QCM : Spondylolisthésis lombaire — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Que permet la stabilité vertébrale lors des positions et des mouvements physiologiques ?

Maintenir la cohésion des vertèbres et tendre vers l’équilibre initial
Accroître la mobilité vertébrale après une lésion disco-ligamentaire
Provoquer un glissement antérieur entre deux vertèbres lombaires
Autoriser des déplacements intervertébraux anormaux selon plusieurs axes

Maintenir la cohésion des vertèbres et tendre vers l’équilibre initial

Explication

La stabilité vertébrale permet aux vertèbres de conserver leur cohésion pendant les mouvements physiologiques et de revenir vers l’équilibre initial. Les déplacements intervertébraux anormaux relèvent plutôt de l’instabilité.

2. Quelle caractéristique définit le mieux l’instabilité vertébrale ?

Des mouvements intervertébraux anormaux ou majorés selon plusieurs axes
Une cohésion vertébrale conservée pendant toutes les amplitudes physiologiques
Une arthrose articulaire responsable d’un glissement vertébral progressif
Une fracture osseuse localisée à l’isthme d’une vertèbre lombaire

Des mouvements intervertébraux anormaux ou majorés selon plusieurs axes

Explication

L’instabilité vertébrale est un processus pathologique dégénératif qui entraîne des mouvements intervertébraux anormaux ou excessifs en rotation, en inflexion latérale ou en translation. La cohésion conservée correspond à la stabilité, tandis que la fracture isthmique et l’arthrose décrivent d’autres mécanismes.

3. Comment se définit le spondylolisthésis et quelle direction de glissement est la plus fréquente ?

Le glissement d’une vertèbre lombaire sur celle située dessous, généralement vers l’avant
La rotation d’une vertèbre lombaire autour de son axe sans translation associée
La fracture de l’isthme vertébral sans déplacement entre deux vertèbres contiguës
Le déplacement d’une vertèbre cervicale sur celle située dessus, généralement vers l’arrière

Le glissement d’une vertèbre lombaire sur celle située dessous, généralement vers l’avant

Explication

Le spondylolisthésis correspond au glissement d’une vertèbre lombaire par rapport à la vertèbre sous-jacente, le glissement antérieur étant le plus courant. Un déplacement postérieur constitue un rétrolisthésis, tandis qu’une fracture isthmique peut favoriser le glissement sans le définir à elle seule.

4. Quelle association entre type étiologique et mécanisme est correcte pour le spondylolisthésis ?

Le type IV est dégénératif et repose sur une arthrose articulaire progressive
Le type II est isthmique et résulte d’un défaut de la pars interarticularis
Le type V est congénital et résulte d’une agénésie articulaire supérieure
Le type III est traumatique et résulte d’une fracture ou d’une luxation

Le type II est isthmique et résulte d’un défaut de la pars interarticularis

Explication

Le type II est isthmique et repose sur un défaut de la pars interarticularis. Le type III est dégénératif, le type IV traumatique et le type V pathologique, tandis que l’agénésie de l’apophyse articulaire supérieure définit le type I congénital.

5. Quelles formes étiologiques du spondylolisthésis sont les plus fréquentes ?

Les formes congénitale et traumatique, correspondant aux types I et IV
Les formes congénitale et pathologique, correspondant aux types I et V
Les formes isthmique et dégénérative, correspondant aux types II et III
Les formes traumatique et pathologique, correspondant aux types IV et V

Les formes isthmique et dégénérative, correspondant aux types II et III

Explication

Les types II isthmique et III dégénératif sont les formes les plus fréquentes du spondylolisthésis. Les autres associations correspondent à des catégories étiologiques existantes, mais elles ne regroupent pas les formes majoritaires.

6. Quel mécanisme explique principalement la survenue d’une lyse isthmique ?

Une malformation congénitale de l’isthme présente dès la naissance sans sollicitation mécanique
Une fracture de contrainte d’un isthme hypersollicité par l’hyperlordose et le déséquilibre sagittal
Une infection osseuse détruisant progressivement les facettes et le corps vertébral
Une arthrose discale provoquant directement une luxation aiguë de l’arc postérieur

Une fracture de contrainte d’un isthme hypersollicité par l’hyperlordose et le déséquilibre sagittal

Explication

La lyse isthmique résulte principalement d’une fracture de contrainte liée à la sollicitation excessive de l’isthme, notamment par l’hyperlordose et le déséquilibre antéro-postérieur. Elle est donc acquise, et non une affection congénitale au sens strict.

7. Quelle situation peut provoquer une instabilité vertébrale iatrogène ?

Une infection vertébrale responsable d’une destruction osseuse progressive
Une fracture de contrainte isthmique liée à une hyperlordose chez un sportif
Une dysplasie congénitale isolée du sacrum sans intervention chirurgicale préalable
Une discectomie simple ou une résection osseuse lors du traitement d’un canal lombaire étroit

Une discectomie simple ou une résection osseuse lors du traitement d’un canal lombaire étroit

Explication

Une instabilité iatrogène peut apparaître après une discectomie simple, une résection osseuse destinée à traiter un canal lombaire étroit ou une hyperlaxité au-dessus d’une arthrodèse. Les autres situations décrivent des mécanismes congénitaux, mécaniques ou pathologiques plutôt qu’une conséquence de soins.

8. Quelle est la fréquence approximative de la spondylolyse lombaire en Europe et sa répartition selon le sexe ?

Elle concerne environ 12 % de la population et est deux fois plus fréquente chez la femme.
Elle concerne environ 6 % de la population et est deux fois plus fréquente chez l’homme.
Elle concerne environ 6 % de la population et prédomine légèrement chez la femme.
Elle concerne environ 20 % de la population et présente une fréquence similaire selon le sexe.

Elle concerne environ 6 % de la population et est deux fois plus fréquente chez l’homme.

Explication

La spondylolyse lombaire touche environ 6 % de la population européenne et survient deux fois plus souvent chez l’homme. La forme dégénérative, contrairement à la spondylolyse, prédomine chez la femme.

9. Dans quelle proportion une translation horizontale définissant un spondylolisthésis est-elle observée chez les personnes atteintes de spondylolyse ?

Dans environ 20 % des cas de spondylolyse.
Dans environ 50 % des cas de spondylolyse.
Dans environ 85 % des cas de spondylolyse.
Dans environ 14 % des cas de spondylolyse.

Dans environ 50 % des cas de spondylolyse.

Explication

Une translation horizontale correspondant au spondylolisthésis est observée dans environ la moitié des cas de spondylolyse. Les valeurs de 85 % et 14 % concernent respectivement la localisation des formes lithiques en L5 et des formes arthrosiques en L4.

10. Quelle affirmation décrit le mieux la relation entre spondylolisthésis et douleur ?

La douleur est habituellement absente, car le glissement vertébral reste bien toléré dans tous les cas.
La douleur apparaît principalement lors d’une atteinte inflammatoire et disparaît dans les formes mécaniques.
La présence d’un glissement radiologique suffit à confirmer une douleur rachidienne ou neurologique.
La douleur est le symptôme essentiel, mais le spondylolisthésis peut rester longtemps asymptomatique.

La douleur est le symptôme essentiel, mais le spondylolisthésis peut rester longtemps asymptomatique.

Explication

La douleur, rachidienne ou neurologique, constitue le symptôme principal, mais de nombreux patients restent asymptomatiques ou bien tolèrent longtemps la maladie. Une anomalie radiologique ne permet donc pas, à elle seule, d’affirmer l’existence de douleurs.

11. Comment se caractérisent le plus souvent les douleurs lombaires liées au spondylolisthésis ?

Elles sont mécaniques, augmentées par l’effort et soulagées par le repos.
Elles sont exclusivement nocturnes et associées à un dérouillage matinal prolongé.
Elles sont insensibles aux efforts, mais augmentent lors de la flexion du tronc.
Elles sont inflammatoires, aggravées par le repos et améliorées par l’activité physique.

Elles sont mécaniques, augmentées par l’effort et soulagées par le repos.

Explication

Les douleurs lombaires sont généralement mécaniques : les efforts les aggravent tandis que le repos les soulage. Une usure et une inflammation discales peuvent toutefois ajouter une composante inflammatoire avec réveils nocturnes et dérouillage matinal.

12. Quel tableau correspond à une claudication neurogène intermittente ?

Une douleur permanente au repos, accentuée par la flexion et calmée par la marche.
Une faiblesse apparaissant en position assise, améliorée par l’extension du rachis.
Des douleurs et une faiblesse à la marche, soulagées par l’arrêt et la flexion du tronc.
Une douleur limitée au lever, disparaissant après plusieurs heures d’activité physique.

Des douleurs et une faiblesse à la marche, soulagées par l’arrêt et la flexion du tronc.

Explication

La claudication neurogène associe douleurs et faiblesse des membres inférieurs pendant la marche, avec amélioration à l’arrêt et souvent en se penchant en avant. La flexion antérieure ouvre le canal rachidien et réduit ainsi les symptômes.

13. Quel signe peut témoigner d’une complication neurologique du spondylolisthésis ?

Une faiblesse musculaire avec troubles de la marche ou troubles sphinctériens.
Une douleur lombaire isolée sans déficit sensitif ni moteur.
Une gêne uniquement déclenchée par le port d’une charge lourde.
Une raideur matinale brève disparaissant après quelques mouvements.

Une faiblesse musculaire avec troubles de la marche ou troubles sphinctériens.

Explication

Les complications neurologiques peuvent provoquer une faiblesse, un steppage, des difficultés à marcher sur la pointe ou les talons, voire un syndrome de la queue de cheval avec troubles urinaires ou périnéaux. Une douleur lombaire isolée évoque moins directement une complication neurologique constituée.

14. Quel protocole radiographique constitue l’examen de première intention pour rechercher un glissement et une instabilité dynamique ?

Des radiographies de face uniquement, associées à une échographie des muscles paravertébraux.
Des clichés debout de face et de profil, complétés par des profils en flexion et en extension.
Une IRM debout en flexion, suivie d’un scanner couché en extension.
Des clichés uniquement couchés, réalisés en position neutre et sans mobiliser le rachis.

Des clichés debout de face et de profil, complétés par des profils en flexion et en extension.

Explication

Les radiographies initiales doivent être réalisées debout, de face et de profil, puis complétées par des profils en flexion et en extension. Les clichés dynamiques recherchent une instabilité qui peut être moins visible en position couchée.

15. Quelle est la principale limite des radiographies dans l’évaluation du spondylolisthésis ?

Elles localisent la compression nerveuse, mais ne permettent pas de mesurer le glissement vertébral.
Elles visualisent les nerfs avec précision, mais ne distinguent pas les différents stades de Meyerding.
Elles montrent le glissement et sa classification, mais précisent mal le canal et la compression nerveuse.
Elles évaluent les ostéophytes, mais ne montrent pas la position des vertèbres en charge.

Elles montrent le glissement et sa classification, mais précisent mal le canal et la compression nerveuse.

Explication

Les radiographies permettent de détecter et de stadifier le glissement selon Meyerding, mais elles évaluent mal la taille du canal et le niveau de compression nerveuse. L’IRM est plus adaptée pour localiser les structures nerveuses comprimées.

16. Quelle association entre modalité d’imagerie et objectif est correcte ?

L’IRM classe le glissement selon Meyerding, tandis que le scanner évalue surtout les tissus nerveux.
L’IRM recherche l’instabilité en charge, tandis que le scanner remplace les radiographies dynamiques.
L’IRM localise la compression nerveuse, tandis que le scanner étudie surtout les ostéophytes.
L’IRM mesure principalement les ostéophytes, tandis que le scanner localise les racines comprimées.

L’IRM localise la compression nerveuse, tandis que le scanner étudie surtout les ostéophytes.

Explication

L’IRM sert à localiser la compression nerveuse et peut orienter une infiltration ou une chirurgie. Le scanner est particulièrement utile pour étudier les lésions arthrosiques osseuses, notamment les ostéophytes.

17. Chez un patient asymptomatique, comment peut évoluer le glissement vertébral d’un spondylolisthésis ?

Il peut s’aggraver ou se stabiliser selon son origine et l’âge du patient
Il progresse à un rythme identique quel que soit l’âge du patient
Il se corrige progressivement lorsque les symptômes restent absents
Il devient stable dès que son origine a été déterminée

Il peut s’aggraver ou se stabiliser selon son origine et l’âge du patient

Explication

L’évolution dépend de l’origine du spondylolisthésis et de l’âge du patient, et le glissement peut encore progresser ou se stabiliser malgré l’absence de symptômes. L’absence de douleur ne garantit donc pas une correction spontanée ni une stabilité définitive.

18. Quelle association correspond à une prise en charge conservatrice du spondylolisthésis ?

Radiothérapie, antibiothérapie, traction et reprise sportive rapide
Kinésithérapie, antalgiques, infiltrations et adaptation des activités
Arthrodèse, greffe osseuse, vis et immobilisation prolongée
Réduction chirurgicale, remplacement discal et rééducation intensive

Kinésithérapie, antalgiques, infiltrations et adaptation des activités

Explication

Le traitement conservateur associe notamment kinésithérapie, infiltrations rachidiennes cortisoniques, antalgiques, anti-inflammatoires et adaptation professionnelle ou sportive. L’arthrodèse et la greffe osseuse relèvent du traitement chirurgical, et non de cette prise en charge initiale.

19. Dans quelle situation une chirurgie du spondylolisthésis est-elle généralement proposée ?

Après une courte période d’activité sportive, afin de prévenir toute récidive douloureuse
Dès la découverte du glissement, même en l’absence de douleur ou de déficit neurologique
Lorsque la kinésithérapie améliore les symptômes mais doit être poursuivie après l’intervention
Lorsque les douleurs résistent au traitement conservateur ou qu’il existe des troubles neurologiques

Lorsque les douleurs résistent au traitement conservateur ou qu’il existe des troubles neurologiques

Explication

La chirurgie est envisagée lorsque les douleurs ne sont pas contrôlées par les traitements conservateurs ou lorsque des troubles neurologiques apparaissent, avec une arthrodèse lombaire dans la plupart des cas. Un glissement asymptomatique ou amélioré par le traitement conservateur ne constitue pas à lui seul une indication opératoire.

20. Quel est le rôle essentiel de la greffe osseuse dans une arthrodèse lombaire ?

Elle remplace les muscles lombaires et restaure leur force après l’intervention
Elle forme un pont entre les vertèbres pour permettre leur fusion
Elle maintient le niveau opéré pendant la consolidation sans participer à la fusion
Elle supprime immédiatement la douleur en bloquant les nerfs rachidiens

Elle forme un pont entre les vertèbres pour permettre leur fusion

Explication

La greffe osseuse est l’élément essentiel de l’arthrodèse, car elle établit un pont entre les vertèbres et permet leur fusion; elle peut provenir du bassin, d’une banque d’os ou d’un matériau synthétique. Les vis et les cages assurent plutôt la stabilisation du niveau opéré pendant que la greffe consolide.

21. Pendant combien de temps la consolidation d’une greffe osseuse d’arthrodèse peut-elle se poursuivre ?

Environ trois à quatre mois, délai correspondant à la durée habituelle du corset
Environ deux à quatre semaines, avec une fusion complète dès la sortie de l’hôpital
Environ cinq à six ans, période nécessaire avant toute mobilisation du rachis
Environ 12 à 18 mois, avec une stabilisation assurée entre-temps par les vis et les cages

Environ 12 à 18 mois, avec une stabilisation assurée entre-temps par les vis et les cages

Explication

La consolidation osseuse peut durer de 12 à 18 mois; pendant cette période, les vis et les cages stabilisent le niveau opéré. La durée de trois à quatre mois concerne le port postopératoire du corset, et non la consolidation complète de la greffe.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 52 flashcards sur Spondylolisthésis lombaire.

Qu'est-ce que la stabilité vertébrale ?

La capacité des vertèbres à maintenir leur cohésion en toutes positions et mouvements physiologiques.

Qu'est-ce que l'instabilité vertébrale ?

Un processus pathologique dégénératif causant des mouvements intervertébraux anormaux ou majorés.

Qu'est-ce que le spondylolisthésis ?

Le glissement d’une vertèbre lombaire par rapport à celle en dessous.

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