in situ. Les autres propositions décrivent une veine superficielle, une cause différente ou une inflammation sans thrombus.

2. Selon la triade de Virchow, laquelle des propositions correspond à une condition de constitution de la thrombose ?

Stase veineuse, lésion de la paroi veineuse et anomalie de l’hémostase
Fièvre, tachycardie et dissociation pouls-température
Douleur du mollet, rougeur, chaleur locale et œdème
Perte du ballottement du mollet et dilatation symétrique des veines

Stase veineuse, lésion de la paroi veineuse et anomalie de l’hémostase

Explication

La triade de Virchow associe stase veineuse, lésion de la paroi et anomalie de l’hémostase, c’est donc bien un mécanisme de constitution. Les autres choix listent des signes cliniques.

3. Quels sont des signes locaux typiques d’une TVP surale ?

Douleur spontanée du mollet sans aucun signe local et sans œdème
Douleur du mollet, rougeur, chaleur locale, œdème et perte du ballottement
Rougeur et chaleur sans douleur ni œdème
Œdème uniquement, avec un ballottement du mollet conservé

Douleur du mollet, rougeur, chaleur locale, œdème et perte du ballottement

Explication

La TVP surale peut donner douleur du mollet, rougeur, chaleur locale, œdème et perte du ballottement. Les distracteurs omettent des signes locaux essentiels ou présentent des associations contraires à ce qui est attendu.

4. Dans quel contexte la douleur à la dorsiflexion du pied correspond-elle au signe d’Homans ?

Quand elle est due à la palpation du trajet veineux
Quand elle survient spontanément au repos
Quand elle apparaît uniquement à la marche
Quand elle est provoquée par la dorsiflexion du pied

Quand elle est provoquée par la dorsiflexion du pied

Explication

Le signe d’Homans correspond à une douleur provoquée par la dorsiflexion du pied. Une douleur spontanée ou déclenchée autrement n’est pas la définition de ce signe.

5. Que sont les D-dimères dans le cadre de la TVP ?

Des produits de dégradation de la fibrine, avec un seuil de détection autour de 500 ng/ml
Des marqueurs exclusivement de l’inflammation vasculaire
Des produits de dégradation des plaquettes sanguines
Des constituants du thrombus intact

Des produits de dégradation de la fibrine, avec un seuil de détection autour de 500 ng/ml

Explication

Les D-dimères sont des produits de dégradation de la fibrine, détectables à un seuil d’environ 500 ng/ml. Ils ne correspondent pas à des constituants du thrombus intact, ni à des marqueurs d’inflammation ou de plaquettes.

6. Quel examen fait partie des examens complémentaires en cas de suspicion de TVP ?

La mesure du temps de saignement
L’écho-Doppler veineux des membres inférieurs
La biopsie d’une veine superficielle
La radiographie pulmonaire de routine

L’écho-Doppler veineux des membres inférieurs

Explication

L’écho-Doppler veineux des membres inférieurs fait partie des examens complémentaires de la TVP. Les autres propositions ne sont pas des examens complémentaires de référence pour cette recherche.

7. Dans quel cas survient une embolie pulmonaire au cours d’une TVP ?

Lorsqu’une thrombose s’installe progressivement sans migration du thrombus
Lorsqu’une complication concerne uniquement l’inflammation locale de la jambe
Lorsqu’un traitement anticoagulant déclenche une complication immédiate pulmonaire
Lorsqu’un thrombus migre de la veine cave vers l’artère pulmonaire

Lorsqu’un thrombus migre de la veine cave vers l’artère pulmonaire

Explication

Une embolie pulmonaire survient lorsqu'un thrombus migre, d’abord dans la veine cave puis vers l’artère pulmonaire. La maladie post-phlébitique correspond plutôt à des séquelles chroniques secondaires.

8. Qu’est-ce que la maladie post-phlébitique décrit comme complication secondaire ?

Une inflammation aiguë et réversible de la jambe sans atteinte veineuse
Des œdèmes chroniques avec dilatations veineuses, varices et ulcères de jambe
Une embolie pulmonaire immédiate par migration du thrombus
Une récidive précoce de thrombose veineuse profonde sans séquelles

Des œdèmes chroniques avec dilatations veineuses, varices et ulcères de jambe

Explication

La maladie post-phlébitique est une complication secondaire caractérisée par des œdèmes chroniques, des dilatations veineuses, des varices et des ulcères de jambe. Une embolie pulmonaire immédiate correspond à une autre complication.

9. À quelle posologie l’héparine non fractionnée (HNF) est-elle administrée dans ce schéma ?

0,3 UI/kg/h par intraveineuse intermittente en plusieurs bolus
500 UI/kg/j en sous-cutané en deux injections quotidiennes ou en intraveineuse continue
1 mg/kg/j en sous-cutané en une seule injection quotidienne
7,5 mg/24 h en injection sous-cutanée toutes les 24 heures

500 UI/kg/j en sous-cutané en deux injections quotidiennes ou en intraveineuse continue

Explication

Le schéma indique HNF à 500 UI/kg/j, par voie sous-cutanée en deux injections quotidiennes ou par voie intraveineuse continue. Les autres options correspondent à des posologies d’autres anticoagulants ou à d’autres unités.

10. Quelles sont les doses d’HBPM en deux injections sous-cutanées toutes les 12 heures pour la période de 24 heures ?

Daltéparine 85 UI/kg/12 h, nadroparine 100 UI/kg/12 h, énoxaparine 70 UI/kg/12 h
Daltéparine 7,5 mg/12 h, nadroparine 7,5 mg/12 h, énoxaparine 7,5 mg/12 h
Daltéparine 100 mg/kg/12 h, nadroparine 85 mg/kg/12 h, énoxaparine 100 mg/kg/12 h
Daltéparine 100 UI/kg/12 h, nadroparine 85 UI/kg/12 h, énoxaparine 100 UI/kg/12 h

Daltéparine 100 UI/kg/12 h, nadroparine 85 UI/kg/12 h, énoxaparine 100 UI/kg/12 h

Explication

Les doses d’HBPM rapportées sont daltéparine 100 UI/kg/12 h, nadroparine 85 UI/kg/12 h et énoxaparine 100 UI/kg/12 h en deux injections par 24 heures. Les distracteurs mélangent des unités ou des doses incorrectes.

11. Quel est le schéma posologique du fondaparinux (Arixtra®) en termes d’administration et de dose ?

Une injection sous-cutanée toutes les 24 heures à 7,5 mg/24 h
Une administration intraveineuse continue à 500 UI/kg/j
Une injection sous-cutanée toutes les 12 heures à 7,5 UI/kg
Deux injections quotidiennes sous-cutanées à 100 UI/kg/24 h

Une injection sous-cutanée toutes les 24 heures à 7,5 mg/24 h

Explication

Le fondaparinux (Arixtra®) est administré en une injection sous-cutanée toutes les 24 heures à 7,5 mg/24 h. Les autres propositions confondent la voie, la fréquence ou l’unité (UI versus mg).

12. Quand doit-on débuter le relais par antivitamine K et dans quel intervalle doit-on maintenir l’INR ?

Uniquement après obtention d’une thrombose récidivante, avec un INR entre 3 et 4
Après la fin du traitement par héparine, avec un INR maintenu entre 1 et 1,5
Dès le premier jour du traitement par héparine, avec un INR maintenu entre 2 et 3
Dès le début des symptômes, sans suivre l’INR

Dès le premier jour du traitement par héparine, avec un INR maintenu entre 2 et 3

Explication

Le relais par antivitamine K doit être débuté dès le premier jour d’héparine pour prévenir la récidive, avec un INR entre 2 et 3. Les distracteurs proposent un démarrage trop tardif ou des objectifs d’INR inadaptés.

13. Pourquoi ne faut-il pas faire marcher le patient avant l’instauration du traitement anticoagulant ?

Parce que la mobilisation avant anticoagulation réduit systématiquement le risque d’embolie pulmonaire
Parce qu’une mobilisation prématurée peut favoriser la migration du thrombus et augmenter le risque d’embolie pulmonaire
Parce que l’absence de marche empêche la formation du caillot et annule le besoin d’anticoagulants
Parce que la marche est interdite uniquement pour des raisons de confort, sans impact sur le risque

Parce qu’une mobilisation prématurée peut favoriser la migration du thrombus et augmenter le risque d’embolie pulmonaire

Explication

Avant l’anticoagulation, la marche est déconseillée car une mobilisation prématurée peut favoriser la migration du thrombus et augmenter le risque d’embolie pulmonaire. Les autres propositions inversent le sens de l’effet.

14. Avant l’anticoagulation, pourquoi ne faut-il pas masser la jambe douloureuse ?

Pour éviter uniquement la douleur, sans effet sur la thrombose
En raison du risque de mobilisation du caillot
Parce que le massage dissout le thrombus en quelques heures
Parce que le massage améliore la compression veineuse

En raison du risque de mobilisation du caillot

Explication

Le massage de la jambe douloureuse avant l’anticoagulation est déconseillé à cause du risque de mobilisation du caillot. Les distracteurs avancent des bénéfices non décrits.

15. Que recommande-t-on concernant la compression veineuse après le début d’une anticoagulation efficace ?

La mettre en place dès que possible pour une durée minimale de deux ans
La retirer dès disparition de la douleur, sans durée minimale
Attendre plusieurs jours avant de la mettre en place
Ne la faire qu’en cas de contre-indication à l’anticoagulation

La mettre en place dès que possible pour une durée minimale de deux ans

Explication

Après le début d’une anticoagulation efficace, la compression veineuse doit être mise en place dès que possible pour une durée minimale de deux ans. Les distracteurs proposent une mise en place tardive ou une durée trop courte.

16. Quel est le principe de mobilisation après le début d’une anticoagulation efficace ?

Maintenir l’alitement systématique quelle que soit l’évolution
Favoriser la mobilisation précoce sauf contre-indication médicale
Remplacer la mobilisation par un massage régulier de la jambe
Interdire toute marche jusqu’à la fin complète de l’anticoagulation

Favoriser la mobilisation précoce sauf contre-indication médicale

Explication

Après une anticoagulation efficace, la mobilisation précoce est favorisée sauf contre-indication médicale, car l’alitement systématique n’est pas recommandé. Les distracteurs imposent un alitement ou des gestes dangereux non prévus.

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Qu'est-ce que la thrombose veineuse profonde ?

L'obstruction d'une veine profonde par un thrombus constitué in situ.

Où siègent plus de 95 % des thromboses veineuses profondes ?

Aux membres inférieurs.

Quelle est la localisation majoritaire des thromboses veineuses profondes entre gauche et droite ?

Deux tiers sont localisées à gauche.

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