★ À maîtriser
📌 La dépendance physiologique correspond à l’adaptation pharmacologique à l’alcool et sa phase aiguë dure environ 8 à 10 jours, tandis que la dépendance psychique associe craving, compulsions, conditionnements, habitudes et vulnérabilités persistant des mois ou des années.
📌 La réduction de consommation vise à diminuer l’exposition et le niveau de risque sans imposer d’emblée l’abstinence, alors que l’abstinence correspond à une consommation nulle obtenue directement ou après réduction progressive.
Compléments
Réduire ou abstinence : un objectif négocié, pas imposé
★ À maîtriser
Les seuils AUDIT-C de consommation à risque sont d’au moins 3 chez les femmes et d’au moins 4 chez les hommes ; un score d’au moins 10 chez les deux sexes indique une possible dépendance.
L’évaluation quantifie la fréquence, les unités, les jours d’usage intense et les situations de consommation, et recherche le craving, la perte de contrôle, les conséquences, les sevrages antérieurs et les complications.
Les interventions psychosociales explorent l’ambivalence et les motivations, repèrent les consommations liées au stress ou aux émotions, modifient les habitudes et les routines, agissent sur l’environnement et soutiennent la restauration des fonctions.
Compléments
L’évaluation recherche également les autres usages, les troubles psychiatriques, le sommeil, les atteintes cognitives et l’environnement social.
Un agenda de consommation relie, pour chaque situation, le jour, les unités consommées, le craving, la situation et l’émotion.
★ À maîtriser
Le sevrage thérapeutique associe : hydratation, benzodiazépines si indiquées, vitamines, surveillance clinique répétée, accompagnement préparant la suite du traitement
Les benzodiazépines compensent la suppression de l’alcool par une substitution sur GABA-A et constituent un traitement bref et dégressif du sevrage, non un traitement chronique du craving.
Compléments
Le score de Cushman comporte sept items cotés de 0 à 3 et est répété six fois par jour.
Le cours estime que 70 à 90 % des sevrages peuvent être ambulatoires selon la situation, tandis que 10 à 30 % des patients relèvent d’un sevrage hospitalier.
Le support donne comme exemple du diazépam 10 mg toutes les 1 à 6 heures selon la clinique, puis une décroissance sur environ 10 jours.
★ À maîtriser
📌 Avant une perfusion de glucose, le support prévoit une administration parentérale préalable de 500 mg de vitamine B1 dans 100 cc de NaCl sur 30 minutes.
Compléments
Thiamine avant glucose : prévenir le risque de Gayet–Wernicke
★ À maîtriser
📌 Le craving évolue progressivement du liking, qui désigne le plaisir, au wanting, qui désigne l’envie ou le besoin.
Compléments
📌 Le craving de récompense correspond à la recherche de plaisir et implique notamment la dopamine et les récepteurs opioïdes mu, tandis que le craving de soulagement vise à réduire le déplaisir dans un état allostatique et implique notamment le CRF, le glutamate et la dynorphine.
Les conditionnements et les routines associent une heure, une émotion, un lieu ou une action à la consommation.
L’intensité du craving varie dans la journée et peut être suivie par l’ETIAM et un agenda afin d’adapter les prises et les stratégies.
Liking : plaisir ; wanting : envie ou besoin
★ À maîtriser
📌 L’acamprosate, antagoniste NMDA associé au rôle du calcium, vise le maintien de l’abstinence, tandis que la naltrexone, antagoniste des récepteurs mu, delta et kappa, vise l’anti-craving et la prévention de la rechute.
📌 Le nalméfène, antagoniste mu et delta et agoniste partiel kappa, vise la réduction de la consommation, tandis que le baclofène, agoniste GABA-B, peut viser la réduction ou le maintien de l’abstinence selon l’AMM ou la RTU présentées.
Compléments
📌 Le disulfirame inhibe l’acétaldéhyde-déshydrogénase et produit un effet antabuse aversif ; le cours le présente en deuxième intention.
Le cours indique pour l’acamprosate une durée de 12 mois ou aussi longtemps que nécessaire, avec 4 × 333 mg si le poids est inférieur à 60 kg et 6 × 333 mg s’il est supérieur à 60 kg.
Le cours indique pour la naltrexone 3 mois ou aussi longtemps que nécessaire, à 50 mg, éventuellement 100 mg, et pour le nalméfène 6–12 mois, à 18 mg un jour sur deux puis si besoin dans le tableau.
Pour le nalméfène, le cours décrit un essai initial de 15 jours sans médicament, puis un comprimé les jours à risque, idéalement deux heures avant, avec un suivi à une puis deux semaines et ensuite au moins mensuel pendant six mois.
★ À maîtriser
Le TUA coexiste fréquemment avec :
Une abstinence prolongée permet une récupération partielle des altérations, sans supprimer totalement le risque de rechute.
Le suivi du rétablissement prend en compte : la cognition, les émotions, le sommeil, les autres usages, les troubles psychiatriques, l’entourage, la vie professionnelle, les activités et le réinvestissement des domaines de vie
Compléments
📌 Le support propose d’attendre deux à quatre semaines après le sevrage avant d’initier un antidépresseur afin de réévaluer la persistance des symptômes dépressifs.
Médicaments et objectifs thérapeutiques
| Médicament | Mécanisme indiqué | Objectif principal |
|---|---|---|
| Acamprosate | Antagonisme NMDA, rôle du calcium | Maintien de l’abstinence |
| Naltrexone | Antagoniste mu, delta et kappa | Anti-craving et prévention de la rechute |
| Disulfirame | Inhibition de l’acétaldéhyde-déshydrogénase | Effet antabuse aversif ; deuxième intention |
| Nalméfène | Antagoniste mu/delta, agoniste partiel kappa | Réduction de la consommation |
| Baclofène | Agoniste GABA-B | Réduction ou maintien de l’abstinence selon l’AMM/RTU présentées |
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1. Concernant la prise en charge holistique intégrative :
2. Comment distinguer les dépendances physiologique et psychique à l’alcool ?
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Quelles dimensions la prise en charge holistique intégrative traite-t-elle simultanément ?
Les dimensions biologiques, psychologiques, sociales, contextuelles et fonctionnelles.
Combien de temps dure environ la phase aiguë de dépendance physiologique à l’alcool ?
Environ 8 à 10 jours.
Quels seuils AUDIT indiquent un risque faible chez les femmes et les hommes ?
Moins de 6 chez les femmes et moins de 7 chez les hommes.
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