QCM : Trouble de l’usage d’alcool (29 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant le syndrome de sevrage alcoolique :

Il peut être défini par une manifestation apparaissant après plusieurs semaines.
Il survient lors de la prise d’alcool et correspond à une intoxication aiguë.
Au moins deux manifestations apparaissent en quelques heures ou quelques jours.
Il survient après l’arrêt ou la réduction d’un usage massif et prolongé d’alcool.
Le tableau associe au moins deux manifestations apparues en quelques heures ou quelques jours.

Au moins deux manifestations apparaissent en quelques heures ou quelques jours. · Il survient après l’arrêt ou la réduction d’un usage massif et prolongé d’alcool. · Le tableau associe au moins deux manifestations apparues en quelques heures ou quelques jours.

Explication

Le sevrage suit l’arrêt ou la réduction d’un usage massif et prolongé, avec au moins deux manifestations d’apparition rapide. L’intoxication aiguë survient lors de la prise d’alcool, et une apparition après plusieurs semaines ne correspond pas à la définition.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la présentation de l’encéphalopathie de Gayet-Wernicke, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Environ 5 % des cas de cette encéphalopathie ne seraient pas diagnostiqués.
La triade classique n’est présente que dans 16 à 20 % des cas rapportés.
La triade classique est observée dans environ 50 % des cas de cette encéphalopathie.
Environ 20 % des cas ne seraient pas diagnostiqués selon les données du cours.
La triade classique est présente dans 80 % des cas de cette encéphalopathie.

La triade classique n’est présente que dans 16 à 20 % des cas rapportés.

Explication

La triade classique n’apparaît que dans 16 à 20 % des cas. Les proportions de 50 %, 80 % et 5 % ne correspondent pas à cette fréquence, et le taux de cas non diagnostiqués indiqué est de 80 %, non de 20 %.

3. Parmi les décès attribués à l’alcool, quelles répartitions sont exactes ?

Les accidents et suicides représentent 6 780 décès, soit 16,5 % du total.
Les maladies cardiovasculaires représentent 9 900 décès, soit environ 24 % du total.
Les cancers représentent 16 000 décès, soit environ 39 % du total.
Les conséquences digestives représentent 5 432 décès, soit 13 % du total.
Les cancers représentent 9 900 décès, soit environ 24 % du total.

Les maladies cardiovasculaires représentent 9 900 décès, soit environ 24 % du total. · Les cancers représentent 16 000 décès, soit environ 39 % du total.

Explication

Les cancers comptent 16 000 décès, environ 39 % du total, et les maladies cardiovasculaires 9 900, environ 24 %. Les conséquences digestives représentent 6 780 décès, soit 16,5 %, tandis que les accidents et suicides en représentent 5 432, soit 13 %.

4. Concernant la mortalité attribuable à l’alcool :

Le nombre annuel présenté est de 41 080 décès attribuables à l’alcool.
Les décès attribuables à l’alcool concernent 10 730 hommes et 30 350 femmes.
L’alcool est classé comme la deuxième cause de mortalité évitable.
L’alcool est présenté comme la première cause de mortalité évitable.
Le nombre annuel présenté est de 41 080 décès chez les hommes attribuables à l’alcool.

Le nombre annuel présenté est de 41 080 décès attribuables à l’alcool. · L’alcool est classé comme la deuxième cause de mortalité évitable.

Explication

Le bilan présenté compte 41 080 décès annuels attribuables à l’alcool, qui est classé deuxième cause de mortalité évitable. Les 41 080 décès concernent les deux sexes, les nombres par sexe sont inversés dans une proposition et le rang indiqué n’est pas le premier.

5. Parmi les propositions suivantes concernant la GGT, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Sa demi-vie est d’environ 14 à 17 jours après l’arrêt de la consommation.
Sa demi-vie est d’environ trois mois après l’arrêt de la consommation.
Sa sensibilité est évaluée à 70 % comme marqueur biologique.
Environ 25 % des personnes alcoolodépendantes ont une GGT élevée.
Sa spécificité est élevée comme marqueur biologique.

Sa sensibilité est évaluée à 70 % comme marqueur biologique.

Explication

La GGT a une sensibilité de 70 % et une faible spécificité. Sa demi-vie est d’environ trois semaines, et non 14 à 17 jours ou trois mois. Environ 25 % des personnes alcoolodépendantes ont une GGT normale, et non élevée.

6. Une personne interrompt sa consommation et son suivi porte sur la CDT : cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Des résultats faussement positifs restent possibles avec la CDT.
La spécificité de la CDT dépasse 80 % dans l’exploration biologique.
La sensibilité de la CDT dépasse 80 % dans l’exploration biologique.
Sa demi-vie se situe entre 14 et 17 jours après consommation.
La CDT se normalise généralement en deux à quatre semaines.

Des résultats faussement positifs restent possibles avec la CDT. · La spécificité de la CDT dépasse 80 % dans l’exploration biologique. · La sensibilité de la CDT dépasse 80 % dans l’exploration biologique. · Sa demi-vie se situe entre 14 et 17 jours après consommation. · La CDT se normalise généralement en deux à quatre semaines.

Explication

La CDT, également appelée TDS, présente une sensibilité et une spécificité supérieures à 80 %, ainsi qu’une demi-vie de 14 à 17 jours. Elle se normalise en deux à quatre semaines, mais des faux positifs restent possibles.

7. Parmi les propositions suivantes concernant le verre standard, laquelle ou lesquelles sont exactes ?

Un verre standard correspond à 14 g d’alcool pur dans le système français présenté.
Le verre standard permet de comparer des boissons de volumes et de degrés différents.
Le verre standard sert à comparer des boissons de même volume et de même degré.
La quantité d’alcool pur d’un verre standard varie selon le degré de la boisson.
Un verre standard correspond à 10 g d’alcool pur dans le système français présenté.

Le verre standard permet de comparer des boissons de volumes et de degrés différents. · Un verre standard correspond à 10 g d’alcool pur dans le système français présenté.

Explication

Dans le système présenté pour la France, un verre standard contient 10 g d’alcool pur et permet de comparer des boissons de volumes et de degrés différents. La valeur de 14 g correspond à un autre repère, et le verre standard n’est pas limité aux boissons de mêmes caractéristiques.

8. Concernant la fréquence et le pronostic du delirium tremens, quelles sont les réponses exactes ?

La prévention et le traitement précoce réduisent la mortalité sous 20 %, sans descendre sous 10 %.
Le delirium tremens survient dans 10 à 15 % des cas de sevrage alcoolique.
Il complique 3 à 5 % des cas de sevrage alcoolique.
Sans traitement, sa mortalité peut atteindre 5 % des cas.
La mortalité peut atteindre 20 % sans traitement et passer sous 5 % avec prévention et traitement précoces.

Il complique 3 à 5 % des cas de sevrage alcoolique. · La mortalité peut atteindre 20 % sans traitement et passer sous 5 % avec prévention et traitement précoces.

Explication

Le delirium tremens survient dans 3 à 5 % des sevrages, et sa mortalité peut atteindre 20 % en l’absence de traitement. La prévention et le traitement précoces la réduisent sous 5 %, contrairement aux autres fréquences et seuils proposés.

9. Une personne exposée chroniquement à plus de 90 g d’alcool par jour pendant six ans présente un risque de myocardiopathie. Quelles propositions sont exactes ?

Son évolution peut aller de l’absence de symptômes à l’insuffisance cardiaque.
Une durée d’exposition supérieure à cinq ans correspond à la durée rapportée.
La myocardiopathie est associée à une exposition chronique supérieure à 60 g/j.
La myocardiopathie peut évoluer jusqu’à une insuffisance cardiaque.
La myocardiopathie est associée à une exposition chronique supérieure à 90 g/j.

Son évolution peut aller de l’absence de symptômes à l’insuffisance cardiaque. · Une durée d’exposition supérieure à cinq ans correspond à la durée rapportée. · La myocardiopathie peut évoluer jusqu’à une insuffisance cardiaque. · La myocardiopathie est associée à une exposition chronique supérieure à 90 g/j.

Explication

L’association est décrite pour une exposition chronique supérieure à 90 g/j pendant plus de cinq ans, avec une évolution possible de l’absence de symptômes à l’insuffisance cardiaque. Le seuil de 60 g/j n’est pas celui rapporté.

10. À propos de l’interprétation des marqueurs biologiques :

La cinétique d’un marqueur suffit à établir son interprétation clinique.
La spécificité propre à chaque marqueur compte dans son interprétation clinique.
La sensibilité de chaque marqueur rend l’entretien clinique superflu pour l’évaluation.
Un marqueur biologique ne remplace pas l’entretien clinique dans l’évaluation.
Les causes de faux résultats justifient de maintenir l’entretien clinique.

La spécificité propre à chaque marqueur compte dans son interprétation clinique. · Un marqueur biologique ne remplace pas l’entretien clinique dans l’évaluation. · Les causes de faux résultats justifient de maintenir l’entretien clinique.

Explication

Un marqueur ne remplace pas l’entretien clinique, car sa sensibilité et sa spécificité propres doivent être considérées. Sa cinétique et ses causes de faux résultats interviennent aussi dans l’interprétation ; aucune de ces caractéristiques ne rend l’entretien superflu ou ne suffit, à elle seule, à conclure.

11. Parmi les propositions suivantes concernant le risque de cancer du sein lié à l’alcool, lesquelles sont exactes ?

À 5–10 g/j, le risque est majoré de 15 %, et à 30 g/j de 51 %.
Pour une consommation de 5–10 g/j, la majoration atteint 15 %.
À 5–10 g/j, le risque est majoré de 10 %, et à 30 g/j de 51 %.
À 30 g/j, la majoration rapportée du risque atteint 51 %.
À 5–10 g/j, le risque est majoré de 15 %, et à 20 g/j de 51 %.

À 5–10 g/j, le risque est majoré de 15 %, et à 30 g/j de 51 %. · Pour une consommation de 5–10 g/j, la majoration atteint 15 %. · À 30 g/j, la majoration rapportée du risque atteint 51 %.

Explication

Le risque est majoré de 15 % pour 5–10 g/j et de 51 % pour 30 g/j. Les taux de 10 % et le seuil de 20 g/j ne sont pas ceux rapportés.

12. Chez les femmes et les hommes, la relation dose-effet de l’hypertension artérielle apparaît respectivement au-delà de :

20 g/j chez la femme et 30 g/j chez l’homme marquent les seuils indiqués.
Après réduction de consommation, 20 % des sujets restent hypertendus.
30 g/j et 20 g/j, avec 20 % d’hypertension persistante après réduction.
20 g/j et 30 g/j, avec 20 % d’hypertension persistante après réduction.
Après réduction de consommation, 30 % des sujets restent hypertendus.

20 g/j chez la femme et 30 g/j chez l’homme marquent les seuils indiqués. · Après réduction de consommation, 20 % des sujets restent hypertendus. · 20 g/j et 30 g/j, avec 20 % d’hypertension persistante après réduction.

Explication

Les seuils sont supérieurs à 20 g/j chez la femme et à 30 g/j chez l’homme; 20 % restent hypertendus après réduction. L’option inversant les seuils et celle portant le taux à 30 % contredisent ces données.

13. L’évaluation clinique initiale d’une consommation d’alcool comprend :

L’imprégnation, le manque et les complications éventuelles sont évalués.
La fréquence, la quantité et l’ancienneté de la consommation sont recherchées.
Le retentissement social et les troubles co-occurrents sont recherchés.
Les conséquences de la consommation et le type de mésusage sont caractérisés.
L’évaluation porte sur la quantité consommée, sans examiner les conséquences sociales.

L’imprégnation, le manque et les complications éventuelles sont évalués. · La fréquence, la quantité et l’ancienneté de la consommation sont recherchées. · Le retentissement social et les troubles co-occurrents sont recherchés. · Les conséquences de la consommation et le type de mésusage sont caractérisés.

Explication

L’évaluation initiale documente fréquence, quantité, ancienneté et conséquences, puis caractérise le mésusage, l’imprégnation ou le manque et les complications. Elle examine aussi le retentissement social et les troubles co-occurrents, contrairement à l’affirmation qui écarte les conséquences sociales.

14. Les atteintes hépatiques liées à l’alcool suivent quelle progression ?

La fibrose précède la cirrhose dans la progression décrite.
Les complications de la cirrhose succèdent à la cirrhose dans cette progression.
La stéatose constitue l’étape initiale de la progression rapportée.
La progression va de la stéatose à la fibrose, puis à l’hépatite alcoolique et à la cirrhose.
La progression va de la stéatose à l’hépatite alcoolique, puis à la fibrose et à la cirrhose.

La fibrose précède la cirrhose dans la progression décrite. · Les complications de la cirrhose succèdent à la cirrhose dans cette progression. · La stéatose constitue l’étape initiale de la progression rapportée. · La progression va de la stéatose à l’hépatite alcoolique, puis à la fibrose et à la cirrhose.

Explication

La progression décrite est stéatose, hépatite alcoolique, fibrose, cirrhose, puis complications. L’option qui place la fibrose avant l’hépatite alcoolique inverse l’ordre indiqué.

15. Concernant le trouble de l’usage d’alcool et les troubles liés à l’usage :

Le trouble de l’usage d’alcool est défini par des critères qualitatifs du DSM-5.
Le trouble de l’usage d’alcool désigne les dommages associés à l’exposition, avec ou sans addiction.
Les troubles liés à l’usage sont définis par des critères qualitatifs du DSM-5.
Les critères du DSM-5 définissent les troubles liés à l’usage, indépendamment des dommages.
Les troubles liés à l’usage désignent des dommages associés à l’exposition à l’alcool.

Le trouble de l’usage d’alcool est défini par des critères qualitatifs du DSM-5. · Les troubles liés à l’usage désignent des dommages associés à l’exposition à l’alcool.

Explication

Le TUA est défini par les critères qualitatifs du DSM-5, tandis que les troubles liés à l’usage désignent les dommages associés à l’exposition. Les deux autres définitions inversent ces notions ou attribuent à tort les critères du DSM-5 aux troubles liés à l’usage.

16. La formule de Widmark présentée exprime l’alcoolémie comme :

La quantité d’alcool absorbée en grammes divisée par l’eau corporelle totale.
L’eau corporelle totale est estimée par le poids multiplié par 0,6 chez l’homme.
La quantité absorbée est exprimée en grammes au numérateur de la fraction.
L’alcoolémie est calculée en multipliant la quantité absorbée par l’eau corporelle totale.
L’eau corporelle totale divisée par la quantité d’alcool absorbée en grammes.

La quantité d’alcool absorbée en grammes divisée par l’eau corporelle totale. · La quantité absorbée est exprimée en grammes au numérateur de la fraction.

Explication

La formule de Widmark divise la quantité absorbée en grammes par l’eau corporelle totale. Le coefficient estimé chez l’homme est 0,7, tandis que celui de la femme est 0,6; la formule ne place pas l’eau corporelle totale au numérateur et la quantité absorbée au dénominateur.

17. Concernant le VGM :

Sa demi-vie est d’environ trois semaines après l’arrêt de la consommation.
Sa faible spécificité limite son interprétation comme marqueur isolé.
Sa sensibilité est estimée entre 60 et 70 % dans le dépistage biologique.
Une élévation du VGM indique une cytolyse hépatique.
Sa demi-vie est d’environ trois mois après l’arrêt de la consommation.

Sa faible spécificité limite son interprétation comme marqueur isolé. · Sa sensibilité est estimée entre 60 et 70 % dans le dépistage biologique. · Sa demi-vie est d’environ trois mois après l’arrêt de la consommation.

Explication

La spécificité du VGM est faible et sa sensibilité est de 60 à 70 %. Sa demi-vie avoisine trois mois, et non trois semaines. Une élévation du VGM n’indique pas une cytolyse hépatique ; c’est l’élévation des ASAT et ALAT qui indique une cytolyse.

18. Une suspicion d’encéphalopathie de Gayet-Wernicke nécessite une prise en charge urgente. Parmi les propositions suivantes, lesquelles sont exactes ?

La vitamine B1 doit être administrée en urgence sans attendre un dosage biologique.
En cas de résistance au traitement, la recherche d’une carence en potassium est indiquée.
Le traitement repose sur une vitamine B1 parentérale administrée à plus de 500 mg par jour.
Une dose inférieure à 100 mg par jour constitue le traitement parentéral recommandé.
Le traitement peut être différé jusqu’à la confirmation du diagnostic par IRM cérébrale.

La vitamine B1 doit être administrée en urgence sans attendre un dosage biologique. · Le traitement repose sur une vitamine B1 parentérale administrée à plus de 500 mg par jour.

Explication

La prise en charge associe une vitamine B1 parentérale à plus de 500 mg par jour, administrée en urgence sans attendre le dosage ou l’IRM. En cas de résistance, il faut rechercher une carence en magnésium, et non en potassium.

19. Parmi les dimensions évaluées par le CIWA-Ar, laquelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le CIWA-Ar évalue notamment la fréquence, la quantité et l’ancienneté de consommation.
Le CIWA-Ar évalue les nausées, les tremblements, les sueurs et l’anxiété.
Le CIWA-Ar mesure la quantité d’alcool consommée et les antécédents de sevrage.
Le CIWA-Ar recherche surtout les conséquences médicales chroniques de l’alcoolisation.
Le CIWA-Ar mesure principalement le retentissement social et les troubles co-occurrents.

Le CIWA-Ar évalue les nausées, les tremblements, les sueurs et l’anxiété.

Explication

Le CIWA-Ar évalue notamment les nausées ou vomissements, les tremblements, les sueurs et l’anxiété, ainsi que l’agitation, les troubles sensoriels, les céphalées et l’orientation. La fréquence et la quantité de consommation, le retentissement social et les antécédents relèvent d’autres aspects de l’évaluation clinique.

20. À propos des repères de consommation présentés, cochez les propositions exactes :

Les repères incluent des jours sans consommation.
Les repères préconisent au maximum 10 verres par semaine et 2 par jour.
Les repères fixent un plafond de 12 verres par semaine et 2 par jour.
Les repères recommandent une consommation quotidienne sans jour d’interruption.
Le zéro alcool est l’option la plus sûre après avoir conduit.

Les repères incluent des jours sans consommation. · Les repères préconisent au maximum 10 verres par semaine et 2 par jour.

Explication

Les repères présentés sont au maximum 10 verres par semaine, au maximum 2 verres par jour et des jours sans consommation. Le zéro alcool est l’option la plus sûre avant de conduire, et non après avoir conduit.

21. Face à un signe neurologique dans un contexte de carence nutritionnelle, quelle conduite est recommandée ?

Évoquer une encéphalopathie de Gayet-Wernicke et traiter en urgence sans attendre les examens.
Traiter en urgence une encéphalopathie de Gayet-Wernicke après confirmation par IRM.
Évoquer une encéphalopathie de Gayet-Wernicke et attendre un bilan biologique avant de traiter.
Évoquer une encéphalopathie de Gayet-Wernicke et attendre le dosage avant le traitement.
Attendre le dosage pour décider si une encéphalopathie de Gayet-Wernicke doit être traitée.

Évoquer une encéphalopathie de Gayet-Wernicke et traiter en urgence sans attendre les examens.

Explication

Un signe neurologique dans un contexte de carence nutritionnelle doit faire évoquer une encéphalopathie de Gayet-Wernicke et conduire à un traitement urgent sans attendre le dosage ni l’IRM. Attendre une confirmation par IRM, un dosage ou un bilan biologique retarderait donc le traitement recommandé.

22. À propos des crises d’épilepsie associées au sevrage alcoolique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un antécédent de sevrage protège contre les crises lors d’un épisode ultérieur.
Elles sont généralement généralisées tonico-cloniques et surviennent entre 6 et 48 heures.
Elles surviennent dans environ 5 % des cas de sevrage alcoolique.
Elles apparaissent généralement entre 48 et 96 heures après le début du sevrage.
Un état de mal épileptique survient dans environ 2 à 7 % des cas.

Elles sont généralement généralisées tonico-cloniques et surviennent entre 6 et 48 heures. · Elles surviennent dans environ 5 % des cas de sevrage alcoolique. · Un état de mal épileptique survient dans environ 2 à 7 % des cas.

Explication

Les crises concernent environ 5 % des cas, sont généralement généralisées tonico-cloniques et apparaissent entre 6 et 48 heures. Un état de mal survient dans 2 à 7 % des cas. Un antécédent de sevrage augmente le risque de complications par effet de kindling, et les crises ne surviennent généralement pas entre 48 et 96 heures.

23. L’usage à risque et l’usage nocif se distinguent par les caractéristiques suivantes :

L’usage à risque est défini par des critères qualitatifs du DSM-5.
L’usage nocif est déjà associé à des conséquences symptomatiques de l’alcool.
L’usage à risque est asymptomatique, mais il augmente la probabilité de dommages.
L’usage nocif augmente la probabilité de dommages tout en restant asymptomatique.
L’usage à risque correspond à des dommages symptomatiques associés à l’exposition.

L’usage nocif est déjà associé à des conséquences symptomatiques de l’alcool. · L’usage à risque est asymptomatique, mais il augmente la probabilité de dommages.

Explication

L’usage à risque demeure asymptomatique tout en augmentant la probabilité de dommages, alors que l’usage nocif est associé à des conséquences symptomatiques. Le TUA, et non l’usage à risque, est défini par des critères qualitatifs du DSM-5.

24. À propos de la stéatose liée à l’alcool, quelles propositions sont exactes ?

La stéatose est décrite comme une atteinte très fréquente.
La stéatose est très fréquente et peut régresser après l’arrêt de l’alcool.
La stéatose est peu fréquente et peut régresser après l’arrêt de l’alcool.
L’arrêt de l’alcool peut permettre une régression de la stéatose.
La stéatose peut régresser après la poursuite de la consommation d’alcool.

La stéatose est décrite comme une atteinte très fréquente. · La stéatose est très fréquente et peut régresser après l’arrêt de l’alcool. · L’arrêt de l’alcool peut permettre une régression de la stéatose.

Explication

La stéatose est très fréquente et peut régresser lorsque l’alcool est arrêté. La qualifier de peu fréquente ou attribuer sa régression à la poursuite de la consommation contredit ces éléments.

25. Parmi les manifestations possibles du sevrage alcoolique, lesquelles sont exactes ?

Une hyperactivité neurovégétative et des tremblements peuvent accompagner le sevrage.
Les manifestations possibles comprennent une bradycardie, une somnolence et une hypothermie.
Les hallucinations du sevrage sont persistantes et peuvent s’accompagner d’illusions transitoires.
Une agitation, des illusions transitoires ou des convulsions généralisées sont possibles.
Des nausées, des vomissements, de l’insomnie ou de l’anxiété peuvent survenir.

Une hyperactivité neurovégétative et des tremblements peuvent accompagner le sevrage. · Une agitation, des illusions transitoires ou des convulsions généralisées sont possibles. · Des nausées, des vomissements, de l’insomnie ou de l’anxiété peuvent survenir.

Explication

Le sevrage peut comporter une hyperactivité neurovégétative, des tremblements, des troubles du sommeil, des symptômes digestifs, de l’anxiété, de l’agitation, des hallucinations ou des convulsions généralisées. Une bradycardie avec hypothermie n’est pas citée, et les hallucinations ou illusions peuvent être transitoires plutôt que persistantes.

26. Concernant la carence en vitamine B1 associée à l’encéphalopathie de Gayet-Wernicke :

La carence en vitamine B1 responsable de cette encéphalopathie n’est pas spécifique de l’alcool.
Un apport glucidique peut précipiter l’encéphalopathie chez une personne carencée en vitamine B1.
Cette carence est propre aux personnes présentant une dépendance alcoolique ancienne.
La carence en vitamine B1 est attribuée à une intoxication alcoolique aiguë plutôt qu’à une carence nutritionnelle.
L’encéphalopathie apparaît principalement après un apport lipidique chez une personne carencée.

La carence en vitamine B1 responsable de cette encéphalopathie n’est pas spécifique de l’alcool. · Un apport glucidique peut précipiter l’encéphalopathie chez une personne carencée en vitamine B1.

Explication

Un apport glucidique peut précipiter l’encéphalopathie en contexte de carence, et cette carence n’est pas spécifique de l’alcool. Elle n’est donc pas réservée aux personnes dépendantes, et le facteur déclenchant mentionné est glucidique, non lipidique.

27. Concernant les définitions du binge drinking selon les organismes :

La SAMHSA définit l’usage lourd par au moins quatre jours de binge drinking dans le mois.
Le NIAAA retient au moins 60 g d’alcool en une occasion dans les 30 derniers jours.
Le NIAAA retient, en deux heures, cinq unités chez l’homme ou quatre chez la femme, avec une alcoolémie supérieure à 0,8 g/L.
L’OMS retient au moins 60 g d’alcool en une occasion dans les 30 derniers jours.
La SAMHSA reprend la définition du NIAAA sans préciser de fréquence mensuelle.

Le NIAAA retient, en deux heures, cinq unités chez l’homme ou quatre chez la femme, avec une alcoolémie supérieure à 0,8 g/L. · L’OMS retient au moins 60 g d’alcool en une occasion dans les 30 derniers jours.

Explication

L’OMS retient au moins 60 g par occasion dans les 30 derniers jours. Le NIAAA utilise les seuils de cinq unités chez l’homme ou quatre chez la femme en deux heures, associés à une alcoolémie supérieure à 0,8 g/L; la SAMHSA reprend cette définition avec une fréquence mensuelle et définit l’usage lourd par au moins cinq jours de binge drinking dans le mois.

28. Concernant l’atrophie cérébrale liée à l’alcool :

Elle est diffuse, parfois cérébelleuse, et corrélée à la quantité d’alcool consommée.
Elle est localisée au cervelet et indépendante de la quantité consommée.
Elle peut être partiellement réversible malgré son caractère diffus.
Elle est multifactorielle et peut être partiellement réversible.
Elle est décrite comme multifactorielle et parfois cérébelleuse.

Elle est diffuse, parfois cérébelleuse, et corrélée à la quantité d’alcool consommée. · Elle peut être partiellement réversible malgré son caractère diffus. · Elle est multifactorielle et peut être partiellement réversible. · Elle est décrite comme multifactorielle et parfois cérébelleuse.

Explication

L’atrophie est diffuse, parfois cérébelleuse, multifactorielle, corrélée à la quantité consommée et parfois partiellement réversible. La présenter comme limitée au cervelet et indépendante de la quantité contredit ces caractéristiques.

29. Concernant les risques cancéreux associés à l’alcool :

La proportion rapportée de cancers liés à l’alcool est d’un sur neuf.
Le risque de cancer du côlon augmente dès une consommation de 30 g/j.
Le risque de cancer du côlon augmente dès une consommation de 10 g/j.
Un cancer sur neuf est lié à l’alcool et le risque colorectal augmente dès 10 g/j.
Un cancer sur dix est lié à l’alcool et le risque colorectal augmente dès 20 g/j.

La proportion rapportée de cancers liés à l’alcool est d’un sur neuf. · Le risque de cancer du côlon augmente dès une consommation de 10 g/j. · Un cancer sur neuf est lié à l’alcool et le risque colorectal augmente dès 10 g/j.

Explication

Le cours rapporte un cancer sur neuf lié à l’alcool et une hausse du risque colique dès 10 g/j. Les seuils d’un cancer sur dix et de 20 ou 30 g/j ne correspondent pas aux valeurs données.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 76 flashcards sur Trouble de l’usage d’alcool.

Quels critères définissent le trouble de l’usage d’alcool dans le DSM-5 ?

Des critères qualitatifs.

Quels dommages regroupent les troubles liés à l’usage d’alcool ?

Des dommages somatiques, psychiques ou sociaux associés à l’exposition à l’alcool.

À quelle quantité d’alcool pur correspond un verre standard en France ?

10 g d’alcool pur.

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