QCM : Parasitologie et stratégies thérapeutiques — 65 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que désigne une thrombose veineuse ?

La rupture d’une artère par hypertension aiguë
La destruction d’un caillot par les plaquettes
La formation d’un caillot sanguin dans une veine
La dilatation permanente d’un réseau lymphatique

La formation d’un caillot sanguin dans une veine

Explication

Une thrombose veineuse correspond à la formation d’un caillot sanguin à l’intérieur d’une veine. La destruction d’un caillot relève de la fibrinolyse, et non de la définition de la thrombose.

2. Quelle distinction caractérise la thrombose veineuse superficielle par rapport à la thrombose veineuse profonde ?

Elle correspond à une infection veineuse, tandis que la forme profonde résulte d’un déficit plaquettaire
Elle concerne les artères superficielles, tandis que la forme profonde intéresse les réseaux lymphatiques
Elle atteint les veines profondes, tandis que la forme superficielle provoque habituellement une embolie pulmonaire
Elle touche les veines superficielles, tandis que la forme profonde atteint les veines profondes et peut entraîner une embolie pulmonaire

Elle touche les veines superficielles, tandis que la forme profonde atteint les veines profondes et peut entraîner une embolie pulmonaire

Explication

La forme superficielle concerne les veines proches de la surface, alors que la forme profonde touche les veines profondes et peut évoluer vers une embolie pulmonaire. L’embolie pulmonaire est donc une complication associée à la thrombose profonde, non à une atteinte artérielle ou infectieuse.

3. Chez un patient présentant une probabilité clinique faible de thrombose veineuse profonde, quelle démarche diagnostique est appropriée ?

Doser les D-dimères, puis réaliser un écho-doppler si le résultat est positif
Réaliser immédiatement une biopsie veineuse avant tout dosage biologique
Commencer une fibrinolyse, puis confirmer le diagnostic par radiographie
Mesurer les plaquettes, puis écarter le diagnostic si leur taux est normal

Doser les D-dimères, puis réaliser un écho-doppler si le résultat est positif

Explication

Le dosage des D-dimères constitue la première étape dans cette situation ; un résultat négatif permet d’exclure la thrombose, tandis qu’un résultat positif conduit à l’écho-doppler. La biopsie, la fibrinolyse et la numération plaquettaire ne constituent pas la démarche diagnostique décrite.

4. Quel est l’objectif principal de l’anticoagulation dans la thrombose veineuse profonde ?

Remplacer le facteur déficient responsable d’un trouble héréditaire de coagulation
Augmenter l’agrégation plaquettaire afin de stabiliser la paroi veineuse
Empêcher l’extension du thrombus, les récidives et les complications thromboemboliques
Dissoudre directement le caillot en urgence par une action fibrinolytique

Empêcher l’extension du thrombus, les récidives et les complications thromboemboliques

Explication

L’anticoagulation limite l’extension du thrombus et réduit le risque de récidive et de complications thromboemboliques. La dissolution directe du caillot correspond plutôt à l’action des thrombolytiques, réservés à certaines situations urgentes.

5. Quelle association entre le type d’hémophilie et le facteur déficient est correcte ?

L’hémophilie A correspond à un déficit plaquettaire, tandis que l’hémophilie B correspond à un déficit en fibrine
L’hémophilie A correspond à un déficit en facteur VIII, tandis que l’hémophilie B correspond à un déficit en facteur IX
L’hémophilie A correspond à un déficit en facteur IX, tandis que l’hémophilie B correspond à un déficit en facteur VIII
L’hémophilie A correspond à un déficit en facteur XI, tandis que l’hémophilie B correspond à un déficit en facteur XII

L’hémophilie A correspond à un déficit en facteur VIII, tandis que l’hémophilie B correspond à un déficit en facteur IX

Explication

L’hémophilie A résulte d’un déficit en facteur VIII, alors que l’hémophilie B résulte d’un déficit en facteur IX. L’inversion de ces facteurs constitue la confusion la plus fréquente entre les deux formes.

6. Quelle classification correspond à une activité résiduelle du facteur déficient inférieure à 1 % dans l’hémophilie ?

Une forme compensée
Une forme modérée
Une forme mineure
Une forme majeure

Une forme majeure

Explication

Une activité factorielle inférieure à 1 % définit une hémophilie majeure. Les formes modérée et mineure correspondent respectivement à des taux de 1 à 5 % et de 5 à 30 %.

7. Pourquoi les hommes développent-ils plus directement une hémophilie liée à l’X lorsqu’une mutation est présente ?

Ils compensent la mutation par un chromosome Y porteur du facteur normal
Ils transmettent systématiquement leur chromosome X muté à leurs fils
Ils possèdent deux chromosomes X, dont la mutation s’exprime avec une activité accrue
Ils ne possèdent qu’un chromosome X, qui porte alors la mutation responsable

Ils ne possèdent qu’un chromosome X, qui porte alors la mutation responsable

Explication

Chez l’homme, l’unique chromosome X porte la mutation sans second chromosome X susceptible de compenser son expression. Les femmes possèdent généralement deux chromosomes X et sont ainsi conductrices asymptomatiques, tandis que le chromosome X paternel est transmis aux filles.

8. Comment l’emicizumab reproduit-il partiellement l’action du facteur VIII ?

Il détruit les anticorps inhibiteurs en activant la fibrinolyse
Il introduit une copie fonctionnelle du gène F8 dans les hépatocytes
Il remplace directement le facteur IX manquant dans la circulation sanguine
Il relie le facteur IX activé au facteur X afin de favoriser la coagulation

Il relie le facteur IX activé au facteur X afin de favoriser la coagulation

Explication

L’emicizumab est un anticorps bispécifique qui relie le facteur IX activé au facteur X et mime ainsi une fonction du facteur VIII. L’introduction d’un gène fonctionnel dans les hépatocytes relève de la thérapie génique, pas de l’action de cet anticorps.

9. Quelle association entre les formes de Toxoplasma gondii et leur comportement est correcte ?

Le tachyzoïte se multiplie activement, tandis que le bradyzoïte persiste dans les kystes tissulaires
Le tachyzoïte constitue une forme exclusivement extracellulaire, tandis que le sporozoïte reste dans les muscles
Le bradyzoïte se multiplie activement dans le sang, tandis que le tachyzoïte persiste dans les kystes tissulaires
Le sporozoïte forme les kystes tissulaires, tandis que le bradyzoïte produit les oocystes chez les félidés

Le tachyzoïte se multiplie activement, tandis que le bradyzoïte persiste dans les kystes tissulaires

Explication

Le tachyzoïte est la forme qui se multiplie activement, alors que le bradyzoïte persiste dans les kystes tissulaires. La persistance dans les kystes n’est donc pas une caractéristique du tachyzoïte.

10. Quel rôle les félidés jouent-ils dans le cycle de Toxoplasma gondii ?

Ils contractent l’infection par le placenta et transmettent directement les tachyzoïtes au fœtus
Ils constituent un réservoir accidentel qui élimine des kystes dans les tissus musculaires
Ils sont les hôtes définitifs, chez lesquels se déroule la reproduction sexuée et l’élimination d’oocystes
Ils sont les hôtes intermédiaires, chez lesquels se forment les kystes après multiplication asexuée

Ils sont les hôtes définitifs, chez lesquels se déroule la reproduction sexuée et l’élimination d’oocystes

Explication

Les félidés sont les hôtes définitifs : la reproduction sexuée du parasite s’y déroule et ils éliminent des oocystes. Les animaux à sang chaud sont les hôtes intermédiaires dans lesquels se développent des kystes après multiplication asexuée.

11. Comment évoluent le risque de transmission materno-fœtale et la gravité fœtale selon le moment de l’infection pendant la grossesse ?

La transmission devient plus probable avec le terme, tandis que la gravité est généralement plus élevée lors d’une infection précoce
La transmission et la gravité restent indépendantes du moment de l’infection maternelle
La transmission devient moins probable avec le terme, tandis que la gravité augmente lors d’une infection tardive
La transmission et la gravité augmentent parallèlement avec le terme de la grossesse

La transmission devient plus probable avec le terme, tandis que la gravité est généralement plus élevée lors d’une infection précoce

Explication

Le risque de transmission materno-fœtale augmente au fil de la grossesse, mais les atteintes fœtales sont généralement plus graves lorsque l’infection survient tôt. Ainsi, fréquence de transmission et sévérité ne suivent pas la même évolution.

12. Pourquoi la spiramycine est-elle administrée dès la suspicion d’une séroconversion maternelle ?

Elle élimine les oocystes présents dans l’environnement avant toute infection placentaire
Elle traverse le placenta pour détruire directement les kystes présents dans les tissus fœtaux
Elle s’accumule dans le placenta et réduit le passage du parasite vers le fœtus sans le traverser
Elle stimule la production maternelle d’anticorps qui remplacent l’immunité fœtale

Elle s’accumule dans le placenta et réduit le passage du parasite vers le fœtus sans le traverser

Explication

La spiramycine s’accumule dans le placenta et vise à prévenir le passage fœto-placentaire du parasite, sans traverser elle-même le placenta. Elle n’agit donc pas en pénétrant directement dans les tissus fœtaux ni en éliminant les oocystes environnementaux.

13. Quel parasite est responsable de la bilharziose urinaire et où vivent ses formes adultes ?

Bulinus, dans les plexus veineux de la vessie et des voies urinaires
Echinococcus multilocularis, dans les plexus veineux urinaires
Schistosoma haematobium, dans les plexus veineux de la vessie et des voies urinaires
Schistosoma haematobium, dans l’intestin grêle et les voies biliaires

Schistosoma haematobium, dans les plexus veineux de la vessie et des voies urinaires

Explication

La bilharziose urinaire est provoquée par le trématode Schistosoma haematobium, dont les adultes se trouvent dans les plexus veineux urinaires. Bulinus est un mollusque hôte intermédiaire et non le parasite responsable.

14. Dans le cycle de Schistosoma haematobium, quel rôle respectif jouent l’Homme et le mollusque Bulinus ?

L’Homme héberge les œufs et Bulinus assure leur transmission sans multiplication parasitaire
L’Homme est l’hôte intermédiaire et Bulinus l’hôte définitif où vivent les vers adultes
L’Homme et Bulinus sont deux hôtes définitifs successifs du même parasite
L’Homme est l’hôte définitif et Bulinus l’hôte intermédiaire où le parasite se multiplie

L’Homme est l’hôte définitif et Bulinus l’hôte intermédiaire où le parasite se multiplie

Explication

L’Homme héberge les vers adultes et constitue l’hôte définitif, tandis que Bulinus permet la multiplication du parasite au stade intermédiaire. Les œufs libèrent des miracidia et le mollusque produit ensuite des furcocercaires infectantes.

15. Quelle complication résulte de l’inflammation chronique provoquée par les œufs de Schistosoma haematobium dans la vessie ?

Une atrophie musculaire vésicale pouvant provoquer une obstruction intestinale
Une destruction aiguë du tissu hépatique entraînant une insuffisance pancréatique
Une dilatation immédiate des bronches associée à une insuffisance respiratoire
Une fibrose et une calcification de la paroi vésicale pouvant entraîner une hydronéphrose

Une fibrose et une calcification de la paroi vésicale pouvant entraîner une hydronéphrose

Explication

Les œufs piégés déclenchent une inflammation, puis une fibrose et une calcification de la paroi vésicale. Ces lésions peuvent perturber les voies urinaires et conduire à une hydronéphrose ainsi qu’à une insuffisance rénale.

16. Quel signe clinique est le plus caractéristique de la bilharziose urinaire ?

Une hématurie souvent accompagnée de douleurs sus-pubiennes et de brûlures mictionnelles
Une toux chronique accompagnée de douleurs thoraciques et d’expectorations purulentes
Un prurit généralisé accompagné d’un ictère et d’une décoloration des selles
Une diarrhée sanglante accompagnée de douleurs épigastriques et de vomissements

Une hématurie souvent accompagnée de douleurs sus-pubiennes et de brûlures mictionnelles

Explication

L’hématurie constitue le principal signe de la bilharziose urinaire et peut s’associer à des douleurs sus-pubiennes, des brûlures mictionnelles et une pollakiurie. Les autres tableaux orientent vers des atteintes d’autres appareils ou d’autres maladies.

17. Quelle association décrit correctement les principales méthodes diagnostiques de la bilharziose urinaire ?

Les urines recherchent les anticorps, la sérologie les œufs et l’imagerie la multiplication du parasite
Les urines recherchent directement les œufs, la sérologie les anticorps et l’imagerie les complications
Les urines identifient les larves, la sérologie mesure la fonction rénale et l’imagerie montre les furcocercaires
Les urines évaluent la fibrose, la sérologie montre les calcifications et l’imagerie détecte les anticorps

Les urines recherchent directement les œufs, la sérologie les anticorps et l’imagerie les complications

Explication

L’examen microscopique des urines met directement en évidence les œufs, tandis que la sérologie détecte indirectement des anticorps sériques. L’imagerie explore surtout les complications chroniques des voies urinaires.

18. Dans quelle situation la sérologie est-elle particulièrement utile pour diagnostiquer une bilharziose urinaire ?

Lorsque les œufs sont abondants et facilement visibles dans le culot urinaire
Lorsque l’imagerie montre une hydronéphrose sans présence d’anticorps sériques
Lorsque la ponte n’a pas commencé ou que la charge parasitaire reste faible
Lorsque le traitement a éliminé les vers et confirmé une infection active récente

Lorsque la ponte n’a pas commencé ou que la charge parasitaire reste faible

Explication

La sérologie peut détecter une infection avant le début de la ponte ou lorsque la charge parasitaire est faible. Elle ne permet toutefois pas de différencier une infection ancienne d’une atteinte récente et active.

19. Quel schéma correspond au traitement de référence de la bilharziose urinaire ?

De la doxycycline par voie intraveineuse, à raison de 40 mg/kg en une journée, sous forme de comprimés
Du praziquantel par voie orale, à raison de 40 mg/kg en une journée, sous forme de comprimés quadrisécables
Du métronidazole par voie orale, à raison de 600 mg par jour pendant un mois, sous forme de sachets
De l’albendazole par voie orale, à raison de 10 mg/kg pendant une semaine, sous forme de gélules

Du praziquantel par voie orale, à raison de 40 mg/kg en une journée, sous forme de comprimés quadrisécables

Explication

Le praziquantel est le traitement de référence, administré par voie orale à la dose de 40 mg/kg en une journée. Il est disponible sous forme de comprimés quadrisécables de 600 mg, ce qui facilite l’adaptation de la dose.

20. Quel mécanisme explique principalement l’action du praziquantel sur Schistosoma haematobium ?

Il bloque la synthèse des folates, empêche la division cellulaire puis dissout progressivement les œufs
Il diminue l’entrée du calcium, provoque un relâchement musculaire puis immobilise temporairement le parasite
Il augmente l’entrée du calcium, provoque une contraction prolongée puis une paralysie spastique du ver
Il inhibe la synthèse des protéines, entraîne une fonte musculaire puis détruit les larves

Il augmente l’entrée du calcium, provoque une contraction prolongée puis une paralysie spastique du ver

Explication

Le praziquantel augmente l’entrée du calcium dans le parasite, ce qui entraîne une contraction musculaire intense et prolongée, suivie d’une paralysie spastique. Le ver se détache alors des tissus et peut être éliminé.

21. Quelle caractéristique décrit correctement Echinococcus multilocularis ?

C’est un trématode responsable d’une maladie bénigne, principalement présent dans les régions tempérées de l’hémisphère Sud
C’est un nématode responsable d’une maladie cutanée, principalement présent dans les zones désertiques
C’est un cestode responsable d’une maladie rare et grave, principalement présent dans les régions froides de l’hémisphère Nord
C’est un protozoaire responsable d’une maladie fréquente, principalement présent dans les régions tropicales humides

C’est un cestode responsable d’une maladie rare et grave, principalement présent dans les régions froides de l’hémisphère Nord

Explication

Echinococcus multilocularis est un cestode à l’origine d’une échinococcose alvéolaire rare, grave et potentiellement mortelle sans traitement. Sa répartition concerne principalement les régions froides de l’hémisphère Nord.

22. Quelle structure caractérise la larve, ou métacestode, d’Echinococcus multilocularis dans le foie ?

Un filament musculaire entouré d’une capsule lisse et dépourvu de structures vésiculaires
Un kyste unique à paroi régulière contenant une grande vésicule centrale bien individualisée
Une adventice contenant de nombreuses vésicules regroupées en amas irréguliers et infiltrants
Un amas de proglottis directement reliés à un scolex et contenant des organes reproducteurs

Une adventice contenant de nombreuses vésicules regroupées en amas irréguliers et infiltrants

Explication

Le métacestode est constitué d’une adventice et de nombreuses vésicules regroupées en amas. Leur organisation irrégulière et infiltrante explique la croissance progressive de la lésion dans le foie.

23. Quel schéma d’hôtes correspond au cycle d’Echinococcus multilocularis ?

Le rongeur est l’hôte définitif, le renard l’hôte intermédiaire et l’Homme assure la reproduction du parasite
L’Homme est l’hôte définitif, le renard l’hôte intermédiaire et le rongeur une impasse parasitaire
Le renard et l’Homme sont des hôtes définitifs, tandis que le rongeur transmet le parasite entre eux
Le renard est l’hôte définitif, le rongeur l’hôte intermédiaire et l’Homme une impasse parasitaire

Le renard est l’hôte définitif, le rongeur l’hôte intermédiaire et l’Homme une impasse parasitaire

Explication

Le cycle naturel associe principalement le renard comme hôte définitif et un rongeur comme hôte intermédiaire. L’Homme peut développer la forme larvaire, mais il constitue une impasse parasitaire et ne contribue pas à la poursuite du cycle.

24. Quelle évolution caractérise l’échinococcose alvéolaire non traitée après une phase parfois silencieuse de plusieurs années ?

Elle peut rester silencieuse longtemps, puis évoluer vers une issue mortelle
Elle provoque rapidement une guérison spontanée après une phase silencieuse
Elle demeure bénigne malgré l’extension progressive des lésions hépatiques
Elle entraîne des symptômes constants dès les premières semaines d’infection

Elle peut rester silencieuse longtemps, puis évoluer vers une issue mortelle

Explication

L’échinococcose alvéolaire peut rester asymptomatique pendant 5 à 15 ans, mais son évolution sans traitement est mortelle. La longue phase silencieuse ne signifie donc pas que la maladie est bénigne.

25. Dans l’échinococcose alvéolaire, quel mécanisme explique l’atteinte éventuelle des poumons ou du cerveau ?

La larve reste limitée aux voies biliaires sans atteindre les organes extra-hépatiques
La larve se développe d’abord dans le cerveau, puis gagne secondairement le foie et les poumons
La larve infecte simultanément le foie, les poumons et le cerveau après la contamination
La larve détruit d’abord le foie, puis envahit les tissus voisins et peut s’étendre à distance

La larve détruit d’abord le foie, puis envahit les tissus voisins et peut s’étendre à distance

Explication

La larve d’Echinococcus multilocularis détruit progressivement le parenchyme hépatique avant d’envahir les tissus voisins et de pouvoir atteindre les poumons ou le cerveau. Les atteintes pulmonaires et cérébrales correspondent donc à une extension secondaire.

26. Quel schéma d’administration correspond au traitement habituel par albendazole de l’échinococcose alvéolaire ?

5 à 10 mg/kg/jour en prise unique, avec une durée limitée à quelques semaines
20 à 25 mg/kg/jour en trois prises, sans plafond quotidien, pendant six mois
10 à 15 mg/kg/jour en deux prises, sans dépasser 800 mg par jour, généralement à vie
10 à 15 mg/kg par semaine en deux prises, avec arrêt après disparition des symptômes

10 à 15 mg/kg/jour en deux prises, sans dépasser 800 mg par jour, généralement à vie

Explication

L’albendazole est administré par voie orale à raison de 10 à 15 mg/kg/jour en deux prises, avec un maximum de 800 mg par jour, et le traitement est généralement poursuivi à vie. Une courte durée ne correspond pas à la règle de prise en charge de cette infection.

27. Comment l’albendazole-sulfoxyde agit-il principalement sur Echinococcus multilocularis ?

Il neutralise les anticorps de l’hôte, ce qui empêche la reconnaissance immunitaire du parasite
Il bloque la polymérisation des tubulines, perturbe les microtubules et empêche l’absorption du glucose
Il stimule la synthèse des microtubules, augmente le transport cellulaire et accélère la croissance larvaire
Il détruit directement les membranes parasitaires, puis inhibe la réplication de l’ADN

Il bloque la polymérisation des tubulines, perturbe les microtubules et empêche l’absorption du glucose

Explication

L’albendazole-sulfoxyde se fixe à la β-tubuline, bloque la polymérisation et le renouvellement des microtubules, puis perturbe le transport cellulaire et l’absorption du glucose. Son action ne repose donc pas principalement sur une destruction membranaire directe.

28. Quel phénomène distingue la DMLA néovasculaire de la forme atrophique ?

La formation de vaisseaux choroïdiens anormaux avec des fuites, un œdème et une atteinte des photorécepteurs
La disparition progressive des photorécepteurs sans vaisseaux anormaux ni fuite liquidienne
L’épaississement de la cornée associé à une augmentation de la pression intraoculaire
La présence de dépôts cristallins dans le cristallin entraînant une baisse visuelle progressive

La formation de vaisseaux choroïdiens anormaux avec des fuites, un œdème et une atteinte des photorécepteurs

Explication

Dans la DMLA néovasculaire, l’augmentation du VEGF-A favorise une néovascularisation choroïdienne, des fuites liquides et un œdème maculaire qui endommage les photorécepteurs. La forme atrophique est plutôt caractérisée par une atrophie rétinienne sans ce mécanisme néovasculaire.

29. Quelle association entre un anti-VEGF et sa caractéristique moléculaire est correcte ?

Le faricimab cible le VEGF-A et l’Ang-2 grâce à un anticorps bispécifique
Le bévacizumab est un fragment Fab conçu pour l’administration intraoculaire
L’aflibercept est une IgG complète utilisée en ophtalmologie hors AMM
Le ranibizumab cible le VEGF-A et le PlGF grâce à une protéine VEGF trap

Le faricimab cible le VEGF-A et l’Ang-2 grâce à un anticorps bispécifique

Explication

Le faricimab est un anticorps bispécifique qui cible le VEGF-A et l’Ang-2. L’aflibercept est le VEGF trap, le ranibizumab est un fragment Fab et le bévacizumab est une IgG complète utilisée hors AMM en ophtalmologie.

30. Pourquoi les anti-VEGF sont-ils administrés par injection intravitréenne dans la DMLA néovasculaire ?

Pour stimuler la production locale de VEGF-A et restaurer la perméabilité des vaisseaux rétiniens
Pour franchir les barrières cornéenne et hémato-rétinienne et concentrer le médicament près de la macula
Pour éviter tout contact avec la rétine et limiter l’action du médicament aux structures antérieures de l’œil
Pour diffuser le traitement dans la circulation générale avant son accumulation progressive dans le cristallin

Pour franchir les barrières cornéenne et hémato-rétinienne et concentrer le médicament près de la macula

Explication

L’injection intravitréenne contourne les barrières cornéenne et hémato-rétinienne et permet d’obtenir une forte concentration thérapeutique au niveau de la rétine et de la macula. Elle est donc choisie pour atteindre directement le site oculaire concerné.

31. Quelle limite est particulièrement associée aux hydrogels utilisés pour prolonger la libération des anti-VEGF ?

Leur structure empêche toute prolongation de la présence du traitement
Leur dégradation peut altérer le médicament libéré
Leur libération du médicament est difficile à contrôler
Leur implantation entraîne principalement des risques chirurgicaux importants

Leur dégradation peut altérer le médicament libéré

Explication

Les hydrogels peuvent prolonger la libération des anti-VEGF, mais leur dégradation risque d’altérer le médicament. Les risques chirurgicaux concernent plutôt les réservoirs intraoculaires, tandis que le contrôle difficile de la libération caractérise les systèmes polymériques biodégradables.

32. Quelle correspondance entre une sous-espèce de Trypanosoma brucei et la forme de maladie du sommeil est correcte ?

T. b. gambiense provoque principalement une forme aiguë, tandis que T. b. rhodesiense est associé à une forme chronique
Les deux sous-espèces provoquent une forme chronique d’évolution comparable
T. b. gambiense est principalement associé à une forme chronique, tandis que T. b. rhodesiense provoque une forme aiguë
Les deux sous-espèces provoquent une forme aiguë après une transmission alimentaire

T. b. gambiense est principalement associé à une forme chronique, tandis que T. b. rhodesiense provoque une forme aiguë

Explication

T. b. gambiense provoque principalement une forme chronique, alors que T. b. rhodesiense est responsable d’une forme aiguë. La transmission se fait par la piqûre d’une mouche tsé-tsé et non par voie alimentaire.

33. Après une piqûre infectante, quel trajet suivent les trypanosomes avant l’atteinte neurologique ?

Ils atteignent d’abord le système nerveux central, puis se multiplient dans la peau et les ganglions lymphatiques
Ils passent directement dans le cerveau depuis la peau sans transiter par les circulations lymphatique et sanguine
Ils se multiplient dans la peau, gagnent les circulations lymphatique et sanguine, puis peuvent franchir la barrière hémato-encéphalique
Ils restent dans le tissu cutané jusqu’à leur élimination par les anticorps circulants

Ils se multiplient dans la peau, gagnent les circulations lymphatique et sanguine, puis peuvent franchir la barrière hémato-encéphalique

Explication

Les trypanosomes se multiplient d’abord dans la peau, puis diffusent par les circulations lymphatique et sanguine avant de pouvoir franchir la barrière hémato-encéphalique. L’atteinte du système nerveux central est donc une étape ultérieure de la dissémination.

34. Comment la variation antigénique favorise-t-elle la persistance de Trypanosoma brucei dans l’organisme ?

Elle empêche la production d’anticorps en détruisant directement les lymphocytes de l’hôte
Elle modifie les glycoprotéines de surface et permet au parasite d’échapper aux anticorps lors de vagues successives de parasitémie
Elle diminue la multiplication parasitaire et accélère l’élimination des trypanosomes par les anticorps
Elle transforme les trypanosomes en formes intracellulaires insensibles aux traitements antiparasitaires

Elle modifie les glycoprotéines de surface et permet au parasite d’échapper aux anticorps lors de vagues successives de parasitémie

Explication

La variation antigénique modifie les glycoprotéines de surface variables, de sorte que les anticorps dirigés contre une forme antigénique reconnaissent moins bien la suivante. Cette alternance explique les vagues de parasitémie et la persistance de l’infection.

35. Quel schéma correspond au traitement par fexinidazole de la trypanosomiase humaine africaine ?

Un médicament actif sans activation parasitaire, administré par injection deux fois par jour pendant trois semaines à jeun
Un traitement local activé dans la peau, administré en dose unique avant la diffusion lymphatique du parasite
Une prodrogue activée par les anticorps humains, prise par voie orale pendant un mois sans condition alimentaire
Une prodrogue activée par les nitro-réductases parasitaires TbNTR1, prise par voie orale une fois par jour pendant 10 jours avec un repas

Une prodrogue activée par les nitro-réductases parasitaires TbNTR1, prise par voie orale une fois par jour pendant 10 jours avec un repas

Explication

Le fexinidazole est une prodrogue activée par les nitro-réductases parasitaires TbNTR1 et se prend par voie orale une fois par jour pendant 10 jours avec un repas, chez les patients répondant aux critères d’âge, de poids, de stade et d’espèce. Il ne s’agit pas d’un traitement injectable ou local.

36. Quelle caractéristique distingue les effets de la mucoviscidose sur les sécrétions respiratoires et sur la sueur ?

Les deux types de sécrétions deviennent plus hydratés et moins concentrés en chlorures.
Les sécrétions respiratoires se déshydratent, tandis que la sueur s’enrichit en chlorures.
Les sécrétions respiratoires se diluent, tandis que la sueur perd une partie de ses chlorures.
Les sécrétions respiratoires s’enrichissent en chlorures, tandis que la sueur se déshydrate.

Les sécrétions respiratoires se déshydratent, tandis que la sueur s’enrichit en chlorures.

Explication

La mucoviscidose déshydrate les sécrétions respiratoires, alors que la sueur devient plus concentrée en chlorures. La confusion fréquente consiste à attribuer la déshydratation à la sueur plutôt qu’aux sécrétions respiratoires.

37. Où se situe le gène CFTR et quelle protéine code-t-il ?

Sur le bras long du chromosome 7, il code une glycoprotéine de 1480 acides aminés.
Sur le bras court du chromosome 7, il code une glycoprotéine de 680 acides aminés.
Sur le bras court du chromosome 6, il code un récepteur membranaire de 680 acides aminés.
Sur le bras long du chromosome 6, il code une enzyme soluble de 1480 acides aminés.

Sur le bras long du chromosome 7, il code une glycoprotéine de 1480 acides aminés.

Explication

Le gène CFTR se trouve sur le bras long du chromosome 7 et code une glycoprotéine de 1480 acides aminés. La localisation chromosomique du gène ne doit pas être confondue avec la localisation membranaire de la protéine.

38. Quelle proposition décrit correctement la mutation CFTR ΔF508 ?

Elle correspond à la délétion d’une tyrosine en position 805 et concerne une minorité de patients.
Elle correspond à la délétion d’une phénylalanine en position 508 et représente la mutation la plus fréquente.
Elle correspond à l’insertion d’une phénylalanine en position 508 et représente une mutation rare.
Elle correspond à la substitution d’une alanine en position 508 et concerne principalement les formes modérées.

Elle correspond à la délétion d’une phénylalanine en position 508 et représente la mutation la plus fréquente.

Explication

CFTR ΔF508 résulte de la délétion de la phénylalanine en position 508 et constitue la mutation la plus fréquente, présente chez environ 70 % des patients. Les autres propositions modifient soit la nature de l’acide aminé, soit le type de mutation, soit sa fréquence.

39. Quelle chaîne de conséquences explique l’épaississement des sécrétions dans la mucoviscidose ?

L’augmentation du transport du chlorure attire davantage d’eau, ce qui fluidifie puis épaissit les sécrétions.
La diminution du transport du chlorure réduit le mouvement de l’eau, ce qui déshydrate et épaissit les sécrétions.
La diminution du transport du chlorure augmente l’entrée d’eau, ce qui dilue les sécrétions et bloque leur évacuation.
L’absence de transport du chlorure stimule la sécrétion d’eau, ce qui hydrate les sécrétions et favorise leur fluidité.

La diminution du transport du chlorure réduit le mouvement de l’eau, ce qui déshydrate et épaissit les sécrétions.

Explication

Le dysfonctionnement de CFTR réduit le transport des ions chlorure, puis le mouvement osmotique de l’eau, ce qui déshydrate et épaissit les sécrétions. L’idée selon laquelle une perte de fonction attirerait davantage d’eau inverse le mécanisme osmotique décrit.

40. Quelle est la nature et la localisation principale de la protéine CFTR ?

C’est un récepteur nucléaire de la membrane basale, présent notamment dans les neurones et les ostéocytes.
C’est un canal à ions chlorure de la membrane apicale des cellules épithéliales, présent notamment dans les voies respiratoires.
C’est une enzyme soluble du cytoplasme, présente notamment dans les cellules musculaires et hépatiques.
C’est une protéine de transport mitochondrial, présente notamment dans les globules rouges et les adipocytes.

C’est un canal à ions chlorure de la membrane apicale des cellules épithéliales, présent notamment dans les voies respiratoires.

Explication

CFTR est un canal à ions chlorure situé sur la membrane apicale des cellules épithéliales, notamment dans les voies respiratoires. La confusion principale consiste à la considérer comme une enzyme soluble plutôt que comme un canal membranaire.

41. Quelle association entre les domaines de CFTR et leurs fonctions est correcte ?

Les domaines NBD constituent le domaine régulateur, tandis que les domaines MSD contrôlent la phosphorylation.
Le domaine R forme les six hélices de chaque MSD, tandis que les domaines NBD phosphorylent la protéine.
Les domaines MSD fixent et hydrolysent l’ATP, tandis que les domaines NBD forment les hélices transmembranaires.
Les domaines MSD forment la partie transmembranaire, tandis que les domaines NBD fixent et hydrolysent l’ATP.

Les domaines MSD forment la partie transmembranaire, tandis que les domaines NBD fixent et hydrolysent l’ATP.

Explication

Les deux domaines MSD contiennent chacun six hélices transmembranaires, tandis que les domaines NBD intracellulaires fixent et hydrolysent l’ATP. Les domaines MSD assurent donc la composante membranaire, et non la gestion de l’ATP.

42. Quel mécanisme moléculaire favorise l’ouverture du canal CFTR ?

L’AMPc active la PKA, qui phosphoryle le domaine R, puis les NBD utilisent l’ATP pour réguler le canal.
L’ATP active directement le domaine R, qui phosphoryle la PKA avant que les NBD expulsent les chlorures.
La PKA hydrolyse le domaine R, qui active l’AMPc avant que les NBD remplacent les hélices membranaires.
L’AMPc bloque la PKA, qui déphosphoryle le domaine R, puis les MSD utilisent l’ATP pour fermer le canal.

L’AMPc active la PKA, qui phosphoryle le domaine R, puis les NBD utilisent l’ATP pour réguler le canal.

Explication

L’AMPc active la PKA, laquelle phosphoryle le domaine R, puis la fixation et l’hydrolyse de l’ATP par les NBD régulent l’ouverture et la fermeture. Les MSD forment la partie transmembranaire, mais ils ne remplacent pas le rôle régulateur des NBD.

43. Que se produit-il lorsqu’un canal CFTR est ouvert dans la membrane apicale ?

Les ions chlorure traversent la membrane et entraînent par osmose un déplacement d’eau qui hydrate les sécrétions.
Les ions chlorure quittent la membrane et provoquent par filtration une sortie d’eau qui assèche les sécrétions.
Les ions sodium traversent la membrane et provoquent par diffusion une perte d’eau qui concentre les sécrétions.
Les protéines traversent la membrane et déclenchent par osmose une entrée d’eau qui dégrade les sécrétions.

Les ions chlorure traversent la membrane et entraînent par osmose un déplacement d’eau qui hydrate les sécrétions.

Explication

À l’état ouvert, CFTR laisse passer les ions chlorure à travers la membrane apicale, et ce déplacement ionique entraîne osmotiquement l’eau. La conséquence attendue est donc l’hydratation des sécrétions, et non leur assèchement.

44. Quelle relation existe entre les classes de mutations CFTR et la sévérité de la mucoviscidose ?

Les mutations des classes I, II et III sont généralement associées aux formes les plus sévères.
Les mutations des classes IV, V et VI sont généralement associées aux formes les plus sévères.
Les mutations de toutes les classes entraînent généralement une sévérité clinique comparable.
Les mutations des classes I, II et III sont généralement associées aux formes les plus modérées.

Les mutations des classes I, II et III sont généralement associées aux formes les plus sévères.

Explication

Les mutations CFTR des classes I, II et III entraînent généralement une mucoviscidose plus sévère, tandis que les autres classes sont plus modérées. La proposition opposée inverse la relation entre la classe mutationnelle et la gravité habituelle.

45. Quel enchaînement correspond au dépistage néonatal français de la mucoviscidose ?

Une analyse initiale de CFTR sur buvard conduit à un dosage de TIR, puis à une radiographie thoracique.
Un test de la sueur élevé sur buvard conduit à l’analyse de CFTR, puis au dosage de TIR.
Un dosage élevé de TIR sur buvard conduit à l’analyse de CFTR, puis à un test de la sueur.
Un dosage sanguin de chlorures sur buvard conduit à une culture bactérienne, puis à l’analyse de CFTR.

Un dosage élevé de TIR sur buvard conduit à l’analyse de CFTR, puis à un test de la sueur.

Explication

Le dépistage commence par le dosage de la trypsine immunoréactive sur sang séché, puis une valeur élevée conduit à l’analyse de CFTR et au test de la sueur. La TIR est donc une étape de dépistage, alors que le test de la sueur intervient dans l’évaluation diagnostique.

46. Quelle interprétation correspond à une concentration sudorale en chlorures de 65 mmol/L65\ \text{mmol/L} dans un contexte évocateur ?

Elle indique une concentration trop faible pour être utile au diagnostic.
Elle correspond à une zone intermédiaire nécessitant une interprétation opposée.
Elle rend la mucoviscidose peu probable et clôt l’évaluation.
Elle est compatible avec le diagnostic de mucoviscidose.

Elle est compatible avec le diagnostic de mucoviscidose.

Explication

Une concentration sudorale supérieure ou égale à 60 mmol/L60\ \text{mmol/L} est compatible avec le diagnostic lorsqu’il existe un contexte évocateur. Le seuil inférieur à 30 mmol/L30\ \text{mmol/L} correspond à une mucoviscidose peu probable, tandis que la zone de 30 à 59 est intermédiaire.

47. Quelle différence fonctionnelle distingue les correcteurs élexacaftor et tézacaftor du potentiateur ivacaftor ?

Les correcteurs remplacent les domaines NBD, tandis que l’ivacaftor augmente la quantité d’ATP disponible dans la cellule.
Les correcteurs augmentent l’ouverture du canal en surface, tandis que l’ivacaftor restaure le repliement intracellulaire de CFTR.
Les correcteurs dégradent les protéines CFTR défectueuses, tandis que l’ivacaftor stimule leur synthèse dans le noyau.
Les correcteurs améliorent le repliement et l’acheminement de CFTR, tandis que l’ivacaftor augmente l’ouverture du canal présent.

Les correcteurs améliorent le repliement et l’acheminement de CFTR, tandis que l’ivacaftor augmente l’ouverture du canal présent.

Explication

Élexacaftor et tézacaftor favorisent le repliement et l’acheminement de CFTR vers la membrane, tandis qu’ivacaftor augmente la probabilité d’ouverture du canal déjà présent à la surface. Ivacaftor agit donc sur la fonction d’ouverture plutôt que sur le trafic intracellulaire.

48. Quelle caractéristique définit le lupus érythémateux systémique ?

Une déficience congénitale empêchant la formation de complexes immuns
Une inflammation limitée à un tissu sans production d’auto-anticorps circulants
Une réaction immunitaire dirigée contre un agent infectieux présent dans un seul organe
Une rupture de tolérance envers le soi avec des complexes immuns inflammatoires

Une rupture de tolérance envers le soi avec des complexes immuns inflammatoires

Explication

Le lupus résulte d’une rupture de la tolérance immunitaire, de la production d’auto-anticorps et de la formation de complexes immuns responsables de lésions. Une atteinte limitée à un seul tissu ne correspond pas au caractère systémique de cette maladie.

49. Quel mécanisme favorise l’apparition d’auto-antigènes nucléaires dans le lupus ?

La destruction immédiate des cellules apoptotiques par une efférocytose non inflammatoire
L’élimination accélérée des protéines nucléaires par les cellules dendritiques
La diminution de la libération d’acides nucléiques lors de la mort cellulaire
La clairance insuffisante des cellules apoptotiques, suivie de leur nécrose secondaire

La clairance insuffisante des cellules apoptotiques, suivie de leur nécrose secondaire

Explication

Lorsque les cellules apoptotiques sont mal éliminées, elles peuvent subir une nécrose secondaire et libérer de l’ADN, de l’ARN et des protéines nucléaires. L’efférocytose physiologique réduit au contraire l’exposition à ces auto-antigènes.

50. Comment les acides nucléiques contribuent-ils à l’auto-immunité lupique ?

Ils activent principalement les neutrophiles et empêchent la formation de complexes immuns
Ils inhibent TLR7 et TLR9, ce qui bloque la production d’auto-anticorps
Ils activent TLR7 et TLR9, ce qui stimule les interférons de type I et les lymphocytes autoréactifs
Ils détruisent directement les lymphocytes B sans intervenir sur les cellules dendritiques

Ils activent TLR7 et TLR9, ce qui stimule les interférons de type I et les lymphocytes autoréactifs

Explication

Les acides nucléiques activent notamment TLR7 et TLR9 dans les cellules dendritiques plasmacytoïdes, favorisant les interférons de type I puis l’activation des lymphocytes autoréactifs. Ils ne bloquent donc pas la réponse auto-immune et ne ciblent pas principalement les neutrophiles.

51. Quelle affirmation décrit correctement la place des anticorps antinucléaires dans le diagnostic du lupus ?

Ils sont recherchés après les anticorps antiphospholipides et possèdent une spécificité élevée
Ils sont recherchés en première intention avec un titre supérieur à 1/80, mais manquent de spécificité
Ils sont généralement absents dans le lupus malgré la présence d’autres anomalies biologiques
Ils confirment à eux seuls le lupus lorsqu’ils dépassent un titre de 1/80

Ils sont recherchés en première intention avec un titre supérieur à 1/80, mais manquent de spécificité

Explication

Les anticorps antinucléaires sont un examen de première intention, avec un seuil supérieur à 1/80, mais leur grande sensibilité s’accompagne d’une faible spécificité. Leur présence isolée ne suffit donc pas à établir le diagnostic.

52. Quel est le rôle principal de l’hydroxychloroquine dans le lupus ?

Un traitement anticoagulant qui prévient les thromboses liées aux anticorps antiphospholipides
Un immunosuppresseur réservé aux formes réfractaires après échec des glucocorticoïdes
Un traitement de fond qui réduit les poussées et les atteintes viscérales en bloquant TLR7 et TLR9
Un traitement de secours destiné à contrôler rapidement les poussées inflammatoires sévères

Un traitement de fond qui réduit les poussées et les atteintes viscérales en bloquant TLR7 et TLR9

Explication

L’hydroxychloroquine est recommandée comme traitement de fond chez les patients atteints de lupus et agit notamment sur l’activation de TLR7 et TLR9. Les glucocorticoïdes sont plutôt utilisés pour contrôler rapidement les poussées inflammatoires.

53. Quelle stratégie est recommandée concernant les glucocorticoïdes dans le lupus ?

Les réserver au traitement de fond tandis que l’hydroxychloroquine traite les poussées rapides
Les remplacer par une anticoagulation dès qu’une inflammation systémique est observée
Les utiliser pour contrôler rapidement les poussées puis réduire la prednisone à 5 mg par jour ou moins lorsque possible
Les maintenir à dose élevée afin de prévenir durablement toute nouvelle poussée inflammatoire

Les utiliser pour contrôler rapidement les poussées puis réduire la prednisone à 5 mg par jour ou moins lorsque possible

Explication

Les glucocorticoïdes sont efficaces rapidement lors des poussées, mais leur exposition prolongée doit être limitée, avec une réduction de la prednisone à 5 mg par jour ou moins lorsque cela est possible. Ils ne constituent donc pas le traitement de fond privilégié ni un traitement anticoagulant.

54. Quelle définition correspond au syndrome des antiphospholipides ?

Une infection vasculaire entraînant des thromboses veineuses sans manifestation obstétricale
Une maladie inflammatoire caractérisée par des anticorps antinucléaires touchant principalement la peau
Une anomalie héréditaire de la coagulation provoquant des saignements et des pertes fœtales
Une maladie auto-immune avec des anticorps antiphospholipides favorisant thromboses et complications obstétricales

Une maladie auto-immune avec des anticorps antiphospholipides favorisant thromboses et complications obstétricales

Explication

Le syndrome des antiphospholipides est une maladie auto-immune dans laquelle les anticorps antiphospholipides favorisent les thromboses et les complications obstétricales. Il ne s’agit ni d’une simple anomalie héréditaire de la coagulation ni d’une maladie limitée aux veines.

55. Dans le modèle du double signal du syndrome des antiphospholipides, quel événement constitue le second signal ?

La clairance insuffisante des cellules apoptotiques qui libère des protéines nucléaires
Une lésion vasculaire mineure qui déclenche le complément, la coagulation et la formation du thrombus
La présence initiale d’anticorps antiphospholipides qui active les monocytes, les plaquettes et l’endothélium
La production d’interférons de type I qui stimule les lymphocytes autoréactifs circulants

Une lésion vasculaire mineure qui déclenche le complément, la coagulation et la formation du thrombus

Explication

Le second signal est une lésion vasculaire mineure qui précipite l’activation du complément et de la coagulation jusqu’à la formation du thrombus. Les anticorps antiphospholipides représentent le premier signal en créant un état prothrombotique.

56. Comment doit être confirmée la positivité des anticorps recherchés dans le syndrome des antiphospholipides ?

Par deux prélèvements réalisés le même jour afin de comparer leurs concentrations
Par un résultat positif unique obtenu lors d’un épisode thrombotique documenté
Par une positivité confirmée après six mois, quel que soit le nombre de prélèvements
Par une positivité persistante sur au moins deux prélèvements espacés d’au moins 12 semaines

Par une positivité persistante sur au moins deux prélèvements espacés d’au moins 12 semaines

Explication

La persistance des anticorps doit être établie sur au moins deux prélèvements séparés d’au moins 12 semaines. Un résultat unique ne permet pas de confirmer cette persistance, même en présence d’une thrombose.

57. Quel traitement antithrombotique est privilégié chez une femme enceinte atteinte de syndrome des antiphospholipides ?

Une antivitamine K maintenue pendant toute la grossesse avec surveillance renforcée
Un antiplaquettaire seul afin d’éviter l’exposition fœtale aux anticoagulants
Un anticoagulant oral direct associé à une dose élevée d’aspirine
Une héparine de bas poids moléculaire, généralement associée à une faible dose d’aspirine

Une héparine de bas poids moléculaire, généralement associée à une faible dose d’aspirine

Explication

Pendant la grossesse, les antivitamines K sont évitées et remplacées par une héparine de bas poids moléculaire, généralement associée à une faible dose d’aspirine. L’anticoagulation orale par antivitamine K n’est donc pas la stratégie privilégiée durant cette période.

58. Quelle distinction caractérise un carcinome in situ par rapport à un carcinome infiltrant du sein ?

Les cellules proviennent des lobules plutôt que des canaux galactophores
Les cellules atteignent les ganglions sans modifier la structure d’origine
Les cellules restent dans leur structure d’origine sans franchir la membrane basale
Les cellules expriment HER2 et présentent un Ki-67 élevé

Les cellules restent dans leur structure d’origine sans franchir la membrane basale

Explication

Dans un carcinome in situ, les cellules tumorales demeurent confinées à leur structure d’origine, alors qu’un carcinome infiltrant franchit la membrane basale. L’atteinte ganglionnaire caractérise plutôt une évolution possible du carcinome infiltrant.

59. Une tumeur se développant à partir des cellules des lobules mammaires est-elle classée comme quel type de cancer du sein ?

Un carcinome infiltrant
Un carcinome in situ
Un cancer canalaire
Un cancer lobulaire

Un cancer lobulaire

Explication

Un cancer lobulaire affecte les cellules des lobules mammaires. Un cancer canalaire, en revanche, touche les cellules des canaux galactophores.

60. Dans la classification TNM du cancer du sein, que représente la lettre N ?

La présence de métastases à distance
La taille et l’extension de la tumeur
L’atteinte des ganglions lymphatiques
Le profil des récepteurs hormonaux

L’atteinte des ganglions lymphatiques

Explication

La lettre N évalue l’atteinte des ganglions lymphatiques. La taille et l’extension de la tumeur relèvent de T, tandis que M concerne les métastases à distance.

61. Pourquoi la prise en charge du cancer du sein peut-elle associer plusieurs modalités thérapeutiques ?

Parce qu’elle est adaptée au stade tumoral et aux biomarqueurs identifiés
Parce qu’elle privilégie les traitements locaux lorsque des métastases existent
Parce qu’elle repose sur une combinaison fixe pour chaque patiente
Parce qu’elle dépend principalement de l’âge sans tenir compte de la tumeur

Parce qu’elle est adaptée au stade tumoral et aux biomarqueurs identifiés

Explication

Le traitement associe, selon le stade et les biomarqueurs, chirurgie, radiothérapie et traitements systémiques. Une combinaison fixe ne convient pas à la diversité des situations cliniques.

62. Quelle définition décrit le mieux l’asthme ?

Une obstruction permanente des voies respiratoires causée par une anomalie anatomique
Une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires liée à des facteurs génétiques et environnementaux
Une gêne respiratoire isolée apparaissant après un effort puis disparaissant rapidement
Une infection aiguë des bronches provoquée par un agent viral ou bactérien

Une maladie inflammatoire chronique des voies respiratoires liée à des facteurs génétiques et environnementaux

Explication

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique résultant d’une interaction entre facteurs génétiques et environnementaux. Une gêne respiratoire isolée et transitoire ne suffit pas à définir cette maladie.

63. Quel facteur peut déclencher typiquement un asthme allergique ?

L’inhalation d’un irritant chimique professionnel
La pratique d’un effort physique en air froid
Une infection virale des voies respiratoires
L’exposition aux acariens présents dans l’environnement

L’exposition aux acariens présents dans l’environnement

Explication

L’asthme allergique est déclenché par des pneumallergènes, notamment les acariens, les pollens et les poils d’animaux. L’effort, le froid, les irritants chimiques et les infections virales sont associés à l’asthme non allergique.

64. Quels mécanismes sont associés dans la physiopathologie de l’asthme ?

Une infection persistante, une destruction alvéolaire et une fibrose pleurale
Une paralysie diaphragmatique, une faiblesse musculaire et une réduction de la cage thoracique
Une inflammation chronique, une hyperréactivité bronchique et un remodelage des voies respiratoires
Une vasodilatation pulmonaire, une anémie et une diminution de la pression artérielle

Une inflammation chronique, une hyperréactivité bronchique et un remodelage des voies respiratoires

Explication

La physiopathologie de l’asthme associe inflammation chronique des voies aériennes, hyperréactivité bronchique et remodelage respiratoire. La destruction alvéolaire et la fibrose pleurale ne constituent pas le trio caractéristique décrit ici.

65. Quel effet l’hyperréactivité bronchique produit-elle lors d’une exposition déclenchante ?

Une contraction excessive des muscles lisses qui réduit le débit aérien par bronchoconstriction
Une dilatation des bronches qui augmente durablement le passage de l’air
Une accumulation liquidienne alvéolaire qui bloque les échanges gazeux
Une destruction des alvéoles qui rend l’obstruction progressivement irréversible

Une contraction excessive des muscles lisses qui réduit le débit aérien par bronchoconstriction

Explication

L’hyperréactivité bronchique entraîne une contraction excessive des muscles lisses, une bronchoconstriction et une obstruction généralement variable et réversible. Elle ne correspond ni à une dilatation bronchique ni à une destruction des alvéoles.

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Mémorisez les réponses avec 93 flashcards sur Parasitologie et stratégies thérapeutiques.

Qu'est-ce que la thrombose veineuse ?

La formation d’un caillot sanguin dans une veine.

Quelle différence existe entre thrombose veineuse superficielle et profonde ?

La superficielle touche les veines superficielles, la profonde les veines profondes et peut causer une embolie pulmonaire.

Quel test exclut le diagnostic de thrombose veineuse profonde s'il est négatif ?

Le dosage des D-dimères.

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