★ À maîtriser
Les Haemophilus sont de petits bacilles à Gram négatif, fins, polymorphes, immobiles, non sporulés, aéro-anaérobies facultatifs, exigeants, oxydase positifs et catalase positifs.
La culture des Haemophilus exige un milieu enrichi en sang, une atmosphère riche en CO₂ et une température de 35 à 37 °C.
Compléments
X apporte l’hémine, V apporte le NAD : les deux besoins ne sont pas interchangeables.
★ À maîtriser
Les souches capsulées d’Haemophilus influenzae appartiennent aux six sérotypes a, b, c, d, e et f, tandis que la majorité des souches de portage sont non capsulées et non typables.
Le sérotype b d’Haemophilus influenzae était responsable de la plupart des infections invasives de l’enfant, notamment des méningites, car sa capsule résiste à l’activité bactéricide du complément et à la phagocytose.
Haemophilus influenzae est un commensal spécifique de l’homme, porté fréquemment dans l’oropharynx, particulièrement chez les enfants, où les souches non capsulées sont majoritaires.
Compléments
La capsule polysaccharidique d’Haemophilus influenzae, présente de façon inconstante, porte l’antigénicité et stimule la production d’anticorps spécifiques.
Les facteurs de colonisation comprennent :
L’IgA protéase d’Haemophilus influenzae contribue à la lutte contre les défenses locales, et son lipooligosaccharide de surface a une activité cytotoxique.
La capsule b freine phagocytose et complément → favorise les infections invasives.
★ À maîtriser
Les infections invasives à Haemophilus influenzae comprennent notamment les méningites, bactériémies, épiglottites, cellulites et arthrites, tandis que les infections non invasives touchent surtout les voies ORL et bronchopulmonaires.
L’épiglottite à Haemophilus influenzae de type b touche surtout les enfants de 2 à 7 ans et peut entraîner dysphagie, dyspnée, obstruction des voies aériennes supérieures et décès par asphyxie.
🔄 La physiopathologie suit cette séquence : pénétration aérienne dans le rhinopharynx, adhésion faible à l’épithélium, colonisation favorisée par l’irritation, dissémination sanguine, infections localisées ou passage de la barrière hémato-encéphalique
Compléments
Les infections à Haemophilus influenzae se transmettent par gouttelettes de salive entre personnes ou de la mère à l’enfant en période périnatale, et peuvent provoquer des cas isolés ou de petites épidémies en collectivité.
Les infections néonatales à Haemophilus influenzae peuvent provoquer des pneumonies alvéolaires d’évolution fulminante, avec une mortalité de 50 %.
Rhinopharynx → colonisation → sang → franchissement de la BHE.
★ À maîtriser
Le diagnostic bactériologique d’Haemophilus influenzae repose sur des prélèvements adaptés au site infecté, un examen direct, une culture sur milieu enrichi en facteurs X et V, puis une identification de l’espèce.
Haemophilus influenzae pousse sur gélose chocolat supplémentée en facteurs X et V, à 37 °C sous 5 à 10 % de CO₂.
Dans les prélèvements pulmonaires, les seuils d’interprétation d’Haemophilus influenzae sont de 10⁷ pour l’expectoration, 10⁵ pour l’aspiration bronchique, 10⁴ pour le lavage broncho-alvéolaire et 10³ pour la brosse bronchique protégée.
Compléments
Les prélèvements possibles comprennent :
Haemophilus influenzae apparaît à l’examen direct comme des cocobacilles à Gram négatif polymorphes, souvent accompagnés de leucocytes, et nécessite un transport rapide car la bactérie est fragile.
Les colonies d’Haemophilus influenzae sont petites, grisâtres, lisses et rondes, tandis que les souches capsulées forment des colonies plus grosses et muqueuses.
★ À maîtriser
La production de pénicillinase concerne 20 à 30 % des souches d’Haemophilus influenzae et entraîne une résistance aux amino-, carboxy- et uréidopénicillines, avec sensibilité aux inhibiteurs de bêta-lactamase.
Les souches BLNAR, résistantes à l’ampicilline et dépourvues de bêta-lactamase, représentent 10 à 15 % des souches et ne retrouvent pas leur sensibilité après ajout d’inhibiteurs de bêta-lactamase.
Les infections ORL à Haemophilus influenzae sont traitées par amoxicilline-acide clavulanique par voie orale, avec une C3G comme alternative, tandis que les méningites sont traitées par C3G intraveineuse.
Compléments
Haemophilus influenzae est naturellement sensible à de nombreux antibiotiques, mais présente une résistance naturelle de niveau variable aux macrolides.
La résistance aux céphalosporines de troisième génération est rare mais en augmentation, atteignant 3 % des souches invasives et 30 % des souches non invasives.
★ À maîtriser
Compléments
Le chancre mou à Haemophilus ducreyi peut comporter plusieurs ulcères en miroir par auto-inoculation, une exsudation importante et des adénopathies inguinales, avec une incubation de 5 à 7 jours.
Haemophilus ducreyi est difficile à cultiver ; son diagnostic repose notamment sur la PCR et un prélèvement de la base du chancre, avec coloration au Giemsa ou au bleu de méthylène.
Haemophilus aegyptius est proche d’Haemophilus influenzae et peut être responsable de conjonctivites dans les pays tropicaux.
Haemophilus parainfluenzae est un commensal oro-pharyngé qui peut rarement provoquer des endocardites ou des méningites, surtout chez l’adulte.
★ À maîtriser
Les Pasteurella sont des bactéries commensales de la cavité buccale des animaux, transmises à l’homme accidentellement par la salive, et leur survie dans le milieu extérieur est limitée.
Pasteurella multocida est impliquée dans 75 % des cas de pasteurellose humaine, parmi six espèces impliquées en pathologie humaine.
La pasteurellose d’inoculation survient le plus souvent après morsure ou griffure de chat ou de chien, mais peut aussi suivre le léchage d’une plaie préexistante.
Les formes aiguës de pasteurellose d’inoculation apparaissent après quelques heures et associent douleur intense, inflammation et œdème au point d’inoculation.
Compléments
Morsure ou griffure → inoculation cutanée → douleur et inflammation rapides.
★ À maîtriser
Le groupe HACCEK comprend :
Les bactéries du groupe HACCEK sont de petits bacilles à Gram négatif exigeants, qui croissent lentement et nécessitent une incubation prolongée des cultures, notamment des flacons d’hémoculture.
Les bactéries du groupe HACCEK peuvent provoquer des endocardites et des abcès cérébraux.
Compléments
Aggregatibacter actinomycetemcomitans, anciennement Actinobacillus actinomycetemcomitans, est un commensal de la flore oropharyngée et de la cavité buccale humaine.
Pour les Pasteurellaceae, la recherche de production de bêta-lactamase est recommandée dès l’isolement par un test rapide utilisant une céphalosporine.
HACCEK : Haemophilus, Aggregatibacter, Cardiobacterium, Capnocytophaga, Eikenella, Kingella.
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1. Quels genres appartiennent à la famille des Pasteurellaceae ?
2. Quel ensemble classe correctement Mannheimia et Aggregatibacter ?
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Quels genres appartiennent à la famille des Pasteurellaceae ?
Pasteurella, Haemophilus, Aggregatibacter, Actinobacillus, Avibacterium et Mannheimia.
Quelles caractéristiques décrivent la morphologie et la coloration des Haemophilus ?
Ce sont de petits bacilles fins, polymorphes et à Gram négatif.
Quelles propriétés de mobilité et de sporulation caractérisent les Haemophilus ?
Ils sont immobiles et non sporulés.
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