QCM : Pasteurellaceae et infections bactériennes (28 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels genres appartiennent à la famille des Pasteurellaceae ?

Pasteurella, Haemophilus, Aggregatibacter, Brucella, Avibacterium et Mannheimia
Pasteurella, Haemophilus, Aggregatibacter, Actinobacillus, Avibacterium et Mannheimia
Pasteurella, Haemophilus, Neisseria, Actinobacillus, Avibacterium et Mannheimia
Pasteurella, Bordetella, Aggregatibacter, Actinobacillus, Avibacterium et Mannheimia

Pasteurella, Haemophilus, Aggregatibacter, Actinobacillus, Avibacterium et Mannheimia

Explication

La famille comprend les six genres Pasteurella, Haemophilus, Aggregatibacter, Actinobacillus, Avibacterium et Mannheimia. Neisseria est un genre bactérien distinct, et ne figure pas dans cette famille.

2. Quel ensemble classe correctement Mannheimia et Aggregatibacter ?

Ce sont deux espèces du genre Haemophilus.
Ce sont deux sérotypes d’Haemophilus influenzae.
Ce sont deux familles distinctes de bactéries à Gram négatif.
Ce sont deux genres de la famille des Pasteurellaceae.

Ce sont deux genres de la famille des Pasteurellaceae.

Explication

Mannheimia et Aggregatibacter figurent tous deux parmi les genres des Pasteurellaceae. Les sérotypes d’Haemophilus influenzae sont désignés par des lettres, et non par ces noms de genres.

3. Quel profil décrit les caractères généraux des Haemophilus ?

Petits bacilles à Gram négatif, polymorphes, immobiles, exigeants, oxydase et catalase positifs, aéro-anaérobies facultatifs
Petits bacilles à Gram positif, polymorphes, immobiles, exigeants, oxydase et catalase positifs, aéro-anaérobies facultatifs
Petits bacilles à Gram négatif, mobiles, sporulés, exigeants, oxydase négatifs et catalase positifs, anaérobies stricts
Petits bacilles à Gram négatif, polymorphes, immobiles, peu exigeants, oxydase négatifs et catalase positifs, aérobies stricts

Petits bacilles à Gram négatif, polymorphes, immobiles, exigeants, oxydase et catalase positifs, aéro-anaérobies facultatifs

Explication

Les Haemophilus sont de petits bacilles à Gram négatif, fins et polymorphes, immobiles et non sporulés, avec un métabolisme aéro-anaérobie facultatif et des réactions oxydase et catalase positives. Le profil à Gram positif ne correspond pas à leur caractérisation.

4. Quelles conditions faut-il réunir pour cultiver des Haemophilus ?

Un milieu enrichi en sérum, une atmosphère riche en azote et une température de 40 à 42 °C
Un milieu enrichi en sang, une atmosphère riche en CO₂ et une température de 35 à 37 °C
Un milieu enrichi en sang, une atmosphère pauvre en CO₂ et une température de 20 à 25 °C
Un milieu sans sang, une atmosphère riche en oxygène et une température de 35 à 37 °C

Un milieu enrichi en sang, une atmosphère riche en CO₂ et une température de 35 à 37 °C

Explication

La culture des Haemophilus requiert un milieu enrichi en sang, une atmosphère riche en CO₂ et une température de 35 à 37 °C. Une atmosphère pauvre en CO₂ ne correspond donc pas aux conditions de culture indiquées.

5. Quelle molécule correspond au facteur X des Haemophilus ?

Le NAD, thermolabile, présent dans les globules rouges et apporté par un supplément polyvitaminique
L’hémine, thermolabile, présente dans les globules rouges et apportée par un supplément polyvitaminique
Le NAD, thermostable, qui participe aux enzymes respiratoires contenant du fer
L’hémine, thermostable, qui participe aux enzymes respiratoires contenant du fer

L’hémine, thermostable, qui participe aux enzymes respiratoires contenant du fer

Explication

Le facteur X est l’hémine thermostable, impliquée dans la composition d’enzymes respiratoires contenant du fer. Le NAD correspond au facteur V, et non au facteur X.

6. Quelle affirmation caractérise correctement le facteur V des Haemophilus ?

C’est l’hémine thermolabile, impliquée dans des enzymes respiratoires contenant du fer.
C’est le NAD thermostable, impliqué dans des enzymes respiratoires contenant du fer.
C’est l’hémine thermostable, présente dans les globules rouges et apportée par un supplément polyvitaminique.
C’est le NAD thermolabile, présent dans les globules rouges et apporté par un supplément polyvitaminique.

C’est le NAD thermolabile, présent dans les globules rouges et apporté par un supplément polyvitaminique.

Explication

Le facteur V est le NAD, qui est thermolabile et présent dans les globules rouges; il est également apporté par un supplément polyvitaminique. L’hémine thermostable est le facteur X, ce qui constitue la confusion la plus plausible.

7. Quelle association entre capsule et typabilité caractérise les souches d’Haemophilus influenzae ?

Les souches capsulées sont non typables, tandis que la majorité des souches de portage non capsulées se répartissent en sérotypes a à f.
Les souches capsulées se répartissent en sérotypes a à f, tandis que la majorité des souches de portage sont aussi capsulées et typables.
Les souches non capsulées se répartissent en sérotypes a à f, tandis que les souches capsulées sont majoritairement non typables.
Les souches capsulées se répartissent en sérotypes a à f, tandis que la majorité des souches de portage non capsulées sont non typables.

Les souches capsulées se répartissent en sérotypes a à f, tandis que la majorité des souches de portage non capsulées sont non typables.

Explication

Les souches capsulées appartiennent aux sérotypes a, b, c, d, e et f, alors que la majorité des souches de portage sont non capsulées et non typables. L’association inverse entre capsule et typabilité confond les deux catégories.

8. Pourquoi le sérotype b d’Haemophilus influenzae était-il particulièrement associé aux infections invasives de l’enfant ?

Ses pili empêchent le complément de reconnaître les souches non capsulées.
Sa capsule résiste à l’activité bactéricide du complément et à la phagocytose.
Ses adhésines non piliées le rendent majoritaire parmi les souches de portage.
Sa thermolabilité favorise sa multiplication dans les méninges de l’enfant.

Sa capsule résiste à l’activité bactéricide du complément et à la phagocytose.

Explication

La capsule du sérotype b résiste à l’activité bactéricide du complément et à la phagocytose, ce qui explique son association aux infections invasives, notamment aux méningites de l’enfant. Les adhésines et les pili interviennent dans la colonisation, mais ne sont pas l’explication indiquée pour cette résistance.

9. Quel est le principal réservoir de Haemophilus influenzae et où son portage est-il fréquent ?

L’être humain, avec un portage fréquent dans l’oropharynx, particulièrement chez les enfants.
L’être humain, avec un portage fréquent dans les voies respiratoires inférieures, particulièrement chez les adultes.
L’être humain et les animaux, avec un portage fréquent dans l’intestin, particulièrement chez les adultes.
Les animaux, avec un portage fréquent dans l’oropharynx, particulièrement chez les enfants.

L’être humain, avec un portage fréquent dans l’oropharynx, particulièrement chez les enfants.

Explication

Haemophilus influenzae est un commensal spécifique de l’être humain, fréquemment porté dans l’oropharynx, notamment chez les enfants. Un réservoir animal ne correspond pas à cette spécificité humaine.

10. Quelle distinction caractérise les infections invasives et non invasives à Haemophilus influenzae ?

Les formes invasives concernent surtout la peau et les reins, tandis que les formes non invasives touchent principalement les articulations.
Les formes invasives restent localisées aux voies aériennes, tandis que les formes non invasives provoquent surtout des méningites et des bactériémies.
Les formes invasives touchent surtout les voies ORL et bronchopulmonaires, tandis que les formes non invasives atteignent le sang ou des sites profonds.
Les formes invasives atteignent le sang ou des sites profonds, tandis que les formes non invasives touchent surtout les voies ORL et bronchopulmonaires.

Les formes invasives atteignent le sang ou des sites profonds, tandis que les formes non invasives touchent surtout les voies ORL et bronchopulmonaires.

Explication

Les infections invasives comprennent notamment les bactériémies, méningites et arthrites, alors que les formes non invasives touchent surtout les voies ORL et bronchopulmonaires. Inverser ces catégories confond les infections des sites profonds avec les infections localisées courantes.

11. Un enfant de cinq ans présente une épiglottite à Haemophilus influenzae de type b ; quelle complication grave peut survenir en cas d’obstruction des voies aériennes supérieures ?

Une méningite chronique provoquant une perte auditive progressive, sans détresse respiratoire.
Une arthrite septique entraînant une destruction articulaire, sans risque d’obstruction respiratoire.
Une asphyxie pouvant entraîner le décès, après une gêne respiratoire liée à l’obstruction.
Une pneumonie d’évolution lente provoquant une obstruction des voies aériennes inférieures.

Une asphyxie pouvant entraîner le décès, après une gêne respiratoire liée à l’obstruction.

Explication

L’épiglottite à Hib touche notamment les enfants de deux à sept ans et peut provoquer dyspnée, obstruction des voies aériennes supérieures et décès par asphyxie. Une atteinte articulaire est une autre infection invasive, mais elle n’explique pas le danger respiratoire propre à l’épiglottite.

12. Après son entrée dans le rhinopharynx, quelle séquence décrit la progression physiopathologique d’Haemophilus influenzae ?

Adhésion faible à l’épithélium, colonisation favorisée par l’irritation, dissémination sanguine, puis infection localisée ou franchissement de la barrière hémato-encéphalique.
Franchissement de la barrière hémato-encéphalique, colonisation du rhinopharynx, puis adhésion et dissémination vers le sang.
Dissémination sanguine, adhésion à l’épithélium, passage dans le rhinopharynx, puis colonisation indépendante de toute irritation.
Colonisation de l’épithélium intact, adhésion renforcée par le sang, puis infection localisée avant l’entrée dans le rhinopharynx.

Adhésion faible à l’épithélium, colonisation favorisée par l’irritation, dissémination sanguine, puis infection localisée ou franchissement de la barrière hémato-encéphalique.

Explication

La bactérie pénètre par voie aérienne, adhère faiblement à l’épithélium et colonise plus facilement en présence d’irritation avant de pouvoir se disséminer par le sang. Le passage direct par la barrière hémato-encéphalique avant la colonisation inverse cette progression.

13. Quelle démarche constitue le diagnostic bactériologique d’une infection à Haemophilus influenzae ?

Prélever selon le site infecté, réaliser un examen direct, cultiver sur milieu enrichi en facteurs X et V, puis identifier l’espèce.
Rechercher d’abord les anticorps sanguins, puis confirmer par une culture non enrichie et une identification du site infecté.
Réaliser une culture sur gélose ordinaire, effectuer un examen direct, puis choisir le prélèvement selon le résultat obtenu.
Prélever selon le site infecté, identifier directement l’espèce, puis réaliser une culture sur milieu dépourvu de facteurs de croissance.

Prélever selon le site infecté, réaliser un examen direct, cultiver sur milieu enrichi en facteurs X et V, puis identifier l’espèce.

Explication

Le diagnostic repose sur un prélèvement adapté, l’examen direct, une culture enrichie en facteurs X et V et l’identification de l’espèce. Une gélose ordinaire ne remplace pas le milieu enrichi requis pour la culture de cette bactérie.

14. Quelles conditions de culture conviennent à Haemophilus influenzae ?

Une gélose au sang sans facteurs ajoutés, à 37 °C sous 5 à 10 % de CO₂.
Une gélose enrichie en facteur X seul, à 37 °C en atmosphère dépourvue de CO₂.
Une gélose chocolat supplémentée en facteurs X et V, à 25 °C sous air ambiant.
Une gélose chocolat supplémentée en facteurs X et V, à 37 °C sous 5 à 10 % de CO₂.

Une gélose chocolat supplémentée en facteurs X et V, à 37 °C sous 5 à 10 % de CO₂.

Explication

H. influenzae pousse sur gélose chocolat supplémentée en facteurs X et V, à 37 °C et sous 5 à 10 % de CO₂. Une atmosphère similaire sur gélose au sang non supplémentée ne respecte pas les besoins en facteurs X et V.

15. Pour interpréter une culture d’expectoration à la recherche d’Haemophilus influenzae, quel seuil quantitatif est indiqué ?

10710^7
10310^3
10410^4
10510^5

$$10^7$$

Explication

Le seuil d’interprétation indiqué pour l’expectoration est de 10710^7. Le seuil de 10510^5 correspond à l’aspiration bronchique, un prélèvement différent.

16. Quel profil de résistance est associé à la production de pénicillinase par une souche d’Haemophilus influenzae ?

Sensibilité aux pénicillines usuelles, avec résistance acquise aux inhibiteurs de bêta-lactamase.
Résistance aux amino-, carboxy- et uréidopénicillines, avec sensibilité aux inhibiteurs de bêta-lactamase.
Résistance aux céphalosporines de troisième génération, avec sensibilité aux macrolides restaurée par les inhibiteurs.
Résistance à l’ampicilline sans bêta-lactamase, sans restauration de sensibilité par les inhibiteurs.

Résistance aux amino-, carboxy- et uréidopénicillines, avec sensibilité aux inhibiteurs de bêta-lactamase.

Explication

La pénicillinase rend les souches résistantes à plusieurs pénicillines, mais elles peuvent rester sensibles aux inhibiteurs de bêta-lactamase. Le profil BLNAR décrit plutôt une résistance à l’ampicilline sans bêta-lactamase et sans restauration par ces inhibiteurs.

17. Une souche d’Haemophilus influenzae est résistante à l’ampicilline et ne produit pas de bêta-lactamase ; que prévoit-on après ajout d’un inhibiteur de bêta-lactamase ?

La résistance disparaît aux pénicillines, mais persiste aux céphalosporines de troisième génération.
La souche devient résistante aux macrolides, tandis que sa sensibilité à l’ampicilline est rétablie.
La résistance persiste, car ce profil BLNAR ne retrouve pas sa sensibilité avec l’inhibiteur.
La sensibilité est restaurée, car l’inhibiteur neutralise la résistance propre au profil BLNAR.

La résistance persiste, car ce profil BLNAR ne retrouve pas sa sensibilité avec l’inhibiteur.

Explication

Les souches BLNAR sont résistantes à l’ampicilline sans produire de bêta-lactamase, et l’ajout d’un inhibiteur ne restaure pas leur sensibilité. Cette restauration concerne plutôt les souches dont la résistance est liée à une pénicillinase.

18. Quel traitement distingue une méningite à Haemophilus influenzae d’une infection ORL due à la même bactérie ?

La méningite reçoit de l’amoxicilline-acide clavulanique par voie orale, tandis que l’infection ORL reçoit une C3G intraveineuse.
La méningite reçoit une C3G par voie intraveineuse, tandis que l’infection ORL reçoit de l’amoxicilline-acide clavulanique par voie orale.
La méningite reçoit un macrolide par voie orale, tandis que l’infection ORL reçoit une pénicilline intraveineuse.
La méningite reçoit une C3G par voie orale, tandis que l’infection ORL reçoit de l’amoxicilline seule par voie intraveineuse.

La méningite reçoit une C3G par voie intraveineuse, tandis que l’infection ORL reçoit de l’amoxicilline-acide clavulanique par voie orale.

Explication

Les méningites sont traitées par une C3G intraveineuse, alors que les infections ORL relèvent de l’amoxicilline-acide clavulanique par voie orale, avec une C3G comme alternative. Administrer le traitement ORL par voie orale pour une méningite ne correspond pas au schéma indiqué.

19. Quel schéma vaccinal anti-Hib est prévu chez l’enfant en France ?

Deux doses à 2 et 6 mois, suivies d’un rappel à 12 mois.
Deux doses à 2 et 4 mois, suivies d’un rappel à 11 mois.
Deux doses à 3 et 5 mois, suivies d’un rappel à 10 mois.
Une dose à 4 mois, suivie de rappels à 11 et 18 mois.

Deux doses à 2 et 4 mois, suivies d’un rappel à 11 mois.

Explication

Le schéma comprend des doses à 2 et 4 mois, puis un rappel à 11 mois. Le décalage d’une dose à 6 mois ne correspond pas au calendrier indiqué.

20. Quelle infection est causée par Haemophilus ducreyi et se manifeste par une ulcération génitale douloureuse ?

Le chancre syphilitique, une infection sexuellement transmissible
La conjonctivite tropicale, une infection de la muqueuse oculaire
Le chancre mou, une infection sexuellement transmissible
L’ulcération herpétique, une infection sexuellement transmissible

Le chancre mou, une infection sexuellement transmissible

Explication

Haemophilus ducreyi est l’agent du chancre mou, caractérisé par une ulcération génitale douloureuse. Le chancre syphilitique est une comparaison clinique, mais il n’est pas causé par cette bactérie.

21. Quel tableau clinique peut évoquer un chancre mou à Haemophilus ducreyi ?

Une ulcération unique, sèche, accompagnée d’une conjonctivite et d’adénopathies axillaires
Plusieurs ulcères en miroir, une exsudation importante et des adénopathies inguinales
Une ulcération indolore, sans exsudation, accompagnée d’adénopathies cervicales
Une éruption diffuse, des adénopathies généralisées et une incubation de plusieurs mois

Plusieurs ulcères en miroir, une exsudation importante et des adénopathies inguinales

Explication

Le chancre mou peut produire plusieurs ulcères en miroir par auto-inoculation, avec exsudation et adénopathies inguinales, après une incubation de 5 à 7 jours. Une ulcération indolore ne correspond pas à cette présentation décrite.

22. Comment les Pasteurella sont-elles habituellement transmises de leur réservoir animal à l’être humain ?

Par des aérosols respiratoires, émis par des animaux porteurs dans leur habitat
Par des spores persistantes dans le sol, après une exposition environnementale prolongée
Par des aliments contaminés, après multiplication bactérienne dans les produits animaux
Par la salive d’animaux, lors d’une transmission accidentelle à partir de leur flore buccale

Par la salive d’animaux, lors d’une transmission accidentelle à partir de leur flore buccale

Explication

Les Pasteurella vivent comme commensales dans la cavité buccale des animaux et sont transmises accidentellement à l’être humain par leur salive; leur survie dans le milieu extérieur est limitée. Une transmission par spores du sol ne correspond pas à leur mode de transmission décrit.

23. Quelle espèce est impliquée dans la majorité des cas de pasteurellose humaine, et dans quelle proportion approximative ?

Pasteurella multocida, dans environ 25 % des cas
Pasteurella dagmatis, dans environ 50 % des cas
Pasteurella canis, dans environ 75 % des cas
Pasteurella multocida, dans environ 75 % des cas

Pasteurella multocida, dans environ 75 % des cas

Explication

Pasteurella multocida est impliquée dans environ 75 % des cas de pasteurellose humaine. La proportion de 25 % attribuée à cette même espèce sous-estime son rôle dans ces infections.

24. Quelle situation peut provoquer une pasteurellose d’inoculation ?

Une piqûre d’insecte, ou le contact avec de l’eau douce contaminée
Une morsure de rongeur, ou l’inhalation de poussières provenant d’un élevage
Une griffure d’oiseau, ou l’ingestion d’aliments contaminés par sa salive
Une morsure ou une griffure de chat ou de chien, ou le léchage d’une plaie préexistante

Une morsure ou une griffure de chat ou de chien, ou le léchage d’une plaie préexistante

Explication

La pasteurellose d’inoculation survient le plus souvent après une morsure ou une griffure de chat ou de chien, et peut aussi suivre le léchage d’une plaie. Une piqûre d’insecte n’est pas le mode d’inoculation décrit.

25. Quelques heures après une morsure animale, une personne présente une douleur intense, une inflammation et un œdème au point d’inoculation; quelle forme de pasteurellose cela évoque-t-il ?

La forme chronique avec évolution lente au point d’inoculation
La forme subaiguë avec atteinte articulaire réactionnelle
La forme disséminée avec atteinte générale après plusieurs semaines
La forme aiguë de pasteurellose d’inoculation

La forme aiguë de pasteurellose d’inoculation

Explication

La forme aiguë apparaît après quelques heures et associe douleur intense, inflammation et œdème au point d’inoculation. La forme subaiguë apparaît plutôt plusieurs semaines après et peut notamment atteindre les articulations.

26. Quel ensemble d’espèces correspond au groupe HACCEK ?

Haemophilus, Aggregatibacter, Cardiobacterium, Capnocytophaga, Escherichia et Kingella
Haemophilus, Aggregatibacter, Cardiobacterium, Capnocytophaga, Eikenella et Kingella
Haemophilus, Actinomyces, Cardiobacterium, Capnocytophaga, Eikenella et Kingella
Haemophilus, Aggregatibacter, Campylobacter, Capnocytophaga, Eikenella et Kingella

Haemophilus, Aggregatibacter, Cardiobacterium, Capnocytophaga, Eikenella et Kingella

Explication

Le groupe HACCEK réunit Haemophilus, Aggregatibacter, Cardiobacterium, Capnocytophaga, Eikenella et Kingella. Escherichia est un distracteur plausible, mais ne fait pas partie de cette liste.

27. Pourquoi faut-il prolonger l’incubation des cultures, notamment des flacons d’hémoculture, lorsqu’une bactérie du groupe HACCEK est suspectée ?

Parce que ces bactéries forment des spores qui retardent leur germination en culture
Parce que ces bactéries préfèrent les milieux pauvres et se multiplient surtout après leur transfert
Parce que ces bactéries se développent rapidement, mais restent difficiles à distinguer à l’œil nu
Parce que ces petits bacilles à Gram négatif sont exigeants et croissent lentement

Parce que ces petits bacilles à Gram négatif sont exigeants et croissent lentement

Explication

Les bactéries du groupe HACCEK sont exigeantes et ont une croissance lente, ce qui justifie une incubation prolongée des cultures. La formation de spores n’explique pas ce délai et ne caractérise pas le groupe dans cette description.

28. Quelles infections peuvent être provoquées par les bactéries du groupe HACCEK ?

Des infections urinaires et des abcès hépatiques
Des endocardites et des abcès cérébraux
Des arthrites septiques et des gastro-entérites
Des pneumonies et des méningites virales

Des endocardites et des abcès cérébraux

Explication

Les bactéries du groupe HACCEK peuvent provoquer des endocardites et des abcès cérébraux. Les infections urinaires et les abcès hépatiques ne sont pas les atteintes citées pour ce groupe.

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Quels genres appartiennent à la famille des Pasteurellaceae ?

Pasteurella, Haemophilus, Aggregatibacter, Actinobacillus, Avibacterium et Mannheimia.

Quelles caractéristiques décrivent la morphologie et la coloration des Haemophilus ?

Ce sont de petits bacilles fins, polymorphes et à Gram négatif.

Quelles propriétés de mobilité et de sporulation caractérisent les Haemophilus ?

Ils sont immobiles et non sporulés.

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