Fiche de révision : Traitement BPCO et pneumothorax

Plan du Cours

  1. Paroi thoracique et diaphragme
  2. Poumons, bronches et plèvre
  3. Vascularisation et innervation pulmonaires
  4. Auscultation et pathologies thoraciques
  5. Mécanique et régulation respiratoires
  6. Ventilation et volumes pulmonaires
  7. Échanges et transport des gaz
  8. Contrôle de la ventilation
  9. Signes fonctionnels et examen respiratoire
  10. Principaux syndromes pneumologiques
  11. Organisation histologique respiratoire
  12. Épithéliums des voies respiratoires
  13. Bronchioles et secteur alvéolaire
  14. Dépendance et risques du tabac
  15. Physiopathologie et signes du SAOS
  16. Exploration, complications et traitements
  17. Épanchement pleural
  18. Épanchement pleural et exploration

1. Paroi thoracique et diaphragme

Notions clés & Définitions

  • Diaphragme : Cloison musculo-tendineuse qui ferme l’orifice thoracique inférieur et constitue le principal muscle inspiratoire.

Points essentiels

📌 Le thorax comprend une cage thoracique osseuse contenant la cavité thoracique, formée de deux cavités pleurales latérales et d’un médiastin central.

  • La cage thoracique est limitée en avant par le sternum et les cartilages costaux, en arrière par les 12 vertèbres thoraciques et latéralement par les côtes.

📌 Les côtes XI et XII sont flottantes, tandis que les côtes VII à X sont des côtes fausses car leurs cartilages sont fusionnés.

  • Le niveau Th4-Th5 correspond à l’angle sternal et sépare le médiastin supérieur du médiastin inférieur; il correspond aussi à la bifurcation de la trachée et à plusieurs repères cardiovasculaires majeurs.

📌 Lors d’une ponction ou d’un drainage thoracique, l’aiguille ou le drain doit passer au-dessus de la côte afin d’éviter le pédicule vasculo-nerveux situé dans le sillon du bord inférieur de la côte.

  • Le diaphragme est traversé par la veine cave inférieure au hiatus cave de Th8, par l’œsophage au hiatus œsophagien de Th10 et par l’aorte au hiatus aortique de Th12.

  • Lors de l’inspiration, les côtes s’horizontalisent, les diamètres thoraciques augmentent, le diaphragme se contracte et s’abaisse, la pression intrathoracique diminue et l’air entre dans les poumons.

Astuce mémo

Contraction du diaphragme → augmentation du volume thoracique → entrée d’air

2. Poumons, bronches et plèvre

Notions clés & Définitions

  • Hématose : Transformation du sang pauvre en dioxygène et riche en dioxyde de carbone en sang réoxygéné au niveau des poumons.
  • Plèvre : Séreuse constituée d’un feuillet viscéral adhérant au poumon et d’un feuillet pariétal appliqué contre la paroi thoracique, le diaphragme et le médiastin.

★ À maîtriser

📌 Le poumon droit possède trois lobes et deux scissures, tandis que le poumon gauche possède deux lobes et une scissure oblique.

  • Le hile pulmonaire contient une artère pulmonaire, deux veines pulmonaires, une bronche principale, des vaisseaux bronchiques, des nerfs et des lymphatiques; d’avant en arrière se succèdent l’artère pulmonaire, la veine pulmonaire puis la bronche.

  • L’air progresse des bronches principales vers les bronches lobaires, les bronches segmentaires, les bronchioles terminales, les alvéoles puis les sacs alvéolaires.

📌 Un pneumothorax correspond à de l’air dans la cavité pleurale, tandis qu’un hémothorax correspond à du sang et qu’une pleurésie correspond à un autre liquide pleural.

Compléments

📌 La bronche principale droite est plus verticale que la bronche principale gauche, ce qui rend les corps étrangers inhalés plus susceptibles de pénétrer à droite, notamment dans le lobe inférieur.

Astuce mémo

Poumon droit à 3 lobes, poumon gauche à 2 lobes

3. Vascularisation et innervation pulmonaires

★ À maîtriser

📌 La circulation pulmonaire assure l’hématose entre le ventricule droit, les artères pulmonaires, les alvéoles, les veines pulmonaires et l’atrium gauche, tandis que la circulation bronchique vascularise le parenchyme pulmonaire.

  • Le sang part du ventricule droit par le tronc pulmonaire, rejoint les artères pulmonaires droite et gauche puis les alvéoles, où a lieu l’hématose, avant de revenir oxygéné par les veines pulmonaires jusqu’à l’atrium gauche.

Compléments

  • Les artères bronchiques vascularisent le parenchyme pulmonaire en cheminant à la face postérieure des bronches et en accompagnant leurs divisions; à droite, une artère bronchique naît principalement de la troisième artère intercostale postérieure, tandis qu’à gauche les artères bronchiques supérieure et inférieure naissent de la face antérieure de l’aorte thoracique.

  • Les veines bronchiques se drainent principalement dans les veines pulmonaires et partiellement dans le système azygos à droite ou hémi-azygos à gauche.

Astuce mémo

Petite circulation pour l’hématose, circulation bronchique pour nourrir le parenchyme

4. Auscultation et pathologies thoraciques

Notions clés & Définitions

  • Embolie pulmonaire : Obstruction d’une artère pulmonaire par un thrombus veineux, souvent issu d’une thrombose veineuse profonde des membres inférieurs après un alitement prolongé.

★ À maîtriser

  • Pour évacuer un pneumothorax, une ponction est réalisée en position allongée au niveau médio-claviculaire du deuxième espace intercostal, tandis qu’un hémothorax ou un liquide pleural est drainé plus bas et plus postérieurement, au quatrième ou cinquième espace intercostal sur la ligne axillaire moyenne.

📌 Le murmure vésiculaire est le bruit respiratoire normal produit par le passage de l’air dans l’arbre trachéobronchique; son absence peut indiquer un épanchement, une absence de poumon ou une pneumopathie.

Compléments

  • Les râles sibilants sont des sifflements caractéristiques de l’asthme, tandis que le frottement pleural produit un bruit de type « scratch » lorsque les deux feuillets pleuraux frottent l’un contre l’autre.

  • Les signes possibles comprennent:

    • Douleur thoracique
    • Malaise
    • Agitation
    • Dyspnée
    • Toux
    • Désaturation en oxygène
    • Cyanose
    • Tachycardie
    • Dissociation pouls-température

Astuce mémo

Air vers le haut, liquide vers le bas

5. Mécanique et régulation respiratoires

Notions clés & Définitions

  • Diaphragme : Le principal muscle inspiratoire; sa contraction l’abaisse, augmente le volume thoracique et diminue la pression afin de faire entrer l’air dans les poumons.
  • Capacité résiduelle fonctionnelle : Le volume d’air qui reste dans les poumons à la fin d’une expiration normale non forcée, lorsque la pression alvéolaire est égale à la pression de l’environnement.

★ À maîtriser

📌 La respiration comprend les échanges de dioxygène et de dioxyde de carbone entre l’environnement et l’organisme, alors que la ventilation désigne uniquement le flux d’air brassé et renouvelé.

  • 🔄 Les étapes de la respiration sont:
    1. Ventilation pulmonaire
    2. Diffusion alvéolo-capillaire
    3. Circulation sanguine
    4. Diffusion cellulaire

📌 Une augmentation de l’activité métabolique accroît les besoins en dioxygène et la production de dioxyde de carbone, ce qui augmente la ventilation et le débit afin de maintenir les concentrations gazeuses dans des valeurs physiologiques.

📐 Formule — La compliance thoraco-pulmonaire correspond à la facilité de déformation du système et se calcule par C=ΔVΔPC = \frac{\Delta V}{\Delta P}, tandis que l’élastance, qui représente la résistance à la déformation, se calcule par E=ΔPΔVE = \frac{\Delta P}{\Delta V}.

📐 Formule — La fréquence ventilatoire est l’inverse de la période et se calcule par f=1T×60f = \frac{1}{T} \times 60, tandis que le débit ventilatoire est le produit du volume courant par la fréquence : D=VT×fD = V_T \times f.

Compléments

  • Au repos, la fréquence ventilatoire est d’environ 15 cycles par minute et le débit ventilatoire moyen est d’environ 7 à 8 L/min; lors d’un effort, le débit peut atteindre 100 L/min chez un sujet sain et dépasser 200 L/min chez un sportif.

Astuce mémo

Contraction inspiratoire → pression diminuée → entrée d’air ; relâchement → expiration

6. Ventilation et volumes pulmonaires

Notions clés & Définitions

  • Capacité vitale : Somme du volume de réserve inspiratoire, du volume courant et du volume de réserve expiratoire, correspondant au volume mobilisé lors d’une inspiration forcée suivie d’une expiration forcée.

★ À maîtriser

📐 Formule — La fréquence ventilatoire est donnée par f=1T×60f = \frac{1}{T} \times 60, où T est la période du cycle respiratoire en secondes.

  • Au repos, la fréquence ventilatoire est d’environ 15 cycles par minute, le rapport entre la durée inspiratoire et la durée expiratoire est de 0,75, et le débit ventilatoire moyen est de 7 à 8 L/min.

📐 Formule — Le débit ventilatoire est le produit du volume courant par la fréquence ventilatoire : Deˊbit ventilatoire=VT×f\text{Débit ventilatoire} = V_T \times f.

📌 La capacité résiduelle fonctionnelle correspond au volume présent dans les poumons en fin d’expiration calme et égale la somme du volume de réserve expiratoire et du volume résiduel, tandis que la capacité pulmonaire totale égale la capacité vitale plus le volume résiduel.

📌 Un rapport VR/CPT augmenté indique une hyperinflation pulmonaire, notamment observée dans l’obstruction bronchique et l’emphysème.

  • Une capacité pulmonaire totale supérieure à 120 % de la norme avec un rapport VR/CPT augmenté évoque une distension pulmonaire, tandis qu’une capacité pulmonaire totale inférieure à 80 % évoque un trouble ventilatoire restrictif.

Compléments

  • Le débit ventilatoire est généralement compris entre 5 et 10 L/min au repos, peut atteindre 100 L/min à l’effort chez un sujet sain et dépasser 200 L/min chez les sportifs.

Astuce mémo

Espace mort constant → grande amplitude et basse fréquence rendent la ventilation plus efficace

7. Échanges et transport des gaz

★ À maîtriser

📌 La fraction inspirée en oxygène reste proche de 20,9 % quelle que soit l’altitude, mais la pression barométrique diminue avec l’altitude et entraîne une baisse de la pression inspirée en oxygène appelée hypoxie barométrique.

  • Au niveau de la mer, la pression alvéolaire en CO2 est habituellement comprise entre 35 et 45 mmHg et la pression alvéolaire en O2 entre 90 et 110 mmHg.

  • La diffusion alvéolo-capillaire fait passer les gaz de l’alvéole vers le sang selon leur gradient de pression partielle, jusqu’à l’équilibre ; l’équilibre est atteint en environ un quart de seconde et le CO2 diffuse plus rapidement que l’O2.

📌 Un rapport ventilation/perfusion inférieur à 1 correspond à un effet shunt, avec une perfusion supérieure à la ventilation, tandis qu’un rapport supérieur à 1 correspond à un espace mort, avec une ventilation supérieure à la perfusion.

  • L’oxygène est transporté à environ 97 % sous forme combinée à l’hémoglobine et à environ 3 % sous forme dissoute.

📌 L’hypoxie désigne une diminution de la disponibilité de l’oxygène dans un environnement donné, tandis que l’hypoxémie désigne seulement une diminution de la concentration d’oxygène dans le sang.

Compléments

📌 La pression partielle alvéolaire en oxygène est notée PAO2, la pression capillaire PcO2 et la pression artérielle PaO2 ; ces notations identifient le compartiment où la pression est mesurée.

Astuce mémo

Rapport V/Q < 1 : effet shunt ; rapport V/Q > 1 : espace mort

8. Contrôle de la ventilation

Notions clés & Définitions

  • Automatisme respiratoire : Activité rythmique, automatique et permanente qui prend naissance dans les réseaux neuronaux du tronc cérébral.

★ À maîtriser

  • 🔄 La boucle de contrôle ventilatoire suit trois étapes:
    1. Les chémorécepteurs mesurent la PaO2, la PaCO2 et le pH
    2. Les centres respiratoires bulbaires intègrent les informations
    3. Les muscles ventilatoires adaptent la ventilation

📌 Une diminution de la PaO2, une augmentation de la PaCO2 ou une diminution du pH déclenche une hyperventilation, tandis que les variations opposées déclenchent une hypoventilation.

📌 Les chémorécepteurs périphériques des corpuscules carotidiens sont surtout sensibles aux variations de PaO2, tandis que les chémorécepteurs centraux bulbaires répondent aux ions H+ du liquide céphalo-rachidien et ne sont pas sensibles directement à la PO2.

Compléments

📌 Les mécanorécepteurs pulmonaires détectent l’étirement et interrompent l’inspiration lorsque le poumon est fortement distendu.

  • En normoxie, HIF1-alpha est hydroxylé puis ubiquitinylé et dégradé par le protéasome ; en hypoxie, il n’est plus hydroxylé, s’accumule, rejoint HIF1-bêta dans le noyau et active la transcription des gènes de réponse à l’hypoxie.

Astuce mémo

Chémorécepteurs → centres respiratoires → muscles ventilatoires

9. Signes fonctionnels et examen respiratoire

Points essentiels

📌 L’hémoptysie est une expectoration de sang rouge vif, aéré et spumeux, provenant des voies respiratoires lors d’un effort de toux sous-glottique, contrairement à l’hématémèse d’origine gastrique et aux épistaxis dégluties.

  • Une hémoptysie grave correspond à une abondance supérieure à 200 cc accompagnée de signes de choc hémodynamique et de détresse respiratoire aiguë, mettant en jeu le pronostic vital.

📌 La dyspnée inspiratoire gêne l’entrée de l’air et s’accompagne d’un stridor et d’un tirage sus-sternal lors d’une obstruction des voies aériennes proximales, tandis que la dyspnée expiratoire gêne la sortie de l’air et s’accompagne d’un wheezing lors d’une obstruction des voies aériennes distales.

  • La fréquence respiratoire normale de l’adulte est de 12 à 20 cycles par minute, chaque cycle comprenant une inspiration et une expiration.

  • 🔄 L’examen physique respiratoire suit quatre temps:

    1. inspection
    2. palpation
    3. percussion
    4. auscultation

📌 À la percussion, une matité traduit une interposition de condensation ou de liquide, tandis qu’une hypersonorité ou un tympanisme traduit une interposition d’air comme dans le pneumothorax ou l’emphysème.

Astuce mémo

Inspection → palpation → percussion → auscultation

10. Principaux syndromes pneumologiques

Notions clés & Définitions

  • Condensation pulmonaire : Correspond au remplissage pathologique des alvéoles ou au collapsus alvéolaire secondaire à une obstruction bronchique.
  • Épanchement pleural liquidien : Présence anormale de liquide dans la cavité pleurale entre les deux feuillets de la plèvre.
  • Pneumothorax : Correspond à la présence d’air dans la cavité pleurale entre les deux feuillets de la plèvre, avec abolition des vibrations vocales et du murmure vésiculaire ainsi qu’un tympanisme à la percussion.

★ À maîtriser

  • Le syndrome de condensation pulmonaire associe une augmentation des vibrations vocales, une matité modérée, une diminution du murmure vésiculaire, des râles crépitants et un souffle tubaire.

📌 Dans un épanchement pleural liquidien, les vibrations vocales et le murmure vésiculaire sont diminués ou abolis, la percussion révèle une matité variable selon la position et une douleur pleurale, une toux sèche ainsi qu’une dyspnée peuvent être présentes.

Compléments

  • Le syndrome de la veine cave supérieure associe une érythrocyanose des mains et du visage, un œdème en pèlerine, une turgescence veineuse cervicale, une circulation collatérale préthoracique et parfois une somnolence ou des céphalées.

Astuce mémo

Condensation = poumon comblé ; pneumothorax = air pleural

11. Organisation histologique respiratoire

★ À maîtriser

📌 La partie conductrice de l’appareil respiratoire transporte l’air des fosses nasales aux bronchioles terminales sans échanges gazeux, tandis que la partie respiratoire débute aux bronchioles respiratoires et assure l’hématose au niveau des alvéoles.

  • L’épithélium respiratoire comprend notamment:

    • des cellules cylindriques ciliées
    • des cellules caliciformes
    • des cellules cylindriques à bordure en brosse
    • des cellules basales
    • des cellules endocrines
  • Le conditionnement de l’air comprend:

    • son réchauffement
    • son humidification
    • sa purification
  • Les échanges gazeux ont lieu dans les cloisons interalvéolaires, où circulent les capillaires au contact des alvéoles.

Compléments

  • Les cellules basales assurent l’auto-renouvellement de l’épithélium respiratoire par mitose asymétrique, donnant une cellule différenciée en cellule ciliée ou caliciforme et une cellule basale.

Astuce mémo

Conduction → bronchioles respiratoires → canaux → sacs → alvéoles

12. Épithéliums des voies respiratoires

Notions clés & Définitions

  • Cellules caliciformes : Cellules à mucus ouvertes, généralement isolées entre les cellules ciliées, dont le mucus est expulsé au pôle apical par exocytose pour humidifier la muqueuse et capter les particules inhalées.
  • Muqueuse olfactive : Située au plafond des fosses nasales et comprenant un épithélium olfactif cylindrique, un chorion et des glandes de Bowman.

★ À maîtriser

  • Une cellule basale se divise par mitose asymétrique pour produire une cellule qui se différencie en cellule ciliée ou caliciforme et une nouvelle cellule basale.

📌 Les cils olfactifs sont immobiles et portent des chémorécepteurs, tandis que les cils de l’épithélium respiratoire sont vibratiles et déplacent le mucus.

Compléments

  • Les amygdales sont des agrégats de tissu lymphoïde non encapsulés qui assurent une défense immunitaire à l’entrée des voies respiratoires et digestives.

Astuce mémo

Cellules à mucus ouvertes dans les voies respiratoires, cellules à mucus fermées dans l’estomac

13. Bronchioles et secteur alvéolaire

Notions clés & Définitions

  • Pneumocytes de type I : Cellules très aplaties qui représentent 40 % des cellules de revêtement mais 90 % de la surface alvéolaire et participent principalement aux échanges gazeux.
  • Pneumocytes de type II : Cellules cuboïdales sécrétoires qui produisent le surfactant et assurent le renouvellement du revêtement alvéolaire en pouvant donner des pneumocytes de type I.

★ À maîtriser

📌 Les bronchioles ont un calibre inférieur à 1 mm et ne possèdent ni cartilage ni glandes exocrines, contrairement aux bronches qui contiennent des pièces cartilagineuses, des glandes et du tissu lymphoïde.

  • Le surfactant comprend:
    • 40 % de phospholipides
    • 10 % de protéines
    • 50 % de cholestérols

Compléments

  • Les macrophages alvéolaires proviennent du sang circulant, captent et phagocytent les microorganismes et corps étrangers, mais ne participent ni au revêtement ni à la barrière alvéolo-capillaire.

Astuce mémo

Surfactant → diminution du collapsus alvéolaire

14. Dépendance et risques du tabac

Notions clés & Définitions

  • Dépendance au tabac : La dépendance au tabac est retenue dans la CIM 10 lorsqu’au moins trois critères de dépendance sont présents, notamment le désir compulsif, la perte de contrôle, le sevrage, la tolérance ou la poursuite malgré les conséquences nocives.

★ À maîtriser

  • La fumée de tabac contient plus de 5 000 substances après combustion, dont environ 70 cancérigènes ; la nicotine provoque la dépendance mais n’est pas cancérigène, tandis que le goudron est fortement cancérigène.

📐 Formule — La consommation tabagique en paquet-années se calcule par nombre de paquets par jour×nombre d’anneˊes de consommation\text{nombre de paquets par jour} \times \text{nombre d'années de consommation}.

📌 Les substituts nicotiniques sont presque systématiques en cas de dépendance à la nicotine, ne présentent pas de contre-indication même après un événement cardiovasculaire aigu ou pendant la grossesse, et doublent le succès du sevrage par rapport au placebo.

Compléments

  • En France en 2021, 12 millions de personnes âgées de 18 à 75 ans fumaient quotidiennement, soit 25,3 % de cette population.

  • Un substitut nicotinique délivre environ 1 mg de nicotine par cigarette fumée quotidiennement, et une cigarette électronique est moins toxique que le tabac mais reste dépourvue d’innocuité.

Astuce mémo

Repérer → conseiller → évaluer → traiter → prévenir

15. Physiopathologie et signes du SAOS

Notions clés & Définitions

  • Pression critique de fermeture : La pression transmurale, exprimée en cmH2O par rapport à la pression atmosphérique, à laquelle survient le collapsus des voies aériennes supérieures.

★ À maîtriser

  • Pendant le sommeil, le retard d’activation du génioglosse favorise la fermeture du pharynx, puis un micro-éveil réactive les muscles dilatateurs et permet la réouverture des voies aériennes supérieures.

  • La collapsibilité des voies aériennes supérieures augmente avec une petite taille des voies aériennes, une rétrognathie, des propriétés élastiques ou de tension de surface favorables au collapsus, des tissus péripharyngés volumineux et une faible activité des muscles dilatateurs.

  • Les deux symptômes cardinaux du syndrome d’apnées obstructives du sommeil sont le ronflement nocturne et la somnolence diurne, mais moins de 10 % des cas sont asymptomatiques.

Compléments

  • Les facteurs extrinsèques favorisants sont:
    • Alcool
    • Toxiques
    • Benzodiazépines
    • Anxiolytiques
    • Antidépresseurs sédatifs
    • Dette de sommeil

Astuce mémo

Collapsus pharyngé → apnée → hypoxie → micro-éveil

16. Exploration, complications et traitements

Notions clés & Définitions

  • Apnée obstructive : Un arrêt total du débit aérien naso-buccal pendant au moins 10 secondes avec persistance des efforts ventilatoires thoraciques et abdominaux.
  • Hypopnée : Une hypopnée est une diminution d’au moins 30 % du débit aérien naso-buccal pendant au moins 10 secondes, associée à une désaturation d’au moins 3 % et/ou à un micro-éveil.

Points essentiels

  • La polysomnographie enregistre notamment:

    • Débit naso-buccal
    • Effort respiratoire
    • Saturation
    • Signaux neurologiques du sommeil
  • Un syndrome d’apnées du sommeil est historiquement défini par un index d’apnée-hypopnée supérieur ou égal à 15 par heure de sommeil, avec une forme modérée entre 15 et 30 et une forme sévère au-delà de 30.

  • 🔄 La séquence cardiovasculaire et respiratoire est:

    1. Arrêt respiratoire
    2. Bradycardie et baisse tensionnelle
    3. Hypoxie
    4. Micro-éveil
    5. Réouverture des voies aériennes
    6. Tachycardie et poussée tensionnelle

📌 La CPAP constitue le traitement ventilatoire de première intention des formes sévères et symptomatiques en maintenant une pression positive qui s’oppose à la pression critique de fermeture et réouvre les voies aériennes supérieures.

📌 La CPAP délivre un seul niveau de pression, tandis que la biPAP en délivre deux, à l’inspiration et à l’expiration, notamment dans la BPCO ou le syndrome d’hypoventilation obésité avec hypercapnie.

Astuce mémo

CPAP ouvre durablement les voies aériennes, l’oxygène ne traite pas l’obstruction

17. Épanchement pleural

Notions clés & Définitions

  • Pleurésie : La pleurésie, ou épanchement pleural, est un déséquilibre entre la production et l’absorption du liquide pleural, alors que le volume physiologique est de 5 à 20 cc.

★ À maîtriser

📌 Le transsudat résulte d’une anomalie mécanique liée à une pression hydrostatique élevée ou une pression oncotique diminuée, tandis que l’exsudat résulte d’une inflammation, d’une infection ou d’une néoplasie.

  • Les signes d’un épanchement pleural comprennent:
    • Douleur thoracique dépendante de la respiration
    • Dyspnée
    • Toux sèche
    • Hyperthermie
    • Matité à la percussion
    • Abolition des vibrations vocales

📌 La ponction pleurale est indiquée chez presque tous les patients, sauf en cas de faible abondance ou d’insuffisance ventriculaire gauche connue répondant au traitement médical, et elle doit être guidée par l’échographie.

Compléments

  • À la radiographie, l’épanchement pleural apparaît comme une opacité dense homogène non systématisée avec une ligne bordante concave en haut et en dedans, appelée ligne de Damoiseau.

Astuce mémo

Transsudat mécanique, exsudat inflammatoire

18. Épanchement pleural et exploration

Notions clés & Définitions

  • Épanchement pleural : Accumulation de liquide dans la cavité pleurale, responsable notamment d’une matité à la percussion et d’une abolition des vibrations vocales.
  • Trouble ventilatoire restrictif : Réduction de plus de 20 % de la capacité pulmonaire totale par rapport à la valeur théorique, généralement accompagnée d’une réduction de la capacité vitale.
  • Insuffisance respiratoire chronique : L’insuffisance respiratoire chronique associe une PaO2 inférieure à 60 mmHg, une PaCO2 supérieure à 50 mmHg et une évolution du pH vers l’acidose.
  • BPCO : Associe au moins un symptôme respiratoire chronique à une obstruction bronchique permanente des voies aériennes, non complètement réversible.
  • Bronchite chronique : La bronchite chronique correspond à une expectoration quasi quotidienne pendant plus de 3 mois par an durant plus de 2 années consécutives et ne suffit pas, à elle seule, à définir une BPCO.

Points essentiels

  • La radiographie d’un épanchement pleural montre une opacité dense et homogène, un comblement du cul-de-sac pleural et une ligne bordante concave en haut et en dedans appelée ligne de Damoiseau.

📌 Les transsudats sont notamment associés à l’insuffisance ventriculaire gauche, à la cirrhose et au syndrome néphrotique, tandis que les exsudats peuvent être tumoraux, infectieux, liés à une embolie pulmonaire ou à une maladie systémique.

  • La ponction pleurale est guidée par la clinique et le repérage échographique, réalisée au bord supérieur de la côte sous-jacente après anesthésie locale, puis suivie d’analyses macroscopiques, biochimiques, cytologiques et microbiologiques.

  • Pendant le sommeil paradoxal, l’atonie musculaire réduit l’efficacité de la ventilation diaphragmatique, ce qui favorise l’hypoventilation alvéolaire, l’hypoxémie, l’hypercapnie puis l’acidose.

  • Les maladies neuromusculaires diminuent la force des muscles respiratoires et de déglutition et peuvent entraîner une incapacité à tousser, une incapacité à ventiler, un risque d’inhalation et une apnée du sommeil.

  • La ventilation non invasive est indiquée lorsque l’hypoventilation alvéolaire est installée ou lorsqu’une hypercapnie diurne symptomatique persiste, mais elle ne doit pas être utilisée préventivement chez un patient restrictif sans insuffisance respiratoire.

  • Un rapport VEMS/CVF inférieur à 0,7 confirme l’existence d’un trouble ventilatoire obstructif, tandis qu’une CPT inférieure à 80 % de la valeur théorique définit un trouble ventilatoire restrictif.

  • L’oxygénothérapie longue durée est indiquée si la PaO2 est inférieure à 55 mmHg, ou inférieure à 60 mmHg avec un signe d’hypoxie tissulaire, une polyglobulie ou une insuffisance ventriculaire droite.

  • La prise en charge de la BPCO repose d’abord sur le sevrage tabagique, puis sur les traitements inhalés, la vaccination, l’activité physique ou la réadaptation respiratoire et la réévaluation régulière.

📌 Le traitement de la BPCO vise à diminuer les symptômes et repose notamment sur le sevrage tabagique, les traitements inhalés, les bronchodilatateurs de courte durée à la demande, la vaccination, l’activité physique et la réadaptation respiratoire.

  • Après le diagnostic de BPCO, on instaure un bronchodilatateur de longue durée, puis on réévalue le patient pour ajouter un corticostéroïde inhalé s’il est principalement exacerbateur ou une autre classe de bronchodilatateur s’il est principalement dyspnéique, avant d’envisager la troisième classe si les symptômes persistent.

Astuce mémo

Transsudat = pression ; exsudat = inflammation ou lésion

Tableaux de synthèse

Comparaison des poumons

ÉlémentPoumon droitPoumon gauche
Nombre de lobes32
ScissuresHorizontale et obliqueOblique
ParticularitéPlus grosPlus petit, avec lingula

Circulations pulmonaires

CirculationOrigine ou trajetRôle
PulmonaireVentricule droit → alvéoles → atrium gaucheRéalisation de l’hématose
BronchiqueArtères bronchiques → parenchyme pulmonaireVascularisation nutritive du poumon

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1. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre la cage thoracique et la cavité thoracique ?

2. Quelles structures délimitent respectivement la cage thoracique en avant, en arrière et latéralement ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

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Quelles structures composent la cavité thoracique ?

Deux cavités pleurales latérales et un médiastin central.

Par quoi est limitée la cage thoracique en avant ?

Par le sternum et les cartilages costaux.

Quelles côtes sont flottantes ?

Les côtes XI et XII.

Voir les flashcards →

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