QCM : Anatomophysiologie cardiovasculaire — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel trajet et quelles caractéristiques correspondent à la circulation pulmonaire ?

Elle va du ventricule droit aux poumons puis à l’oreillette gauche, sous basse pression.
Elle va du ventricule gauche aux organes puis à l’oreillette droite, sous haute pression.
Elle va de l’oreillette droite aux poumons puis au ventricule gauche, sous haute pression.
Elle va de l’oreillette gauche aux organes puis au ventricule droit, sous basse pression.

Elle va du ventricule droit aux poumons puis à l’oreillette gauche, sous basse pression.

Explication

La circulation pulmonaire relie le ventricule droit aux poumons, puis les poumons à l’oreillette gauche, dans un régime de faible pression et de faibles résistances. La circulation systémique part du ventricule gauche et distribue le sang aux organes sous une pression plus élevée.

2. Quelle proposition caractérise correctement la circulation systémique ?

Elle part du ventricule droit, dessert les poumons et rejoint l’oreillette gauche sous basse pression.
Elle part de l’oreillette droite, dessert les organes et rejoint le ventricule gauche sous basse pression.
Elle part de l’oreillette gauche, dessert les poumons et rejoint le ventricule droit sous haute pression.
Elle part du ventricule gauche, dessert les organes et rejoint l’oreillette droite sous haute pression.

Elle part du ventricule gauche, dessert les organes et rejoint l’oreillette droite sous haute pression.

Explication

La circulation systémique conduit le sang du ventricule gauche vers les organes avant son retour à l’oreillette droite, avec une pression élevée. Le trajet vers les poumons et le régime de basse pression appartiennent à la circulation pulmonaire.

3. Quelle structure protège le cœur en formant une séreuse inextensible ?

Le myocarde
Le réseau de Purkinje
L’artère coronaire droite
Le péricarde

Le péricarde

Explication

Le péricarde est une séreuse inextensible qui protège le cœur. Les artères coronaires ont une fonction de vascularisation du muscle cardiaque, tandis que le myocarde constitue sa couche musculaire.

4. Quelle organisation décrit correctement les cavités cardiaques ?

Deux oreillettes et deux ventricules, répartis entre un cœur droit et un cœur gauche.
Deux oreillettes et deux ventricules, tous regroupés dans une même moitié cardiaque.
Une oreillette et trois ventricules, répartis entre une moitié droite et une moitié gauche.
Trois oreillettes et un ventricule, séparés entre une partie droite et une partie gauche.

Deux oreillettes et deux ventricules, répartis entre un cœur droit et un cœur gauche.

Explication

Le cœur comprend deux oreillettes et deux ventricules, formant un cœur droit et un cœur gauche. Les autres propositions modifient le nombre normal de cavités ou leur organisation anatomique.

5. Quelle proposition distingue correctement les artères coronaires droite et gauche ?

Les deux coronaires forment un tronc commun qui se divise en interventriculaire antérieure et circonflexe pour irriguer le ventricule droit.
La coronaire gauche irrigue notamment la paroi postérieure et le ventricule droit, tandis que la droite se divise en interventriculaire antérieure et circonflexe.
La coronaire droite irrigue notamment la paroi postérieure et le ventricule droit, tandis que la gauche se divise en interventriculaire antérieure et circonflexe.
La coronaire droite se divise en interventriculaire antérieure et circonflexe, tandis que la gauche vascularise principalement le ventricule droit.

La coronaire droite irrigue notamment la paroi postérieure et le ventricule droit, tandis que la gauche se divise en interventriculaire antérieure et circonflexe.

Explication

La coronaire droite vascularise notamment la paroi postérieure et le ventricule droit, alors que la coronaire gauche forme un tronc commun donnant les artères interventriculaire antérieure et circonflexe. La division en ces deux branches caractérise donc la coronaire gauche, et non la droite.

6. Dans quel ordre l’impulsion électrique se propage-t-elle lors de l’automatisme cardiaque ?

Nœud auriculo-ventriculaire, nœud sinusal, réseau de Purkinje, faisceau de His.
Réseau de Purkinje, faisceau de His, nœud auriculo-ventriculaire, nœud sinusal.
Faisceau de His, nœud sinusal, nœud auriculo-ventriculaire, réseau de Purkinje.
Nœud sinusal, nœud auriculo-ventriculaire, faisceau de His, réseau de Purkinje.

Nœud sinusal, nœud auriculo-ventriculaire, faisceau de His, réseau de Purkinje.

Explication

L’automatisme cardiaque suit la séquence allant du nœud sinusal au nœud auriculo-ventriculaire, puis au faisceau de His et au réseau de Purkinje. Le nœud sinusal initie donc l’impulsion avant les autres structures de cette chaîne.

7. Quel effet le système parasympathique exerce-t-il sur le cœur ?

Il libère de la noradrénaline par le nerf vague et augmente la fréquence cardiaque.
Il libère de l’acétylcholine par les nerfs sympathiques et renforce la contraction.
Il libère de l’adrénaline par les nerfs cardiaques et accélère la conduction ventriculaire.
Il libère de l’acétylcholine par le nerf vague et diminue la fréquence cardiaque.

Il libère de l’acétylcholine par le nerf vague et diminue la fréquence cardiaque.

Explication

Le parasympathique agit par l’acétylcholine libérée via le nerf vague X et ralentit la fréquence cardiaque, ce qui peut provoquer une bradycardie. La noradrénaline et l’adrénaline sont associées à l’action sympathique accélératrice.

8. Quel est l’effet principal du système sympathique sur l’activité cardiaque ?

Il libère de la noradrénaline et de l’adrénaline, augmentant la fréquence et la force de contraction.
Il libère de l’acétylcholine, diminuant la fréquence et la force de contraction.
Il bloque l’automatisme cardiaque, supprimant la génération des impulsions électriques.
Il ralentit la conduction auriculo-ventriculaire, provoquant une bradycardie réflexe.

Il libère de la noradrénaline et de l’adrénaline, augmentant la fréquence et la force de contraction.

Explication

Le système sympathique sécrète de la noradrénaline et de l’adrénaline, ce qui augmente la fréquence cardiaque et la force de contraction par effet inotrope. La diminution de la fréquence et la bradycardie relèvent plutôt de l’action parasympathique.

9. Quelle caractéristique distingue principalement les artères des veines dans la circulation sanguine ?

Elles conduisent le sang du cœur vers les périphéries sous une pression élevée
Elles ramènent le sang des périphéries vers le cœur grâce à des valvules
Elles assurent les échanges entre le sang et le milieu interstitiel
Elles stockent principalement le sang dans des réservoirs à basse pression

Elles conduisent le sang du cœur vers les périphéries sous une pression élevée

Explication

Les artères possèdent trois tuniques et conduisent le sang du cœur vers les périphéries sous haute pression. Les veines sont plutôt des réservoirs capacitifs qui participent au retour veineux.

10. Quel mécanisme contribue directement au retour du sang veineux vers le cœur ?

La contraction des muscles squelettiques qui comprime les veines
La contraction des capillaires qui propulse le sang vers les oreillettes
L'épaississement de la média veineuse qui augmente la pression locale
La diffusion des nutriments qui attire le sang vers les gros vaisseaux

La contraction des muscles squelettiques qui comprime les veines

Explication

La pompe musculaire squelettique comprime les veines et, avec leurs valvules anti-reflux, favorise le retour veineux et la précharge. Les capillaires ne possèdent pas de pompe contractile et leur fonction principale est l'échange.

11. Quelle structure constitue la principale zone d'échanges gazeux et nutritifs entre le sang et le tissu interstitiel ?

La veine munie de valvules et d'une paroi relativement fine
Le capillaire formé d'une seule couche de cellules endothéliales
Le conduit lymphatique chargé de récupérer le liquide interstitiel
L'artériole formée de plusieurs tuniques musculaires concentriques

Le capillaire formé d'une seule couche de cellules endothéliales

Explication

Les capillaires ont une paroi constituée d'une seule couche de cellules endothéliales, adaptée aux échanges gazeux et nutritifs. Les veines et les artérioles servent surtout au transport et à la régulation du débit, tandis que les conduits lymphatiques drainent la lymphe.

12. Dans quel ordre se déroulent les principales phases d'une révolution cardiaque ?

Systole auriculaire, diastole, éjection ventriculaire, contraction isovolumique puis relâchement
Diastole, éjection ventriculaire, systole auriculaire, contraction isovolumique puis relâchement
Contraction ventriculaire, systole auriculaire, diastole, éjection puis relâchement isovolumique
Systole auriculaire, contraction ventriculaire isovolumique, éjection, relâchement isovolumique puis diastole

Systole auriculaire, contraction ventriculaire isovolumique, éjection, relâchement isovolumique puis diastole

Explication

La révolution cardiaque commence par la systole auriculaire, suivie de la contraction ventriculaire isovolumique, de l'éjection, du relâchement isovolumique et de la diastole. La systole correspond à la contraction, alors que la diastole correspond au relâchement et au remplissage.

13. Un cœur bat à 70 battements par minute avec un volume d'éjection systolique de 75 mL. Quel est approximativement son débit cardiaque ?

1,05 L/min
52,5 L/min
0,93 L/min
5,25 L/min

5,25 L/min

Explication

Le débit cardiaque se calcule avec DC=FC×VESDC = FC \times VES, soit 70×75=525070 \times 75 = 5250 mL/min, donc environ 5,25 L/min. Le volume d'éjection systolique se calcule séparément par VES=VTDVTSVES = VTD - VTS.

14. Quelle valeur correspond approximativement au débit cardiaque moyen d'un adulte au repos ?

53 L/min
10,6 L/min
0,53 L/min
5,3 L/min

5,3 L/min

Explication

Le débit cardiaque moyen au repos est d'environ 5,3 L/min. Une valeur proche de 0,53 L/min sous-estime fortement la quantité de sang éjectée par le cœur en une minute.

15. Si le débit cardiaque augmente alors que les résistances vasculaires périphériques restent constantes, comment évolue la pression artérielle selon la relation hémodynamique ?

Elle diminue, car P=R÷QP = R \div Q
Elle augmente, car P=Q×RP = Q \times R
Elle devient nulle, car les résistances ne changent pas
Elle reste stable, car elle dépend de la fréquence cardiaque seule

Elle augmente, car $$P = Q \times R$$

Explication

La pression artérielle suit la relation P=Q×RP = Q \times R : une hausse du débit cardiaque, à résistances constantes, entraîne donc une hausse de la pression. La fréquence cardiaque et le volume d'éjection déterminent le débit, mais ne remplacent pas les résistances dans cette relation.

16. À quel moment la pression artérielle systolique atteint-elle sa valeur maximale ?

Pendant le remplissage veineux, lorsque les oreillettes reçoivent le sang périphérique
Pendant l'éjection ventriculaire, lorsque le ventricule gauche surmonte sa postcharge
Pendant le relâchement ventriculaire, lorsque la pression cardiaque devient minimale
Pendant la contraction auriculaire, avant l'ouverture des valves sigmoïdes

Pendant l'éjection ventriculaire, lorsque le ventricule gauche surmonte sa postcharge

Explication

La pression artérielle systolique est la pression maximale produite lors de l'éjection ventriculaire et elle reflète la postcharge du ventricule gauche. La pression diastolique correspond au niveau minimal observé pendant le relâchement cardiaque.

17. Quelle réponse réflexe survient lorsqu'une hypertension stimule les barorécepteurs du sinus carotidien ?

Une inhibition parasympathique entraînant une tachycardie et une vasoconstriction
Une inhibition des barorécepteurs entraînant une augmentation de la pression
Une activation parasympathique entraînant une bradycardie et une vasodilatation
Une activation sympathique entraînant une bradycardie et une vasodilatation

Une activation parasympathique entraînant une bradycardie et une vasodilatation

Explication

L'augmentation de pression stimule les barorécepteurs, puis le nerf de Héring-Cyon active le centre vagal parasympathique. La bradycardie et la vasodilatation qui en résultent réduisent la pression artérielle, contrairement à la réponse sympathique observée lors d'une hypotension.

18. Quelle réponse cardiovasculaire aide à corriger une hypotension ?

L'activation parasympathique provoque une bradycardie et une vasodilatation artériolaire
L'inhibition sympathique provoque une tachycardie et une diminution des résistances
La stimulation des barorécepteurs provoque une vasodilatation et une baisse du débit
L'activation sympathique provoque une tachycardie et une vasoconstriction artériolaire

L'activation sympathique provoque une tachycardie et une vasoconstriction artériolaire

Explication

Lors d'une hypotension, le parasympathique est inhibé et le centre sympathique est activé, ce qui augmente la fréquence cardiaque et les résistances artériolaires. La réponse parasympathique avec bradycardie et vasodilatation correspond plutôt à la correction d'une hypertension.

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Quelle est la fonction principale de la circulation pulmonaire ?

Assurer l'hématose du sang.

Quel trajet suit le sang dans la circulation pulmonaire ?

Du ventricule droit aux poumons puis à l'oreillette gauche.

Quel régime de pression caractérise la circulation pulmonaire ?

Un régime de basse pression.

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