QCM : Vaccination et santé publique — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les principes et bénéfices vaccinaux :

Une couverture vaccinale rougeoleuse de 80 % suffit pour interrompre les chaînes de transmission.
Le tétanos procure surtout un bénéfice individuel, tandis que la rougeole permet aussi un bénéfice collectif.
La vaccination introduit un agent atténué ou inactivé pour induire une protection immunitaire.
La réponse primaire survient lors de la vaccination avec augmentation des IgM et des IgG.
La réexposition déclenche une réponse secondaire durable et riche en IgG grâce à la mémoire.

Le tétanos procure surtout un bénéfice individuel, tandis que la rougeole permet aussi un bénéfice collectif. · La vaccination introduit un agent atténué ou inactivé pour induire une protection immunitaire. · La réponse primaire survient lors de la vaccination avec augmentation des IgM et des IgG. · La réexposition déclenche une réponse secondaire durable et riche en IgG grâce à la mémoire.

Explication

La vaccination introduit un agent atténué ou inactivé afin d’induire une protection sans provoquer la maladie. La réponse primaire suit la vaccination, puis la réexposition déclenche une réponse secondaire durable, riche en IgG. Le tétanos illustre surtout un bénéfice individuel, tandis que la rougeole permet aussi un bénéfice collectif. Une couverture de 80 % ne suffit pas pour interrompre efficacement la transmission de la rougeole.

2. Concernant la distinction entre vaccins vivants atténués et vaccins inactivés :

Un vaccin vivant atténué conserve une capacité infectieuse réduite.
Un vaccin vivant atténué contient un agent ayant perdu une partie de son pouvoir infectieux.
Un vaccin inactivé conserve une capacité infectieuse réduite après traitement.
Un vaccin inactivé contient un agent ayant totalement perdu son pouvoir infectieux.
Un vaccin vivant atténué et un vaccin inactivé correspondent à deux formulations équivalentes.

Un vaccin vivant atténué conserve une capacité infectieuse réduite. · Un vaccin vivant atténué contient un agent ayant perdu une partie de son pouvoir infectieux. · Un vaccin inactivé contient un agent ayant totalement perdu son pouvoir infectieux.

Explication

Un vaccin vivant atténué contient un agent ayant perdu une partie de son pouvoir infectieux, alors qu’un vaccin inactivé l’a totalement perdu. Les vaccins vivants atténués conservent donc une capacité infectieuse réduite et ne sont pas assimilés aux vaccins inactivés.

3. Concernant les contre-indications des vaccins vivants atténués, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le ROR appartient aux vaccins vivants atténués concernés par ces contre-indications.
Les vaccins inactivés présentent la même contre-indication chez les personnes immunodéprimées.
Les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués chez les personnes immunodéprimées.
La fièvre jaune et la varicelle figurent parmi les vaccins vivants atténués concernés.
Les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués pendant la grossesse.

Le ROR appartient aux vaccins vivants atténués concernés par ces contre-indications. · Les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués chez les personnes immunodéprimées. · La fièvre jaune et la varicelle figurent parmi les vaccins vivants atténués concernés. · Les vaccins vivants atténués sont contre-indiqués pendant la grossesse.

Explication

Les vaccins vivants atténués, notamment le ROR, la fièvre jaune et la varicelle, sont contre-indiqués chez les personnes immunodéprimées et pendant la grossesse. Les vaccins inactivés ne présentent pas cette contre-indication de la même manière.

4. À propos des vaccins inactivés, quelles sont les propositions exactes ?

Les vaccins inactivés sont contre-indiqués chez les immunodéprimés comme les vaccins vivants.
Les vaccins inactivés peuvent nécessiter des rappels réguliers au cours de la vie.
Les vaccins inactivés sont généralement moins immunogènes que les vaccins vivants atténués.
Le rappel DTPolio est prévu tous les 20 ans et tous les 10 ans chez les personnes âgées.
Les vaccins inactivés peuvent nécessiter plusieurs doses pour obtenir une protection satisfaisante.

Les vaccins inactivés peuvent nécessiter des rappels réguliers au cours de la vie. · Les vaccins inactivés sont généralement moins immunogènes que les vaccins vivants atténués. · Le rappel DTPolio est prévu tous les 20 ans et tous les 10 ans chez les personnes âgées. · Les vaccins inactivés peuvent nécessiter plusieurs doses pour obtenir une protection satisfaisante.

Explication

Les vaccins inactivés sont moins immunogènes et requièrent plusieurs doses ou des rappels réguliers. Le rappel DTPolio est prévu tous les 20 ans, puis tous les 10 ans chez les personnes âgées. La contre-indication chez les personnes immunodéprimées concerne surtout les vaccins vivants atténués.

5. À propos de l’éradication de la variole, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le dernier cas mondial est identifié en 1967 avant la campagne internationale.
Le dernier cas de variole est déclaré en 1977 en Somalie.
L’éradication mondiale est officiellement annoncée en 1977.
L’OMS déclare la variole éradiquée après une campagne commencée en 1967.
La campagne mondiale d’éradication commence après la déclaration de 1980.

Le dernier cas de variole est déclaré en 1977 en Somalie. · L’OMS déclare la variole éradiquée après une campagne commencée en 1967.

Explication

La campagne mondiale d’éradication de la variole commence en 1967 et l’OMS déclare la maladie éradiquée en 1980. Le dernier cas est signalé en 1977 en Somalie; les autres dates proposées inversent ces repères.

6. Parmi les propositions suivantes concernant les premiers vaccins, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le vaccin de Pasteur est mis au point après l’éradication mondiale de la variole.
Le vaccin contre la rage de Pasteur repose sur des moelles de lapins inoculés.
Jenner protège contre la rage grâce à la variole de vache.
Les moelles utilisées par Pasteur sont inactivées par dessiccation.
Pasteur introduit le principe de vaccination en 1796 contre la variole.

Le vaccin contre la rage de Pasteur repose sur des moelles de lapins inoculés. · Les moelles utilisées par Pasteur sont inactivées par dessiccation.

Explication

Le vaccin contre la rage développé par Pasteur en 1885 repose sur des moelles épinières de lapins inoculés, puis inactivées par dessiccation. Jenner, en 1796, utilise quant à lui la variole de vache pour protéger contre la variole humaine.

7. Concernant la définition et les déterminants de l’hésitation vaccinale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’hésitation vaccinale peut correspondre à un retard malgré la disponibilité des vaccins.
La confiance fait partie des trois déterminants de l’hésitation vaccinale.
La commodité vaccinale figure parmi les trois déterminants de l’hésitation vaccinale.
La complaisance constitue un déterminant reconnu de l’hésitation vaccinale.
L’absence d’accès aux vaccins définit l’hésitation vaccinale indépendamment de la disponibilité.

L’hésitation vaccinale peut correspondre à un retard malgré la disponibilité des vaccins. · La confiance fait partie des trois déterminants de l’hésitation vaccinale. · La commodité vaccinale figure parmi les trois déterminants de l’hésitation vaccinale. · La complaisance constitue un déterminant reconnu de l’hésitation vaccinale.

Explication

L’hésitation vaccinale désigne un retard ou un refus malgré la disponibilité des vaccins. Les trois déterminants sont la confiance, la complaisance et la commodité; l’absence d’accès relève plutôt de la commodité.

8. Concernant l’interprétation des événements survenant après une vaccination, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un cas individuel permet de généraliser le risque à toute la population.
Un cas individuel ne suffit pas à établir une preuve populationnelle.
La notification d’un événement après vaccination établit son imputabilité biologique.
Une succession temporelle démontre une relation causale lorsque l’événement est grave.
La survenue temporelle d’un événement après vaccination ne prouve pas sa causalité.

Un cas individuel ne suffit pas à établir une preuve populationnelle. · La survenue temporelle d’un événement après vaccination ne prouve pas sa causalité.

Explication

La succession temporelle d’un événement après une vaccination ne prouve pas un lien causal. De même, un cas individuel ne permet pas de conclure à une relation générale dans la population.

9. À propos du vaccin contre l’hépatite B et de la sclérose en plaques, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La notification d’une sclérose en plaques après vaccination prouve une relation causale.
Les études épidémiologiques sur trente ans n’ont pas montré d’association.
Les données épidémiologiques démontrent une association durable avec la sclérose en plaques.
Aucun risque accru de sclérose en plaques n’a été établi après cette vaccination.
Le risque accru est confirmé lorsque plusieurs cas sont signalés après vaccination.

Les études épidémiologiques sur trente ans n’ont pas montré d’association. · Aucun risque accru de sclérose en plaques n’a été établi après cette vaccination.

Explication

Les études épidémiologiques menées pendant trente ans n’ont montré ni association ni risque accru de sclérose en plaques après vaccination contre l’hépatite B. La simple notification d’un cas après vaccination ne constitue donc pas une démonstration de risque.

10. Concernant la publication de 1998 associant le vaccin ROR à l’autisme, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le génome viral n’était pas détecté dans les tissus étudiés.
L’étude établissait une association causale grâce à un large groupe contrôle.
La publication a finalement été rétractée.
La publication a confirmé la présence du génome viral dans les tissus.
La publication ne comportait pas de groupe contrôle.

Le génome viral n’était pas détecté dans les tissus étudiés. · La publication a finalement été rétractée. · La publication ne comportait pas de groupe contrôle.

Explication

La publication de 1998 sur le vaccin ROR et l’autisme ne comportait pas de groupe contrôle, ne détectait pas le génome viral dans les tissus et a été rétractée. Ces éléments empêchent d’en faire une preuve scientifique valide d’un lien causal.

11. Parmi les propositions suivantes concernant l’épidémie française de coqueluche en 2024, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’épidémie a principalement concerné les adolescents vaccinés récemment.
L’épidémie a surtout touché les nourrissons âgés de moins de six mois.
L’intervalle de rappel concerné était de vingt ans en raison de l’association avec le DTPolio.
L’intervalle de rappel favorisant l’épidémie était de cinq ans avec le DTPolio.
L’intervalle de vingt ans correspondait au rappel de la coqueluche administré seule.

L’épidémie a surtout touché les nourrissons âgés de moins de six mois. · L’intervalle de rappel concerné était de vingt ans en raison de l’association avec le DTPolio.

Explication

L’épidémie de coqueluche de 2024 a principalement touché les nourrissons de moins de six mois. Elle a été favorisée par un intervalle de rappel de vingt ans lié à l’association avec le DTPolio, et non par l’intervalle de cinq ans évoqué pour la coqueluche seule.

12. À propos de la couverture vaccinale contre la rougeole en France :

Le seuil minimal d’immunité collective est estimé entre 90 et 95 %.
La couverture vaccinale française contre la rougeole atteint environ 80 %.
Une couverture de 80 % suffit à empêcher toute résurgence de la rougeole.
L’écart entre 80 % et le seuil requis peut favoriser une résurgence de la maladie.
Le seuil d’immunité collective contre la rougeole se situe autour de 70 à 75 %.

Le seuil minimal d’immunité collective est estimé entre 90 et 95 %. · La couverture vaccinale française contre la rougeole atteint environ 80 %. · L’écart entre 80 % et le seuil requis peut favoriser une résurgence de la maladie.

Explication

La couverture vaccinale contre la rougeole en France est de 80 %, alors que l’immunité collective nécessite au moins 90 à 95 %. Cette insuffisance permet une résurgence de la maladie.

13. Concernant les acteurs institutionnels de la vaccination en France, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les autorités sanitaires participent au remboursement des vaccinations.
L’ANSM assure la pharmacovigilance des vaccins et de leurs effets indésirables.
Santé publique France assure la pharmacovigilance, tandis que l’ANSM organise les remboursements.
Santé publique France assure la veille sanitaire relative aux situations de santé.
Les autorités sanitaires contribuent à l’organisation de la vaccination.

Les autorités sanitaires participent au remboursement des vaccinations. · L’ANSM assure la pharmacovigilance des vaccins et de leurs effets indésirables. · Santé publique France assure la veille sanitaire relative aux situations de santé. · Les autorités sanitaires contribuent à l’organisation de la vaccination.

Explication

Santé publique France assure la veille sanitaire, tandis que l’ANSM assure la pharmacovigilance. Les autorités sanitaires participent aussi au remboursement et à l’organisation de la vaccination.

14. Parmi les professionnels suivants, lesquels peuvent prescrire et administrer certains vaccins selon les conditions réglementaires ?

Les médecins peuvent prescrire et administrer certains vaccins selon le décret.
Les biologistes médicaux peuvent prescrire et administrer certains vaccins selon le décret.
Les sages-femmes peuvent prescrire et administrer certains vaccins selon le décret.
Les pharmaciens peuvent prescrire et administrer certains vaccins selon le décret.
Les infirmiers peuvent prescrire et administrer certains vaccins selon le décret.

Les médecins peuvent prescrire et administrer certains vaccins selon le décret. · Les biologistes médicaux peuvent prescrire et administrer certains vaccins selon le décret. · Les sages-femmes peuvent prescrire et administrer certains vaccins selon le décret. · Les pharmaciens peuvent prescrire et administrer certains vaccins selon le décret. · Les infirmiers peuvent prescrire et administrer certains vaccins selon le décret.

Explication

Les médecins, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers et biologistes médicaux peuvent prescrire et administrer certains vaccins. Cette possibilité s’exerce dans les conditions prévues par le décret.

15. L’entretien motivationnel appliqué à la vaccination comprend :

Une décision autonome du patient concernant son choix vaccinal.
Une confrontation directe destinée à imposer rapidement la vaccination.
Une attitude empathique envers les préoccupations exprimées par le patient.
Une démystification des polémiques liées aux vaccins.
Une exploration de l’ambivalence du patient face à la vaccination.

Une décision autonome du patient concernant son choix vaccinal. · Une attitude empathique envers les préoccupations exprimées par le patient. · Une démystification des polémiques liées aux vaccins. · Une exploration de l’ambivalence du patient face à la vaccination.

Explication

L’entretien motivationnel repose sur l’empathie, l’absence de confrontation, la démystification des polémiques, l’exploration de l’ambivalence et la décision autonome du patient. La confrontation directe risque au contraire de favoriser le rejet de l’information.

16. Les caractéristiques de la vaccination cocooning comprennent :

Elle recommande la vaccination de la femme enceinte à chaque grossesse.
Elle vise à protéger les nourrissons qui ne sont pas encore vaccinés.
Elle consiste à vacciner le nourrisson dès la naissance contre la coqueluche.
Elle concerne notamment la vaccination de l’entourage proche du nourrisson.
Elle inclut notamment le père et les grands-parents contre la coqueluche.

Elle recommande la vaccination de la femme enceinte à chaque grossesse. · Elle vise à protéger les nourrissons qui ne sont pas encore vaccinés. · Elle concerne notamment la vaccination de l’entourage proche du nourrisson. · Elle inclut notamment le père et les grands-parents contre la coqueluche.

Explication

La vaccination cocooning vise à protéger les nourrissons qui ne sont pas encore vaccinés en immunisant leur entourage. Elle concerne notamment les femmes enceintes à chaque grossesse, le père et les grands-parents contre la coqueluche.

17. Concernant la préparation au calendrier vaccinal :

Le calendrier vaccinal ne nécessite pas de mémorisation pour réussir l’examen.
Le calendrier vaccinal est une connaissance susceptible d’être évaluée.
Le calendrier vaccinal peut faire l’objet d’une question d’examen.
Le calendrier vaccinal mérite une mémorisation précise des recommandations.
Le calendrier vaccinal doit être appris par cœur en vue de l’examen.

Le calendrier vaccinal est une connaissance susceptible d’être évaluée. · Le calendrier vaccinal peut faire l’objet d’une question d’examen. · Le calendrier vaccinal mérite une mémorisation précise des recommandations. · Le calendrier vaccinal doit être appris par cœur en vue de l’examen.

Explication

Le calendrier vaccinal constitue une connaissance à maîtriser par mémorisation, car il peut faire l’objet d’une question d’examen. L’affirmation selon laquelle il serait inutile de l’apprendre contredit directement cette exigence.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 58 flashcards sur Vaccination et santé publique.

Qu'est-ce que la vaccination ?

C'est l'acte de protéger contre une maladie en introduisant un agent infectieux atténué ou inactivé.

Quelle réponse immunitaire déclenche la vaccination initialement ?

Une réponse primaire avec augmentation des IgM et des IgG.

Que produit la mémoire immunitaire lors d'une nouvelle exposition à l'antigène ?

Une réponse secondaire durable et riche en IgG.

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Consultez la fiche de révision complète sur Vaccination et santé publique.

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