QCM : Types d’études épidémiologiques — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel objectif caractérise une question de recherche qualitative ?

Vérifier statistiquement une relation entre plusieurs concepts
Comprendre comment une personne ou un groupe vit une expérience
Mesurer l’intensité d’un phénomène dans une population donnée
Prévoir l’évolution d’une relation à partir de variables mesurées

Comprendre comment une personne ou un groupe vit une expérience

Explication

Une question qualitative cherche à explorer le vécu, la perception ou l’expérience d’une personne ou d’un groupe. La mesure statistique des concepts et de leurs relations relève plutôt d’une question quantitative.

2. Une équipe veut mesurer la fréquence d’un comportement et examiner son lien avec plusieurs caractéristiques sociales ; quelle orientation correspond à cette démarche ?

Une recherche quantitative
Une étude centrée sur le vécu subjectif
Une recherche qualitative
Une exploration des perceptions individuelles

Une recherche quantitative

Explication

La recherche quantitative mesure des concepts et étudie les relations entre eux, ce qui correspond à cette démarche. L’exploration du vécu et des perceptions caractérise plutôt la recherche qualitative.

3. Quelle définition correspond le mieux à l’épidémiologie ?

L’analyse biologique des mécanismes cellulaires responsables d’une maladie
L’évaluation clinique de l’état de santé d’un patient pris en charge individuellement
La comparaison des traitements prescrits à des patients dans un service
L’étude de la distribution des phénomènes de santé dans une population et de leurs facteurs

L’étude de la distribution des phénomènes de santé dans une population et de leurs facteurs

Explication

L’épidémiologie étudie les phénomènes de santé dans les populations ainsi que les facteurs qui conditionnent leur fréquence. L’évaluation d’un patient individuel relève davantage de la clinique.

4. Une étude décrit la fréquence d’une maladie selon l’âge, le lieu et la période, sans rechercher ses causes ; de quelle approche relève-t-elle ?

De l’épidémiologie descriptive
De l’épidémiologie analytique
D’une évaluation clinique individuelle
D’une recherche expérimentale sur un traitement

De l’épidémiologie descriptive

Explication

L’épidémiologie descriptive décrit la fréquence et la répartition des phénomènes de santé. La recherche des facteurs explicatifs appartient à l’épidémiologie analytique.

5. Dans quelle situation s’agit-il d’une étude observationnelle ?

Les sujets sont étudiés tels qu’ils se présentent, sans intervention ajoutée par le chercheur
Les sujets reçoivent au hasard un traitement choisi par le chercheur
Les chercheurs imposent une exposition différente à chaque groupe
Les sujets sont répartis selon une caractéristique déterminée avant l’étude

Les sujets sont étudiés tels qu’ils se présentent, sans intervention ajoutée par le chercheur

Explication

Une étude observationnelle examine les sujets sans que le chercheur ajoute un acte ou une intervention. L’attribution d’un traitement ou d’une exposition par le chercheur correspond à une démarche interventionnelle.

6. Que signifie la randomisation dans une étude quantitative ?

Affecter un sujet à un groupe par tirage au sort
Répartir les sujets selon leur préférence pour un traitement
Sélectionner un sujet selon une caractéristique déjà connue
Attribuer un groupe selon la décision du chercheur

Affecter un sujet à un groupe par tirage au sort

Explication

La randomisation consiste à déterminer par tirage au sort le groupe auquel un sujet est affecté. Une sélection fondée sur une caractéristique préalable, une décision ou une préférence n’est pas une randomisation.

7. Pourquoi la randomisation réduit-elle le biais de sélection ?

Elle empêche le chercheur de choisir le groupe d’affectation du patient
Elle garantit que tous les sujets reçoivent la même intervention pendant l’étude
Elle remplace l’observation des sujets par une analyse de leurs perceptions
Elle permet de mesurer directement la fréquence d’une maladie dans la population

Elle empêche le chercheur de choisir le groupe d’affectation du patient

Explication

La randomisation réduit le biais de sélection en retirant au chercheur la possibilité de décider dans quel groupe le patient sera placé. Elle ne garantit pas que tous les sujets reçoivent la même intervention.

8. Quelle caractéristique définit une étude transversale ?

Elle sélectionne les participants selon un événement déjà survenu.
Elle mesure l’apparition des événements par tranches de temps successives.
Elle suit l’exposition et l’événement pendant plusieurs années.
Elle recueille l’exposition et l’événement à un moment précis.

Elle recueille l’exposition et l’événement à un moment précis.

Explication

Une étude transversale fournit une photographie instantanée en recueillant simultanément l’exposition et l’événement. Le suivi sur plusieurs périodes correspond plutôt à une étude longitudinale.

9. Quel type d’étude permet notamment de décrire la vitesse de propagation d’une épidémie ?

Une étude transversale réalisée à une date donnée.
Une étude de cohorte arrêtée avant l’apparition des événements.
Une étude longitudinale fondée sur une surveillance continue.
Une étude cas-témoins comparant des expositions antérieures.

Une étude longitudinale fondée sur une surveillance continue.

Explication

L’étude longitudinale mesure l’apparition des événements par tranche de temps grâce à une surveillance continue, ce qui permet d’apprécier la vitesse de propagation. Une étude transversale décrit plutôt une situation à un instant donné.

10. Dans une population observée à un instant donné, quelle mesure rapporte les cas existants au nombre de sujets observés ?

Le taux, calculé selon la probabilité au cours du temps.
L’incidence, calculée à partir des nouveaux cas de la période.
La prévalence, calculée à partir des cas présents à cet instant.
Le ratio, calculé entre deux classes d’effectifs.

La prévalence, calculée à partir des cas présents à cet instant.

Explication

La prévalence rapporte les cas existants au nombre de sujets observés à l’instant considéré. L’incidence porte sur les nouveaux cas apparus pendant une période.

11. Dans un service de chirurgie, 240 douleurs postopératoires apparaissent parmi 1 200 patients initialement à risque en 30 jours ; quelle est l’incidence cumulée ?

2401200=0,20\frac{240}{1200}=0,20, soit 20 % en 30 jours.
24030=8\frac{240}{30}=8, soit 8 cas par jour.
1200240=5\frac{1200}{240}=5, soit 5 cas pour 100 patients.
2401440=0,17\frac{240}{1440}=0,17, soit environ 17 % en 30 jours.

$$\frac{240}{1200}=0,20$$, soit 20 % en 30 jours.

Explication

L’incidence cumulée rapporte les 240 nouveaux événements à la population initialement à risque de 1 200 patients, soit 0,200,20 ou 20 %. La prévalence, en revanche, compterait les cas présents à un instant donné.

12. Quelle association entre mesure et définition est correcte ?

Un ratio compare une partie au total, une proportion considère le temps et un taux compare deux classes.
Un ratio mesure les nouveaux cas, une proportion mesure les cas existants et un taux décrit une exposition.
Un ratio compare deux classes, une proportion compare une partie au total et un taux considère le temps.
Un ratio considère le temps, une proportion compare deux classes et un taux compare une partie au total.

Un ratio compare deux classes, une proportion compare une partie au total et un taux considère le temps.

Explication

Un ratio met en regard les effectifs de deux classes, tandis qu’une proportion rapporte une partie au total et qu’un taux intègre la survenue d’un événement au cours du temps. Confondre proportion et taux revient à négliger la dimension temporelle du taux.

13. Quel est le principe d’une étude de cohorte ?

Décrire à un instant donné l’exposition et l’événement dans une population.
Mesurer la propagation d’un événement par tranches de temps successives.
Suivre une population définie et comparer l’incidence selon une exposition.
Comparer rétrospectivement l’exposition de personnes malades et non malades.

Suivre une population définie et comparer l’incidence selon une exposition.

Explication

Une étude de cohorte suit une population définie dans le temps et compare l’incidence de l’événement selon l’exposition ou une caractéristique. La comparaison d’expositions antérieures entre malades et non-malades correspond à une étude cas-témoins.

14. Quel schéma d’étude permet d’estimer l’incidence dans les groupes comparés ?

L’étude descriptive longitudinale, en surveillant la fréquence globale au fil du temps.
L’étude de cohorte, en suivant les groupes pour observer les nouveaux événements.
L’étude transversale, en dénombrant les cas présents lors d’une observation.
L’étude cas-témoins, en recherchant une exposition antérieure chez les participants.

L’étude de cohorte, en suivant les groupes pour observer les nouveaux événements.

Explication

La cohorte permet d’estimer l’incidence parce qu’elle suit les groupes comparés et dénombre les événements nouveaux. Une étude cas-témoins se concentre sur la fréquence d’une exposition antérieure chez des sujets déjà classés selon l’événement.

15. Dans quel ordre se déroule une cohorte prospective ?

Mesure des événements dans la population, puis constitution des groupes selon les résultats observés.
Observation simultanée de l’exposition et de l’événement, sans suivi ultérieur des sujets.
Sélection selon l’absence d’événement, classement par exposition, puis suivi de l’apparition de l’événement.
Sélection selon l’événement déjà survenu, puis recherche rétrospective des expositions antérieures.

Sélection selon l’absence d’événement, classement par exposition, puis suivi de l’apparition de l’événement.

Explication

Une cohorte prospective sélectionne les sujets avant l’événement, les répartit selon leur exposition, puis les suit pour observer l’apparition de l’événement. Partir d’un événement déjà survenu et rechercher l’exposition caractérise plutôt une étude cas-témoins.

16. Comment une étude cas-témoins compare-t-elle les participants ?

Elle compare la vitesse d’apparition d’un événement entre plusieurs périodes successives.
Elle compare l’exposition antérieure de sujets ayant l’événement à celle de sujets qui ne l’ont pas.
Elle compare l’incidence future de sujets exposés à celle de sujets non exposés.
Elle compare les cas présents à un instant donné dans deux populations observées.

Elle compare l’exposition antérieure de sujets ayant l’événement à celle de sujets qui ne l’ont pas.

Explication

Une étude cas-témoins oppose des cas ayant l’événement à des témoins qui ne l’ont pas, puis compare leur fréquence d’exposition antérieure. La comparaison d’incidences futures appartient au schéma de cohorte.

17. Quelle caractéristique définit une étude contrôlée randomisée ?

Elle observe une exposition passée chez des sujets ayant ou non présenté l’événement
Elle compare deux groupes constitués selon leur lieu de prise en charge
Elle mesure une fréquence dans une population à un moment déterminé
Elle compare aléatoirement une intervention aux soins standard ou à l’absence d’intervention

Elle compare aléatoirement une intervention aux soins standard ou à l’absence d’intervention

Explication

Une étude contrôlée randomisée compare directement une intervention à l’absence d’intervention ou aux soins standard, avec une répartition aléatoire des sujets. L’observation d’une exposition passée correspond plutôt à une étude observationnelle rétrospective.

18. Pourquoi une étude contrôlée randomisée bien conduite est-elle considérée comme la méthode la plus robuste pour établir une causalité ?

La mesure répétée de l’événement supprime les erreurs de recueil des données
La comparaison de groupes observés révèle directement le mécanisme causal
L’inclusion d’un grand nombre de sujets garantit une absence complète de biais
La randomisation réduit les différences initiales susceptibles d’expliquer l’événement

La randomisation réduit les différences initiales susceptibles d’expliquer l’événement

Explication

La randomisation tend à équilibrer les caractéristiques des groupes et renforce ainsi l’interprétation causale de la différence observée. Une association issue d’une étude observationnelle peut toutefois s’expliquer par des facteurs de confusion.

19. Une ECR vise à vérifier que le traitement A n’est pas moins efficace que le traitement B au-delà d’une perte jugée acceptable ; de quel type d’ECR s’agit-il ?

Une ECR descriptive
Une ECR d’équivalence
Une ECR de non-infériorité
Une ECR de supériorité

Une ECR de non-infériorité

Explication

Une ECR de non-infériorité vérifie qu'A ne perd pas davantage d’efficacité que B qu’une limite acceptable. Une ECR de supériorité rechercherait une efficacité favorable de A, tandis qu’une ECR d’équivalence chercherait une absence de différence pertinente.

20. Une intervention est évaluée en comparant les résultats avant et après sa mise en place dans une ville, sans affectation aléatoire des participants ; quel type d’étude est utilisé ?

Une étude quasi-expérimentale
Une étude contrôlée randomisée
Une étude cas-témoins
Une étude transversale

Une étude quasi-expérimentale

Explication

Une étude quasi-expérimentale évalue une intervention au moyen d’une comparaison temporelle ou géographique sans randomisation, comme un schéma avant-après. L’ECR nécessiterait une répartition aléatoire des sujets.

21. Quelle association entre type d’étude et logique de constitution des groupes est correcte ?

Une étude transversale part d’une intervention, tandis qu’une ECR part d’une fréquence
Une cohorte part de l’exposition, tandis qu’une étude cas-témoins part de l’événement
Une étude quasi-expérimentale part d’une randomisation, tandis qu’une ECR compare des périodes
Une cohorte part de l’événement, tandis qu’une étude cas-témoins part de l’exposition

Une cohorte part de l’exposition, tandis qu’une étude cas-témoins part de l’événement

Explication

Une cohorte suit des sujets définis par leur exposition, alors qu’une étude cas-témoins sélectionne les sujets selon la présence ou l’absence de l’événement. Une ECR se caractérise au contraire par la randomisation, et non par une simple comparaison de périodes.

22. Deux techniques d’induction anesthésique sont comparées, et les patients sont affectés par tirage au sort avant l’évaluation de leur anxiété ; quel est le type d’étude ?

Une étude contrôlée randomisée
Une étude transversale
Une étude de cohorte prospective
Une étude quasi-expérimentale

Une étude contrôlée randomisée

Explication

Le tirage au sort pour affecter les patients aux deux techniques caractérise une étude contrôlée randomisée. Sans cette affectation aléatoire, la comparaison pourrait relever d’une cohorte ou d’une étude quasi-expérimentale.

23. Dans une analyse en intention de traiter, comment sont considérés les participants qui ont changé de traitement ou qui l’ont peu suivi ?

Ils sont transférés dans le groupe correspondant à leur observance réelle
Ils sont retirés de l’analyse pour respecter le traitement effectivement reçu
Ils restent analysés dans le groupe auquel ils avaient été randomisés
Ils sont analysés avec les sujets ayant terminé le protocole sans écart

Ils restent analysés dans le groupe auquel ils avaient été randomisés

Explication

L’intention de traiter conserve chaque participant dans son groupe de randomisation, quel que soit le traitement reçu ou l’observance. L’analyse per protocole, elle, retient les sujets ayant suivi le protocole conformément aux exigences prévues.

24. Quel risque est particulièrement associé à une analyse per protocole par rapport à une analyse en intention de traiter ?

Elle transforme une étude randomisée en étude transversale descriptive
Elle empêche toute comparaison entre l’intervention et le traitement de référence
Elle conserve les abandons dans leur groupe initial et augmente la taille analysée
Elle peut diminuer la comparabilité des groupes et réduire la puissance statistique

Elle peut diminuer la comparabilité des groupes et réduire la puissance statistique

Explication

En excluant les participants ayant dévié du protocole, l’analyse per protocole peut modifier l’équilibre initial des groupes et réduire la puissance statistique. L’intention de traiter cherche au contraire à conserver les sujets selon leur randomisation et à limiter le biais d’attrition.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Types d’études épidémiologiques.

Que cherche à comprendre une question de recherche qualitative ?

La manière dont une personne ou un groupe vit une expérience ou perçoit un phénomène.

Que décrit une question de recherche quantitative ?

Des concepts et les relations entre eux.

Que peut faire une question de recherche quantitative concernant les relations entre concepts ?

Elle peut prédire ces relations.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Types d’études épidémiologiques.

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