QCM : Tumeurs colorectales et traitements (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quels résultats réticulocytaires distinguent une anémie centrale d’une anémie périphérique ?

Les formes centrales et périphériques sont arégénératives, mais se distinguent par leur volume globulaire moyen.
Les formes centrales sont arégénératives avec des réticulocytes bas, tandis que les formes périphériques sont régénératives avec des réticulocytes élevés.
Les formes centrales et périphériques sont régénératives, mais se distinguent par leur taux d’hémoglobine.
Les formes centrales sont régénératives avec des réticulocytes élevés, tandis que les formes périphériques sont arégénératives avec des réticulocytes bas.

Les formes centrales sont arégénératives avec des réticulocytes bas, tandis que les formes périphériques sont régénératives avec des réticulocytes élevés.

Explication

Une anémie centrale est arégénérative et s’accompagne d’un faible taux de réticulocytes, alors qu’une anémie périphérique est régénérative avec un taux élevé. L’inversion des profils réticulocytaires confond précisément les deux catégories.

2. Quelle évolution caractérise la carence martiale lorsqu’elle s’aggrave ?

Les réserves en fer diminuent d’abord, puis apparaît une microcytose sans anémie, avant une anémie hypochrome et microcytaire avec ferritinémie basse.
La microcytose apparaît d’abord avec une ferritinémie élevée, puis les réserves en fer augmentent avant l’installation d’une anémie normocytaire.
L’anémie hypochrome apparaît d’abord, puis les réserves en fer se reconstituent avant le retour à une microcytose isolée.
Les réserves en fer diminuent d’abord, puis apparaît une macrocytose sans anémie, avant une anémie normochrome avec ferritinémie normale.

Les réserves en fer diminuent d’abord, puis apparaît une microcytose sans anémie, avant une anémie hypochrome et microcytaire avec ferritinémie basse.

Explication

La carence martiale progresse de la déplétion des réserves vers une érythropoïèse altérée avec microcytose sans anémie, puis vers une anémie sidéropénique hypochrome et microcytaire avec ferritinémie basse. Une ferritinémie élevée et une anémie normocytaire ne correspondent pas à cette évolution.

3. Quelle association de symptômes caractérise le syndrome de l’intestin irritable ?

Des douleurs abdominales intermittentes associées à des troubles urinaires, qui s’aggravent lors des repas.
Des douleurs abdominales chroniques associées à une constipation, une diarrhée ou leur alternance, qui s’aggravent lors des poussées douloureuses.
Des douleurs abdominales aiguës associées à une constipation persistante, qui s’atténuent lors des poussées douloureuses.
Des douleurs abdominales chroniques associées à une diarrhée persistante, indépendamment de l’évolution des douleurs.

Des douleurs abdominales chroniques associées à une constipation, une diarrhée ou leur alternance, qui s’aggravent lors des poussées douloureuses.

Explication

Le syndrome associe des douleurs abdominales chroniques à des troubles du transit, sous forme de constipation, de diarrhée ou d’alternance, aggravés lors des poussées douloureuses. Une diarrhée persistante indépendante des douleurs ne rend pas compte de la diversité des troubles du transit décrits.

4. Chez une personne présentant des troubles digestifs chroniques, un état général préservé et un examen clinique normal, quel statut attribuer au diagnostic de syndrome de l’intestin irritable ?

Il est écarté en l’absence d’altération de l’état général, même si les troubles digestifs sont chroniques.
Il est confirmé par les symptômes et l’examen clinique, qui constituent un marqueur diagnostique spécifique.
Il peut être évoqué, mais reste un diagnostic d’élimination sans marqueur morphologique ou biologique spécifique.
Il est confirmé par un marqueur biologique spécifique, même lorsque l’examen clinique est normal.

Il peut être évoqué, mais reste un diagnostic d’élimination sans marqueur morphologique ou biologique spécifique.

Explication

Ces éléments orientent vers le syndrome de l’intestin irritable, mais le diagnostic reste un diagnostic d’élimination puisqu’il n’existe pas de marqueur spécifique morphologique ou biologique. Un marqueur biologique spécifique permettrait une confirmation directe, ce qui ne caractérise pas ce syndrome.

5. Comment définit-on une diarrhée aiguë en fonction de sa durée d’évolution ?

Une diarrhée évoluant depuis deux à quatre semaines
Une diarrhée évoluant depuis plus d’un mois
Une diarrhée évoluant depuis moins d’une semaine exactement
Une diarrhée évoluant depuis moins de deux semaines

Une diarrhée évoluant depuis moins de deux semaines

Explication

La diarrhée aiguë désigne une diarrhée présente depuis moins de deux semaines. Une évolution de deux à quatre semaines est qualifiée de diarrhée prolongée, et non aiguë.

6. En cas de diarrhée aiguë sévère avec suspicion d’infection bactérienne, quelle antibiothérapie probabiliste peut être instaurée après les prélèvements ?

Ciprofloxacine à 1 g par jour pendant 10 jours
Métronidazole à 1,5 g par jour pendant 3 à 5 jours
Vancomycine par voie orale à 1 g par jour pendant 10 jours
Ciprofloxacine à 1 g par jour pendant 3 à 5 jours

Ciprofloxacine à 1 g par jour pendant 3 à 5 jours

Explication

La ciprofloxacine à 1 g par jour pendant 3 à 5 jours est proposée après les prélèvements lorsqu’une infection bactérienne sévère est suspectée. Le métronidazole à 1,5 g par jour est plutôt indiqué pour couvrir une amibiase après un séjour en zone endémique.

7. Quel est l’objectif de réaliser deux examens parasitologiques des selles à des jours différents lors du bilan initial d’une diarrhée chronique ?

Améliorer la détection des parasites dont l’excrétion peut être intermittente
Évaluer l’inflammation de la muqueuse par la présence de leucocytes
Mesurer la quantité de sang occulte perdue dans les selles
Déterminer si les selles nocturnes ont une composante sécrétoire

Améliorer la détection des parasites dont l’excrétion peut être intermittente

Explication

Répéter les prélèvements à des jours différents augmente les chances de détecter un parasite lorsque son excrétion dans les selles varie dans le temps. La recherche de sang occulte répond à une autre question diagnostique et ne justifie pas ces examens parasitologiques répétés.

8. Quel profil des selles et du transit évoque une diarrhée motrice chronique ?

Des selles hydriques qui persistent au jeûne en raison d’une sécrétion intestinale
Des selles liquides associées à de petites selles dures, améliorées par le traitement de la constipation
Des selles post-prandiales, impérieuses et groupées en salves, qui s’atténuent au jeûne
Des selles volumineuses et graisseuses accompagnées de carences et d’une perte de poids

Des selles post-prandiales, impérieuses et groupées en salves, qui s’atténuent au jeûne

Explication

L’accélération du transit dans une diarrhée motrice entraîne typiquement des selles post-prandiales, impérieuses et groupées, et les symptômes cèdent au jeûne. Des selles volumineuses et graisseuses orientent plutôt vers une malabsorption.

9. Quelle différence distingue les diverticules coliques des lésions responsables d’une hémorragie digestive basse quant à leur localisation habituelle ?

Les diverticules siègent surtout dans le sigmoïde, tandis que les hémorragies basses sont le plus souvent colorectales ou anales.
Les diverticules siègent surtout dans l’intestin grêle, tandis que les hémorragies basses proviennent principalement du duodénum.
Les diverticules siègent surtout dans le rectum, tandis que les hémorragies basses proviennent principalement de l’estomac.
Les diverticules siègent surtout dans le côlon droit, tandis que les hémorragies basses sont le plus souvent œsophagiennes.

Les diverticules siègent surtout dans le sigmoïde, tandis que les hémorragies basses sont le plus souvent colorectales ou anales.

Explication

Les diverticules coliques se trouvent préférentiellement dans le sigmoïde, alors que plus de 80 % des hémorragies digestives basses sont d’origine colorectale ou anale. Une origine gastrique ou duodénale correspond plutôt à une hémorragie digestive haute.

10. Lorsqu’une sigmoïdectomie prophylactique est envisagée après une diverticulite, quel délai minimal doit séparer l’intervention du dernier épisode ?

Au moins deux semaines après le dernier épisode
Au moins six mois après le dernier épisode
Au moins deux mois après le dernier épisode
Au moins un an après le dernier épisode

Au moins deux mois après le dernier épisode

Explication

Attendre au moins deux mois après le dernier épisode permet de différer la sigmoïdectomie prophylactique. Un délai de deux semaines serait trop court par rapport au délai recommandé.

11. Pourquoi une rectorragie n’oriente-t-elle pas toujours vers une hémorragie digestive basse ?

Une hémorragie digestive haute entraîne une rectorragie lorsque le saignement est lent.
Une hémorragie digestive haute provoque généralement des selles noires sans émission de sang rouge.
Une hémorragie digestive basse peut transformer le sang en vomissements de sang rouge.
Une hémorragie digestive haute massive peut entraîner l’émission anale de sang rouge vif.

Une hémorragie digestive haute massive peut entraîner l’émission anale de sang rouge vif.

Explication

Un saignement haut très abondant peut traverser rapidement le tube digestif et se manifester par une rectorragie. En revanche, l’association entre rectorragie et saignement haut ne dépend pas d’un saignement lent, mais peut survenir lorsque l’hémorragie est massive.

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Quels seuils d’hémoglobine définissent l’anémie selon l’âge et le sexe ?

Moins de 13 g/dl chez l’homme adulte, moins de 12 g/dl chez la femme adulte, 10,5 à 11 g/dl chez la femme enceinte et moins de 14 g/dl chez le nouveau-né.

Comment distinguer les anémies centrales des anémies périphériques selon les réticulocytes ?

Les anémies centrales sont arégénératives avec des réticulocytes bas, tandis que les anémies périphériques sont régénératives avec des réticulocytes élevés.

Quels symptômes caractérisent le syndrome de l’intestin irritable ?

Des douleurs abdominales chroniques associées à des troubles du transit, aggravés lors des poussées douloureuses.

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