QCM : Traitements du trouble de l’usage d’alcool (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la prise en charge holistique intégrative :

Elle prend en compte les dimensions contextuelles et fonctionnelles du patient.
Elle associe plusieurs dimensions avec des objectifs thérapeutiques personnalisés.
Elle articule les dimensions biologiques, psychologiques et sociales dans les soins.
Elle considère les facteurs biologiques, sociaux et fonctionnels dans une approche intégrée.
Elle négocie l’objectif thérapeutique avec l’entourage du patient.

Elle prend en compte les dimensions contextuelles et fonctionnelles du patient. · Elle associe plusieurs dimensions avec des objectifs thérapeutiques personnalisés. · Elle articule les dimensions biologiques, psychologiques et sociales dans les soins. · Elle considère les facteurs biologiques, sociaux et fonctionnels dans une approche intégrée.

Explication

L’approche holistique intègre les dimensions biologiques, psychologiques et sociales, ainsi que les dimensions contextuelles et fonctionnelles. Ses objectifs sont personnalisés. L’objectif thérapeutique se négocie avec le patient, et non avec son entourage.

2. Comment distinguer les dépendances physiologique et psychique à l’alcool ?

La dépendance physiologique peut persister des mois, tandis que la dépendance psychique dure 8 à 10 jours.
La dépendance psychique peut persister des mois ou des années.
La phase aiguë de la dépendance physiologique dure environ 8 à 10 jours.
La dépendance physiologique correspond à une adaptation pharmacologique à l’alcool.
La dépendance psychique se limite à l’adaptation pharmacologique à l’alcool.

La dépendance psychique peut persister des mois ou des années. · La phase aiguë de la dépendance physiologique dure environ 8 à 10 jours. · La dépendance physiologique correspond à une adaptation pharmacologique à l’alcool.

Explication

La dépendance physiologique relève de l’adaptation pharmacologique et sa phase aiguë dure environ 8 à 10 jours. La dépendance psychique, liée notamment au craving, aux compulsions et aux conditionnements, peut se prolonger des mois ou des années.

3. À propos des seuils du questionnaire AUDIT :

Un score inférieur à 6 indique un risque faible chez les femmes.
Chez les hommes, les scores de 7 à 12 correspondent à une consommation à risque.
Chez les femmes, les scores de 6 à 12 indiquent un risque faible.
Un score d’au moins 13 indique une possible dépendance.
Chez les femmes, les scores de 6 à 12 indiquent une possible dépendance.

Un score inférieur à 6 indique un risque faible chez les femmes. · Chez les hommes, les scores de 7 à 12 correspondent à une consommation à risque. · Un score d’au moins 13 indique une possible dépendance.

Explication

Chez les femmes, un score inférieur à 6 indique un risque faible, tandis que les scores de 6 à 12 correspondent à une consommation à risque. Chez les hommes, les scores de 7 à 12 correspondent à une consommation à risque. Un score d’au moins 13 indique une possible dépendance ; les scores de 6 à 12 chez les femmes ne désignent donc pas une possible dépendance.

4. Une intervention psychosociale vise notamment à :

Explorer l’ambivalence du patient et soutenir l’identification de ses motivations.
Remplacer le travail sur les habitudes par une mesure des unités consommées.
Repérer les consommations associées au stress ou aux émotions.
Écarter l’exploration des motivations pour privilégier les complications médicales.
Agir sur l’environnement et soutenir la restauration des fonctions.

Explorer l’ambivalence du patient et soutenir l’identification de ses motivations. · Repérer les consommations associées au stress ou aux émotions. · Agir sur l’environnement et soutenir la restauration des fonctions.

Explication

Les interventions psychosociales explorent l’ambivalence et les motivations, et repèrent les liens entre consommation, stress et émotions. Elles peuvent aussi agir sur l’environnement et soutenir la restauration des fonctions ; elles comprennent également un travail sur les habitudes et les routines.

5. Quel est le rôle des benzodiazépines dans le sevrage alcoolique ?

Elles préviennent les carences vitaminiques en stimulant l’absorption intestinale.
Elles réduisent le craving à long terme en remplaçant durablement l’alcool.
Elles assurent l’hydratation en favorisant la rétention des liquides.
Elles compensent la suppression de l’alcool par une substitution sur les récepteurs GABA-A.

Elles compensent la suppression de l’alcool par une substitution sur les récepteurs GABA-A.

Explication

Les benzodiazépines compensent la suppression de l’alcool en agissant par substitution sur les récepteurs GABA-A, dans le cadre d’un traitement bref et dégressif. Elles ne constituent pas un traitement chronique du craving, contrairement à ce que suggère une autre proposition.

6. Avant une perfusion de glucose, quelle administration de vitamine B1 est prévue pour prévenir le risque de Gayet–Wernicke ?

500 mg par voie parentérale dans 100 cc de NaCl sur 30 minutes
250 mg par voie orale en deux prises pendant 5 jours
500 mg par voie intramusculaire en une prise après la perfusion
1 g par voie orale en une prise avant la perfusion

500 mg par voie parentérale dans 100 cc de NaCl sur 30 minutes

Explication

L’administration parentérale de 500 mg de vitamine B1 dans 100 cc de NaCl pendant 30 minutes est prévue avant la perfusion de glucose. Le schéma oral à 250 mg correspond à une phase ultérieure de vitaminothérapie, et non à la prévention préalable à la perfusion.

7. Quel est le rôle de l’agenda de consommation dans le suivi du craving ?

Comparer les seuils de risque afin d’estimer le niveau de dépendance
Mesurer les complications physiques afin de décider du lieu de sevrage
Repérer les comorbidités psychiatriques afin de choisir un traitement médicamenteux
Relier les variations du craving aux situations et aux émotions pour adapter les stratégies

Relier les variations du craving aux situations et aux émotions pour adapter les stratégies

Explication

En associant les consommations au jour, aux unités, au craving, à la situation et à l’émotion, l’agenda aide à adapter les prises et les stratégies. L’évaluation des complications physiques peut guider le choix du lieu de sevrage, mais ce n’est pas la fonction de l’agenda dans le suivi du craving.

8. En quoi les objectifs du nalméfène et du baclofène diffèrent-ils dans le traitement du trouble alcoolique ?

Le nalméfène vise la réduction de la consommation, tandis que le baclofène peut viser cette réduction ou le maintien de l’abstinence.
Le nalméfène vise la réduction de la consommation, tandis que le baclofène produit un effet antabuse aversif.
Le nalméfène vise le maintien de l’abstinence, tandis que le baclofène cible l’anti-craving et la prévention de la rechute.
Le nalméfène cible l’anti-craving et la prévention de la rechute, tandis que le baclofène vise le maintien de l’abstinence.

Le nalméfène vise la réduction de la consommation, tandis que le baclofène peut viser cette réduction ou le maintien de l’abstinence.

Explication

Le nalméfène est indiqué comme visant la réduction de la consommation, alors que le baclofène peut être utilisé pour la réduction ou le maintien de l’abstinence selon les indications présentées. L’effet antabuse aversif correspond au disulfirame, et non au baclofène.

9. Pourquoi est-il pertinent de réévaluer des symptômes dépressifs après plusieurs semaines de sevrage avant d’initier un antidépresseur ?

Parce que les symptômes dépressifs peuvent s’atténuer après le sevrage et ne persister que chez une partie des patients.
Parce que le sevrage entraîne généralement une aggravation durable de la dépression, nécessitant un traitement différé.
Parce que les antidépresseurs provoquent fréquemment une rechute alcoolique lorsqu’ils sont prescrits pendant le sevrage.
Parce que la dépression est rarement associée au trouble de l’usage de l’alcool et doit être confirmée par un suivi prolongé.

Parce que les symptômes dépressifs peuvent s’atténuer après le sevrage et ne persister que chez une partie des patients.

Explication

Les manifestations dépressives observées pendant l’alcoolodépendance peuvent diminuer après le sevrage, et le support recommande d’attendre deux à quatre semaines pour évaluer leur persistance. Cette attente ne repose pas sur une aggravation durable attendue de la dépression, mais sur la possibilité que les symptômes s’améliorent spontanément.

10. Un patient hésite entre réduire sa consommation et viser l’abstinence. Comment le clinicien devrait-il définir l’objectif thérapeutique ?

Fixer d’abord l’abstinence, puis envisager une réduction si le patient ne parvient pas à l’atteindre.
Choisir la réduction selon les complications médicales, sans tenir compte des préférences du patient.
Le négocier avec le patient et le personnaliser selon sa situation, ses préférences et les possibilités de suivi.
Reporter le choix de l’objectif jusqu’à ce que toute dépendance physiologique ait disparu.

Le négocier avec le patient et le personnaliser selon sa situation, ses préférences et les possibilités de suivi.

Explication

L’objectif peut être la réduction, le contrôle ou l’abstinence et se négocie en fonction de la gravité, des complications, des préférences et des possibilités du patient. Fixer d’emblée l’abstinence ne respecte pas cette approche personnalisée.

11. Quels éléments caractérisent l’évaluation psychosociale d’une consommation d’alcool ?

Elle mesure principalement la dépendance physique et détermine la durée d’un traitement médicamenteux.
Elle établit surtout le niveau de risque à partir des unités consommées, sans examiner les situations d’usage.
Elle quantifie les usages et recherche le craving, les conséquences, les sevrages antérieurs et les complications.
Elle repère les troubles psychiatriques et le sommeil, mais écarte les habitudes et l’environnement social.

Elle quantifie les usages et recherche le craving, les conséquences, les sevrages antérieurs et les complications.

Explication

L’évaluation associe la quantification des consommations à la recherche du craving, de la perte de contrôle, des conséquences et des antécédents de sevrage ou de complications. Le repérage des troubles psychiatriques et du sommeil est utile, mais il ne remplace pas l’examen des consommations et de leurs conséquences.

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Quelles dimensions la prise en charge holistique intégrative traite-t-elle simultanément ?

Les dimensions biologiques, psychologiques, sociales, contextuelles et fonctionnelles.

Combien de temps dure environ la phase aiguë de dépendance physiologique à l’alcool ?

Environ 8 à 10 jours.

Quels seuils AUDIT indiquent un risque faible chez les femmes et les hommes ?

Moins de 6 chez les femmes et moins de 7 chez les hommes.

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