Selon l’OMS, comment se définit l’obésité ?
Un excès de masse grasse entraînant des conséquences préjudiciables pour la santé.
Quelle est la nature de l’obésité selon l’OMS ?
Une maladie chronique complexe, évolutive et multifactorielle.
Selon Odoxa / LNCO, quelle part des adultes était obèse en 2024 ?
18,1 %.
Selon Odoxa / LNCO, quelle part des adultes avait un IMC supérieur ou égal à 25 kg/m² en 2024 ?
48,8 %.
Selon la HAS, que signale un IMC inférieur à 22 kg/m² après 70 ans ?
Une alerte de dénutrition.
Selon la HAS, quels éléments complètent l’IMC pour évaluer l’obésité ?
Le tour de taille et l’évaluation des complications médicales, psychologiques et fonctionnelles.
Selon la HAS, quels seuils de tour de taille signalent un risque accru chez la femme et l’homme ?
Plus de 80 cm chez la femme et plus de 94 cm chez l’homme.
Quelle répartition graisseuse caractérise l’obésité androïde ?
Un excès de graisse abdominale associé à un risque accru de complications métaboliques et cardiovasculaires.
Quels éléments l’enquête alimentaire évalue-t-elle ?
Le rythme, la structure, les lieux et la durée des repas, les apports et les troubles du comportement alimentaire.
Que signifie une baisse conjointe du poids et du tour de taille ?
Une perte recherchée de masse grasse viscérale.
Quel objectif pondéral initial la HAS recommande-t-elle en six mois ?
Une perte de 5 à 10 % du poids initial.
Quel effet l’objectif pondéral initial de la HAS peut-il avoir sur la pression artérielle ?
Il peut l’améliorer.
Quel rythme mensuel de perte de poids est considéré comme raisonnable ?
Environ 1 à 2 kg par mois.
Quel rythme hebdomadaire correspond à une perte de poids raisonnable ?
Environ 250 à 500 g par semaine.
Dans quelles situations médicales une perte de poids active est-elle contre-indiquée ?
En cas de cancer ou de pathologie infectieuse chronique évolutive non stabilisée.
Quel trouble alimentaire contre-indique une perte de poids active ?
Un trouble sévère du comportement alimentaire non pris en charge.
De combien le plan nutritionnel réduit-il généralement les apports spontanés évalués ?
De 300 à 500 kcal par jour, sans descendre sous le métabolisme de base calculé.
Quelle référence est associée aux objectifs nutritionnels en protéines, lipides, glucides et produits sucrés ?
ANSES / HAS.
Quelle durée hebdomadaire d’activité physique modérée est recommandée par l’ANSES / HAS ?
Au moins 150 à 300 minutes par semaine.
Quels traitements sont formellement interdits contre l’obésité ?
Les diurétiques et les extraits thyroïdiens.
Quand envisage-t-on les analogues du récepteur du GLP-1 ?
En deuxième intention, après l’échec de mesures nutritionnelles bien conduites.
Comment les analogues du GLP-1 réduisent-ils l’appétit ?
Ils ralentissent la vidange gastrique et stimulent la satiété via les récepteurs hypothalamiques.
Quels seuils d’IMC permettent à la HAS de réserver les analogues du GLP-1 aux adultes de moins de 65 ans ?
Un IMC supérieur à 35 kg/m², ou de 30 à 35 kg/m² avec au moins une comorbidité liée au poids.
Quelle perte de poids moyenne est annoncée avec le sémaglutide ?
De 10 à 15 %.
Qui peut rédiger la première ordonnance d’un analogue du GLP-1 ?
Un spécialiste en endocrinologie-diététique-nutrition ou un Centre Spécialisé de l’Obésité (CSO).
À quelles mesures associer un traitement par analogue du GLP-1 ?
À une prise en charge nutritionnelle par un diététicien et à une augmentation de l’activité physique.
Quand faut-il réévaluer un traitement par analogue du GLP-1 ?
Après 12 ou 16 semaines.
Quels antécédents contre-indiquent les analogues du GLP-1 ?
Des antécédents personnels ou familiaux de cancer médullaire de la thyroïde.
Quel apport protéique quotidien maintenir sous analogue du GLP-1 ?
De 1,0 à 1,2 g/kg/j.
Pourquoi maintenir un apport protéique suffisant sous analogue du GLP-1 ?
Pour limiter la fonte musculaire associée à une perte de poids rapide.
Quel est le rôle de la chirurgie bariatrique dans le traitement de l’obésité sévère ou massive ?
C’est un traitement de deuxième intention qui aide à la prise en charge sans remplacer les modifications durables du mode de vie.
Quel échec préalable est nécessaire avant une chirurgie bariatrique ?
L’échec d’une prise en charge médicale, nutritionnelle, cognitive et physique bien conduite pendant au moins 6 à 12 mois.
Que retire la gastrectomie longitudinale et quelle forme donne-t-elle à l’estomac ?
Elle retire verticalement environ les deux tiers de l’estomac et forme un tube étroit.
Quel effet la résection du fundus a-t-elle sur la ghréline lors d’une gastrectomie longitudinale ?
Elle réduit fortement sa sécrétion.
Quels organes les aliments court-circuitent-ils lors d’un bypass gastrique en Y ?
Le reste de l’estomac, le duodénum et le début du jéjunum.
Où les sécrétions digestives rejoignent-elles les aliments lors d’un bypass gastrique en Y ?
Plus bas, par l’anse bilio-pancréatique.
Quelle est la durée minimale de la préparation préopératoire spécialisée et pluridisciplinaire ?
De 6 à 12 mois.
Quels types de suivi comprend la préparation préopératoire spécialisée ?
Un suivi médical, diététique, psychologique ou psychiatrique et physique.
Quel trouble alimentaire constitue une contre-indication temporaire à la chirurgie ?
Une hyperphagie boulimique ou des compulsions alimentaires non contrôlées.
Avec l’aide de quel professionnel stabilise-t-on les troubles alimentaires avant la chirurgie ?
D’un psychologue ou d’un psychiatre.
Comment évolue la texture des aliments après une chirurgie, de J1 au-delà d’un mois ?
Liquides fluides à J1, liquides épais de J2 à J5, textures mixées en semaines 2 à 4, puis aliments hachés et humides avant les petits morceaux tendres.
Jusqu’à quelle consistance faut-il mastiquer chaque bouchée après une chirurgie bariatrique ?
Jusqu’à ce qu’elle soit réduite en purée dans la bouche.
Sur quelles dimensions repose la prise en charge de l’obésité ?
Sur une approche globale nutritionnelle, physique, psychologique et sociale.
Quelle prévalence de l’obésité les enquêtes ObÉpi-Roche rapportaient-elles en 1997 ?
8,5 %.
Quelle prévalence de l’obésité les enquêtes ObÉpi-Roche rapportaient-elles en 2006 ?
13,1 %.
Quelle prévalence de l’obésité les enquêtes ObÉpi-Roche rapportaient-elles en 2012 ?
15,0 %.
Quelle classification clinique étendue correspond à un IMC de 50,0 kg/m² ?
La super-obésité, ou obésité de classe IV.
Selon la HAS, comment interpréter les seuils adultes d’IMC entre 65 et 70 ans ?
Ils s’appliquent, mais leur interprétation doit être prudente.
Selon la HAS, où placer le ruban pour mesurer le tour de taille ?
À mi-distance entre la dernière côte flottante et la crête iliaque, horizontalement.
Que vise la motivation somatique dans l’entretien diététique ?
La préservation de la santé.
Quelle variation de poids peut survenir au cours du cycle menstruel ?
Une fluctuation de 1 à 2 kg due à la rétention hydrosodée.
Quels événements de vie rechercher comme facteurs favorisant une prise de poids ?
Les grossesses, la ménopause, l’arrêt de l’activité physique, les changements professionnels et les traumatismes psychologiques.
Quels médicaments orexigènes peuvent augmenter l’appétit ?
Les corticoïdes au long cours, les neuroleptiques, certains antidépresseurs et les traitements hormonaux.
Quel est le repère de durée d’un repas évoquant une tachyphagie ?
Moins de 20 minutes.
Que peut indiquer une baisse de poids sans baisse du tour de taille ?
Une possible perte de masse maigre liée à une restriction excessive ou à un manque de protéines ou d’activité physique.
Quel objectif pondéral viser en cas de surpoids stable sans comorbidité ni retentissement ?
La stabilisation pondérale.
Quels apports caloriques minimaux sont conseillés chez la femme et chez l’homme ?
1 200 kcal par jour chez la femme et 1 500 kcal par jour chez l’homme.
Quel apport protéique minimal est recommandé pour prévenir la fonte musculaire en déficit énergétique ?
1,0 à 1,2 g par kg de poids réel par jour.
Quel objectif quotidien de fibres alimentaires est recommandé ?
30 g par jour.
Quelle référence recommande un apport hydrique de 1,5 à 2 litres de boissons par jour ?
L’ANSES.
Combien de temps faut-il consacrer au minimum à un repas en mastiquant lentement ?
Au moins 20 minutes.
Quels analogues du récepteur du GLP-1 sont cités ?
Le liraglutide (Saxenda®), le sémaglutide (Wegovy®) et le tirzépatide (Mounjaro®).
Quelles comorbidités liées au poids sont citées pour les analogues du GLP-1 ?
L’hypertension, la dyslipidémie, l’apnée du sommeil, les maladies cardiovasculaires, le prédiabète, le diabète de type 2 et la NASH.
Quelle conséquence suit fréquemment l’arrêt d’un analogue du GLP-1 sans maintien des changements de mode de vie ?
Une reprise pondérale partielle ou importante.
À partir de quelle date Wegovy® et Mounjaro® deviennent-ils remboursables à 65 % ?
À partir du 15 juin 2026.
Quel IMC ouvre droit au remboursement de Wegovy® ou Mounjaro® sans comorbidité ?
Un IMC d’au moins 40 kg/m².
Quels effets secondaires fréquents provoquent les analogues du GLP-1 ?
Nausées, vomissements, constipation, diarrhées et reflux gastro-œsophagien.
Quels risques graves mais rares sont associés aux analogues du GLP-1 ?
La pancréatite aiguë et les troubles biliaires.
Quelles habitudes alimentaires limitent les nausées sous analogue du GLP-1 ?
Fractionner l’alimentation, manger lentement et éviter les aliments très gras, frits ou très épicés.
Que planifier lorsque l’effet coupe-faim compromet les apports sous analogue du GLP-1 ?
Des prises alimentaires minimales et une hydratation suffisante.
Quelles complications l’hydratation et les prises minimales préviennent-elles sous analogue du GLP-1 ?
La dénutrition et la déshydratation, notamment la constipation sévère.
Quelles comorbidités peuvent justifier une chirurgie bariatrique ?
Le diabète de type 2, les apnées du sommeil sévères, l’hypertension artérielle sévère, la NASH et l’arthrose invalidante de la hanche ou du genou.
Quelle décision est requise pour l’indication de chirurgie bariatrique ?
Une décision collégiale et pluridisciplinaire.
Quelle situation psychologique contre-indique la chirurgie bariatrique ?
Une contre-indication psychologique ou psychiatrique non stabilisée.
Quel engagement écrit est requis du patient avant une chirurgie bariatrique ?
Un engagement à un suivi médical et nutritionnel à vie.
Quelle est actuellement la technique de chirurgie bariatrique la plus pratiquée ?
La gastrectomie longitudinale.
Comment l’anneau gastrique ajustable permet-il de modifier le passage des aliments ?
Un boîtier sous-cutané relié à l’anneau permet d’en ajuster le calibre.
Pourquoi l’anneau gastrique ajustable est-il de moins en moins proposé ?
En raison de complications mécaniques à long terme.
À quels patients la dérivation bilio-pancréatique et le switch duodénal sont-ils réservés ?
Aux patients présentant une super-obésité avec un IMC supérieur à 50 kg/m².
Qu’évalue l’équipe avant de valider l’indication opératoire en réunion de concertation pluridisciplinaire ?
La compliance, l’histoire pondérale, le parcours de soin, l’alimentation et les troubles du comportement alimentaire.
Quelle perte de poids préopératoire modérée est souvent demandée ?
De 3 à 5 % du poids initial.
Quels effets vise la perte de poids préopératoire modérée ?
Mobiliser la graisse viscérale et diminuer le volume du foie.
Quel volume maximal est autorisé par prise à J1 après une chirurgie ?
30 à 50 ml.
Quelles boissons sont autorisées à J1 après une chirurgie ?
Eau plate non gazeuse, bouillons filtrés ou clarifiés et infusions ou thés légers sans sucre ni saccharose.
Quels aliments sont autorisés de J2 à J5 après une chirurgie ?
Potages lisses, produits laitiers fluides et compotes lisses sans sucres ajoutés.
Quelle texture doivent avoir les aliments en semaines 2 à 4 après une chirurgie ?
Ils doivent être complètement mixés, lisses et homogènes, sans morceaux ni mastication nécessaire.
Quels aliments sont exclus à partir d’un mois après une chirurgie ?
Les aliments collants, secs ou fibreux.
Après une chirurgie bariatrique, quand faut-il boire par rapport aux repas ?
Trente minutes avant ou après le repas.
Selon l’OMS, à quelle classe d’obésité correspond un IMC de 35,0 à 39,9 kg/m² chez l’adulte ?
À l’obésité de classe II.
Chez quels adultes l’IMC indique-t-il une chirurgie bariatrique à partir de 40 kg/m² ?
Chez les adultes de 18 à 65 ans.
Teste tes connaissances avec un QCM de 33 questions sur Traitements et chirurgie de l’obésité.
1. Quelle définition correspond à l’obésité selon l’OMS ?
2. Une enquête estime qu’en 2024, parmi les adultes, 30,7 % sont en surpoids et 18,1 % obèses. Quelle proportion présente un IMC supérieur ou égal à 25 kg/m² ?
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