QCM : Analyse des fonctions réelles et leurs propriétés — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’appelle-t-on le domaine de définition d’une fonction réelle ?

L’ensemble des points du plan appartenant à son graphe
L’ensemble des réels positifs sur lequel la fonction est croissante
L’ensemble des valeurs que la fonction peut prendre
L’ensemble des réels pour lesquels l’expression de la fonction a un sens

L’ensemble des réels pour lesquels l’expression de la fonction a un sens

Explication

Le domaine de définition est l’ensemble des réels x pour lesquels l’expression f(x) est bien définie. L’ensemble des valeurs prises par la fonction correspond à son image, pas à son domaine.

2. Comment se caractérise le graphe d’une fonction paire ?

Il est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées
Il est invariant par translation horizontale
Il est symétrique par rapport à l’axe des abscisses
Il est symétrique par rapport à la première bissectrice

Il est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées

Explication

Une fonction paire vérifie f(-x)=f(x), ce qui implique une symétrie du graphe par rapport à l’axe des ordonnées. La symétrie par rapport à la première bissectrice concerne plutôt une réciproque.

3. Quel ensemble désigne les entiers relatifs ?

L’ensemble des entiers positifs, négatifs et nuls
L’ensemble des réels strictement positifs
L’ensemble des entiers naturels uniquement
L’ensemble des nombres écrits comme un quotient de deux entiers

L’ensemble des entiers positifs, négatifs et nuls

Explication

Les entiers relatifs regroupent les entiers négatifs, nuls et positifs. Les nombres écrits comme un quotient de deux entiers sont les rationnels.

4. Quel est l’ensemble des réels non nuls ?

N
R+
Z
R*

R*

Explication

R* désigne l’ensemble des réels différents de 0, soit ]-∞,0[ ∪ ]0,+∞[. R+ contient au contraire les réels positifs ou nuls.

5. Quelle est la définition de la restriction d’une fonction à un ensemble A ?

Une nouvelle fonction obtenue en changeant la formule
La partie du graphe située au-dessus de l’axe des abscisses
L’ensemble des valeurs prises par la fonction sur A
La même règle de calcul, mais seulement sur le domaine A

La même règle de calcul, mais seulement sur le domaine A

Explication

La restriction conserve la même loi x↦f(x), mais on limite simplement le domaine à A. On ne change donc pas la formule de la fonction.

6. Sur quel ensemble la composée g∘f est-elle définie ?

Sur tous les x réels
Sur l’intersection de Df et Dg
Sur les x de Df tels que f(x) appartient à Dg
Sur les x de Dg tels que g(x) appartient à Df

Sur les x de Df tels que f(x) appartient à Dg

Explication

La composée g∘f n’a un sens que pour les x de Df dont l’image par f appartient au domaine de g. L’intersection de Df et Dg n’est pas le bon critère.

7. Quel est le domaine de définition de la tangente ?

Tous les réels
Tous les réels sauf les valeurs π/2 + kπ
Tous les réels sauf les valeurs kπ
Seulement les réels positifs

Tous les réels sauf les valeurs π/2 + kπ

Explication

La tangente n’est pas définie lorsque cos(θ)=0, c’est-à-dire pour θ=π/2+kπ. Elle est bien définie ailleurs sur ℝ.

8. Quelle propriété caractérise la tangente ?

Elle est paire et π-périodique
Elle est impaire et 2π-périodique
Elle est paire et 2π-périodique
Elle est impaire et π-périodique

Elle est impaire et π-périodique

Explication

On a tan(-θ)=-tan(θ), donc la tangente est impaire, et elle vérifie aussi tan(θ+π)=tan(θ), donc elle est π-périodique. Son image est d’ailleurs tout ℝ.

9. Quelle condition définit une fonction impaire ?

f(x)≥0 pour tout x de son domaine
f(-x)=f(x) pour tout x de son domaine
f(-x)=-f(x) pour tout x de son domaine
f(x+T)=f(x) pour tout x de son domaine

f(-x)=-f(x) pour tout x de son domaine

Explication

Une fonction est impaire lorsque la valeur en -x est l’opposée de celle en x. La condition f(-x)=f(x) définit au contraire une fonction paire.

10. Quelle est la seule fonction à la fois paire et impaire ?

La fonction identité
La fonction nulle
La fonction tangente
La fonction carré

La fonction nulle

Explication

Si une fonction est à la fois paire et impaire, alors f(x)=f(-x) et f(x)=-f(-x), donc f(x)=0 pour tout x. La seule possibilité est donc la fonction nulle.

11. Qu’est-ce qu’une fonction T-périodique ?

Une fonction telle que f(x+T)=-f(x) pour tout x de son domaine
Une fonction telle que f(x)=T pour tout x de son domaine
Une fonction telle que f(-x)=f(x) pour tout x de son domaine
Une fonction telle que f(x+T)=f(x) pour tout x de son domaine

Une fonction telle que f(x+T)=f(x) pour tout x de son domaine

Explication

Une fonction est T-périodique si ajouter T à l’entrée ne change pas la valeur : f(x+T)=f(x). La relation f(-x)=f(x) décrit au contraire la parité, pas la périodicité.

12. Comment peut-on reconstruire le graphe d’une fonction périodique de période T ?

En le répétant par translations horizontales de longueur nT
En le réfléchissant uniquement par rapport à l’axe des ordonnées
En le complétant seulement sur l’intervalle [0,T] sans translation
En le faisant tourner autour de l’origine

En le répétant par translations horizontales de longueur nT

Explication

Si une fonction est périodique de période T, son graphe se répète par translations horizontales de longueur nT, avec n entier. Les symétries concernent la parité, pas la périodicité en elle-même.

13. Quand une fonction continue sur un intervalle I et strictement monotone réalise-t-elle une bijection ?

Lorsqu’elle est seulement injective sur I
Lorsqu’elle prend toutes les valeurs réelles
Lorsqu’elle est une bijection de I sur son image f(I)
Lorsqu’elle est périodique sur I

Lorsqu’elle est une bijection de I sur son image f(I)

Explication

Une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle est bijective de I sur son image f(I). La stricte monotonie assure l’unicité de l’antécédent, et la continuité joue avec le théorème des valeurs intermédiaires pour l’existence.

14. Quel énoncé décrit correctement la fonction réciproque d’une bijection croissante continue ?

Elle est continue, strictement monotone et garde le même sens de variation
Elle n’existe que si la fonction initiale est paire
Elle est toujours décroissante, même si la fonction initiale est croissante
Son graphe est symétrique par rapport à l’axe des ordonnées

Elle est continue, strictement monotone et garde le même sens de variation

Explication

La réciproque d’une bijection continue et strictement monotone est elle aussi continue et strictement monotone, avec le même sens de variation. Son graphe est symétrique par rapport à la droite y=x, et non à l’axe des ordonnées.

15. Quel type d’asymptote obtient-on à +∞ lorsque le terme principal d’un développement généralisé est de degré 1 ?

Une asymptote circulaire centrée à l’origine
Une asymptote oblique de la forme y=b1x+a0
Aucune asymptote n’est alors possible
Une asymptote verticale de la forme x=x0

Une asymptote oblique de la forme y=b1x+a0

Explication

Quand le terme principal du développement généralisé à +∞ est de degré 1, l’asymptote est oblique et s’écrit y=b1x+a0. Une asymptote verticale concerne plutôt un voisinage d’un point fini.

16. Dans un voisinage d’un point x0, comment détermine-t-on la position relative du graphe par rapport à l’asymptote issue d’un développement généralisé ?

En étudiant le signe du premier terme non nul après l’approximation
En comparant seulement les termes constants du développement
En dérivant une seule fois sans utiliser le développement
En regardant uniquement la valeur de la fonction en x0

En étudiant le signe du premier terme non nul après l’approximation

Explication

La position relative se lit avec le premier terme non nul après la partie asymptotique : son signe indique si le graphe est au-dessus ou au-dessous. C’est ce terme qui gouverne le comportement local près de x0.

17. Que signifie le cas n=0 dans la formule de Taylor–Young en un point x0 ?

La continuité de la fonction en x0
L’injectivité de la fonction en x0
La dérivabilité seconde en x0
L’existence d’une asymptote en x0

La continuité de la fonction en x0

Explication

Pour n=0, Taylor–Young donne f(x)=f(x0)+o(1), ce qui équivaut à la continuité en x0. Le cas n=1 correspond, lui, à la dérivabilité.

18. Que garantit le théorème des valeurs intermédiaires pour une fonction continue sur un intervalle ?

La stricte décroissance de la fonction sur tout l’intervalle
L’existence d’une asymptote horizontale
L’unicité automatique de chaque solution
L’existence de solutions pour toute valeur intermédiaire entre deux valeurs prises

L’existence de solutions pour toute valeur intermédiaire entre deux valeurs prises

Explication

Le théorème des valeurs intermédiaires assure qu’une fonction continue prend toutes les valeurs intermédiaires entre deux valeurs qu’elle atteint. L’unicité ne vient pas de ce théorème, mais de la stricte monotonie.

19. Que permet de conclure le signe de la dérivée f' sur un intervalle ?

Le sens de variation de la fonction sur cet intervalle
La valeur exacte de toutes ses extrema
La parité de la fonction
L’existence d’une asymptote verticale

Le sens de variation de la fonction sur cet intervalle

Explication

Le signe de f' détermine si la fonction est croissante, décroissante ou constante sur l’intervalle. En revanche, il ne donne pas directement la valeur exacte des extrema.

20. Que caractérise le comportement de la courbe de cosinus en x=π/2 ?

Un point d’inflexion où la courbe traverse sa tangente
Une asymptote oblique
Un maximum local avec tangente horizontale
Une discontinuité amovible

Un point d’inflexion où la courbe traverse sa tangente

Explication

Au voisinage de π/2, la courbe de cosinus traverse sa tangente, en passant d’un côté à l’autre. Ce changement de position traduit un point d’inflexion.

21. Dans un développement limité généralisé au voisinage d’un point, quel élément permet de savoir si le graphe de la fonction est au-dessus ou au-dessous de l’asymptote ?

Le signe du premier terme non nul après le terme principal
Le degré total du polynôme principal
La valeur du terme constant du polynôme principal
La longueur du voisinage épointé choisi

Le signe du premier terme non nul après le terme principal

Explication

Le positionnement du graphe par rapport à l’asymptote se lit avec le premier terme non nul après l’approximation principale. Son signe indique si la courbe est au-dessus ou au-dessous près du point étudié.

22. Quelle méthode permet de transformer l’intégrale d’un produit en une expression faisant intervenir un produit évalué et une intégrale plus simple ?

La règle de l’hospital
La dérivation implicite
L’intégration par parties
Le théorème des accroissements finis

L’intégration par parties

Explication

L’intégration par parties réécrit l’intégrale d’un produit à l’aide d’un produit évalué et d’une nouvelle intégrale souvent plus simple. Les autres propositions ne donnent pas directement cette transformation.

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Domaine de définition — définition ?

Ensemble où f(x) est défini.

Graphe d’une fonction — ensemble ?

Points (x,f(x)) pour x dans Df.

Restriction d’une fonction — rôle ?

Limite le domaine d’étude à un sous-ensemble.

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