QCM : Traitements et chirurgie de l’obésité (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à l’obésité selon l’OMS ?

Un excès de poids corporel sans conséquence nécessaire pour la santé, dans un trouble temporaire
Un excès de masse grasse préjudiciable à la santé, dans une maladie chronique complexe, évolutive et multifactorielle
Une augmentation du poids due à la masse musculaire, dans une maladie chronique non évolutive
Une accumulation de masse grasse liée à une cause unique, dans une affection aiguë et réversible

Un excès de masse grasse préjudiciable à la santé, dans une maladie chronique complexe, évolutive et multifactorielle

Explication

L’OMS définit l’obésité par un excès de masse grasse qui nuit à la santé et la caractérise comme une maladie chronique, complexe, évolutive et multifactorielle. La confusion avec le poids sans conséquence sanitaire, la maladie aiguë ou la cause unique déforme cette définition.

2. Une enquête estime qu’en 2024, parmi les adultes, 30,7 % sont en surpoids et 18,1 % obèses. Quelle proportion présente un IMC supérieur ou égal à 25 kg/m² ?

30,7 %
49,8 %
18,1 %
48,8 %

48,8 %

Explication

La proportion d’adultes ayant un IMC supérieur ou égal à 25 kg/m² est de 48,8 % dans les données de 2024 d’Odoxa / LNCO. 18,1 % correspond au taux d’obésité, 30,7 % au taux de surpoids et 49,8 % résulte d’une addition incorrecte.

3. Une personne de 76 ans a un IMC de 21 kg/m². Quelle interprétation s’applique selon les seuils de la HAS ?

Une zone de sécurité
Un surpoids selon les seuils adultes
Une alerte de dénutrition
Une obésité

Une alerte de dénutrition

Explication

Après 70 ans, un IMC inférieur à 22 kg/m² signale une alerte de dénutrition. La zone de sécurité s’étend de 22 à 30 kg/m², tandis qu’un IMC supérieur à 30 indique une obésité.

4. Une patiente a un IMC élevé, mais son équipe souhaite évaluer la sévérité clinique et orienter sa prise en charge. Quelle démarche est appropriée ?

Utiliser le seul IMC pour établir la sévérité et déterminer le stade de complexité
Associer le tour de taille à l’évaluation des complications médicales, psychologiques et fonctionnelles pour établir un stade de complexité
Évaluer les complications et répartir la graisse, sans mesurer le tour de taille
Associer l’IMC au tour de taille, sans examiner les complications médicales, psychologiques ou fonctionnelles

Associer le tour de taille à l’évaluation des complications médicales, psychologiques et fonctionnelles pour établir un stade de complexité

Explication

L’évaluation clinique ne repose pas sur le seul IMC : elle associe le tour de taille et l’évaluation des complications afin de déterminer un stade de complexité de 1 à 3. Se fier au seul IMC, omettre les complications ou remplacer le tour de taille par la répartition graisseuse ne répond pas à cette démarche.

5. Chez un homme, le tour de taille mesuré est de 98 cm. Quel niveau de risque associé aux seuils d’alerte est indiqué ?

Risque accru
Aucun seuil d’alerte n’est atteint
Risque élevé
Risque accru et risque élevé à la fois

Risque accru

Explication

Chez l’homme, un tour de taille supérieur à 94 cm signale un risque accru, et le seuil de risque élevé est supérieur à 102 cm. À 98 cm, le seuil accru est franchi, mais pas celui du risque élevé; les seuils féminins sont différents.

6. Lors d’une enquête alimentaire, quelle démarche permet de caractériser le comportement alimentaire d’une personne sans jugement ?

Repérer les troubles alimentaires possibles, sans évaluer les apports ni la durée des repas
Décrire les quantités consommées et les préférences, sans examiner le rythme ni les lieux des repas
Relever le poids et le tour de taille, sans explorer les repas ni les comportements alimentaires
Décrire le rythme, la structure, les lieux et la durée des repas, les apports et les troubles alimentaires possibles

Décrire le rythme, la structure, les lieux et la durée des repas, les apports et les troubles alimentaires possibles

Explication

L’enquête alimentaire caractérise à la fois les modalités des repas, les apports qualitatifs et quantitatifs ainsi que les troubles du comportement alimentaire. Se limiter aux quantités néglige le contexte des repas, et se limiter aux troubles ou aux mesures corporelles laisse de côté des dimensions essentielles.

7. Après plusieurs mois d’activité physique, une personne conserve le même poids, mais son tour de taille diminue. Quelle interprétation convient le mieux ?

Une perte de masse grasse viscérale correspondant à une baisse conjointe du poids et du tour de taille
Une recomposition corporelle positive, compatible avec une perte de graisse et un gain musculaire
Une perte probable de masse maigre associée à une restriction trop sévère ou à un manque d’activité
Une absence de changement corporel, puisque le poids n’a pas diminué

Une recomposition corporelle positive, compatible avec une perte de graisse et un gain musculaire

Explication

Un poids stable avec un tour de taille en baisse correspond à une recomposition corporelle positive, qui peut associer perte de graisse et gain musculaire. La baisse conjointe du poids et du tour de taille décrit une autre évolution, tandis qu’une perte de masse maigre est évoquée par une baisse de poids sans diminution du tour de taille.

8. Une personne pèse 80 kg et commence une prise en charge pondérale. Quel objectif initial sur six mois correspond à la recommandation de la HAS ?

Perdre environ 6 à 12 kg
Perdre environ 4 à 8 kg
Prendre environ 4 à 8 kg
Perdre environ 1 à 2 kg

Perdre environ 4 à 8 kg

Explication

La cible initiale recommandée est une perte de 5 à 10 % du poids de départ en six mois ; pour 80 kg, cela représente 4 à 8 kg. Une perte de 1 à 2 kg correspond au rythme mensuel raisonnable, et non à l’objectif total sur six mois.

9. Une personne souhaite perdre du poids tout en préservant sa masse musculaire et son métabolisme de base. Quel rythme mensuel est raisonnable ?

Environ 250 à 500 g par mois
Environ 1 à 2 kg par mois
Environ 3 à 4 kg par mois
Environ 5 à 10 kg par mois

Environ 1 à 2 kg par mois

Explication

Un rythme d’environ 1 à 2 kg par mois, soit 250 à 500 g par semaine, aide à préserver la masse musculaire et le métabolisme de base. La fourchette de 5 à 10 % s’applique à l’objectif initial sur six mois, tandis que 3 à 4 kg par mois est souvent difficile à maintenir.

10. Quel patient présente une situation dans laquelle une perte de poids active est contre-indiquée ?

Une personne en surpoids stable, sans comorbidité ni retentissement
Une personne dont le trouble alimentaire sévère est pris en charge
Une personne âgée autonome, sans fragilité ni sarcopénie
Une personne ayant une dépression sévère

Une personne ayant une dépression sévère

Explication

Une dépression sévère fait partie des situations contre-indiquant une perte de poids active, tout comme certaines maladies évolutives non stabilisées et les troubles alimentaires sévères non pris en charge. Un surpoids stable sans retentissement appelle plutôt une stabilisation pondérale, et la prise en charge d’un trouble alimentaire sévère ne correspond pas à la situation décrite par la contre-indication.

11. Une personne consomme spontanément 2 300 kcal par jour et son métabolisme de base calculé est de 1 700 kcal par jour. Quel objectif énergétique respecte la recommandation d’un déficit modéré sans passer sous ce métabolisme de base ?

1 700 kcal par jour
2 300 kcal par jour
1 600 à 1 700 kcal par jour
1 800 à 2 000 kcal par jour

1 800 à 2 000 kcal par jour

Explication

Une réduction de 300 à 500 kcal par rapport à 2 300 kcal conduit à 1 800–2 000 kcal, niveau qui reste au-dessus du métabolisme de base de 1 700 kcal. Un déficit de 600 kcal dépasse la réduction visée, tandis que 2 300 kcal ne crée pas de déficit et que 1 600–1 700 kcal passe sous le seuil calculé.

12. Pour une ration visant un apport total de 2 000 kcal par jour, quelle part de l’apport énergétique total doit provenir des glucides ?

Moins de 10 % de l’apport énergétique total
15 à 20 % de l’apport énergétique total
40 à 50 % de l’apport énergétique total
35 à 40 % de l’apport énergétique total

40 à 50 % de l’apport énergétique total

Explication

Les glucides doivent représenter 40 à 50 % de l’apport énergétique total. La fourchette de 35 à 40 % correspond aux lipides, celle de 15 à 20 % aux protéines, et la limite de moins de 10 % concerne les produits sucrés.

13. Une personne souhaite organiser son activité physique hebdomadaire conformément aux recommandations nutritionnelles. Quel programme répond à la fois à la cible de durée et à la consigne concernant la sédentarité ?

150 à 300 minutes d’intensité intense et moins de temps sédentaire
150 à 300 minutes d’intensité modérée sans changer le temps sédentaire
75 à 150 minutes d’intensité modérée et moins de temps sédentaire
150 à 300 minutes d’intensité modérée et moins de temps sédentaire

150 à 300 minutes d’intensité modérée et moins de temps sédentaire

Explication

La recommandation associe au moins 150 à 300 minutes hebdomadaires d’activité d’intensité modérée à une réduction parallèle du temps de sédentarité. Une durée plus courte ne atteint pas la cible, et maintenir la sédentarité ou remplacer l’intensité modérée par une intensité intense ne reprend pas la recommandation indiquée.

14. Après l’échec de mesures nutritionnelles bien conduites, une équipe envisage un analogue du récepteur du GLP-1. À quel moment ce traitement peut-il être considéré dans la stratégie de prise en charge ?

En deuxième intention, sous réserve des indications et conditions requises
À aucun stade, même après l’échec des mesures nutritionnelles
En deuxième intention, sans condition d’indication particulière
En première intention, avant les mesures nutritionnelles

En deuxième intention, sous réserve des indications et conditions requises

Explication

Les analogues du GLP-1 sont envisagés en deuxième intention après l’échec de mesures nutritionnelles bien conduites, sous réserve d’indications et de conditions de prise en charge strictes. Les considérer avant ces mesures inverse l’ordre de la stratégie, tandis qu’une prise en charge sans critères omet les conditions requises.

15. Une personne traitée par un analogue du GLP-1 ressent une satiété plus marquée et mange moins. Quel mécanisme explique le mieux ces effets ?

Une hausse de la dépense énergétique et une stimulation de la satiété gastrique
Un ralentissement de la vidange gastrique et une stimulation hypothalamique de la satiété
Une accélération de la vidange gastrique et une stimulation hypothalamique de la satiété
Un ralentissement de la vidange gastrique et une inhibition des récepteurs hypothalamiques

Un ralentissement de la vidange gastrique et une stimulation hypothalamique de la satiété

Explication

Ces analogues ralentissent la vidange gastrique et agissent sur les récepteurs hypothalamiques en stimulant la satiété et en réduisant l’appétit. Une accélération gastrique inverse le premier mécanisme, tandis qu’une inhibition hypothalamique ou une hausse de la dépense énergétique ne correspond pas au mécanisme décrit.

16. Un adulte de 58 ans a un IMC de 32 kg/m², une hypertension liée au poids et n’a pas obtenu de résultat suffisant avec des mesures nutritionnelles bien conduites. Le critère d’IMC de la HAS pour envisager un analogue du GLP-1 est-il rempli ?

Non, un IMC de 30 à 35 ne suffit pas malgré une comorbidité
Oui, l’IMC de 30 à 35 est associé à une comorbidité liée au poids
Non, l’échec des mesures nutritionnelles n’entre pas dans les critères
Non, l’IMC doit dépasser 35 même en présence d’une comorbidité

Oui, l’IMC de 30 à 35 est associé à une comorbidité liée au poids

Explication

Pour un adulte de moins de 65 ans, la HAS prévoit le critère d’un IMC compris entre 30 et 35 kg/m² associé à au moins une comorbidité liée au poids, après l’échec des mesures nutritionnelles. Exiger un IMC supérieur à 35 néglige la voie prévue pour la tranche intermédiaire, tandis que l’hypertension satisfait la condition de comorbidité.

17. Trois patients suivent chacun un traitement différent : liraglutide, sémaglutide ou tirzépatide. Quel classement associe correctement chaque traitement à la perte de poids moyenne annoncée ?

Liraglutide : 10 à 15 % ; sémaglutide : 5 à 10 % ; tirzépatide : 20 % ou plus
Liraglutide : 20 % ou plus ; sémaglutide : 10 à 15 % ; tirzépatide : 5 à 10 %
Liraglutide : 5 à 10 % ; sémaglutide : 10 à 15 % ; tirzépatide : 20 % ou plus
Liraglutide : 5 à 10 % ; sémaglutide : 20 % ou plus ; tirzépatide : 10 à 15 %

Liraglutide : 5 à 10 % ; sémaglutide : 10 à 15 % ; tirzépatide : 20 % ou plus

Explication

Les pertes moyennes annoncées sont de 5 à 10 % avec le liraglutide, de 10 à 15 % avec le sémaglutide et de 20 % ou plus avec le tirzépatide. Intervertir les deux premières estimations ou attribuer l’estimation la plus élevée au sémaglutide ou au liraglutide ne respecte pas ce classement.

18. Une patiente commence un traitement par analogue du GLP-1. Qui peut rédiger sa première ordonnance, et quelle est la durée maximale des renouvellements réalisés par son médecin généraliste ?

Un diététicien ou un CSO ; renouvellements de six mois
Un spécialiste en endocrinologie-diététique-nutrition ou un CSO ; renouvellements de seize semaines
Un médecin généraliste ; renouvellements de seize semaines
Un spécialiste en endocrinologie-diététique-nutrition ou un CSO ; renouvellements d’un an

Un spécialiste en endocrinologie-diététique-nutrition ou un CSO ; renouvellements d’un an

Explication

La première ordonnance relève d’un spécialiste en endocrinologie-diététique-nutrition ou d’un Centre Spécialisé de l’Obésité, tandis que le généraliste peut renouveler le traitement pour un an. L’option « généraliste » confond prescription initiale et renouvellement, et « seize semaines » correspond au délai de réévaluation, non à la durée du renouvellement.

19. Après 12 semaines de traitement, une personne n’a perdu que 4 % de son poids initial. Quelle conduite appliquer ?

Reporter la réévaluation à 16 semaines, même si elle a déjà eu lieu à 12 semaines
Interrompre le traitement seulement après une perte de poids de 5 %
Poursuivre le traitement, car toute perte de poids indique une efficacité suffisante
Interrompre le traitement, car la perte reste inférieure au seuil de 5 %

Interrompre le traitement, car la perte reste inférieure au seuil de 5 %

Explication

Le traitement est réévalué après 12 ou 16 semaines et doit être arrêté si la perte est inférieure à 5 % du poids initial. « Toute perte de poids » ignore le seuil d’efficacité, tandis que « après une perte de 5 % » inverse le critère d’arrêt.

20. Un patient candidat à un analogue du GLP-1 rapporte que son père a eu un cancer médullaire de la thyroïde. Quelle décision de sécurité s’applique ?

Prescrire l’analogue du GLP-1 en surveillant principalement les nausées
Ne pas prescrire l’analogue du GLP-1 en raison de l’antécédent familial
Prescrire l’analogue du GLP-1 après vérification d’une maladie thyroïdienne bénigne
Prescrire l’analogue du GLP-1, car l’antécédent concerne un parent

Ne pas prescrire l’analogue du GLP-1 en raison de l’antécédent familial

Explication

Les antécédents personnels ou familiaux de cancer médullaire de la thyroïde constituent une contre-indication. Limiter la contre-indication aux antécédents personnels omet le risque familial ; une maladie bénigne ou les nausées ne correspondent pas à ce critère.

21. Une personne commence un analogue du GLP-1 et demande si le médicament peut remplacer le suivi diététique et l’activité physique. Quelle réponse convient ?

Le traitement s’associe à un suivi nutritionnel par un diététicien, sans changement d’activité physique
Le traitement s’associe à une activité physique accrue, sans suivi nutritionnel par un diététicien
Le traitement s’associe à un suivi nutritionnel par un diététicien et à une activité physique accrue
Le traitement peut remplacer le suivi nutritionnel et l’activité physique si le poids diminue

Le traitement s’associe à un suivi nutritionnel par un diététicien et à une activité physique accrue

Explication

La prise en charge par analogue du GLP-1 doit être associée à un accompagnement nutritionnel par un diététicien et à une augmentation de l’activité physique. L’absence de changement d’activité ou de suivi nutritionnel omet l’un de ces deux éléments ; considérer le médicament comme un substitut méconnaît la prise en charge globale.

22. Une personne pèse 70 kg et suit un traitement par analogue du GLP-1. Quel apport protéique quotidien correspond à la cible destinée à limiter la fonte musculaire ?

De 56 à 70 g par jour
De 70 à 84 g par jour
Environ 1 à 1,2 g par jour
De 84 à 98 g par jour

De 70 à 84 g par jour

Explication

La cible est de 1,0 à 1,2 g/kg/j ; pour 70 kg, cela donne 70 × 1,0 = 70 g et 70 × 1,2 = 84 g par jour. La plage 56–70 g applique à tort 0,8 g/kg/j, tandis qu’un chiffre fixe ne tient pas compte du poids.

23. Une patiente sous analogue du GLP-1 a des nausées après des repas copieux et frits. Quel conseil nutritionnel correspond à l’accompagnement recommandé ?

Fractionner les repas, manger lentement et privilégier les aliments frits ou très épicés
Regrouper les prises alimentaires, manger lentement et éviter les aliments gras ou frits
Fractionner les repas, manger lentement et éviter les aliments gras, frits ou très épicés
Fractionner les repas, manger rapidement et éviter les aliments gras ou très épicés

Fractionner les repas, manger lentement et éviter les aliments gras, frits ou très épicés

Explication

Pour limiter les nausées, il est conseillé de fractionner l’alimentation, de manger lentement et d’éviter les aliments très gras, frits ou très épicés. Des repas regroupés, une alimentation rapide ou le maintien des aliments déclencheurs vont à l’encontre de ces conseils.

24. Chez une personne atteinte d’obésité sévère, quel rôle la chirurgie bariatrique joue-t-elle dans la prise en charge à long terme ?

Un traitement de première intention qui précède les autres prises en charge
Un remplacement des changements durables du mode de vie après l’intervention
Un outil diagnostique destiné à confirmer l’obésité sévère
Un traitement de deuxième intention qui complète les changements durables du mode de vie

Un traitement de deuxième intention qui complète les changements durables du mode de vie

Explication

La chirurgie bariatrique intervient en deuxième intention et aide à prendre en charge l’obésité sans remplacer les modifications durables du mode de vie. La première intention inverse l’ordre de prise en charge, tandis que le remplacement du mode de vie et le rôle diagnostique ne correspondent pas à cette fonction.

25. Une personne candidate à la chirurgie a suivi une prise en charge médicale, nutritionnelle, cognitive et physique bien conduite pendant huit mois, sans succès. Quelle conclusion correspond au critère de durée de prise en charge ?

La période minimale d’échec est de six semaines
La prise en charge doit dépasser douze mois avant que l’échec puisse être retenu
La durée de huit mois se situe dans la période minimale requise de 6 à 12 mois
La prise en charge peut être limitée à une seule des modalités mentionnées

La durée de huit mois se situe dans la période minimale requise de 6 à 12 mois

Explication

Le critère requiert l’échec d’une prise en charge médicale, nutritionnelle, cognitive et physique bien conduite pendant au moins 6 à 12 mois; huit mois se situe dans cette période. Une durée supérieure à douze mois n’est pas le seuil indiqué, et les modalités doivent être prises en charge ensemble plutôt que réduites à une seule.

26. Lors d’une gastrectomie longitudinale, environ les deux tiers de l’estomac sont retirés verticalement. Quel effet anatomique et hormonal est attendu ?

Un estomac élargi et une augmentation de la sécrétion de ghréline
Un estomac conservé dont le passage alimentaire est réglé par un boîtier
Une poche gastrique reliée au jéjunum et un court-circuit du duodénum
Un tube gastrique étroit et une forte baisse de la sécrétion de ghréline

Un tube gastrique étroit et une forte baisse de la sécrétion de ghréline

Explication

La gastrectomie longitudinale retire verticalement environ les deux tiers de l’estomac pour former un tube étroit; la résection du fundus réduit fortement la sécrétion de ghréline. Le raccordement au jéjunum relève du bypass, tandis que le réglage par boîtier caractérise l’anneau ajustable.

27. Après un bypass gastrique en Y, les aliments passent par une petite poche supérieure et rejoignent directement le jéjunum. Quel trajet digestif en résulte ?

Les aliments traversent le reste de l’estomac et le duodénum avant de rejoindre le jéjunum
Les aliments passent par un anneau réglable tandis que le trajet intestinal reste inchangé
Les aliments et les sécrétions digestives se rejoignent dans la poche supérieure avant leur passage intestinal
Les aliments évitent le reste de l’estomac, le duodénum et le début du jéjunum, puis rencontrent plus bas les sécrétions digestives

Les aliments évitent le reste de l’estomac, le duodénum et le début du jéjunum, puis rencontrent plus bas les sécrétions digestives

Explication

Dans le bypass en Y, le jéjunum est raccordé à la petite poche; les aliments court-circuitent le reste de l’estomac, le duodénum et le début du jéjunum, puis rejoignent plus bas les sécrétions digestives. Le passage par l’estomac et le duodénum décrit un trajet sans ce court-circuit, tandis que la poche supérieure et le boîtier correspondent à d’autres éléments anatomiques.

28. Une personne commence son parcours spécialisé en vue d’une chirurgie bariatrique. Quelle durée minimale et quel ensemble de suivis doivent être prévus pour cette préparation ?

Au minimum 6 à 12 mois, avec des suivis médical, diététique, psychologique ou psychiatrique et physique
Au minimum 6 à 12 mois, avec des suivis médical, diététique et physique, sans accompagnement psychologique ou psychiatrique
Quelques semaines, avec des suivis médical, diététique, psychologique ou psychiatrique et physique
Au minimum 6 à 12 mois, avec des suivis médical et diététique, sans accompagnement psychologique ni physique

Au minimum 6 à 12 mois, avec des suivis médical, diététique, psychologique ou psychiatrique et physique

Explication

La préparation préopératoire spécialisée et pluridisciplinaire dure au minimum 6 à 12 mois et comprend les suivis médical, diététique, psychologique ou psychiatrique et physique. Le suivi limité au médical et au diététique omet plusieurs dimensions, et les deux autres propositions raccourcissent la durée ou excluent l’accompagnement psychologique.

29. Lors de l’évaluation préopératoire, une patiente présente des compulsions alimentaires non contrôlées. Quelle conduite s’applique à son projet chirurgical ?

Maintenir la chirurgie à la date prévue, car les compulsions ne modifient pas le calendrier opératoire
Écarter définitivement la chirurgie, car les compulsions constituent une contre-indication permanente
Différer temporairement la chirurgie et stabiliser les compulsions avec un psychologue ou un psychiatre
Différer temporairement la chirurgie et stabiliser les compulsions sans accompagnement psychologique ou psychiatrique

Différer temporairement la chirurgie et stabiliser les compulsions avec un psychologue ou un psychiatre

Explication

Les compulsions alimentaires non contrôlées constituent une contre-indication temporaire et doivent être stabilisées avec l’aide d’un psychologue ou d’un psychiatre. Maintenir l’intervention ignore cet obstacle; la considérer comme définitive confond contre-indication temporaire et permanente; omettre l’accompagnement ne respecte pas la prise en charge requise.

30. Après une chirurgie bariatrique, une équipe organise la réalimentation d’un patient qui tolère chaque étape. Quelle progression des textures respecte le calendrier postopératoire ?

Liquides fluides ou légèrement épais à J1, textures mixées ou purées de J2 à J5, liquides plus épais en semaines 2 à 4, puis haché et humide dès un mois
Liquides fluides ou légèrement épais à J1, liquides plus épais de J2 à J5, textures mixées ou purées en semaines 2 à 4, puis haché et humide dès un mois
Liquides plus épais à J1, liquides fluides ou légèrement épais de J2 à J5, textures mixées ou purées en semaines 2 à 4, puis haché et humide dès un mois
Liquides fluides ou légèrement épais à J1, liquides plus épais de J2 à J5, haché et humide en semaines 2 à 4, puis textures mixées ou purées dès un mois

Liquides fluides ou légèrement épais à J1, liquides plus épais de J2 à J5, textures mixées ou purées en semaines 2 à 4, puis haché et humide dès un mois

Explication

La progression va des liquides fluides ou légèrement épais à J1 vers des liquides plus épais de J2 à J5, puis des textures mixées ou purées en semaines 2 à 4 et des aliments hachés et humides à partir d’un mois. Les autres séquences avancent ou retardent une étape, ou inversent les textures des premiers jours.

31. Un patient opéré reprend ses repas et demande comment manger et répartir ses prises au quotidien. Quelle consigne correspond aux règles postopératoires ?

Mastiquer chaque bouchée jusqu’à la réduire en purée, prévoir 3 petits repas et une seule collation protéinée, puis s’arrêter dès la première plénitude
Mastiquer chaque bouchée jusqu’à la réduire en purée, prévoir 3 petits repas et 2 à 3 collations protéinées, puis s’arrêter après l’apparition d’un inconfort
Mastiquer chaque bouchée jusqu’à ce qu’elle soit tendre, prévoir 3 petits repas et 2 à 3 collations protéinées, puis s’arrêter dès la première plénitude
Mastiquer chaque bouchée jusqu’à la réduire en purée, prévoir 3 petits repas et 2 à 3 collations protéinées, puis s’arrêter dès la première plénitude

Mastiquer chaque bouchée jusqu’à la réduire en purée, prévoir 3 petits repas et 2 à 3 collations protéinées, puis s’arrêter dès la première plénitude

Explication

Les règles associent une mastication poussée jusqu’à une consistance de purée en bouche, 3 petits repas, 2 à 3 collations protéinées et l’arrêt dès la première sensation de plénitude. Une seule collation réduit le fractionnement prévu, l’inconfort retarde l’arrêt, et une simple mastication jusqu’à ce que l’aliment soit tendre ne correspond pas à la consigne.

32. Chez un adulte de 42 ans, un IMC mesuré à 37,2 kg/m² correspond à quelle catégorie de corpulence ?

Surpoids ou pré-obésité
Obésité de classe II
Obésité de classe III
Obésité de classe I

Obésité de classe II

Explication

Chez l’adulte de 18 à 65 ans, un IMC de 35,0 à 39,9 kg/m² correspond à l’obésité de classe II. La classe I concerne 30,0 à 34,9, la classe III débute à 40,0 et le surpoids se situe entre 25,0 et 29,9 kg/m².

33. Une adulte de 50 ans a un IMC de 36 kg/m² et un diabète de type 2 susceptible d’être amélioré par une intervention. Selon les critères d’éligibilité, quelle conclusion s’applique ?

Le critère est satisfait à partir de 30 kg/m² avec comorbidité
Le critère est satisfait seulement à partir de 40 kg/m²
Le critère n’est pas satisfait avant 40 kg/m²
Le critère d’IMC avec comorbidité est satisfait

Le critère d’IMC avec comorbidité est satisfait

Explication

Chez les adultes de 18 à 65 ans, un IMC d’au moins 35 kg/m² associé à au moins une comorbidité susceptible d’être améliorée par la chirurgie répond au critère indiqué. Exiger 40 kg/m² dans tous les cas oublie cette voie d’éligibilité, tandis que le seuil de 30 kg/m² est trop bas.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Traitements et chirurgie de l’obésité.

Selon l’OMS, comment se définit l’obésité ?

Un excès de masse grasse entraînant des conséquences préjudiciables pour la santé.

Quelle est la nature de l’obésité selon l’OMS ?

Une maladie chronique complexe, évolutive et multifactorielle.

Selon Odoxa / LNCO, quelle part des adultes était obèse en 2024 ?

18,1 %.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Traitements et chirurgie de l’obésité.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM