📌 Le thorax comprend une cage thoracique osseuse contenant la cavité thoracique, formée de deux cavités pleurales latérales et d’un médiastin central.
📌 Les côtes XI et XII sont flottantes, tandis que les côtes VII à X sont des côtes fausses car leurs cartilages sont fusionnés.
📌 Lors d’une ponction ou d’un drainage thoracique, l’aiguille ou le drain doit passer au-dessus de la côte afin d’éviter le pédicule vasculo-nerveux situé dans le sillon du bord inférieur de la côte.
Le diaphragme est traversé par la veine cave inférieure au hiatus cave de Th8, par l’œsophage au hiatus œsophagien de Th10 et par l’aorte au hiatus aortique de Th12.
Lors de l’inspiration, les côtes s’horizontalisent, les diamètres thoraciques augmentent, le diaphragme se contracte et s’abaisse, la pression intrathoracique diminue et l’air entre dans les poumons.
Contraction du diaphragme → augmentation du volume thoracique → entrée d’air
★ À maîtriser
📌 Le poumon droit possède trois lobes et deux scissures, tandis que le poumon gauche possède deux lobes et une scissure oblique.
Le hile pulmonaire contient une artère pulmonaire, deux veines pulmonaires, une bronche principale, des vaisseaux bronchiques, des nerfs et des lymphatiques; d’avant en arrière se succèdent l’artère pulmonaire, la veine pulmonaire puis la bronche.
L’air progresse des bronches principales vers les bronches lobaires, les bronches segmentaires, les bronchioles terminales, les alvéoles puis les sacs alvéolaires.
📌 Un pneumothorax correspond à de l’air dans la cavité pleurale, tandis qu’un hémothorax correspond à du sang et qu’une pleurésie correspond à un autre liquide pleural.
Compléments
📌 La bronche principale droite est plus verticale que la bronche principale gauche, ce qui rend les corps étrangers inhalés plus susceptibles de pénétrer à droite, notamment dans le lobe inférieur.
Poumon droit à 3 lobes, poumon gauche à 2 lobes
★ À maîtriser
📌 La circulation pulmonaire assure l’hématose entre le ventricule droit, les artères pulmonaires, les alvéoles, les veines pulmonaires et l’atrium gauche, tandis que la circulation bronchique vascularise le parenchyme pulmonaire.
Compléments
Les artères bronchiques vascularisent le parenchyme pulmonaire en cheminant à la face postérieure des bronches et en accompagnant leurs divisions; à droite, une artère bronchique naît principalement de la troisième artère intercostale postérieure, tandis qu’à gauche les artères bronchiques supérieure et inférieure naissent de la face antérieure de l’aorte thoracique.
Les veines bronchiques se drainent principalement dans les veines pulmonaires et partiellement dans le système azygos à droite ou hémi-azygos à gauche.
Petite circulation pour l’hématose, circulation bronchique pour nourrir le parenchyme
★ À maîtriser
📌 Le murmure vésiculaire est le bruit respiratoire normal produit par le passage de l’air dans l’arbre trachéobronchique; son absence peut indiquer un épanchement, une absence de poumon ou une pneumopathie.
Compléments
Les râles sibilants sont des sifflements caractéristiques de l’asthme, tandis que le frottement pleural produit un bruit de type « scratch » lorsque les deux feuillets pleuraux frottent l’un contre l’autre.
Les signes possibles comprennent:
Air vers le haut, liquide vers le bas
★ À maîtriser
📌 La respiration comprend les échanges de dioxygène et de dioxyde de carbone entre l’environnement et l’organisme, alors que la ventilation désigne uniquement le flux d’air brassé et renouvelé.
📌 Une augmentation de l’activité métabolique accroît les besoins en dioxygène et la production de dioxyde de carbone, ce qui augmente la ventilation et le débit afin de maintenir les concentrations gazeuses dans des valeurs physiologiques.
📐 Formule — La compliance thoraco-pulmonaire correspond à la facilité de déformation du système et se calcule par , tandis que l’élastance, qui représente la résistance à la déformation, se calcule par .
📐 Formule — La fréquence ventilatoire est l’inverse de la période et se calcule par , tandis que le débit ventilatoire est le produit du volume courant par la fréquence : .
Compléments
Contraction inspiratoire → pression diminuée → entrée d’air ; relâchement → expiration
★ À maîtriser
📐 Formule — La fréquence ventilatoire est donnée par , où T est la période du cycle respiratoire en secondes.
📐 Formule — Le débit ventilatoire est le produit du volume courant par la fréquence ventilatoire : .
📌 La capacité résiduelle fonctionnelle correspond au volume présent dans les poumons en fin d’expiration calme et égale la somme du volume de réserve expiratoire et du volume résiduel, tandis que la capacité pulmonaire totale égale la capacité vitale plus le volume résiduel.
📌 Un rapport VR/CPT augmenté indique une hyperinflation pulmonaire, notamment observée dans l’obstruction bronchique et l’emphysème.
Compléments
Espace mort constant → grande amplitude et basse fréquence rendent la ventilation plus efficace
★ À maîtriser
📌 La fraction inspirée en oxygène reste proche de 20,9 % quelle que soit l’altitude, mais la pression barométrique diminue avec l’altitude et entraîne une baisse de la pression inspirée en oxygène appelée hypoxie barométrique.
Au niveau de la mer, la pression alvéolaire en CO2 est habituellement comprise entre 35 et 45 mmHg et la pression alvéolaire en O2 entre 90 et 110 mmHg.
La diffusion alvéolo-capillaire fait passer les gaz de l’alvéole vers le sang selon leur gradient de pression partielle, jusqu’à l’équilibre ; l’équilibre est atteint en environ un quart de seconde et le CO2 diffuse plus rapidement que l’O2.
📌 Un rapport ventilation/perfusion inférieur à 1 correspond à un effet shunt, avec une perfusion supérieure à la ventilation, tandis qu’un rapport supérieur à 1 correspond à un espace mort, avec une ventilation supérieure à la perfusion.
📌 L’hypoxie désigne une diminution de la disponibilité de l’oxygène dans un environnement donné, tandis que l’hypoxémie désigne seulement une diminution de la concentration d’oxygène dans le sang.
Compléments
📌 La pression partielle alvéolaire en oxygène est notée PAO2, la pression capillaire PcO2 et la pression artérielle PaO2 ; ces notations identifient le compartiment où la pression est mesurée.
Rapport V/Q < 1 : effet shunt ; rapport V/Q > 1 : espace mort
★ À maîtriser
📌 Une diminution de la PaO2, une augmentation de la PaCO2 ou une diminution du pH déclenche une hyperventilation, tandis que les variations opposées déclenchent une hypoventilation.
📌 Les chémorécepteurs périphériques des corpuscules carotidiens sont surtout sensibles aux variations de PaO2, tandis que les chémorécepteurs centraux bulbaires répondent aux ions H+ du liquide céphalo-rachidien et ne sont pas sensibles directement à la PO2.
Compléments
📌 Les mécanorécepteurs pulmonaires détectent l’étirement et interrompent l’inspiration lorsque le poumon est fortement distendu.
Chémorécepteurs → centres respiratoires → muscles ventilatoires
📌 L’hémoptysie est une expectoration de sang rouge vif, aéré et spumeux, provenant des voies respiratoires lors d’un effort de toux sous-glottique, contrairement à l’hématémèse d’origine gastrique et aux épistaxis dégluties.
📌 La dyspnée inspiratoire gêne l’entrée de l’air et s’accompagne d’un stridor et d’un tirage sus-sternal lors d’une obstruction des voies aériennes proximales, tandis que la dyspnée expiratoire gêne la sortie de l’air et s’accompagne d’un wheezing lors d’une obstruction des voies aériennes distales.
La fréquence respiratoire normale de l’adulte est de 12 à 20 cycles par minute, chaque cycle comprenant une inspiration et une expiration.
🔄 L’examen physique respiratoire suit quatre temps:
📌 À la percussion, une matité traduit une interposition de condensation ou de liquide, tandis qu’une hypersonorité ou un tympanisme traduit une interposition d’air comme dans le pneumothorax ou l’emphysème.
Inspection → palpation → percussion → auscultation
★ À maîtriser
📌 Dans un épanchement pleural liquidien, les vibrations vocales et le murmure vésiculaire sont diminués ou abolis, la percussion révèle une matité variable selon la position et une douleur pleurale, une toux sèche ainsi qu’une dyspnée peuvent être présentes.
Compléments
Condensation = poumon comblé ; pneumothorax = air pleural
★ À maîtriser
📌 La partie conductrice de l’appareil respiratoire transporte l’air des fosses nasales aux bronchioles terminales sans échanges gazeux, tandis que la partie respiratoire débute aux bronchioles respiratoires et assure l’hématose au niveau des alvéoles.
L’épithélium respiratoire comprend notamment:
Le conditionnement de l’air comprend:
Les échanges gazeux ont lieu dans les cloisons interalvéolaires, où circulent les capillaires au contact des alvéoles.
Compléments
Conduction → bronchioles respiratoires → canaux → sacs → alvéoles
★ À maîtriser
📌 Les cils olfactifs sont immobiles et portent des chémorécepteurs, tandis que les cils de l’épithélium respiratoire sont vibratiles et déplacent le mucus.
Compléments
Cellules à mucus ouvertes dans les voies respiratoires, cellules à mucus fermées dans l’estomac
★ À maîtriser
📌 Les bronchioles ont un calibre inférieur à 1 mm et ne possèdent ni cartilage ni glandes exocrines, contrairement aux bronches qui contiennent des pièces cartilagineuses, des glandes et du tissu lymphoïde.
Compléments
Surfactant → diminution du collapsus alvéolaire
★ À maîtriser
📐 Formule — La consommation tabagique en paquet-années se calcule par .
📌 Les substituts nicotiniques sont presque systématiques en cas de dépendance à la nicotine, ne présentent pas de contre-indication même après un événement cardiovasculaire aigu ou pendant la grossesse, et doublent le succès du sevrage par rapport au placebo.
Compléments
En France en 2021, 12 millions de personnes âgées de 18 à 75 ans fumaient quotidiennement, soit 25,3 % de cette population.
Un substitut nicotinique délivre environ 1 mg de nicotine par cigarette fumée quotidiennement, et une cigarette électronique est moins toxique que le tabac mais reste dépourvue d’innocuité.
Repérer → conseiller → évaluer → traiter → prévenir
★ À maîtriser
Pendant le sommeil, le retard d’activation du génioglosse favorise la fermeture du pharynx, puis un micro-éveil réactive les muscles dilatateurs et permet la réouverture des voies aériennes supérieures.
La collapsibilité des voies aériennes supérieures augmente avec une petite taille des voies aériennes, une rétrognathie, des propriétés élastiques ou de tension de surface favorables au collapsus, des tissus péripharyngés volumineux et une faible activité des muscles dilatateurs.
Les deux symptômes cardinaux du syndrome d’apnées obstructives du sommeil sont le ronflement nocturne et la somnolence diurne, mais moins de 10 % des cas sont asymptomatiques.
Compléments
Collapsus pharyngé → apnée → hypoxie → micro-éveil
La polysomnographie enregistre notamment:
Un syndrome d’apnées du sommeil est historiquement défini par un index d’apnée-hypopnée supérieur ou égal à 15 par heure de sommeil, avec une forme modérée entre 15 et 30 et une forme sévère au-delà de 30.
🔄 La séquence cardiovasculaire et respiratoire est:
📌 La CPAP constitue le traitement ventilatoire de première intention des formes sévères et symptomatiques en maintenant une pression positive qui s’oppose à la pression critique de fermeture et réouvre les voies aériennes supérieures.
📌 La CPAP délivre un seul niveau de pression, tandis que la biPAP en délivre deux, à l’inspiration et à l’expiration, notamment dans la BPCO ou le syndrome d’hypoventilation obésité avec hypercapnie.
CPAP ouvre durablement les voies aériennes, l’oxygène ne traite pas l’obstruction
★ À maîtriser
📌 Le transsudat résulte d’une anomalie mécanique liée à une pression hydrostatique élevée ou une pression oncotique diminuée, tandis que l’exsudat résulte d’une inflammation, d’une infection ou d’une néoplasie.
📌 La ponction pleurale est indiquée chez presque tous les patients, sauf en cas de faible abondance ou d’insuffisance ventriculaire gauche connue répondant au traitement médical, et elle doit être guidée par l’échographie.
Compléments
Transsudat mécanique, exsudat inflammatoire
📌 Les transsudats sont notamment associés à l’insuffisance ventriculaire gauche, à la cirrhose et au syndrome néphrotique, tandis que les exsudats peuvent être tumoraux, infectieux, liés à une embolie pulmonaire ou à une maladie systémique.
La ponction pleurale est guidée par la clinique et le repérage échographique, réalisée au bord supérieur de la côte sous-jacente après anesthésie locale, puis suivie d’analyses macroscopiques, biochimiques, cytologiques et microbiologiques.
Pendant le sommeil paradoxal, l’atonie musculaire réduit l’efficacité de la ventilation diaphragmatique, ce qui favorise l’hypoventilation alvéolaire, l’hypoxémie, l’hypercapnie puis l’acidose.
Les maladies neuromusculaires diminuent la force des muscles respiratoires et de déglutition et peuvent entraîner une incapacité à tousser, une incapacité à ventiler, un risque d’inhalation et une apnée du sommeil.
La ventilation non invasive est indiquée lorsque l’hypoventilation alvéolaire est installée ou lorsqu’une hypercapnie diurne symptomatique persiste, mais elle ne doit pas être utilisée préventivement chez un patient restrictif sans insuffisance respiratoire.
Un rapport VEMS/CVF inférieur à 0,7 confirme l’existence d’un trouble ventilatoire obstructif, tandis qu’une CPT inférieure à 80 % de la valeur théorique définit un trouble ventilatoire restrictif.
L’oxygénothérapie longue durée est indiquée si la PaO2 est inférieure à 55 mmHg, ou inférieure à 60 mmHg avec un signe d’hypoxie tissulaire, une polyglobulie ou une insuffisance ventriculaire droite.
La prise en charge de la BPCO repose d’abord sur le sevrage tabagique, puis sur les traitements inhalés, la vaccination, l’activité physique ou la réadaptation respiratoire et la réévaluation régulière.
📌 Le traitement de la BPCO vise à diminuer les symptômes et repose notamment sur le sevrage tabagique, les traitements inhalés, les bronchodilatateurs de courte durée à la demande, la vaccination, l’activité physique et la réadaptation respiratoire.
Transsudat = pression ; exsudat = inflammation ou lésion
| Élément | Poumon droit | Poumon gauche |
|---|---|---|
| Nombre de lobes | 3 | 2 |
| Scissures | Horizontale et oblique | Oblique |
| Particularité | Plus gros | Plus petit, avec lingula |
| Circulation | Origine ou trajet | Rôle |
|---|---|---|
| Pulmonaire | Ventricule droit → alvéoles → atrium gauche | Réalisation de l’hématose |
| Bronchique | Artères bronchiques → parenchyme pulmonaire | Vascularisation nutritive du poumon |
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1. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre la cage thoracique et la cavité thoracique ?
2. Quelles structures délimitent respectivement la cage thoracique en avant, en arrière et latéralement ?
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Quelles structures composent la cavité thoracique ?
Deux cavités pleurales latérales et un médiastin central.
Par quoi est limitée la cage thoracique en avant ?
Par le sternum et les cartilages costaux.
Quelles côtes sont flottantes ?
Les côtes XI et XII.
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