QCM : Analyse de la communication (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que signifie l’idée selon laquelle la communication est pluridéterminée ?

Elle repose sur une cause principale et s’explique par une seule dimension
Elle concerne plusieurs interlocuteurs mais conserve une seule explication
Elle varie selon les situations sans qu’il soit possible d’en analyser les causes
Elle dépend de plusieurs causes et peut être étudiée selon différentes dimensions

Elle dépend de plusieurs causes et peut être étudiée selon différentes dimensions

Explication

La communication est dite pluridéterminée parce que plusieurs causes contribuent à la produire et qu’elle peut être examinée selon diverses dimensions. L’idée d’une cause unique réduit à tort la complexité du phénomène.

2. Quelle démarche permet de comprendre la communication dans toute sa complexité ?

Décrire les paroles échangées en écartant les facteurs relationnels
Retenir la dimension la plus visible pour construire une explication générale
Distinguer plusieurs dimensions explicatives sans la réduire à une cause unique
Chercher une cause commune capable d’expliquer chaque situation

Distinguer plusieurs dimensions explicatives sans la réduire à une cause unique

Explication

Comprendre la communication exige de dissocier plusieurs dimensions explicatives afin d’en examiner la complexité. Se concentrer sur une seule cause ou sur la seule parole échangée conduit à une analyse réductrice.

3. Dans une relation entre une mère et son enfant, quel élément relève principalement du statut social ?

L’appartenance familiale qui contribue à définir le type de relation
Le savoir partagé qui facilite leur compréhension mutuelle
Le service rendu qui règle la répartition des actions entre eux
Le comportement en miroir qui manifeste leur égalité interactionnelle

L’appartenance familiale qui contribue à définir le type de relation

Explication

Le statut social désigne une identité ou une appartenance, comme l’appartenance familiale, qui contribue à déterminer le type de relation. Le service rendu relève plutôt du rôle social, tandis que les autres réponses renvoient à d’autres dimensions.

4. Dans une équipe professionnelle, quel aspect est principalement déterminé par le rôle social d’un interlocuteur ?

Les savoirs considérés comme communs par les membres de la communauté
Le type de relation créé par une appartenance familiale ou amicale
La présence de comportements en miroir fondés sur une égalité relationnelle
Les services échangés et le degré d’influence entre les interlocuteurs

Les services échangés et le degré d’influence entre les interlocuteurs

Explication

Le rôle social correspond à une position interactionnelle qui organise les services, les actions, les savoirs mobilisés et l’influence entre interlocuteurs. Le type de relation dépend principalement du statut social, et non du rôle.

5. Pourquoi des présupposés partagés facilitent-ils la communication entre les membres d’une même communauté ?

Ils attribuent à chaque interlocuteur une position qui règle son influence
Ils imposent des rôles différents qui organisent les services échangés
Ils fournissent des savoirs considérés comme communs par les interlocuteurs
Ils transforment une relation professionnelle en relation familiale ou amicale

Ils fournissent des savoirs considérés comme communs par les interlocuteurs

Explication

Les présupposés partagés sont des savoirs tenus pour communs, ce qui rend les échanges possibles grâce à la familiarité et à l’appartenance commune. Ils ne définissent pas directement les rôles ni le type de relation entre les personnes.

6. Dans l’analyse de l’école de Palo Alto, que désigne la dimension relationnelle d’un message ?

L’information précise qui est transmise indépendamment de la situation d’échange
Le degré d’égalité entre les interlocuteurs et leurs comportements en miroir
La communauté d’appartenance qui fournit les savoirs présupposés
La manière dont le contenu doit être interprété, comme un ordre, un conseil ou une demande

La manière dont le contenu doit être interprété, comme un ordre, un conseil ou une demande

Explication

La relation indique comment interpréter le contenu transmis, par exemple comme un ordre, un conseil ou une demande. Le contenu correspond à l’information dite, tandis que l’égalité et les présupposés relèvent d’autres notions.

7. Quelle distinction caractérise un échange symétrique par rapport à un échange complémentaire ?

La symétrie repose sur l’égalité, tandis que la complémentarité articule des rôles différents
La symétrie s’appuie sur des savoirs communs, tandis que la complémentarité transmet une information
La symétrie dépend d’un ordre explicite, tandis que la complémentarité dépend d’un conseil
La symétrie organise des rôles différents, tandis que la complémentarité repose sur l’égalité

La symétrie repose sur l’égalité, tandis que la complémentarité articule des rôles différents

Explication

Un échange symétrique met en jeu l’égalité et des comportements en miroir, alors qu’un échange complémentaire articule des rôles différents. Les autres réponses confondent cette distinction avec le contenu, la relation ou les présupposés partagés.

8. Que signifie coder un message dans le processus de communication ?

Relier les interlocuteurs par un canal physique et psychologique
Adapter une représentation sémantique aux valeurs du destinataire
Associer une information à des signaux physiques qui la matérialisent
Interpréter des signaux reçus afin d’en reconstruire la signification

Associer une information à des signaux physiques qui la matérialisent

Explication

Le codage transforme des idées ou des représentations sémantiques en signaux physiques. L’interprétation des signaux reçus relève du décodage, et non du codage.

9. Dans le modèle de Jakobson, quels éléments rendent possible la transmission d’un message du destinateur au destinataire ?

Un contexte, un code commun et un contact réunissant canal physique et connexion psychologique
Une intention, une émotion partagée et un langage commun dépourvu de support matériel
Un contenu, une réaction affective et une convention sociale indépendante du canal
Un signal, une interprétation individuelle et une distance séparant les deux interlocuteurs

Un contexte, un code commun et un contact réunissant canal physique et connexion psychologique

Explication

Chez Jakobson, le message circule grâce au contexte, au code commun et au contact, qui comprend un canal physique et une connexion psychologique. Le code désigne les signes partagés, tandis que le contact désigne les conditions matérielles et relationnelles de la liaison.

10. Lorsqu’une personne comprend qu’un locuteur cherche indirectement à la rassurer, quel processus interprétatif est mobilisé au-delà du sens littéral de ses paroles ?

Une inférence fondée sur un raisonnement hypothético-déductif
Un contact qui relie les interlocuteurs par un canal
Un codage qui associe une idée à un signal physique
Un décodage limité à l’interprétation des signes conventionnels

Une inférence fondée sur un raisonnement hypothético-déductif

Explication

L’inférence permet de dépasser le sens sémantique codé pour reconstruire l’intention communicative au moyen d’un raisonnement hypothético-déductif. Le décodage interprète les signaux reçus, mais ne suffit pas à expliquer l’intention implicite.

11. Une conversation laisse une personne satisfaite, déçue ou frustrée : quelle dimension de la communication est principalement concernée ?

La dimension affective, qui porte sur les émotions, les désirs et les valeurs éprouvés
La dimension spatiale, qui porte sur la distance entre les interlocuteurs
La dimension technique, qui porte sur le canal et les outils employés
La dimension cognitive, qui porte sur les informations et les représentations traitées

La dimension affective, qui porte sur les émotions, les désirs et les valeurs éprouvés

Explication

La dimension affective concerne ce que l’échange fait éprouver, notamment la satisfaction, la déception ou la frustration. La dimension cognitive concerne plutôt le traitement des informations et des représentations.

12. Quel échange illustre le mieux le malheur conversationnel ?

Un échange qui permet aux interlocuteurs de partager des signes conventionnels
Une conversation qui apaise une personne et la rend plus confiante
Un dialogue qui transmet clairement une information technique au destinataire
Une discussion qui provoque gêne, inquiétude ou sentiment d’avoir été trompé

Une discussion qui provoque gêne, inquiétude ou sentiment d’avoir été trompé

Explication

Le malheur conversationnel désigne un échange générant reproches, gêne, inquiétude, tromperie ou mensonge. Une conversation qui apaise ou rassure relève au contraire du bonheur conversationnel.

13. Quel effet caractérise la communication écrite et numérique par rapport à un échange oral dépendant davantage de la coprésence ?

Elle peut réduire l’effet des distances, élargir la diffusion et toucher plusieurs interlocuteurs simultanément
Elle renforce la nécessité d’une présence commune et limite la réception à quelques interlocuteurs
Elle transforme chaque message en échange immédiat entre deux personnes physiquement réunies
Elle réserve la transmission aux interlocuteurs partageant le même espace social et temporel

Elle peut réduire l’effet des distances, élargir la diffusion et toucher plusieurs interlocuteurs simultanément

Explication

L’écrit et le numérique peuvent abolir les distances spatiales, diffuser largement un message et atteindre plusieurs personnes en même temps. L’échange oral est davantage contraint par la coprésence immédiate, ce qui rend la deuxième proposition incompatible avec cette distinction.

14. Pourquoi les gestes et les techniques de communication sont-ils considérés comme socialisés et conventionnels ?

Parce qu’ils dépendent principalement des caractéristiques physiques du corps de chaque personne
Parce que leurs formes varient selon les époques, les espaces et les milieux sociaux
Parce qu’ils expriment des significations identiques dans toutes les sociétés et toutes les périodes
Parce qu’ils sont déterminés par les technologies disponibles sans influence des pratiques sociales

Parce que leurs formes varient selon les époques, les espaces et les milieux sociaux

Explication

Les gestes et les techniques de communication sont socialisés et conventionnels parce qu’ils changent selon le temps, l’espace et les milieux sociaux. Leur diversité ne s’explique donc ni par des significations universelles ni par la seule technologie.

15. Dans son sens étroit, comment la communication est-elle définie ?

Comme une faculté psychologique d’éprouver et d’interpréter des valeurs
Comme une maîtrise technique des gestes, des outils et des procédures
Comme une capacité sociale d’échange verbal ou non verbal avec autrui
Comme une aptitude grammaticale à produire des énoncés correctement formés

Comme une capacité sociale d’échange verbal ou non verbal avec autrui

Explication

Au sens étroit, la communication désigne une capacité sociale permettant d’échanger ou de partager différents contenus avec autrui. La capacité grammaticale relève de la définition large et constitue une dimension associée plutôt que le processus social lui-même.

16. Quelle capacité supplémentaire caractérise la définition large de la communication par rapport à sa définition étroite ?

La capacité technique à maîtriser des gestes et des outils
La capacité sociale à échanger des informations avec autrui
La capacité relationnelle à adapter ses échanges aux statuts
La capacité matérielle à transmettre des objets et des services

La capacité technique à maîtriser des gestes et des outils

Explication

La définition large intègre notamment la capacité technique ou ergologique à maîtriser des gestes et des outils, ainsi que des capacités grammaticale, psychologique et axiologique. La capacité sociale constitue déjà le processus central de la communication au sens étroit.

17. Quelle situation montre que le langage n’est pas nécessaire à toute communication ?

Une personne rédige un message en respectant les règles de sa langue
Un locuteur choisit des mots adaptés au statut de son interlocuteur
Deux personnes se comprennent par des gestes sans utiliser la parole ni l’écriture
Un auteur organise des phrases pour transmettre une information complexe

Deux personnes se comprennent par des gestes sans utiliser la parole ni l’écriture

Explication

Une interaction gestuelle peut transmettre un message sans recours à la parole ni à l’écriture, ce qui illustre le caractère non verbal de certaines communications. La rédaction, le choix des mots et l’organisation des phrases mobilisent au contraire le langage socialisé.

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Qu'est-ce que la communication pluridéterminée ?

Une communication déterminée par plusieurs causes et dimensions explicatives.

Que signifie analyser la communication ?

Distinguer plusieurs dimensions pour comprendre sa complexité.

Qu'est-ce qu'un statut social dans une interaction ?

Une identité ou appartenance déterminant le type de relation entre interlocuteurs.

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