QCM : Traitement BPCO et pneumothorax — 69 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre la cage thoracique et la cavité thoracique ?

La cavité thoracique forme les limites osseuses de la cage thoracique
La cage thoracique constitue le contenu de la cavité thoracique
La cavité thoracique correspond uniquement au médiastin central
La cage thoracique constitue le contenant de la cavité thoracique

La cage thoracique constitue le contenant de la cavité thoracique

Explication

La cage thoracique est l’enveloppe osseuse qui contient la cavité thoracique, composée des cavités pleurales et du médiastin. Le médiastin n’est donc qu’une partie de cette cavité et non son équivalent complet.

2. Quelles structures délimitent respectivement la cage thoracique en avant, en arrière et latéralement ?

Le sternum et les cartilages costaux, les vertèbres thoraciques, puis les côtes
Les côtes, le sternum et les cartilages costaux, puis les vertèbres thoraciques
Le diaphragme, les vertèbres thoraciques, puis le médiastin
Les vertèbres thoraciques, les côtes, puis le sternum et les cartilages costaux

Le sternum et les cartilages costaux, les vertèbres thoraciques, puis les côtes

Explication

La limite antérieure est formée par le sternum et les cartilages costaux, la limite postérieure par les douze vertèbres thoraciques et les limites latérales par les côtes. Les autres propositions inversent certaines de ces positions ou introduisent une structure qui ne constitue pas une limite latérale.

3. Quelle association concernant les côtes est exacte ?

Les côtes XI et XII sont fausses, tandis que les côtes VII à X sont flottantes
Les côtes XI et XII sont flottantes, tandis que les côtes VII à X sont fausses
Les côtes VII et VIII sont flottantes, tandis que les côtes IX à XII sont fausses
Les côtes I et II sont flottantes, tandis que les côtes III à VI sont fausses

Les côtes XI et XII sont flottantes, tandis que les côtes VII à X sont fausses

Explication

Les côtes XI et XII sont dites flottantes, tandis que les côtes VII à X sont fausses parce que leurs cartilages sont fusionnés. Les autres associations déplacent la catégorie de côtes flottantes ou fausses vers des niveaux incorrects.

4. Lors d’un drainage thoracique, où faut-il introduire l’aiguille ou le drain par rapport à la côte ?

À distance de toute côte, afin d’éviter les muscles intercostaux
Au-dessous de la côte, pour atteindre directement le pédicule vasculo-nerveux
Au-dessus de la côte, pour éviter le pédicule vasculo-nerveux inférieur
Au centre de la côte, pour traverser son tissu spongieux

Au-dessus de la côte, pour éviter le pédicule vasculo-nerveux inférieur

Explication

Le pédicule vasculo-nerveux chemine dans le sillon situé au bord inférieur de la côte, ce qui justifie un passage au-dessus de celle-ci. Un passage sous la côte exposerait donc davantage ce pédicule à une lésion.

5. Comment l’hématose peut-elle être définie ?

La transformation du sang oxygéné en sang riche en dioxyde de carbone dans les tissus
La distribution du sang oxygéné depuis le cœur vers les tissus périphériques
La transformation du sang pauvre en dioxygène en sang réoxygéné dans les poumons
Le retour du sang désoxygéné des tissus vers l’atrium droit

La transformation du sang pauvre en dioxygène en sang réoxygéné dans les poumons

Explication

L’hématose correspond aux échanges pulmonaires qui transforment un sang pauvre en dioxygène et riche en dioxyde de carbone en sang réoxygéné. La distribution de l’oxygène aux tissus relève ensuite de la circulation systémique.

6. Quelle comparaison entre les deux poumons est correcte ?

Les deux poumons possèdent trois lobes et deux scissures séparant leurs territoires
Le poumon droit possède deux lobes et une scissure, tandis que le gauche possède trois lobes et deux scissures
Le poumon droit possède trois lobes et deux scissures, tandis que le gauche possède deux lobes et une scissure
Les deux poumons possèdent deux lobes et une scissure oblique de disposition identique

Le poumon droit possède trois lobes et deux scissures, tandis que le gauche possède deux lobes et une scissure

Explication

Le poumon droit est divisé en trois lobes par deux scissures, alors que le poumon gauche comporte deux lobes séparés par une scissure oblique. Les autres propositions attribuent au poumon gauche ou aux deux poumons la configuration du poumon droit.

7. Dans quel ordre l’air progresse-t-il après les bronches principales ?

Bronchioles terminales, bronches lobaires, bronches segmentaires, sacs alvéolaires, alvéoles
Bronches segmentaires, bronches lobaires, alvéoles, bronchioles terminales, sacs alvéolaires
Bronches lobaires, bronchioles terminales, bronches segmentaires, alvéoles, sacs alvéolaires
Bronches lobaires, bronches segmentaires, bronchioles terminales, alvéoles, sacs alvéolaires

Bronches lobaires, bronches segmentaires, bronchioles terminales, alvéoles, sacs alvéolaires

Explication

La conduction aérienne suit une ramification des bronches principales vers les bronches lobaires, puis segmentaires et les bronchioles terminales, avant d’atteindre les alvéoles et les sacs alvéolaires. Les autres séquences inversent des étapes de cette progression.

8. Quel contenu caractérise correctement un pneumothorax, un hémothorax et une pleurésie ?

De l’air, du sang et un autre liquide présents respectivement dans la cavité pleurale
Du sang, de l’air et du pus présents respectivement dans les alvéoles pulmonaires
Un autre liquide, du sang et de l’air présents respectivement dans le médiastin
De l’air, un autre liquide et du sang présents respectivement dans les bronches

De l’air, du sang et un autre liquide présents respectivement dans la cavité pleurale

Explication

Le pneumothorax est la présence d’air dans la cavité pleurale, l’hémothorax celle de sang et la pleurésie celle d’un autre liquide pleural. Ces situations concernent donc l’espace pleural, et non les alvéoles, le médiastin ou les bronches.

9. Quelle distinction entre les circulations pulmonaire et bronchique est exacte ?

La circulation pulmonaire nourrit le parenchyme, tandis que la circulation bronchique rejoint les alvéoles
La circulation bronchique assure l’hématose, tandis que la circulation pulmonaire nourrit le parenchyme
Les deux circulations assurent l’hématose par des trajets vasculaires équivalents
La circulation pulmonaire assure l’hématose, tandis que la circulation bronchique vascularise le parenchyme

La circulation pulmonaire assure l’hématose, tandis que la circulation bronchique vascularise le parenchyme

Explication

La circulation pulmonaire conduit le sang vers les alvéoles pour permettre l’hématose, tandis que la circulation bronchique apporte une vascularisation nutritive au parenchyme pulmonaire. Les autres réponses intervertissent les fonctions de ces deux réseaux ou les rendent équivalents.

10. Quel trajet décrit correctement le sang dans la circulation pulmonaire ?

Ventricule gauche, artères pulmonaires, alvéoles, veines pulmonaires, atrium droit
Ventricule droit, tronc pulmonaire, artères pulmonaires, alvéoles, veines pulmonaires, atrium gauche
Atrium gauche, tronc pulmonaire, artères pulmonaires, alvéoles, veines pulmonaires, ventricule droit
Ventricule droit, veines pulmonaires, alvéoles, artères pulmonaires, tronc pulmonaire, atrium gauche

Ventricule droit, tronc pulmonaire, artères pulmonaires, alvéoles, veines pulmonaires, atrium gauche

Explication

Le sang quitte le ventricule droit par le tronc pulmonaire, atteint les alvéoles via les artères pulmonaires, puis revient oxygéné à l’atrium gauche par les veines pulmonaires. Les autres trajets inversent le sens de circulation ou attribuent le départ au mauvais ventricule.

11. Quel emplacement est recommandé pour ponctionner un pneumothorax afin de l’évacuer ?

Le quatrième espace intercostal sur la ligne axillaire moyenne
Le troisième espace intercostal sur la ligne scapulaire
Le deuxième espace intercostal sur la ligne médio-claviculaire
Le cinquième espace intercostal sur la ligne para-sternale

Le deuxième espace intercostal sur la ligne médio-claviculaire

Explication

L’air d’un pneumothorax est évacué par une ponction située haut, au deuxième espace intercostal sur la ligne médio-claviculaire. Un liquide pleural ou un hémothorax est drainé plus bas et plus en arrière, car le liquide s’accumule dans les régions déclives.

12. Que désigne le murmure vésiculaire lors de l’auscultation pulmonaire ?

Un sifflement aigu produit par le rétrécissement des bronches pendant l’expiration
Une diminution sonore causée par l’accumulation de liquide dans la cavité pleurale
Le bruit respiratoire normal lié au passage de l’air dans l’arbre trachéobronchique
Un bruit de frottement provoqué par le contact des deux feuillets pleuraux

Le bruit respiratoire normal lié au passage de l’air dans l’arbre trachéobronchique

Explication

Le murmure vésiculaire est le bruit respiratoire physiologique produit par la circulation de l’air dans l’arbre trachéobronchique. Un sifflement évoque plutôt des râles sibilants, tandis que l’absence du murmure peut signaler une atteinte thoracique.

13. Quelle situation correspond à la définition d’une embolie pulmonaire ?

La rupture d’une alvéole entraînant une entrée d’air dans la plèvre
L’inflammation des feuillets pleuraux provoquant une douleur à l’inspiration
L’obstruction d’une artère pulmonaire par un thrombus veineux
L’accumulation de liquide sanguin dans la cavité pleurale

L’obstruction d’une artère pulmonaire par un thrombus veineux

Explication

Une embolie pulmonaire résulte de l’obstruction d’une artère pulmonaire par un thrombus veineux, souvent issu d’une thrombose profonde des membres inférieurs. La rupture alvéolaire et les atteintes pleurales décrivent d’autres pathologies thoraciques.

14. Quelle distinction décrit correctement la respiration et la ventilation ?

La respiration désigne l’inspiration, tandis que la ventilation désigne principalement l’expiration
La respiration concerne la circulation sanguine, tandis que la ventilation décrit la diffusion alvéolaire
La respiration correspond aux mouvements d’air, tandis que la ventilation inclut les échanges cellulaires
La respiration inclut les échanges gazeux, tandis que la ventilation correspond au renouvellement de l’air

La respiration inclut les échanges gazeux, tandis que la ventilation correspond au renouvellement de l’air

Explication

La respiration comprend les échanges de dioxygène et de dioxyde de carbone entre l’environnement et l’organisme. La ventilation ne concerne que le flux d’air brassé et renouvelé, sans englober les échanges gazeux eux-mêmes.

15. Dans quel ordre les étapes de la respiration se succèdent-elles ?

Circulation sanguine, diffusion cellulaire, ventilation pulmonaire, diffusion alvéolo-capillaire
Diffusion cellulaire, ventilation pulmonaire, circulation sanguine, diffusion alvéolo-capillaire
Ventilation pulmonaire, diffusion alvéolo-capillaire, circulation sanguine, diffusion cellulaire
Ventilation pulmonaire, circulation sanguine, diffusion cellulaire, diffusion alvéolo-capillaire

Ventilation pulmonaire, diffusion alvéolo-capillaire, circulation sanguine, diffusion cellulaire

Explication

La respiration suit une séquence allant de la ventilation pulmonaire à la diffusion alvéolo-capillaire, puis à la circulation sanguine et à la diffusion cellulaire. Les autres séquences déplacent ces étapes et ne respectent pas leur enchaînement physiologique.

16. Lors d’un effort physique, pourquoi la ventilation et le débit respiratoire augmentent-ils ?

Parce que l’activité métabolique diminue la consommation d’oxygène et ralentit l’élimination du dioxyde de carbone
Parce que l’augmentation du volume thoracique bloque les échanges gazeux avec le sang
Parce que l’activité métabolique accroît les besoins en dioxygène et la production de dioxyde de carbone
Parce que la contraction musculaire réduit la circulation sanguine vers les poumons

Parce que l’activité métabolique accroît les besoins en dioxygène et la production de dioxyde de carbone

Explication

Une activité métabolique accrue consomme davantage de dioxygène et produit davantage de dioxyde de carbone, ce qui stimule la ventilation et le débit. Cette adaptation contribue à maintenir les concentrations gazeuses dans des limites physiologiques.

17. Quelle conséquence produit la contraction du diaphragme pendant l’inspiration ?

Elle rigidifie la cage thoracique, maintient le volume et stabilise la pression
Elle élève le diaphragme, réduit le volume thoracique et augmente la pression
Elle abaisse le diaphragme, augmente le volume thoracique et diminue la pression
Elle comprime les poumons, réduit leur volume et facilite la sortie de l’air

Elle abaisse le diaphragme, augmente le volume thoracique et diminue la pression

Explication

Le diaphragme est le principal muscle inspiratoire : sa contraction l’abaisse, agrandit le volume thoracique et diminue la pression, permettant l’entrée de l’air. Son élévation et la compression pulmonaire correspondent davantage à l’expiration.

18. Un cycle respiratoire dure 4 secondes. Quelle est la fréquence ventilatoire correspondante ?

240 cycles par minute
60 cycles par minute
4 cycles par minute
15 cycles par minute

15 cycles par minute

Explication

La fréquence ventilatoire se calcule avec f=1T×60f = \frac{1}{T} \times 60 ; pour une période de 4 secondes, on obtient 15 cycles par minute. La valeur de 4 correspond à la période exprimée en secondes, et non à la fréquence minute.

19. Quelle valeur caractérise approximativement la ventilation d’un adulte au repos ?

Environ 8 cycles par minute, avec un débit de 15 à 20 L/min
Environ 5 cycles par minute, avec un débit de 25 à 30 L/min
Environ 15 cycles par minute, avec un débit de 7 à 8 L/min
Environ 30 cycles par minute, avec un débit de 2 à 3 L/min

Environ 15 cycles par minute, avec un débit de 7 à 8 L/min

Explication

Au repos, la fréquence ventilatoire est proche de 15 cycles par minute et le débit ventilatoire moyen se situe autour de 7 à 8 L/min. Une fréquence élevée associée à un débit faible ne correspond pas aux valeurs physiologiques indiquées.

20. Un patient respire avec un volume courant de 0,5 L et une fréquence de 12 cycles par minute. Quel est son débit ventilatoire ?

24 L/min
0,04 L/min
12,5 L/min
6 L/min

6 L/min

Explication

Le débit ventilatoire est le produit du volume courant par la fréquence : 0,5×12=60{,}5 \times 12 = 6 L/min. La division du volume par la fréquence ou l’inversion des deux valeurs ne donne pas un débit ventilatoire correct.

21. Quel volume la capacité vitale représente-t-elle ?

Le volume mobilisé lors d’une inspiration forcée suivie d’une expiration forcée
Le volume total contenu dans les poumons après une inspiration maximale
Le volume d’air inspiré ou expiré pendant un cycle respiratoire normal
Le volume restant dans les poumons après une expiration calme et non forcée

Le volume mobilisé lors d’une inspiration forcée suivie d’une expiration forcée

Explication

La capacité vitale est la somme du volume de réserve inspiratoire, du volume courant et du volume de réserve expiratoire. Elle correspond à l’air mobilisable entre une inspiration forcée et une expiration forcée, sans inclure le volume résiduel.

22. Que devient la pression inspirée en oxygène lorsqu’une personne monte en altitude ?

Elle varie peu parce que la pression barométrique augmente
Elle augmente parce que l’air devient plus riche en oxygène
Elle diminue parce que la pression barométrique baisse
Elle reste stable parce que la fraction inspirée reste constante

Elle diminue parce que la pression barométrique baisse

Explication

En altitude, la fraction inspirée en oxygène reste proche de 20,9 %, mais la diminution de la pression barométrique réduit la pression inspirée en oxygène. La fraction d’oxygène ne s’élève donc pas pour compenser cette baisse de pression.

23. Quelles sont les valeurs habituelles des pressions alvéolaires en oxygène et en dioxyde de carbone au niveau de la mer ?

O2 : 45 à 60 mmHg ; CO2 : 20 à 30 mmHg
O2 : 35 à 45 mmHg ; CO2 : 90 à 110 mmHg
O2 : 110 à 130 mmHg ; CO2 : 50 à 70 mmHg
O2 : 90 à 110 mmHg ; CO2 : 35 à 45 mmHg

O2 : 90 à 110 mmHg ; CO2 : 35 à 45 mmHg

Explication

Au niveau de la mer, la pression alvéolaire en oxygène se situe habituellement entre 90 et 110 mmHg, tandis que celle du dioxyde de carbone est comprise entre 35 et 45 mmHg. Inverser ces deux intervalles constitue une confusion entre les deux gaz.

24. Comment s’effectue la diffusion alvéolo-capillaire des gaz ?

Le dioxyde de carbone reste dans l’alvéole lorsque l’oxygène traverse la membrane
Les gaz suivent leur gradient de pression partielle jusqu’à l’équilibre
L’oxygène atteint l’équilibre après le dioxyde de carbone en quelques minutes
Les gaz passent contre leur gradient grâce à une dépense d’énergie cellulaire

Les gaz suivent leur gradient de pression partielle jusqu’à l’équilibre

Explication

La diffusion alvéolo-capillaire conduit les gaz de l’alvéole vers le sang selon leur gradient de pression partielle, avec un équilibre atteint en environ un quart de seconde. Le dioxyde de carbone diffuse plus rapidement que l’oxygène, et non l’inverse.

25. Quelle situation correspond à un effet shunt sur le rapport ventilation/perfusion ?

Une perfusion supérieure à la ventilation, avec un rapport inférieur à 1
Une ventilation supérieure à la perfusion, avec un rapport inférieur à 1
Une ventilation absente avec une perfusion nulle, quel que soit le rapport
Une perfusion égale à la ventilation, avec un rapport supérieur à 1

Une perfusion supérieure à la ventilation, avec un rapport inférieur à 1

Explication

Un effet shunt correspond à un rapport ventilation/perfusion inférieur à 1, car la perfusion dépasse la ventilation. Une ventilation supérieure à la perfusion décrit plutôt un espace mort.

26. Quelle définition correspond à l’automatisme respiratoire ?

Une activité rythmique, automatique et permanente issue du tronc cérébral
Une réponse intermittente déclenchée par les muscles ventilatoires
Une adaptation comportementale dépendant des influences suprabulbaires
Une commande volontaire produite par les régions corticales motrices

Une activité rythmique, automatique et permanente issue du tronc cérébral

Explication

L’automatisme respiratoire est une activité rythmique, automatique et permanente qui prend naissance dans les réseaux neuronaux du tronc cérébral. Les influences suprabulbaires relèvent plutôt du contrôle comportemental de la respiration.

27. Dans la boucle de contrôle ventilatoire, quel enchaînement décrit correctement le rôle des différents éléments ?

Les centres bulbaires mesurent, les muscles intègrent et les chémorécepteurs répondent
Les chémorécepteurs mesurent, les centres bulbaires intègrent et les muscles répondent
Les chémorécepteurs répondent, les muscles mesurent et les centres bulbaires ventilent
Les muscles mesurent, les chémorécepteurs intègrent et les centres bulbaires répondent

Les chémorécepteurs mesurent, les centres bulbaires intègrent et les muscles répondent

Explication

Les chémorécepteurs mesurent la PaO2, la PaCO2 et le pH, puis les centres respiratoires bulbaires intègrent ces informations avant d’adapter l’activité des muscles ventilatoires. Les muscles exécutent la réponse mais ne mesurent pas les variables sanguines.

28. Quelle modification des gaz sanguins déclenche une hyperventilation réflexe ?

Une hausse de la PaO2, une baisse de la PaCO2 ou une hausse du pH
Une hausse simultanée de la PaO2 et de la PaCO2 avec un pH diminué
Une baisse simultanée de la PaO2 et de la PaCO2 avec un pH accru
Une baisse de la PaO2, une hausse de la PaCO2 ou une baisse du pH

Une baisse de la PaO2, une hausse de la PaCO2 ou une baisse du pH

Explication

Une diminution de la PaO2, une augmentation de la PaCO2 ou une diminution du pH stimule l’hyperventilation. Les variations opposées favorisent au contraire une hypoventilation.

29. Quelle distinction caractérise les chémorécepteurs périphériques et centraux ?

Les périphériques répondent surtout à la PaO2, les centraux aux ions H+ du liquide céphalo-rachidien
Les périphériques répondent surtout au pH cérébral, les centraux directement aux variations de la PO2
Les périphériques contrôlent les muscles, les centraux produisent directement les échanges alvéolaires
Les périphériques mesurent les mouvements pulmonaires, les centraux détectent la distension thoracique

Les périphériques répondent surtout à la PaO2, les centraux aux ions H+ du liquide céphalo-rachidien

Explication

Les chémorécepteurs carotidiens sont surtout sensibles aux variations de PaO2, tandis que les chémorécepteurs bulbaires répondent aux ions H+ du liquide céphalo-rachidien. Ces derniers ne détectent pas directement la PO2.

30. Quelle caractéristique permet de reconnaître une hémoptysie ?

Un vomissement de sang sombre provenant de l’estomac après un effort abdominal
Un saignement nasal postérieur avalé puis rejeté par des nausées
Une émission de sang rouge vif et spumeux provenant des voies respiratoires lors de la toux
Une expectoration de liquide clair provenant des sécrétions digestives hautes

Une émission de sang rouge vif et spumeux provenant des voies respiratoires lors de la toux

Explication

L’hémoptysie correspond à l’expectoration de sang rouge vif, aéré et spumeux provenant des voies respiratoires lors d’une toux sous-glottique. Le sang provenant de l’estomac évoque une hématémèse, tandis qu’un saignement nasal dégluti correspond à une épistaxis avalée.

31. Quelle situation définit une hémoptysie grave ?

Une expectoration répétée accompagnée d’une toux isolée sans retentissement hémodynamique
Une faible expectoration sanglante sans signe général ni modification de la respiration
Une émission de sang inférieure à 200 cc avec une saturation et une tension stables
Une abondance supérieure à 200 cc associée à un choc et à une détresse respiratoire aiguë

Une abondance supérieure à 200 cc associée à un choc et à une détresse respiratoire aiguë

Explication

Une hémoptysie grave dépasse 200 cc et s’accompagne de signes de choc hémodynamique ainsi que d’une détresse respiratoire aiguë, ce qui engage le pronostic vital. La présence d’une toux ou la répétition des épisodes ne suffit pas à définir cette gravité.

32. Quelle association correspond à une dyspnée inspiratoire liée à une obstruction proximale ?

Une gêne à l’entrée de l’air avec stridor et tirage sus-sternal
Une respiration rapide avec crépitants et douleur thoracique localisée
Une gêne à la sortie de l’air avec wheezing et expiration prolongée
Une diminution de la fréquence respiratoire avec silence auscultatoire diffus

Une gêne à l’entrée de l’air avec stridor et tirage sus-sternal

Explication

Une obstruction des voies aériennes proximales gêne l’inspiration et provoque typiquement un stridor ainsi qu’un tirage sus-sternal. Le wheezing et la gêne expiratoire orientent plutôt vers une obstruction des voies aériennes distales.

33. Quelle séquence décrit correctement l’examen physique respiratoire ?

Palpation, auscultation, inspection, puis percussion d’un seul côté thoracique
Percussion, inspection, auscultation, puis palpation limitée aux régions inférieures
Auscultation, percussion, inspection, puis palpation sans comparaison des régions
Inspection, palpation, percussion, puis auscultation avec comparaison des deux côtés

Inspection, palpation, percussion, puis auscultation avec comparaison des deux côtés

Explication

L’examen respiratoire suit quatre temps : inspection, palpation, percussion et auscultation, en comparant les côtés droit et gauche ainsi que les régions supérieures et inférieures. L’ordre et la comparaison bilatérale facilitent l’identification d’une asymétrie.

34. Quelle situation définit une condensation du parenchyme pulmonaire ?

Une destruction progressive des cloisons alvéolaires par dilatation des espaces aériens
Un remplissage alvéolaire pathologique ou un collapsus lié à une obstruction bronchique
Une accumulation liquidienne entre les deux feuillets de la plèvre
Une entrée d’air dans la cavité pleurale avec hyperrésonance thoracique

Un remplissage alvéolaire pathologique ou un collapsus lié à une obstruction bronchique

Explication

La condensation correspond au remplissage des alvéoles ou à leur collapsus secondaire à une obstruction bronchique. L’emphysème constitue le distracteur le plus plausible, mais il détruit le parenchyme au lieu de le conserver.

35. Quel ensemble de signes cliniques évoque le syndrome de condensation pulmonaire ?

Une matité déclive variable, une toux sèche, des vibrations diminuées et une douleur pleurale
Des vibrations vocales abolies, un tympanisme, une dyspnée et un murmure vésiculaire absent
Une turgescence cervicale, un œdème en pèlerine, une circulation collatérale et une érythrocyanose
Des vibrations vocales augmentées, une matité modérée, des crépitants et un souffle tubaire

Des vibrations vocales augmentées, une matité modérée, des crépitants et un souffle tubaire

Explication

La condensation associe notamment l’augmentation des vibrations vocales, une matité modérée, des râles crépitants et un souffle tubaire. Les vibrations abolies avec tympanisme caractérisent plutôt un pneumothorax.

36. Que désigne un épanchement pleural liquidien ?

La présence d’air dans la cavité située entre les deux feuillets pleuraux
Le remplissage des alvéoles par un contenu pathologique ou par collapsus bronchique
La présence anormale de liquide dans la cavité située entre les deux feuillets pleuraux
La destruction des cloisons alvéolaires avec dilatation des espaces aériens distaux

La présence anormale de liquide dans la cavité située entre les deux feuillets pleuraux

Explication

Un épanchement pleural liquidien est une accumulation anormale de liquide dans la cavité pleurale. La présence d’air correspond au pneumothorax et constitue la confusion diagnostique la plus proche.

37. Quel résultat d’examen est le plus compatible avec un épanchement pleural liquidien ?

Un tympanisme, une abolition du murmure vésiculaire et une abolition des vibrations vocales
Des vibrations vocales diminuées, une matité variable selon la position et parfois une toux sèche
Des vibrations vocales augmentées, une matité modérée et un souffle tubaire à l’auscultation
Des crépitants diffus, une sonorité conservée et une augmentation du murmure vésiculaire

Des vibrations vocales diminuées, une matité variable selon la position et parfois une toux sèche

Explication

L’épanchement pleural diminue ou abolit les vibrations vocales et le murmure vésiculaire, avec une matité variable selon la position. Le tympanisme associé à l’abolition des bruits évoque plutôt un pneumothorax.

38. Quelle distinction décrit correctement les parties conductrice et respiratoire de l’appareil respiratoire ?

La partie conductrice réalise l’hématose aux alvéoles, tandis que la partie respiratoire transporte l’air vers les fosses nasales
La partie conductrice débute aux bronchioles respiratoires, tandis que la partie respiratoire s’arrête aux bronchioles terminales
La partie conductrice et la partie respiratoire assurent toutes deux les échanges gazeux dans les bronchioles terminales
La partie conductrice transporte l’air sans échanges gazeux, tandis que la partie respiratoire réalise l’hématose aux alvéoles

La partie conductrice transporte l’air sans échanges gazeux, tandis que la partie respiratoire réalise l’hématose aux alvéoles

Explication

La partie conductrice s’étend des fosses nasales aux bronchioles terminales et ne réalise pas d’échanges gazeux. La partie respiratoire commence aux bronchioles respiratoires et assure l’hématose au niveau alvéolaire.

39. Quelle association entre type cellulaire et fonction est correcte dans l’épithélium respiratoire ?

Les cellules à bordure en brosse produisent le mucus, tandis que les cellules caliciformes renouvellent l’épithélium
Les cellules basales sécrètent le mucus, tandis que les cellules endocrines assurent le battement ciliaire
Les cellules caliciformes sécrètent le mucus, tandis que les cellules ciliées le déplacent par battement ciliaire
Les cellules caliciformes déplacent le mucus, tandis que les cellules ciliées le sécrètent par exocytose

Les cellules caliciformes sécrètent le mucus, tandis que les cellules ciliées le déplacent par battement ciliaire

Explication

Les cellules caliciformes produisent le mucus et les cellules ciliées assurent son déplacement grâce à leurs cils. Le déplacement du mucus n’est donc pas une fonction sécrétoire des cellules ciliées.

40. Comment les fosses nasales participent-elles au conditionnement de l’air inspiré ?

Leurs bronchioles terminales, leurs macrophages et leurs cloisons alvéolaires filtrent le sang circulant
Leurs cellules endocrines, leurs muscles lisses et leurs glandes sébacées refroidissent et dessèchent l’air
Leur vascularisation, leurs sécrétions glandulaires et la turbulence des cornets réchauffent, humidifient et purifient l’air
Leurs alvéoles, leurs capillaires et leurs pores intercellulaires assurent l’hématose de l’air inspiré

Leur vascularisation, leurs sécrétions glandulaires et la turbulence des cornets réchauffent, humidifient et purifient l’air

Explication

Le conditionnement nasal repose sur le réchauffement par la vascularisation, l’humidification par les sécrétions et la purification favorisée par la turbulence des cornets. Les échanges gazeux se déroulent dans les cloisons interalvéolaires, pas dans les fosses nasales.

41. Dans quelle structure se produisent les échanges gazeux pulmonaires ?

Dans les glandes de Bowman, dont les sécrétions atteignent la surface de la muqueuse
Dans les cornets nasaux, où la turbulence mélange l’air inspiré aux sécrétions
Dans les cloisons interalvéolaires, où les capillaires circulent au contact des alvéoles
Dans les bronchioles terminales, qui conduisent l’air avant l’entrée dans la partie respiratoire

Dans les cloisons interalvéolaires, où les capillaires circulent au contact des alvéoles

Explication

Les échanges gazeux ont lieu dans les cloisons interalvéolaires, au contact des capillaires et des alvéoles. Les bronchioles terminales appartiennent à la partie conductrice et ne sont pas le siège de l’hématose.

42. Quelle caractéristique distingue les cellules caliciformes des cellules à mucus fermées de l’estomac ?

Les cellules caliciformes sont ouvertes et expulsent leur mucus au pôle apical vers les voies respiratoires
Les cellules caliciformes sont endocrines et libèrent leurs sécrétions dans les capillaires sous-épithéliaux
Les cellules caliciformes sont fermées et accumulent leur mucus sous la membrane apicale
Les cellules caliciformes sont ciliées et déplacent vers le pharynx le mucus produit par les glandes

Les cellules caliciformes sont ouvertes et expulsent leur mucus au pôle apical vers les voies respiratoires

Explication

Les cellules caliciformes respiratoires sont des cellules à mucus ouvertes dont le produit est libéré par exocytose dans la lumière. Les cellules à mucus fermées de l’estomac gardent leur mucus sous la membrane apicale.

43. Quel devenir résulte de la mitose asymétrique d’une cellule basale respiratoire ?

Une cellule fille se différencie en cellule ciliée ou caliciforme, tandis que l’autre reste une cellule basale
Une cellule fille devient une cellule endocrine, tandis que l’autre se transforme en macrophage alvéolaire
Une cellule fille migre vers les alvéoles, tandis que l’autre se différencie en cellule musculaire lisse
Les deux cellules filles deviennent des cellules ciliées et perdent leur capacité de renouvellement épithélial

Une cellule fille se différencie en cellule ciliée ou caliciforme, tandis que l’autre reste une cellule basale

Explication

La division asymétrique conserve une cellule basale pour l’auto-renouvellement et produit une cellule capable de devenir ciliée ou caliciforme. Elle ne génère pas directement des macrophages ni des cellules musculaires lisses.

44. Quels éléments composent la muqueuse olfactive située au plafond des fosses nasales ?

Un épithélium cubique simple, un périoste et des glandes salivaires accessoires
Un épithélium olfactif cylindrique, un chorion et des glandes de Bowman
Un épithélium pavimenteux stratifié, un muscle lisse et des glandes sudoripares
Un épithélium respiratoire cilié, une couche cartilagineuse et des glandes sébacées

Un épithélium olfactif cylindrique, un chorion et des glandes de Bowman

Explication

La muqueuse olfactive associe un épithélium olfactif cylindrique, un chorion et les glandes de Bowman. La présence d’un épithélium respiratoire cilié correspond à une autre région des voies respiratoires.

45. Quelle différence fonctionnelle oppose les cils olfactifs aux cils de l’épithélium respiratoire ?

Les cils olfactifs assurent l’hématose, tandis que les cils respiratoires conditionnent l’air dans les alvéoles
Les cils olfactifs sont immobiles et portent des chémorécepteurs, tandis que les cils respiratoires déplacent le mucus
Les cils olfactifs sont vibratiles et déplacent le mucus, tandis que les cils respiratoires portent les chémorécepteurs
Les cils olfactifs sécrètent le mucus, tandis que les cils respiratoires détectent les molécules odorantes

Les cils olfactifs sont immobiles et portent des chémorécepteurs, tandis que les cils respiratoires déplacent le mucus

Explication

Les cils olfactifs sont immobiles et portent les récepteurs impliqués dans la détection chimique des odeurs. Les cils respiratoires sont vibratiles et contribuent au transport du mucus vers le pharynx.

46. Quelle caractéristique distingue les bronchioles des bronches ?

Elles possèdent des glandes exocrines mais ne contiennent pas de tissu lymphoïde
Elles mesurent moins d’un millimètre et ne possèdent ni cartilage ni glandes exocrines
Elles mesurent plus d’un millimètre et contiennent davantage de pièces cartilagineuses
Elles contiennent du cartilage et des glandes, contrairement aux bronches proximales

Elles mesurent moins d’un millimètre et ne possèdent ni cartilage ni glandes exocrines

Explication

Les bronchioles ont un calibre inférieur à 1 mm et ne contiennent ni cartilage ni glandes exocrines. Les bronches, en revanche, conservent des pièces cartilagineuses, des glandes et du tissu lymphoïde.

47. Quelle association décrit correctement les pneumocytes de type I ?

Cellules phagocytaires, représentant 40 % de la surface et formant la barrière alvéolaire
Cellules cuboïdales, représentant 90 % des cellules et sécrétant le surfactant
Cellules aplaties, représentant 40 % des cellules et 90 % de la surface alvéolaire
Cellules sécrétoires, représentant 10 % des cellules et renouvelant l’épithélium alvéolaire

Cellules aplaties, représentant 40 % des cellules et 90 % de la surface alvéolaire

Explication

Les pneumocytes de type I sont très aplatis et couvrent environ 90 % de la surface alvéolaire, tout en représentant environ 40 % des cellules de revêtement. Les cellules cuboïdales sécrétrices correspondent aux pneumocytes de type II.

48. Quel rôle caractérise principalement les pneumocytes de type II ?

Assurer la majeure partie des échanges gazeux sur la surface alvéolaire
Former des pièces cartilagineuses et sécréter des glandes bronchiques
Produire le surfactant et contribuer au renouvellement du revêtement alvéolaire
Phagocyter les microorganismes et constituer la barrière alvéolo-capillaire

Produire le surfactant et contribuer au renouvellement du revêtement alvéolaire

Explication

Les pneumocytes de type II sont des cellules cuboïdales sécrétoires qui produisent le surfactant et peuvent donner des pneumocytes de type I. La phagocytose relève plutôt des macrophages alvéolaires, tandis que les échanges gazeux sont principalement assurés par les pneumocytes de type I.

49. Quelle est la composition indiquée du surfactant et son effet principal ?

40 % de protéines, 10 % de cholestérols et 50 % de phospholipides, avec inhibition de l’hématose
50 % de phospholipides, 40 % de protéines et 10 % de cholestérols, avec épaississement de la barrière
10 % de phospholipides, 50 % de protéines et 40 % de cholestérols, avec fermeture des alvéoles
40 % de phospholipides, 10 % de protéines et 50 % de cholestérols, avec prévention du collapsus alvéolaire

40 % de phospholipides, 10 % de protéines et 50 % de cholestérols, avec prévention du collapsus alvéolaire

Explication

Le surfactant contient 40 % de phospholipides, 10 % de protéines et 50 % de cholestérols ; il limite le collapsus alvéolaire et favorise l’hématose. Les autres compositions inversent les proportions ou attribuent au surfactant des effets incompatibles avec son rôle.

50. À partir de quel seuil la dépendance au tabac est-elle retenue dans la CIM 10 ?

Lorsqu’un désir de fumer apparaît après chaque repas
Lorsque deux symptômes de sevrage surviennent lors d’une tentative d’arrêt
Lorsque la personne consomme un paquet de cigarettes par jour
Lorsque trois critères de dépendance ou davantage sont présents

Lorsque trois critères de dépendance ou davantage sont présents

Explication

La CIM 10 retient la dépendance au tabac lorsque trois critères au moins sont présents, comme le désir compulsif, la perte de contrôle, le sevrage, la tolérance ou la poursuite malgré les conséquences nocives. Une consommation donnée ou un seul symptôme ne suffit pas à établir ce seuil.

51. Quelle proposition distingue correctement la nicotine du goudron dans la fumée de tabac ?

La nicotine provoque la dépendance sans être cancérigène, tandis que le goudron est fortement cancérigène
La nicotine et le goudron sont tous deux dépourvus d’effet cancérigène reconnu
La nicotine provoque le sevrage, tandis que le goudron empêche principalement la dépendance
La nicotine est fortement cancérigène, tandis que le goudron entraîne principalement la dépendance

La nicotine provoque la dépendance sans être cancérigène, tandis que le goudron est fortement cancérigène

Explication

La nicotine est responsable de la dépendance mais n’est pas cancérigène, alors que le goudron est fortement cancérigène. La confusion fréquente consiste à attribuer à la nicotine la cancérogénicité principalement associée au goudron.

52. Une personne fume deux paquets par jour depuis quinze ans. Quelle est sa consommation en paquet-années ?

15÷2=7,515 \div 2 = 7{,}5 paquet-années
2×15=302 \times 15 = 30 paquet-années
2×365×15=109502 \times 365 \times 15 = 10\,950 paquet-années
2+15=172 + 15 = 17 paquet-années

$$2 \times 15 = 30$$ paquet-années

Explication

Le nombre de paquet-années se calcule en multipliant le nombre de paquets fumés par jour par le nombre d’années de consommation, soit 2×15=302 \times 15 = 30. Le nombre de cigarettes quotidien ou le nombre de jours n’entre pas directement dans cette formule.

53. Quelle affirmation décrit correctement les substituts nicotiniques chez une personne dépendante à la nicotine ?

Ils ne modifient pas le taux de réussite du sevrage par rapport à un placebo
Ils doivent être évités pendant la grossesse et remplacés par une cigarette électronique
Ils sont réservés aux dépendances légères et sont contre-indiqués après tout événement cardiovasculaire
Ils sont presque systématiques et peuvent être utilisés après un événement cardiovasculaire aigu ou pendant la grossesse

Ils sont presque systématiques et peuvent être utilisés après un événement cardiovasculaire aigu ou pendant la grossesse

Explication

Les substituts nicotiniques sont presque systématiques en cas de dépendance et ne présentent pas de contre-indication même après un événement cardiovasculaire aigu ou pendant la grossesse ; ils doublent le succès du sevrage. Les propositions opposées confondent leur sécurité d’emploi avec les risques du tabac ou d’autres produits.

54. Comment définir la pression critique de fermeture dans le SAOS ?

La pression intrapleurale à laquelle les bronchioles perdent leur cartilage de soutien
La pression artérielle nécessaire pour réactiver les muscles dilatateurs du pharynx
La pression transmurale, exprimée en cmH2O par rapport à l’atmosphère, où survient le collapsus des voies aériennes supérieures
La pression atmosphérique mesurée au moment où les alvéoles cessent les échanges gazeux

La pression transmurale, exprimée en cmH2O par rapport à l’atmosphère, où survient le collapsus des voies aériennes supérieures

Explication

La pression critique de fermeture est la pression transmurale, exprimée en cmH2O par rapport à la pression atmosphérique, à laquelle les voies aériennes supérieures s’effondrent. La pression atmosphérique sert de référence, mais ne constitue pas elle-même le phénomène de collapsus.

55. Quel mécanisme survient typiquement lors d’une apnée obstructive pendant le sommeil ?

La fermeture pharyngée résulte d’une activation accrue des dilatateurs, puis le sommeil rétablit leur activité
Le micro-éveil inhibe les muscles dilatateurs, tandis que le génioglosse maintient durablement les voies ouvertes
Le retard d’activation du génioglosse favorise la fermeture pharyngée, puis un micro-éveil permet la réouverture
La contraction prolongée du génioglosse ouvre le pharynx, puis un micro-éveil provoque sa fermeture

Le retard d’activation du génioglosse favorise la fermeture pharyngée, puis un micro-éveil permet la réouverture

Explication

Pendant le sommeil, le retard d’activation du génioglosse favorise la fermeture du pharynx ; un micro-éveil réactive ensuite les muscles dilatateurs et permet la réouverture. L’activation musculaire liée au micro-éveil s’oppose donc à l’occlusion plutôt qu’elle ne la provoque.

56. Quel ensemble de facteurs augmente la collapsibilité des voies aériennes supérieures ?

Une petite taille des voies aériennes, une rétrognathie, des tissus péripharyngés volumineux et une faible activité dilatatrice
Une petite taille des voies aériennes, une prognathie, des tissus péripharyngés réduits et une activité dilatatrice élevée
Une grande taille des voies aériennes, une prognathie, des tissus péripharyngés réduits et une forte activité dilatatrice
Une grande taille des voies aériennes, une rétrognathie, des tissus péripharyngés volumineux et une activité dilatatrice élevée

Une petite taille des voies aériennes, une rétrognathie, des tissus péripharyngés volumineux et une faible activité dilatatrice

Explication

La collapsibilité augmente notamment avec des voies aériennes étroites, une rétrognathie, des tissus péripharyngés volumineux et une faible activité des muscles dilatateurs. Les autres ensembles remplacent plusieurs facteurs favorisants par des caractéristiques qui stabilisent les voies aériennes.

57. Quels sont les deux symptômes cardinaux du syndrome d’apnées obstructives du sommeil ?

Les céphalées vespérales et les douleurs thoraciques
L’insomnie d’endormissement et les sueurs nocturnes
Le ronflement nocturne et la somnolence diurne
La toux matinale et la dyspnée d’effort

Le ronflement nocturne et la somnolence diurne

Explication

Le ronflement nocturne et la somnolence diurne sont les deux symptômes cardinaux du SAOS. Malgré cela, moins de 10 % des cas sont asymptomatiques, ce qui ne transforme pas les autres symptômes proposés en signes cardinaux.

58. Quel critère caractérise une apnée obstructive lors de l’enregistrement du sommeil ?

Une diminution du débit aérien avec disparition des efforts ventilatoires thoraciques
Une réduction du débit aérien avec désaturation sans modification des efforts respiratoires
Un arrêt du débit aérien accompagné d’une absence de signaux neurologiques
Un arrêt du débit aérien d’au moins 10 secondes avec maintien des efforts ventilatoires

Un arrêt du débit aérien d’au moins 10 secondes avec maintien des efforts ventilatoires

Explication

L’apnée obstructive associe un arrêt complet du débit aérien pendant au moins 10 secondes au maintien des efforts thoraciques et abdominaux. L’apnée centrale se distingue par l’abolition des efforts ventilatoires, ce qui rend la deuxième proposition incorrecte.

59. Quelle situation répond à la définition d’une hypopnée ?

Une baisse d’au moins 30 % du débit pendant 10 secondes avec désaturation ou micro-éveil
Une baisse d’au moins 30 % du débit pendant 5 secondes avec tachycardie isolée
Une baisse d’au moins 20 % du débit pendant 10 secondes sans conséquence associée
Un arrêt complet du débit pendant 10 secondes avec efforts ventilatoires conservés

Une baisse d’au moins 30 % du débit pendant 10 secondes avec désaturation ou micro-éveil

Explication

Une hypopnée exige une diminution d’au moins 30 % du débit durant au moins 10 secondes, associée à une désaturation d’au moins 3 % et/ou à un micro-éveil. Une simple diminution du débit, même importante, ne suffit donc pas sans événement associé.

60. Quel examen constitue la référence pour explorer les troubles respiratoires du sommeil ?

L’échographie cervicale, qui visualise les fermetures des voies aériennes pendant le sommeil
La polysomnographie, qui enregistre notamment le débit, l’effort, la saturation et les signaux neurologiques
La radiographie thoracique, qui mesure directement les événements respiratoires nocturnes
La spirométrie diurne, qui identifie les micro-éveils et les variations de saturation

La polysomnographie, qui enregistre notamment le débit, l’effort, la saturation et les signaux neurologiques

Explication

La polysomnographie est l’examen de référence car elle combine les mesures respiratoires et neurologiques nécessaires à l’analyse du sommeil. La radiographie thoracique peut étudier le poumon, mais elle ne recueille pas ces signaux nocturnes.

61. Quel traitement ventilatoire est proposé en première intention dans les formes sévères et symptomatiques d’apnées du sommeil ?

L’oxygénothérapie seule, qui corrige l’obstruction en augmentant la concentration d’oxygène inspiré
La CPAP, qui maintient une pression positive empêchant la fermeture des voies aériennes supérieures
La ventilation oscillatoire, qui diminue la pression dans les voies aériennes pendant l’inspiration
La chirurgie pleurale, qui réduit la pression critique de fermeture des voies aériennes

La CPAP, qui maintient une pression positive empêchant la fermeture des voies aériennes supérieures

Explication

La CPAP applique une pression positive qui s’oppose à la pression critique de fermeture et maintient ouvertes les voies aériennes supérieures. L’oxygène peut améliorer l’oxygénation, mais il ne corrige pas mécaniquement l’obstruction.

62. Comment définir une pleurésie ou un épanchement pleural ?

Une disparition complète du liquide pleural physiologique dans la cavité thoracique
Une accumulation d’air entre les deux feuillets pleuraux après rupture pulmonaire
Un déséquilibre entre la production et l’absorption du liquide pleural
Une inflammation isolée du parenchyme pulmonaire sans modification du liquide pleural

Un déséquilibre entre la production et l’absorption du liquide pleural

Explication

La pleurésie correspond à un déséquilibre entre la production et l’absorption du liquide pleural. Un volume physiologique de liquide, évalué entre 5 et 20 cc, ne constitue donc pas en lui-même une pleurésie.

63. Quelle association décrit correctement la différence entre transsudat et exsudat pleural ?

Le transsudat est tumoral, tandis que l’exsudat provient d’une diminution de la pression oncotique
Le transsudat est mécanique, tandis que l’exsudat est lié à une inflammation, une infection ou une néoplasie
Le transsudat est inflammatoire, tandis que l’exsudat correspond à un simple déséquilibre mécanique
Le transsudat est infectieux, tandis que l’exsudat résulte d’une élévation de la pression hydrostatique

Le transsudat est mécanique, tandis que l’exsudat est lié à une inflammation, une infection ou une néoplasie

Explication

Le transsudat résulte d’un mécanisme de pression, comme une pression hydrostatique élevée ou une pression oncotique diminuée. L’exsudat traduit plutôt une inflammation, une infection ou une néoplasie, et non un simple mécanisme mécanique.

64. Quel ensemble de signes est compatible avec un épanchement pleural ?

Une dyspnée isolée, une sonorité normale et une conservation des vibrations vocales
Une douleur indépendante de la respiration, une hyperrésonance et une augmentation des vibrations vocales
Une douleur liée à la respiration, une dyspnée, une matité et une abolition des vibrations vocales
Une toux productive, des râles diffus et une tympanite sans modification de la percussion

Une douleur liée à la respiration, une dyspnée, une matité et une abolition des vibrations vocales

Explication

L’épanchement pleural peut provoquer une douleur dépendante de la respiration, une dyspnée, une toux sèche, une matité et une abolition des vibrations vocales. L’hyperrésonance et l’augmentation des vibrations vocales ne correspondent pas au tableau décrit.

65. Dans quelle situation la ponction pleurale peut-elle être évitée selon la règle générale ?

Lorsque l’épanchement est symptomatique ou que son origine infectieuse est suspectée
Lorsque l’épanchement est peu abondant ou qu’une insuffisance ventriculaire gauche répond au traitement médical
Lorsque l’épanchement présente une opacité homogène avec une ligne de Damoiseau
Lorsque l’épanchement est accessible à l’échographie et entraîne une dyspnée importante

Lorsque l’épanchement est peu abondant ou qu’une insuffisance ventriculaire gauche répond au traitement médical

Explication

La ponction pleurale est indiquée chez presque tous les patients, avec une exception pour les faibles abondances et certaines insuffisances ventriculaires gauches répondant au traitement. La présence de symptômes ou d’un doute étiologique renforce au contraire l’intérêt de l’exploration.

66. Quel signe clinique distingue un épanchement pleural d’un pneumothorax lors de la percussion ?

Les deux affections donnent une hyperrésonance car elles augmentent toutes deux l’air pleural
L’épanchement pleural donne une hyperrésonance, tandis que le pneumothorax donne une matité
L’épanchement pleural donne une matité, tandis que le pneumothorax donne une hyperrésonance
Les deux affections donnent une matité car elles diminuent toutes deux la sonorité thoracique

L’épanchement pleural donne une matité, tandis que le pneumothorax donne une hyperrésonance

Explication

Le liquide pleural amortit la percussion et produit une matité. À l’inverse, l’air présent dans le pneumothorax augmente la résonance thoracique et produit une hyperrésonance.

67. Quelle description radiographique correspond à la ligne de Damoiseau ?

Une opacité irrégulière apicale, associée à une disparition de la trame bronchique
Une limite concave vers le haut et en dedans, associée à une opacité pleurale homogène
Une limite convexe vers le haut et en dedans, associée à une opacité pulmonaire systématisée
Une ligne horizontale centrale, associée à une hyperclarté de la base thoracique

Une limite concave vers le haut et en dedans, associée à une opacité pleurale homogène

Explication

La ligne de Damoiseau est une ligne bordante concave en haut et en dedans, observée avec une opacité pleurale dense et homogène. Une opacité pulmonaire systématisée constitue une autre présentation radiographique et ne définit pas cette ligne.

68. Quelle affection est typiquement associée à un transsudat pleural plutôt qu’à un exsudat ?

L’insuffisance ventriculaire gauche
Une embolie pulmonaire
Une infection pleurale
Une maladie tumorale

L’insuffisance ventriculaire gauche

Explication

L’insuffisance ventriculaire gauche fait partie des situations classiquement associées aux transsudats, avec la cirrhose et le syndrome néphrotique. Les infections, les embolies pulmonaires et les tumeurs sont plutôt des causes d’exsudat.

69. Comment se déroule correctement une ponction pleurale diagnostique ?

Elle est réalisée au bord inférieur de la côte sans anesthésie, puis évaluée par la seule inspection macroscopique
Elle est repérée par échographie, réalisée au bord supérieur de la côte après anesthésie locale, puis analysée sur plusieurs plans
Elle est pratiquée sans repérage, après anesthésie générale, puis interprétée par une analyse microbiologique unique
Elle est guidée par radiographie, effectuée au centre de la côte, puis étudiée par une analyse cytologique isolée

Elle est repérée par échographie, réalisée au bord supérieur de la côte après anesthésie locale, puis analysée sur plusieurs plans

Explication

La ponction repose sur le repérage clinique et échographique, le passage au bord supérieur de la côte sous-jacente et une anesthésie locale, puis des analyses macroscopiques, biochimiques, cytologiques et microbiologiques. Le bord inférieur expose davantage au risque de lésion du paquet vasculo-nerveux intercostal.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 92 flashcards sur Traitement BPCO et pneumothorax.

Quelles structures composent la cavité thoracique ?

Deux cavités pleurales latérales et un médiastin central.

Par quoi est limitée la cage thoracique en avant ?

Par le sternum et les cartilages costaux.

Quelles côtes sont flottantes ?

Les côtes XI et XII.

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Consultez la fiche de révision complète sur Traitement BPCO et pneumothorax.

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