QCM : Traitement des tumeurs rénales (60 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Parmi les facteurs de risque modifiables du cancer du rein, lequel présente le hazard ratio le plus élevé parmi ceux rapportés ?

Le tabagisme, avec un HR de 1,39
L’hypertension artérielle, avec un HR de 1,70
L’obésité, avec un HR de 2,16
L’insuffisance rénale chronique, avec un HR de 2,58

L’insuffisance rénale chronique, avec un HR de 2,58

Explication

L’insuffisance rénale chronique est associée au HR le plus élevé, à 2,58, parmi les facteurs cités. L’obésité est également un facteur important, mais son HR rapporté est inférieur, à 2,16.

2. Quelle stratégie de dépistage convient à une personne sans facteur de risque particulier de cancer du rein ?

Proposer une imagerie annuelle à toute la population adulte
Réserver le dépistage aux personnes présentant une hématurie visible
Réaliser une TEP au 18-FDG à intervalles réguliers chez les adultes
Ne pas proposer de dépistage en population générale, mais le discuter chez les patients à risque

Ne pas proposer de dépistage en population générale, mais le discuter chez les patients à risque

Explication

Le dépistage n’est pas recommandé dans la population générale, mais il peut être discuté chez les personnes à risque, notamment en cas de forme héréditaire, d’hémodialyse ou de transplantation. L’hématurie visible peut motiver une évaluation clinique, mais elle ne définit pas à elle seule la stratégie de dépistage indiquée.

3. Un salarié a été exposé professionnellement au trichloréthylène pendant plus de dix ans et développe un cancer du rein. Quelle condition supplémentaire encadre la reconnaissance comme maladie professionnelle en France ?

Une exposition ayant duré au moins 40 ans
La présence obligatoire d’une insuffisance rénale chronique
Un délai de prise en charge pouvant atteindre 40 ans
Un diagnostic posé dans les dix ans suivant l’exposition

Un délai de prise en charge pouvant atteindre 40 ans

Explication

Après plus de dix ans d’exposition professionnelle au trichloréthylène, le cancer du rein peut être reconnu comme maladie professionnelle avec un délai de prise en charge de 40 ans. La durée de 40 ans désigne ce délai, et non la durée minimale d’exposition.

4. Quelle évolution décrit le mieux l’épidémiologie du cancer du rein en France entre 1990 et 2023 ?

Le nombre de nouveaux cas a atteint 17 141 en 2023, après une hausse d’incidence de 199 %
Le nombre de nouveaux cas a atteint 17 141 en 2018, sans évolution notable depuis 1990
Le nombre de nouveaux cas a atteint 17 141 en 2023, tandis que l’incidence a diminué de 199 %
Le nombre de nouveaux cas a atteint 5 589 en 2023, après une hausse d’incidence de 199 %

Le nombre de nouveaux cas a atteint 17 141 en 2023, après une hausse d’incidence de 199 %

Explication

La France a recensé 17 141 nouveaux cas en 2023, avec une hausse d’incidence de 199 % depuis 1990. Le chiffre de 5 589 correspond aux décès recensés en 2018, et non au nombre de nouveaux cas en 2023.

5. Comment faut-il interpréter une composante sarcomatoïde minoritaire dans une tumeur rénale ?

Comme une transition bénigne qui ne modifie pas le grade de la tumeur
Comme une transition épithélio-mésenchymateuse classée ISUP 4, et non comme un sous-type autonome
Comme un marqueur pronostique défavorable seulement si elle dépasse 10 %
Comme un sous-type histologique autonome dont le grade dépend de sa proportion

Comme une transition épithélio-mésenchymateuse classée ISUP 4, et non comme un sous-type autonome

Explication

La composante sarcomatoïde correspond à une transition épithélio-mésenchymateuse classée ISUP 4, même lorsqu’elle est minoritaire. Le seuil supérieur à 10 % concerne son caractère péjoratif sur le plan pronostique, et non l’attribution du grade.

6. Une tumeur rénale envahit la graisse périrénale sans franchir le fascia de Gerota. À quel stade pT cela correspond-il ?

pT3a
pT2
pT4
pT3b

pT3a

Explication

L’envahissement de la graisse périrénale sans franchissement du fascia de Gerota fait partie des critères du stade pT3a. Le stade pT3b correspond notamment à une extension veineuse plus proximale, et non à ce seul envahissement graisseux.

7. Une tumeur rénale est associée à une mutation de FH. Quelle conduite générale est indiquée ?

Retenir une prise en charge conservatrice comme stratégie prioritaire
La traiter immédiatement en visant des marges chirurgicales négatives
Reporter le traitement jusqu’à l’apparition de symptômes métastatiques
Privilégier une surveillance jusqu’à ce qu’elle dépasse 3 cm

La traiter immédiatement en visant des marges chirurgicales négatives

Explication

Les tumeurs associées à une mutation de FH doivent être traitées immédiatement, avec un objectif de marges chirurgicales négatives. La surveillance prioritaire sous 3 cm concerne d’autres formes héréditaires, mais ne s’applique pas à cette situation.

8. En combien de groupes la classification OMS 2022 répartit-elle les tumeurs rénales malignes de l’adulte ?

Huit groupes
Six groupes
Quatre groupes
Cinq groupes

Six groupes

Explication

La classification OMS 2022 répartit les tumeurs rénales malignes de l’adulte en six groupes. Le nombre cinq ne correspond pas au décompte établi par cette classification.

9. Quelle prise en charge est généralement associée à une lésion rénale kystique de type Bosniak III ?

Une chirurgie d’exérèse dans tous les cas, comme pour le type IV
Une chirurgie dans la plupart des cas, avec surveillance possible chez certains patients sélectionnés
Une surveillance annuelle par TDM pendant cinq ans dans tous les cas
Une absence de suivi lorsque la lésion ne présente pas de symptômes

Une chirurgie dans la plupart des cas, avec surveillance possible chez certains patients sélectionnés

Explication

Le type Bosniak III relève généralement d’une chirurgie, même qu’une surveillance peut être envisagée dans certains cas sélectionnés. La surveillance annuelle par TDM pendant cinq ans correspond au type IIF, tandis que le type IV relève d’une chirurgie d’exérèse.

10. Quel examen constitue le bilan préthérapeutique de référence d’une tumeur rénale lorsque les produits de contraste iodés ne sont pas contre-indiqués ?

Une TDM thoracique, abdominale et pelvienne injectée comportant au moins trois phases
Une IRM abdominale seule réalisée sans injection et en deux séquences
Une TEP au 18-FDG couvrant le thorax et l’abdomen en une phase
Une échographie rénale complétée par une radiographie thoracique

Une TDM thoracique, abdominale et pelvienne injectée comportant au moins trois phases

Explication

L’examen de référence est une TDM injectée du thorax, de l’abdomen et du pelvis comportant au minimum trois phases, en l’absence de contre-indication au contraste iodé. La TEP au 18-FDG n’est pas recommandée pour le bilan initial d’une tumeur du rein.

11. Chez quel patient le risque de néphropathie liée à une injection intraveineuse de contraste iodé est notamment concerné ?

Chez un patient dont le DFG est compris entre 60 et 90 mL/min/1,73 m²
Chez un patient dont le DFG est supérieur à 90 mL/min/1,73 m²
Chez un patient dont le DFG est inférieur à 30 mL/min/1,73 m²
Chez un patient dont le DFG est compris entre 30 et 60 mL/min/1,73 m²

Chez un patient dont le DFG est inférieur à 30 mL/min/1,73 m²

Explication

Un DFG inférieur à 30 mL/min/1,73 m² identifie notamment les patients concernés par le risque de néphropathie induite par le contraste iodé. Un DFG supérieur à 90 mL/min/1,73 m² ne correspond pas au seuil de risque mentionné ici.

12. Chez une personne atteinte d’un cancer rénal métastatique, quelle stratégie d’imagerie distingue l’évaluation cérébrale de l’évaluation osseuse ?

Réaliser les deux examens uniquement en présence de symptômes neurologiques
Réaliser une imagerie cérébrale, tandis que la scintigraphie osseuse dépend de la présence de symptômes
Réaliser les deux examens systématiquement, quel que soit le tableau clinique
Réaliser une scintigraphie osseuse systématique, tandis que l’imagerie cérébrale dépend des symptômes

Réaliser une imagerie cérébrale, tandis que la scintigraphie osseuse dépend de la présence de symptômes

Explication

En maladie métastatique, une IRM ou une TDM cérébrale est systématique, alors que la scintigraphie osseuse est indiquée en présence de symptômes. La scintigraphie n’est donc pas systématique dans cette stratégie.

13. Pourquoi les modèles pronostiques combinant plusieurs facteurs sont-ils préférables à l’utilisation isolée du stade TNM ou du grade dans le cancer du rein ?

Ils privilégient les facteurs histologiques et écartent les caractéristiques anatomiques de la tumeur.
Ils remplacent les données cliniques par une mesure moléculaire unique pour prédire les résultats.
Ils intègrent des facteurs anatomiques, histologiques, cliniques et moléculaires pour mieux prédire les résultats.
Ils s’appuient sur le stade TNM et le grade, considérés ensemble comme les seuls facteurs pertinents.

Ils intègrent des facteurs anatomiques, histologiques, cliniques et moléculaires pour mieux prédire les résultats.

Explication

La combinaison de facteurs anatomiques, histologiques, cliniques et moléculaires prédit mieux les résultats qu’un seul indicateur. Le stade TNM et le grade restent pertinents, mais leur utilisation isolée est moins prédictive.

14. Quel énoncé compare correctement le poids pronostique d’une atteinte ganglionnaire N+ sans métastase, d’un stade T4 et d’une maladie métastatique ?

T4 est plus défavorable que la maladie métastatique, tandis que N+ M0 est moins sévère.
N+ M0 et T4 ont un poids comparable, mais la maladie métastatique est plus défavorable.
N+ M0 est plus défavorable que T4, tandis que la maladie métastatique leur est comparable.
N+ M0, T4 et la maladie métastatique présentent un poids pronostique comparable.

N+ M0 et T4 ont un poids comparable, mais la maladie métastatique est plus défavorable.

Explication

Une atteinte N+ sans métastase a un poids pronostique comparable à celui d’un stade T4, et ces deux situations sont moins défavorables qu’une maladie métastatique. L’erreur plausible consiste à placer N+ M0 au-dessus de T4, alors que leur poids est comparable.

15. Une personne âgée atteinte d’un cancer du rein obtient un score G8 de 14 sur 17 ; quelle démarche est indiquée ?

Demander une consultation néphrologique pour déterminer le risque gériatrique.
Organiser une évaluation gériatrique globale réalisée par un gériatre.
Se limiter à une évaluation oncologique fondée sur le stade de la tumeur.
Répéter le score G8 après le traitement avant de solliciter un gériatre.

Organiser une évaluation gériatrique globale réalisée par un gériatre.

Explication

Un score G8 inférieur ou égal à 14 sur 17 chez une personne âgée doit conduire à une évaluation gériatrique globale par un gériatre. Répéter le score après le traitement retarderait l’évaluation déclenchée par ce résultat.

16. Chez un patient atteint d’un cancer du rein métastatique, quelle survie globale médiane correspond à trois facteurs pronostiques défavorables ou plus selon l’IMDC ?

Environ 8 mois.
Environ 23 mois.
Environ 14 mois.
Environ 43 mois.

Environ 8 mois.

Explication

Le groupe IMDC comptant au moins trois facteurs défavorables présente une survie globale médiane de 8 mois. La valeur de 23 mois correspond au groupe ayant un ou deux facteurs défavorables.

17. Quel est le traitement chirurgical de référence d’une tumeur rénale T1a mesurant 3,5 cm ?

Une surveillance active, qui constitue le traitement de référence des T1a de 4 cm ou moins.
Une néphrectomie partielle, qui constitue le traitement de référence des T1a de 4 cm ou moins.
Une ablation, qui constitue le traitement de référence des T1a de 4 cm ou moins.
Une néphrectomie totale, qui constitue le traitement de référence des T1a de 4 cm ou moins.

Une néphrectomie partielle, qui constitue le traitement de référence des T1a de 4 cm ou moins.

Explication

Pour les tumeurs T1a de 4 cm ou moins, la néphrectomie partielle est le traitement chirurgical de référence. La néphrectomie totale retire le rein et n’est pas le traitement de référence général de cette catégorie.

18. Lors d’une néphrectomie partielle, quelle durée de clampage du pédicule rénal est conseillée ?

Environ 30 minutes.
Environ 45 minutes.
Moins de 25 minutes.
Plus de 60 minutes.

Moins de 25 minutes.

Explication

Il est conseillé de limiter le clampage du pédicule rénal à moins de 25 minutes lors d’une néphrectomie partielle. Une durée d’environ 30 minutes dépasse cette limite conseillée.

19. Pour une tumeur rénale T1a, quelle approche chirurgicale est privilégiée et dans quels cas une néphrectomie totale peut-elle être envisagée ?

Privilégier l’ablation ; envisager la néphrectomie totale notamment pour toute tumeur de moins de 3 cm ou toute récidive locale.
Privilégier la néphrectomie partielle ; envisager la totale notamment en présence d’une protéinurie, d’un rein unique ou d’un DFG postopératoire bas.
Privilégier la néphrectomie partielle ; envisager la totale notamment si le rein est non fonctionnel, si une T3a est suspectée ou si une expertise confirme une complexité particulière.
Privilégier la néphrectomie totale ; envisager la partielle notamment si le rein est non fonctionnel, si une T3a est suspectée ou si une expertise confirme une complexité particulière.

Privilégier la néphrectomie partielle ; envisager la totale notamment si le rein est non fonctionnel, si une T3a est suspectée ou si une expertise confirme une complexité particulière.

Explication

La néphrectomie partielle est le traitement chirurgical de première intention des T1a ; la néphrectomie totale est réservée à des situations telles qu’un rein non fonctionnel, une suspicion de T3a ou une complexité confirmée après expertise. La protéinurie et le rein unique motivent une consultation néphrologique, mais ne sont pas les indications de néphrectomie totale décrites ici.

20. Lors d’une néphrectomie partielle, quelle priorité contribue le plus au maintien de la fonction rénale ?

Réduire le temps opératoire, même si la durée de clampage dépasse 25 minutes.
Réduire la durée de clampage à moins de 25 minutes, même si davantage de parenchyme est retiré.
Préserver le volume de parenchyme rénal, tout en visant un clampage de moins de 25 minutes.
Éviter le clampage du pédicule, même si le volume de parenchyme préservé est moindre.

Préserver le volume de parenchyme rénal, tout en visant un clampage de moins de 25 minutes.

Explication

La préservation du volume parenchymateux est le facteur le plus important pour maintenir la fonction rénale, et le clampage devrait aussi être limité à moins de 25 minutes. La durée de clampage compte, mais elle ne prime pas sur la préservation du parenchyme.

21. Quelle comparaison entre traitements ablatifs et néphrectomie partielle décrit correctement leurs effets rénaux et leur contrôle oncologique local ?

Les traitements ablatifs préservent mieux la fonction rénale et entraînent moins de complications, mais leur contrôle local est probablement inférieur.
Les traitements ablatifs préservent moins bien la fonction rénale et entraînent davantage de complications, mais leur contrôle local est probablement supérieur.
Les traitements ablatifs préservent mieux la fonction rénale et entraînent moins de complications, avec un contrôle local probablement supérieur.
La néphrectomie partielle préserve mieux la fonction rénale et entraîne moins de complications, mais son contrôle local est probablement inférieur.

Les traitements ablatifs préservent mieux la fonction rénale et entraînent moins de complications, mais leur contrôle local est probablement inférieur.

Explication

Les traitements ablatifs sont associés à une meilleure préservation de la fonction rénale et à moins de complications que la chirurgie, mais leur contrôle oncologique local est probablement inférieur à celui de la néphrectomie partielle. L’idée d’un contrôle local supérieur avec l’ablation inverse la comparaison rapportée.

22. En l’absence de diagnostic histologique préalable, quand faut-il réaliser la biopsie d’une masse rénale avant un traitement ablatif ?

Au cours du geste ablatif, plutôt qu’avant celui-ci.
Après une récidive locale, afin de décider d’une première biopsie.
Avant le geste ablatif, plutôt qu’au cours de celui-ci.
Après le geste ablatif, afin de confirmer son efficacité.

Avant le geste ablatif, plutôt qu’au cours de celui-ci.

Explication

En l’absence de diagnostic histologique préalable, la biopsie de la masse doit être réalisée avant le traitement ablatif. La pratiquer au cours du geste ne respecte pas cette séquence recommandée.

23. Pour une tumeur rénale cT1b-T2, quelle différence distingue les recommandations du CCAFU de celles de l’EAU concernant la néphrectomie partielle ?

Le CCAFU la recommande dès qu’elle est réalisable, tandis que l’EAU la réserve surtout à certaines tumeurs T2 sur rein unique ou avec insuffisance rénale chronique.
Le CCAFU recommande la néphrectomie totale, tandis que l’EAU privilégie la néphrectomie partielle pour toute tumeur cT1b-T2.
Les deux la recommandent uniquement en cas de rein unique ou d’insuffisance rénale chronique.
Le CCAFU la réserve aux tumeurs T2 sur rein unique, tandis que l’EAU la recommande dès qu’elle est réalisable.

Le CCAFU la recommande dès qu’elle est réalisable, tandis que l’EAU la réserve surtout à certaines tumeurs T2 sur rein unique ou avec insuffisance rénale chronique.

Explication

Le CCAFU privilégie la néphrectomie partielle dès qu’elle est réalisable, alors que l’EAU en limite principalement l’indication à certaines tumeurs T2 avec rein unique ou insuffisance rénale chronique. L’EAU ne la recommande donc pas de façon générale pour toutes les tumeurs cT1b-T2 techniquement accessibles.

24. Chez un patient porteur d’une tumeur cT1b-T2, dans quelle situation la néphrectomie totale est-elle recommandée ?

Lorsque la néphrectomie partielle est réalisable et que le rein concerné conserve sa fonction.
Lorsque la tumeur est cN0 et qu’aucune adénopathie n’est visible à l’imagerie.
Lorsque la néphrectomie partielle est techniquement impossible ou que le rein concerné n’est pas fonctionnel.
Lorsque le patient présente une hématurie pouvant être contrôlée par embolisation.

Lorsque la néphrectomie partielle est techniquement impossible ou que le rein concerné n’est pas fonctionnel.

Explication

La néphrectomie totale est recommandée si la préservation partielle du rein n’est pas techniquement réalisable ou si le rein est non fonctionnel. La faisabilité d’une néphrectomie partielle va au contraire à l’encontre de cette indication de néphrectomie totale.

25. Pour une tumeur cT1b-T2 cN0 sans signe d’envahissement surrénalien, quelle conduite concernant le curage ganglionnaire et la surrénalectomie est recommandée ?

Réaliser systématiquement le curage ganglionnaire, mais réserver la surrénalectomie aux tumeurs volumineuses.
Réaliser systématiquement la surrénalectomie, mais réserver le curage aux ganglions suspects.
Réaliser les deux gestes en raison du stade cT1b-T2, même si l’imagerie ne montre pas d’envahissement.
Ne pas les réaliser systématiquement en l’absence de signe d’envahissement ganglionnaire ou surrénalien.

Ne pas les réaliser systématiquement en l’absence de signe d’envahissement ganglionnaire ou surrénalien.

Explication

Chez un patient cN0, le curage ganglionnaire et la surrénalectomie ne sont pas recommandés systématiquement sans signe d’envahissement correspondant. Un curage peut se justifier en présence de ganglions suspects, mais cette situation n’est pas celle décrite.

26. Quelle définition caractérise un cancer du rein localement avancé ?

Une tumeur métastatique M1 qui ne présente pas d’extension au-delà de la capsule rénale.
Une tumeur qui n’est ni intracapsulaire, au stade pT1 ou pT2, ni métastatique M1, sans critère fondé sur sa taille.
Une tumeur dépassant un seuil de taille déterminé, même si elle reste intracapsulaire et sans métastase.
Une tumeur pT1 ou pT2 dont le diamètre suffit à établir le caractère localement avancé.

Une tumeur qui n’est ni intracapsulaire, au stade pT1 ou pT2, ni métastatique M1, sans critère fondé sur sa taille.

Explication

Le caractère localement avancé repose sur l’absence des catégories intracapsulaire pT1-pT2 et métastatique M1, et non sur un seuil de taille. Une grande tumeur intracapsulaire n’est donc pas définie comme localement avancée par son seul diamètre.

27. Pour une tumeur rénale localement avancée techniquement résécable, quel est l’objectif de la néphrectomie totale élargie à visée curative ?

Réduire le volume tumoral avant un traitement médicamenteux, sans viser des marges saines.
Obtenir des marges chirurgicales négatives lors de l’exérèse.
Retirer la tumeur avec des marges envahies afin de préserver les tissus adjacents.
Éviter l’exérèse et obtenir une confirmation histologique par biopsie seule.

Obtenir des marges chirurgicales négatives lors de l’exérèse.

Explication

La néphrectomie totale élargie est recommandée dans une intention curative lorsque la tumeur est résécable, avec pour objectif des marges négatives. Une exérèse avec des marges envahies ne répond pas à cet objectif chirurgical curatif.

28. Chez un patient atteint d’un cancer rénal localement avancé, quand le curage ganglionnaire est-il recommandé ?

Lorsque l’imagerie ne montre pas d’adénopathie et que la palpation peropératoire est normale.
Lorsque la tumeur dépasse un seuil de taille, indépendamment de l’état des ganglions.
Lorsque le patient est M0, même si aucun ganglion suspect n’est détecté.
Lorsque des adénopathies sont suspectes à l’imagerie ou palpables pendant l’intervention.

Lorsque des adénopathies sont suspectes à l’imagerie ou palpables pendant l’intervention.

Explication

Le curage est recommandé si des adénopathies sont suspectes à l’imagerie ou palpables en peropératoire. En leur absence, son utilité oncologique ou pour la stadification n’est pas démontrée, contrairement à ce que suppose un curage systématique.

29. Dans la classification de Mayo, à quel stade pT correspond un thrombus cave de niveau 4, sus-diaphragmatique ou intra-atrial ?

pT3b.
pT3a.
pT3c.
pT2.

pT3c.

Explication

Le niveau 4 de la classification de Mayo correspond à un thrombus sus-diaphragmatique ou intra-atrial et est classé pT3c. Les niveaux 1 à 3 relèvent de pT3b, tandis que le niveau 0 limité à la veine rénale relève de pT3a.

30. Dans quelle situation une prise en charge d’une tumeur rénale est-elle dite impérative ?

Lorsque la tumeur est asymptomatique et que l’imagerie ne montre pas de métastase.
Lorsque la tumeur est découverte par échographie, même si les deux reins fonctionnent normalement.
Lorsque la néphrectomie totale ferait courir un risque élevé d’insuffisance rénale terminale ou de dialyse définitive.
Lorsque la chirurgie est complexe, sans que la fonction rénale ni le risque de dialyse soient concernés.

Lorsque la néphrectomie totale ferait courir un risque élevé d’insuffisance rénale terminale ou de dialyse définitive.

Explication

Une situation est impérative si la néphrectomie totale risque d’entraîner une insuffisance rénale terminale ou une dialyse définitive, notamment en cas de rein unique, de tumeur bilatérale ou d’insuffisance rénale préexistante. La complexité opératoire, à elle seule, ne définit pas cette situation.

31. En situation rénale impérative, quelle stratégie est recommandée si elle est techniquement réalisable ?

Commencer par une surveillance sans biopsie, puis décider d’une intervention en cas de progression.
Privilégier la néphrectomie partielle et réaliser une biopsie avant toute décision thérapeutique.
Réaliser une néphrectomie totale, puis évaluer la fonction rénale après l’intervention.
Privilégier un traitement ablatif et réserver la biopsie aux cas de récidive.

Privilégier la néphrectomie partielle et réaliser une biopsie avant toute décision thérapeutique.

Explication

La néphrectomie partielle est le traitement de référence en situation impérative lorsqu’elle est techniquement réalisable, et une biopsie est recommandée avant toute décision thérapeutique. Les traitements ablatifs peuvent constituer une option, mais ne remplacent pas ce traitement de référence.

32. Pour une petite tumeur sur un transplant rénal, quel traitement de référence doit être réalisé dans un centre expert ?

La néphrectomie partielle, qui permet de traiter la tumeur tout en préservant le transplant.
La transplantectomie, qui constitue le traitement de référence de toute petite tumeur du transplant.
La néphrectomie totale du rein natif, afin de conserver intact le transplant atteint.
Le traitement ablatif, qui est préféré à la chirurgie en raison de la localisation sur le transplant.

La néphrectomie partielle, qui permet de traiter la tumeur tout en préservant le transplant.

Explication

La néphrectomie partielle est le traitement de référence des petites tumeurs du transplant rénal et doit être effectuée dans un centre expert compte tenu de la complexité chirurgicale. La transplantectomie peut être discutée dans des situations particulières, notamment lorsque la fonction du transplant est altérée ou que la tumeur est localement avancée ou symptomatique.

33. Après le traitement d’une tumeur rénale, dans quelle situation aucun délai de carence n’est-il imposé avant une nouvelle transplantation ?

Pour une tumeur à cellules claires associée à une translocation, si elle est de bas grade ISUP.
Pour toute tumeur à cellules claires de stade pT3 ou inférieur, quel que soit son grade ISUP.
Pour une tumeur papillaire de bas grade ou à cellules claires hors carcinome à translocation, de stade inférieur à pT3 et de bas grade ISUP.
Pour une tumeur papillaire de haut grade, si elle est de stade inférieur à pT3.

Pour une tumeur papillaire de bas grade ou à cellules claires hors carcinome à translocation, de stade inférieur à pT3 et de bas grade ISUP.

Explication

L’absence de délai concerne les tumeurs papillaires de bas grade ou à cellules claires hors carcinome à translocation, si le stade est inférieur à pT3 et le grade ISUP bas. Dans les autres situations, un délai minimal de deux ans est proposé.

34. Quel événement correspond à une récidive locale après traitement d’une tumeur rénale ?

Une reprise tumorale dans le rein concerné, la loge rénale, la veine rénale, la surrénale homolatérale ou les ganglions régionaux
L’apparition d’une nouvelle tumeur dans le rein opposé, sans atteinte de la région opérée
La découverte d’une tumeur primitive dans un autre organe, sans atteinte ganglionnaire régionale
La progression d’une métastase pulmonaire, sans reprise tumorale dans la région rénale

Une reprise tumorale dans le rein concerné, la loge rénale, la veine rénale, la surrénale homolatérale ou les ganglions régionaux

Explication

La récidive locale englobe une reprise tumorale dans le rein porteur, la loge rénale, la veine rénale, la surrénale homolatérale ou les ganglions régionaux. Une tumeur du rein opposé ne fait pas partie de cette définition.

35. Après une récidive locale post-néphrectomie élargie, quelle intervention a démontré une amélioration de la survie ?

Une radiothérapie ciblée de la récidive sans exérèse chirurgicale
Une résection chirurgicale complète avec des marges négatives
Une résection chirurgicale incomplète laissant des marges tumorales positives
Une surveillance radiologique jusqu’à l’apparition de symptômes

Une résection chirurgicale complète avec des marges négatives

Explication

Une résection chirurgicale à marges négatives est l’option dont l’amélioration de la survie a été démontrée dans cette situation. À l’inverse, une résection incomplète est un facteur défavorable.

36. Comment traiter une récidive locale rénale accompagnée d’autres métastases ?

Comme une tumeur primitive multifocale nécessitant une chirurgie conservatrice
Comme une récidive locale isolée relevant d’un traitement local
Comme un cancer du rein métastatique
Comme une récidive de la loge rénale sans extension à distance

Comme un cancer du rein métastatique

Explication

La présence d’autres métastases conduit à traiter la récidive comme un cancer du rein métastatique. Une récidive locale isolée peut, contrairement à cette situation, relever d’un traitement local.

37. Quel est le risque de malignité rapporté pour un kyste rénal Bosniak III ?

Environ 18 %
Environ 9 %
Environ 51 %
Environ 86 %

Environ 51 %

Explication

Le risque de malignité rapporté pour les kystes Bosniak III est de 51 %. Le taux de 86 % concerne les kystes Bosniak IV.

38. Quelle conduite est adaptée à un kyste rénal Bosniak IIF ?

Une surveillance par imagerie en coupes pendant cinq ans
Une exérèse de première intention avec surveillance selon le cas
Une exérèse complète comme conduite recommandée
Une absence de traitement et de suivi après sa découverte

Une surveillance par imagerie en coupes pendant cinq ans

Explication

Les kystes Bosniak IIF font l’objet d’une surveillance par imagerie en coupes pendant cinq ans. L’absence de suivi concerne les Bosniak I et II, et non les IIF.

39. Quelle affirmation décrit correctement la fréquence de l’oncocytome rénal ?

C’est la tumeur maligne rénale la plus fréquente, représentant 3 à 7 % des tumeurs rénales et jusqu’à 18 % des petites masses
C’est une tumeur bénigne rénale peu fréquente, représentant 18 % des tumeurs rénales et jusqu’à 7 % des petites masses
C’est une tumeur bénigne rénale courante, représentant 9 à 18 % des tumeurs rénales et jusqu’à 3 % des petites masses
C’est la tumeur bénigne rénale la plus fréquente, représentant 3 à 7 % des tumeurs rénales et jusqu’à 18 % des petites masses

C’est la tumeur bénigne rénale la plus fréquente, représentant 3 à 7 % des tumeurs rénales et jusqu’à 18 % des petites masses

Explication

L’oncocytome est la tumeur bénigne du rein la plus fréquente ; il représente 3 à 7 % de l’ensemble des tumeurs rénales et jusqu’à 18 % des masses de 4 cm ou moins. Le qualifier de tumeur maligne confond sa nature avec celle d’autres tumeurs rénales.

40. Pourquoi une croissance de 1 à 3 mm par an ne permet-elle pas de distinguer de façon fiable un oncocytome d’une tumeur maligne ?

Parce que cette vitesse de croissance indique nécessairement une transformation maligne
Parce que les oncocytomes croissent toujours plus vite que les tumeurs malignes
Parce que les tumeurs malignes restent généralement stables tandis que les oncocytomes croissent
Parce que les vitesses de croissance des oncocytomes et des tumeurs malignes peuvent être similaires

Parce que les vitesses de croissance des oncocytomes et des tumeurs malignes peuvent être similaires

Explication

La croissance moyenne d’un oncocytome est de 1 à 3 mm par an, mais des tumeurs malignes peuvent présenter une vitesse similaire. Une croissance rapide ne constitue donc pas à elle seule un critère fiable pour les distinguer.

41. Lorsqu’une biopsie rénale conclut à un oncocytome, quelle concordance avec la pièce opératoire est rapportée ?

Entre 65 et 91 %, les discordances portant surtout sur d’autres tumeurs oncocytaires
Entre 30 et 40 %, les discordances portant surtout sur des carcinomes à cellules claires
Entre 50 et 65 %, les discordances portant surtout sur des tumeurs bénignes non oncocytaires
Entre 80 et 95 %, les discordances portant surtout sur des angiomyolipomes

Entre 65 et 91 %, les discordances portant surtout sur d’autres tumeurs oncocytaires

Explication

La concordance observée se situe entre 65 et 91 %, et les erreurs concernent principalement d’autres tumeurs oncocytaires. Une concordance de 30 à 40 % correspond à une confusion avec un autre indicateur clinique, et non à ce résultat diagnostique.

42. Chez un patient dont la biopsie confirme un oncocytome et qui ne subit pas d’exérèse, quelle conduite est appropriée ?

Une exérèse est requise, car la surveillance ne permet pas de limiter le risque de croissance
Une surveillance peut remplacer l’exérèse, sans suivi si la biopsie a confirmé le diagnostic
Une surveillance peut remplacer l’exérèse, avec un suivi en raison des risques de croissance et d’erreur diagnostique
Un traitement ablatif est requis, car la biopsie ne peut pas distinguer les tumeurs oncocytaires

Une surveillance peut remplacer l’exérèse, avec un suivi en raison des risques de croissance et d’erreur diagnostique

Explication

Un oncocytome prouvé par biopsie peut être surveillé plutôt que retiré, mais l’absence d’exérèse impose un suivi compte tenu des risques de croissance et d’erreur diagnostique. Ne pas opérer ne signifie donc pas qu’il faut cesser la surveillance.

43. Quelle association de tissus caractérise un angiomyolipome rénal ?

Des tissus graisseux, osseux et glandulaire
Des tissus vasculaire, graisseux et musculaire lisse
Des tissus vasculaire, cartilagineux et nerveux
Des tissus épithélial, fibreux et musculaire strié

Des tissus vasculaire, graisseux et musculaire lisse

Explication

L’angiomyolipome est une tumeur bénigne constituée de tissus vasculaire, graisseux et musculaire lisse. La présence de muscle strié, plutôt que de muscle lisse, ne correspond pas à sa composition caractéristique.

44. Un angiomyolipome typique est asymptomatique et mesure plus de 4 cm : quelle approche convient le mieux ?

Privilégier un traitement systémique, car la surveillance ne convient pas aux angiomyolipomes volumineux
Privilégier la tumorectomie, car toute tumeur de cette taille présente des symptômes
Privilégier la surveillance active, car le seuil historique de 4 cm ne suffit pas à justifier un traitement
Privilégier l’artério-embolisation, car le dépassement de 4 cm impose une intervention

Privilégier la surveillance active, car le seuil historique de 4 cm ne suffit pas à justifier un traitement

Explication

La surveillance active est le traitement de choix pour un angiomyolipome typique asymptomatique, et le seuil historique de 4 cm ne justifie pas à lui seul un traitement actif. La taille supérieure à ce seuil ne rend donc pas automatiquement l’artério-embolisation nécessaire.

45. Après la chirurgie d’un cancer du rein, quelle estimation décrit le risque de métastases et son délai médian d’apparition ?

Un risque de 30 à 40 %, avec un délai médian de 5 ans
Un risque de 10 à 20 %, avec un délai médian de 5 mois
Un risque de 30 à 40 %, avec un délai médian de 15 mois
Un risque de 50 à 60 %, avec un délai médian de 15 mois

Un risque de 30 à 40 %, avec un délai médian de 15 mois

Explication

Le risque de métastases après chirurgie est estimé entre 30 et 40 %, et le délai médian est de 15 mois. L’intervalle de 30 à 40 % associé à cinq ans ne décrit pas le délai rapporté.

46. Quelle survie spécifique à cinq ans l’UISS associe-t-elle au risque élevé ?

54,7 %
30 à 40 %
80,4 %
91,1 %

54,7 %

Explication

La survie spécifique à cinq ans du groupe à risque élevé est de 54,7 %. La valeur de 80,4 % correspond au risque intermédiaire, tandis que 91,1 % concerne le risque faible.

47. Quelle durée de suivi postopératoire est proposée selon le niveau de risque ?

Dix ans pour le risque faible et cinq ans pour les risques intermédiaire et élevé
Cinq ans pour le risque faible et dix ans pour les risques intermédiaire et élevé
Cinq ans pour les risques faible et intermédiaire et dix ans pour le risque élevé
Dix ans pour chacun des trois niveaux de risque

Cinq ans pour le risque faible et dix ans pour les risques intermédiaire et élevé

Explication

Le suivi postopératoire proposé dure cinq ans pour le risque faible et dix ans pour les risques intermédiaire et élevé. Une durée de cinq ans pour le risque intermédiaire sous-estimerait donc le suivi proposé pour ce groupe.

48. Quel calendrier d’imagerie est proposé après un traitement ablatif ?

À 3 mois, à 1 an, puis chaque année, pour une durée fixée à cinq ans
À 6 mois, à 1 an, puis tous les six mois, pendant dix ans
À 3 mois, à 6 mois, à 1 an, puis chaque année, pour une durée non clairement définie
À 1 mois, à 3 mois, à 6 mois, puis tous les deux ans, pendant cinq ans

À 3 mois, à 6 mois, à 1 an, puis chaque année, pour une durée non clairement définie

Explication

L’imagerie est prévue à 3 mois, à 6 mois et à 1 an, puis annuellement, sans durée totale clairement définie. Le calendrier ne fixe donc pas une durée de cinq ans comme le suggère une autre proposition.

49. Un patient métastatique de pronostic intermédiaire doit recevoir un traitement systémique : quelle place donner à la néphrectomie cytoréductrice immédiate ?

Elle est recommandée en première intention si les métastases sont symptomatiques
Elle est recommandée avant le traitement systémique pour réduire la masse tumorale
Elle est recommandée après le traitement systémique, quel que soit son résultat
Elle n’est pas recommandée en première intention dans cette situation

Elle n’est pas recommandée en première intention dans cette situation

Explication

Chez les patients métastatiques de pronostic intermédiaire ou mauvais nécessitant un traitement systémique, la néphrectomie cytoréductrice immédiate n’est pas recommandée en première intention. Cela ne signifie pas qu’elle est automatiquement recommandée après le traitement, quel qu’en soit le résultat.

50. Dans quelle situation une chirurgie des métastases à visée carcinologique doit-elle être envisagée ?

Lorsqu’une résection complète des métastases est possible
Lorsqu’une seule métastase est présente, même si elle ne peut être retirée complètement
Lorsqu’une résection partielle permet de réduire le volume tumoral
Lorsqu’un traitement systémique préalable a stabilisé les métastases

Lorsqu’une résection complète des métastases est possible

Explication

La chirurgie des métastases à visée carcinologique doit être envisagée si une résection complète est possible. Une réduction partielle du volume tumoral ne répond pas à cette condition de complétude.

51. Quelle survie spécifique est rapportée après un traitement complet des métastases, comparativement à un traitement absent ou incomplet ?

15 mois après un traitement complet, contre 41 mois sans traitement ou avec un traitement incomplet
41 mois après un traitement complet, contre 30 mois sans traitement ou avec un traitement incomplet
48,5 mois après un traitement complet, contre 15,7 mois sans traitement ou avec un traitement incomplet
41 mois après un traitement complet, contre 15 mois sans traitement ou avec un traitement incomplet

41 mois après un traitement complet, contre 15 mois sans traitement ou avec un traitement incomplet

Explication

La survie spécifique rapportée est de 41 mois après traitement complet, contre 15 mois lorsque le traitement est absent ou incomplet. Les valeurs de 48,5 et 15,7 mois concernent plutôt une comparaison de survie globale dans une analyse post-hoc de CARMENA.

52. Quel résultat caractérise la radiothérapie stéréotaxique des métastases rénales ?

Un contrôle local d’environ 50 % associé à une faible morbidité
Un contrôle local d’environ 70 % associé à une morbidité élevée
Un contrôle local supérieur à 90 % associé à une faible morbidité
Un contrôle local supérieur à 90 % associé à une morbidité élevée

Un contrôle local supérieur à 90 % associé à une faible morbidité

Explication

La radiothérapie stéréotaxique permet un contrôle local supérieur à 90 % avec une faible morbidité. Un contrôle élevé associé à une morbidité élevée ne correspond pas au profil rapporté.

53. Quelles associations de première ligne ont démontré leur supériorité sur le sunitinib dans le carcinome métastatique à cellules claires ?

Nivolumab-cabozantinib, pembrolizumab-axitinib, ipilimumab-lenvatinib et nivolumab-pazopanib
Nivolumab-ipilimumab, pembrolizumab-axitinib, nivolumab-cabozantinib et pembrolizumab-lenvatinib
Pembrolizumab-ipilimumab, nivolumab-axitinib, cabozantinib-lenvatinib et pembrolizumab-sorafénib
Nivolumab-ipilimumab, pembrolizumab-sorafénib, nivolumab-axitinib et pembrolizumab-lenvatinib

Nivolumab-ipilimumab, pembrolizumab-axitinib, nivolumab-cabozantinib et pembrolizumab-lenvatinib

Explication

Ces quatre associations combinant immunothérapie et traitement ciblé ont démontré leur supériorité sur le sunitinib dans cette indication. Les autres choix remplacent certaines associations validées par des combinaisons qui ne figurent pas parmi les quatre retenues.

54. Chez un patient atteint d’un carcinome métastatique à cellules claires de pronostic intermédiaire, quel bénéfice des combinaisons de première ligne par rapport au sunitinib est observé ?

Une amélioration de la survie globale, sans amélioration de la survie sans progression ni des taux de réponse
Une amélioration de la survie sans progression et des taux de réponse, sans bénéfice de survie globale
Une amélioration des taux de réponse, sans bénéfice sur la survie sans progression ni la survie globale
Une amélioration de la survie sans progression, des taux de réponse et de la survie globale

Une amélioration de la survie sans progression, des taux de réponse et de la survie globale

Explication

Dans les groupes de pronostic intermédiaire ou mauvais, le bénéfice des associations concerne aussi la survie globale, en plus de la survie sans progression et des taux de réponse. L’absence de bénéfice sur la survie globale concerne l’analyse du sous-groupe de bon pronostic.

55. Après l’échec d’une ligne contenant déjà une immunothérapie, quelle stratégie est recommandée concernant le cabozantinib ?

Poursuivre l’immunothérapie initiale avec un autre inhibiteur de checkpoint
Remplacer le cabozantinib par une autre immunothérapie seule
Associer le cabozantinib à un nouvel inhibiteur de checkpoint
Utiliser le cabozantinib seul, sans ajouter un inhibiteur de checkpoint

Utiliser le cabozantinib seul, sans ajouter un inhibiteur de checkpoint

Explication

Après l’échec d’une ligne comprenant une immunothérapie, le maintien de l’immunothérapie n’est pas recommandé, et l’ajout d’un inhibiteur de checkpoint au cabozantinib n’améliore pas la survie sans progression par rapport au cabozantinib seul. L’association cabozantinib-inhibiteur de checkpoint est donc l’option plausible mais non recommandée dans ce contexte.

56. Quelle démarche est recommandée pour un carcinome métastatique non à cellules claires ?

Faire relire l’anatomopathologie par CARARE, discuter le dossier en RCP CARARE et privilégier l’inclusion dans un essai clinique
Faire relire l’anatomopathologie par CARARE, discuter le dossier en réunion locale et privilégier une surveillance sans essai clinique
Faire relire l’imagerie par CARARE, discuter le dossier en réunion locale et privilégier une association ciblée standard
Faire relire l’anatomopathologie par un laboratoire local, discuter le dossier en RCP CARARE et privilégier une chimiothérapie empirique

Faire relire l’anatomopathologie par CARARE, discuter le dossier en RCP CARARE et privilégier l’inclusion dans un essai clinique

Explication

Pour ces carcinomes, les recommandations associent une relecture anatomopathologique par CARARE, une discussion en RCP CARARE et une priorité à l’inclusion dans un essai clinique. Une simple relecture de l’imagerie ne répond pas à la recommandation portant sur la caractérisation anatomopathologique.

57. Quelle association entre traitement et fréquence de toxicités de grade 3 ou plus est correcte ?

Nivolumab-ipilimumab : 61 à 72 % ; combinaisons TKI-immunothérapie : 46 % ; triplet : 73 %
Nivolumab-ipilimumab : 73 % ; combinaisons TKI-immunothérapie : 61 à 72 % ; triplet : 46 %
Nivolumab-ipilimumab : 46 % ; combinaisons TKI-immunothérapie : 61 à 72 % ; triplet : 73 %
Nivolumab-ipilimumab : 46 % ; combinaisons TKI-immunothérapie : 73 % ; triplet : 61 à 72 %

Nivolumab-ipilimumab : 46 % ; combinaisons TKI-immunothérapie : 61 à 72 % ; triplet : 73 %

Explication

Les toxicités de grade 3 ou plus concernent 46 % des patients sous nivolumab-ipilimumab, 61 à 72 % sous combinaisons TKI-immunothérapie et 73 % sous triplet. Le taux de 73 % correspond au triplet, et non aux combinaisons TKI-immunothérapie.

58. Comment adapter la prise en charge générale d’une toxicité immuno-médiée selon son grade ?

Poursuivre au grade 1, suspendre au grade 2 avec corticoïdes, suspendre et hospitaliser au grade 3, puis arrêter définitivement au grade 4
Suspendre au grade 1, poursuivre au grade 2 avec corticoïdes, hospitaliser au grade 3, puis reprendre au grade 4
Poursuivre au grade 1, suspendre au grade 2 sans corticoïdes, traiter en ambulatoire au grade 3, puis suspendre au grade 4
Poursuivre au grade 1, suspendre au grade 2 avec corticoïdes, suspendre au grade 3 sans hospitalisation, puis reprendre au grade 4

Poursuivre au grade 1, suspendre au grade 2 avec corticoïdes, suspendre et hospitaliser au grade 3, puis arrêter définitivement au grade 4

Explication

La conduite générale prévoit la poursuite au grade 1, une suspension avec corticoïdes au grade 2, puis une suspension et une hospitalisation au grade 3 avant l’arrêt définitif au grade 4. La reprise au grade 4 est incorrecte, car ce grade impose un arrêt définitif.

59. Après une toxicité immuno-médiée, quelle durée minimale de décroissance des corticoïdes contribue à limiter le risque de rechute ?

Une décroissance d’environ 1 à 2 semaines
Une décroissance d’environ 8 à 10 jours
Une décroissance d’au moins 4 à 6 semaines
Une décroissance d’environ 2 à 3 semaines

Une décroissance d’au moins 4 à 6 semaines

Explication

La décroissance doit durer au moins 4 à 6 semaines, car une réduction trop rapide des corticoïdes constitue la première cause de rechute. Une période de 1 à 2 semaines serait trop courte et ne respecte pas cette recommandation.

60. Chez un patient présentant une endocrinopathie immuno-médiée avec hypothyroïdie, quelle conduite est appropriée avant de commencer la lévothyroxine ?

Exclure une insuffisance surrénale, puis instaurer la substitution hormonale sans arrêter le traitement systémique
Commencer immédiatement la lévothyroxine et interrompre le traitement systémique pendant la substitution
Différer la substitution hormonale jusqu’à l’arrêt du traitement systémique, sans évaluer la fonction surrénale
Exclure une insuffisance surrénale, puis arrêter définitivement le traitement systémique avant toute substitution

Exclure une insuffisance surrénale, puis instaurer la substitution hormonale sans arrêter le traitement systémique

Explication

Une endocrinopathie immuno-médiée justifie une substitution hormonale sans arrêt du traitement, mais une insuffisance surrénale doit être exclue avant de commencer la lévothyroxine. Commencer celle-ci sans cette vérification inverse la précaution recommandée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 89 flashcards sur Traitement des tumeurs rénales.

Combien de nouveaux cas de cancer du rein ont été recensés en France en 2023 ?

17 141 nouveaux cas.

Quelle hausse d’incidence du cancer du rein a été observée en France entre 1990 et 2023 ?

Une hausse de 199 %.

Quelle proportion des cancers du rein correspond aux carcinomes à cellules rénales ?

90 %.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Traitement des tumeurs rénales.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM