QCM : Troubles de l’humeur — 16 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue le mieux l’humeur d’une émotion ponctuelle ?

Elle constitue une disposition affective dominante qui colore la perception du monde et module l’activité.
Elle correspond à une réaction brève déclenchée par un événement précis et limitée à cet événement.
Elle représente une conviction stable concernant soi-même, autrui et l’environnement quotidien.
Elle désigne une conduite observable qui règle les échanges sociaux et l’expression des sentiments.

Elle constitue une disposition affective dominante qui colore la perception du monde et module l’activité.

Explication

L’humeur est une disposition affective dominante qui influence la perception du monde ainsi que l’activité intellectuelle ou motrice. Une émotion ponctuelle est davantage une réaction limitée et ne correspond pas à cette disposition durable.

2. Une personne éprouve des variations d’humeur, mais parvient à les moduler sans que leur intensité perturbe son fonctionnement. Comment cette situation est-elle qualifiée ?

Elle relève de la normalité, car les variations restent gérables et dans une intensité habituelle.
Elle constitue une exaltation maniaque, car la personne conserve une activité émotionnelle élevée.
Elle correspond à un trouble thymique, car l’humeur change avec le contexte relationnel.
Elle relève d’une pathologie, car toute variation d’humeur indique une perte de contrôle.

Elle relève de la normalité, car les variations restent gérables et dans une intensité habituelle.

Explication

La normalité correspond à la capacité de gérer les variations de l’humeur tout en restant dans des limites d’intensité normales. La présence de variations ne suffit donc pas à définir une pathologie lorsque leur contrôle est conservé.

3. Comment se définissent les troubles thymiques ?

Par une réaction émotionnelle modérée, limitée à une situation stressante et résolutive.
Par une difficulté intellectuelle isolée, sans modification durable de l’état affectif ou de l’activité.
Par une variation affective brève et maîtrisée, généralement adaptée aux événements de la vie quotidienne.
Par une instabilité de l’humeur impossible à contrôler, pouvant prendre la forme d’une dépression ou d’une exaltation maniaque.

Par une instabilité de l’humeur impossible à contrôler, pouvant prendre la forme d’une dépression ou d’une exaltation maniaque.

Explication

Les troubles thymiques se caractérisent par une instabilité de l’humeur qui échappe au contrôle et peut se manifester par une dépression ou une exaltation maniaque. Une variation brève et maîtrisée correspond davantage au fonctionnement thymique normal.

4. Quel ensemble de critères correspond à la définition diagnostique de la dépression ?

Une humeur momentanément triste, deux symptômes durant quelques jours et une gêne limitée aux activités sociales.
Une humeur sous la normalité, au moins cinq symptômes sur neuf pendant au moins deux semaines et un retentissement générateur de souffrance.
Une baisse d’intérêt isolée, quatre symptômes sur neuf pendant un mois sans retentissement personnel ou professionnel.
Une fatigue persistante, trois symptômes pendant une semaine et une amélioration obtenue par le repos.

Une humeur sous la normalité, au moins cinq symptômes sur neuf pendant au moins deux semaines et un retentissement générateur de souffrance.

Explication

La dépression associe une humeur située sous la normalité, au moins cinq symptômes parmi neuf pendant au moins deux semaines et un retentissement personnel ou professionnel générateur de souffrance. Un simple mal-être de courte durée ne remplit pas cet ensemble de critères.

5. Quel élément doit être écarté avant de retenir un trouble dépressif primaire ?

Une origine attribuable à une substance ou à une affection médicale infectieuse.
Une variation d’humeur liée à une difficulté relationnelle ou à une contrariété récente.
Une diminution de l’intérêt accompagnée d’une fatigue et d’un sommeil perturbé.
Un retentissement professionnel associé à une souffrance psychologique durable.

Une origine attribuable à une substance ou à une affection médicale infectieuse.

Explication

Les symptômes dépressifs d’un trouble dépressif primaire ne doivent pas être imputables à une substance ni à une affection médicale infectieuse. Les autres éléments peuvent faire partie du tableau dépressif sans en constituer une cause secondaire.

6. Laquelle de ces propositions énumère correctement les neuf symptômes dépressifs ?

Tristesse, impulsivité, intérêt accru, dévalorisation, concentration renforcée, peur de mourir, variation de poids, sommeil régulier et fatigue.
Humeur dépressive, irritabilité, euphorie, perte de mémoire, hallucinations, idées de grandeur, variation de poids, insomnie et fatigue.
Anxiété, ralentissement moteur, confiance excessive, culpabilité, accélération de la pensée, pensées de mort, prise de risque, hypersomnie et énergie accrue.
Humeur dépressive, ralentissement psychomoteur, perte d’intérêt ou de plaisir, dévalorisation ou culpabilité, difficultés de pensée, pensées de mort, variation de poids, trouble du sommeil et fatigue.

Humeur dépressive, ralentissement psychomoteur, perte d’intérêt ou de plaisir, dévalorisation ou culpabilité, difficultés de pensée, pensées de mort, variation de poids, trouble du sommeil et fatigue.

Explication

La liste comprend notamment l’humeur dépressive, le ralentissement psychomoteur, la perte d’intérêt ou de plaisir, la culpabilité, les difficultés de pensée, les pensées de mort, les variations de poids, les troubles du sommeil et la fatigue. Les autres listes introduisent des symptômes absents ou remplacent plusieurs symptômes dépressifs par des manifestations opposées.

7. Que peuvent signifier les pensées de mort récurrentes dans un épisode dépressif ?

Elles correspondent à une réflexion philosophique stable, indépendante de l’état émotionnel.
Elles peuvent inclure des idées suicidaires, la mort étant envisagée comme un soulagement de la souffrance.
Elles traduisent une curiosité intellectuelle concernant la mort, sans lien avec la souffrance vécue.
Elles indiquent une peur intense de mourir, sans représentation possible d’un soulagement.

Elles peuvent inclure des idées suicidaires, la mort étant envisagée comme un soulagement de la souffrance.

Explication

Les pensées de mort récurrentes peuvent prendre la forme d’idées suicidaires lorsque la mort est envisagée comme un soulagement de la souffrance. Elles ne se réduisent donc pas à une curiosité abstraite ou à une simple peur de mourir.

8. Quel ensemble de facteurs signale une gravité accrue de la dépression ?

Une fatigue isolée, une bonne adaptation professionnelle et une absence d’antécédents
Une installation progressive, une humeur stable et une amélioration des relations sociales
Une tristesse passagère, un sommeil préservé et une reprise rapide des activités
Une installation rapide, des idées suicidaires rapprochées et un retentissement familial marqué

Une installation rapide, des idées suicidaires rapprochées et un retentissement familial marqué

Explication

Une installation rapide, un retentissement important, des idées suicidaires répétées et des antécédents de passage à l’acte sont des indicateurs de gravité. La fatigue isolée ne suffit pas à caractériser une dépression sévère.

9. Quelle association décrit correctement les formes masquée et mélancolique de la dépression ?

La forme masquée provoque des fugues, tandis que la forme mélancolique correspond à une hypomanie durable
La forme masquée comporte une euphorie théâtrale, tandis que la forme mélancolique se limite à des difficultés scolaires
La forme masquée entraîne une fuite des idées, tandis que la forme mélancolique associe une agitation expansive
La forme masquée privilégie les plaintes somatiques, tandis que la forme mélancolique comporte une culpabilité intense et un ralentissement majeur

La forme masquée privilégie les plaintes somatiques, tandis que la forme mélancolique comporte une culpabilité intense et un ralentissement majeur

Explication

La dépression masquée se manifeste principalement par des symptômes somatiques, alors que la forme mélancolique associe notamment culpabilité intense et ralentissement psychomoteur. L’euphorie et la fuite des idées renvoient plutôt à des états maniaques ou hypomaniaques.

10. Quelle distinction caractérise correctement les troubles unipolaire et bipolaire de l’humeur ?

Le trouble unipolaire comporte des épisodes dépressifs, tandis que le trouble bipolaire associe dépression et épisodes maniaques ou hypomaniaques
Le trouble unipolaire alterne manie et hypomanie, tandis que le trouble bipolaire se limite aux symptômes anxieux
Le trouble unipolaire associe dépression et manie, tandis que le trouble bipolaire comporte des épisodes dépressifs sans exaltation
Le trouble unipolaire correspond à l’hypomanie, tandis que le trouble bipolaire désigne une dépression persistante

Le trouble unipolaire comporte des épisodes dépressifs, tandis que le trouble bipolaire associe dépression et épisodes maniaques ou hypomaniaques

Explication

Le trouble unipolaire se définit par la présence d’épisodes dépressifs, alors que le trouble bipolaire comprend aussi des phases maniaques ou hypomaniaques. Une alternance entre manie et hypomanie ne définit donc pas un trouble unipolaire.

11. Quelle combinaison distingue la bipolarité de type 1 de celle de type 2 ?

Le type 1 associe une dépression à une manie franche, tandis que le type 2 associe une dépression à une hypomanie moins élevée
Le type 1 associe une dépression à une hypomanie, tandis que le type 2 associe une dépression à une manie franche
Le type 1 associe une manie sans dépression, tandis que le type 2 correspond à une anxiété avec irritabilité
Le type 1 comporte une dépression isolée, tandis que le type 2 associe deux épisodes dépressifs rapprochés

Le type 1 associe une dépression à une manie franche, tandis que le type 2 associe une dépression à une hypomanie moins élevée

Explication

La bipolarité de type 1 comprend une dépression et un épisode maniaque important, tandis que le type 2 comprend une dépression et une hypomanie. L’hypomanie est donc associée au type 2 dans cette distinction.

12. Quel tableau correspond le mieux à un état maniaque ?

Une humeur abaissée, un ralentissement de la pensée, une fatigue marquée et un besoin accru de repos
Une humeur euphorique et expansive, une pensée accélérée, une agitation motrice et une diminution du besoin de sommeil
Une humeur anxieuse, un retrait relationnel, une culpabilité intense et une diminution des initiatives
Une humeur stable, une pensée organisée, une activité régulière et un sommeil habituel

Une humeur euphorique et expansive, une pensée accélérée, une agitation motrice et une diminution du besoin de sommeil

Explication

La manie associe exaltation de l’humeur, tachypsychie, hyperactivité motrice et désorganisation de certaines conduites intellectuelles, avec souvent un besoin réduit de sommeil. Le ralentissement et l’abaissement de l’humeur évoquent plutôt un état dépressif.

13. Lequel de ces ensembles de signes est caractéristique d’un état maniaque ?

Une présentation joviale et théâtrale, des dépenses inconsidérées, une agitation motrice et une diminution du besoin de sommeil
Une présentation anxieuse, un repli social, une pensée ralentie et une perte d’intérêt pour les activités
Une présentation effacée, une inhibition motrice, une culpabilité intense et une augmentation du besoin de sommeil
Une présentation réservée, une pensée ordonnée, une activité stable et une appréciation prudente des dépenses

Une présentation joviale et théâtrale, des dépenses inconsidérées, une agitation motrice et une diminution du besoin de sommeil

Explication

L’état maniaque se manifeste notamment par une présentation expansive, une agitation, une pensée désorganisée, un moindre besoin de sommeil et des dépenses inconsidérées. Le repli social et la pensée ralentie sont davantage associés à des manifestations dépressives.

14. Quelle situation correspond le mieux à une hypomanie ?

Une augmentation de l’activité, de l’estime de soi et de la communicabilité, avec moins de sommeil et des prises de risque agréables
Une baisse de l’humeur, une diminution de l’activité, une culpabilité intense et un ralentissement psychomoteur
Une irritabilité isolée, une fatigue persistante, un retrait relationnel et un désintérêt pour les activités
Une exaltation extrême, une désorganisation majeure, une agitation incontrôlable et une perte complète du jugement

Une augmentation de l’activité, de l’estime de soi et de la communicabilité, avec moins de sommeil et des prises de risque agréables

Explication

L’hypomanie correspond à une exaltation moins élevée, avec augmentation de l’activité, de l’estime de soi et de la communicabilité, ainsi qu’une diminution du besoin de sommeil et une distractibilité. La désorganisation majeure et l’intensité extrême décrivent davantage un état maniaque.

15. Quelle opposition caractérise le mieux l’activité et l’élan vital dans les états dépressif et maniaque ?

Les deux états accélèrent l’activité, mais l’état dépressif entraîne un retrait social plus marqué
Les deux états ralentissent l’activité, mais l’état maniaque conserve un élan vital plus stable
L’état dépressif ralentit l’activité et réduit l’élan vital, tandis que l’état maniaque les accélère et les augmente
L’état dépressif accélère l’activité et renforce l’élan vital, tandis que l’état maniaque les ralentit et les réduit

L’état dépressif ralentit l’activité et réduit l’élan vital, tandis que l’état maniaque les accélère et les augmente

Explication

L’état dépressif se manifeste par un ralentissement psychique et moteur ainsi qu’une diminution de l’élan vital, alors que l’état maniaque comporte une accélération et une augmentation anormale de cet élan. La confusion fréquente consiste à attribuer le ralentissement et la baisse d’énergie à la manie plutôt qu’à la dépression.

16. Une personne nie ses difficultés, dort moins sans ressentir de fatigue et se croit exceptionnellement puissante ; quel ensemble de signes évoque-t-elle ?

Des signes associés à l’état dépressif
Des troubles somatiques accompagnés d’un ralentissement moteur
Des manifestations anxieuses avec douleurs diffuses
Des signes associés à l’état maniaque

Des signes associés à l’état maniaque

Explication

La négation du trouble, la diminution du besoin de sommeil et la mégalomanie font partie des signes associés à l’état maniaque. L’angoisse et les douleurs diffuses sont plutôt rattachées à l’état dépressif, ce qui rend cette interprétation moins adaptée.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 38 flashcards sur Troubles de l’humeur.

Qu'est-ce que l'humeur en psychologie ?

Une disposition affective dominante qui colore la perception du monde.

Que signifie la normalité concernant l'humeur ?

La capacité de gérer les variations de l’humeur.

Qu'est-ce que la pathologie de l'humeur ?

Le dépassement des limites normales d’intensité avec perte de contrôle.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Troubles de l’humeur.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM
QCM : Troubles de l’humeur — 16 questions | Revizly