QCM : Approche des politiques sociales — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel ensemble décrit le mieux une politique sociale ?

Un programme économique réunissant des entreprises autour d’objectifs de rentabilité
Un ensemble de mesures, d’acteurs, de lois et de dispositifs répondant à des priorités sociales
Une campagne ponctuelle menée par des associations pour informer la population
Un service administratif chargé d’appliquer des décisions individuelles aux usagers

Un ensemble de mesures, d’acteurs, de lois et de dispositifs répondant à des priorités sociales

Explication

Une politique sociale combine des mesures, des acteurs, des textes de loi et des dispositifs mobilisés par les pouvoirs publics et les acteurs sociaux. Un simple programme économique ne rend pas compte de cette organisation ni de sa finalité sociale.

2. Quel objectif correspond directement aux politiques sociales ?

Réduire les inégalités et améliorer le bien-être des populations
Remplacer les solidarités collectives par des démarches individuelles
Accroître la concurrence entre les territoires et les organismes sociaux
Réserver les prestations publiques aux personnes ayant un emploi

Réduire les inégalités et améliorer le bien-être des populations

Explication

Les politiques sociales visent à lutter contre les inégalités économiques et sociales et à améliorer le bien-être des populations. Accroître la concurrence ou conditionner l’aide à l’emploi ne correspond pas à cette finalité générale.

3. Quelle distinction entre les formes de politiques sociales est correcte ?

Une politique catégorielle porte sur une loi, une sectorielle sur un acteur et une transversale sur un dispositif
Une politique catégorielle vise un territoire, une sectorielle un ministère et une transversale une seule profession
Une politique catégorielle vise un public, une sectorielle un domaine et une transversale plusieurs secteurs et publics
Une politique catégorielle concerne plusieurs secteurs, une sectorielle plusieurs publics et une transversale un domaine

Une politique catégorielle vise un public, une sectorielle un domaine et une transversale plusieurs secteurs et publics

Explication

La politique catégorielle se définit par le public ciblé, la politique sectorielle par le domaine concerné et la politique transversale par son extension à plusieurs secteurs, publics et ministères. Les autres propositions confondent les critères de classement.

4. Quel ensemble caractérise les politiques sociales contemporaines ?

Un public désigné, une aide ponctuelle, un financement privé et une intervention professionnelle isolée
Un ministère central, une prestation uniforme, une décision administrative et une évaluation financière
Une association locale, une enquête individuelle, une orientation médicale et une procédure standardisée
Un territoire, un diagnostic, des partenaires variés, un guichet unique, la participation et l’approche par les pairs

Un territoire, un diagnostic, des partenaires variés, un guichet unique, la participation et l’approche par les pairs

Explication

Les politiques sociales contemporaines s’appuient sur un territoire, un diagnostic et de nombreux partenaires publics et privés, tout en mobilisant plusieurs démarches de coopération. La proposition centrée sur un ministère et une prestation uniforme ne reflète pas cette pluralité.

5. Quel élément distingue l’accompagnement social d’une logique d’assistanat ?

La personne participe à un projet individualisé construit à partir de ses besoins
La personne est orientée vers un service sans suivi de la mise en œuvre du projet
La personne reçoit une aide standardisée sans prendre part aux décisions qui la concernent
Le professionnel traite une difficulté collective sans examiner la situation personnelle

La personne participe à un projet individualisé construit à partir de ses besoins

Explication

L’accompagnement social repose sur l’acceptation et l’implication de la personne ainsi que sur la construction d’un projet individualisé. L’assistanat place davantage la personne dans une position passive, contrairement à la participation attendue ici.

6. Comment le travail social articule-t-il ses principaux modes d’intervention ?

Il se limite à l’action collective auprès de groupes partageant les mêmes besoins
Il associe l’action individuelle, l’approche globale et l’action collective
Il traite une difficulté isolée sans relier la situation à son environnement
Il privilégie l’action individuelle et écarte les dimensions familiales ou collectives

Il associe l’action individuelle, l’approche globale et l’action collective

Explication

Le travail social repose sur l’action individuelle, l’approche globale des problèmes de la personne et l’action collective. Réduire son intervention à une seule dimension néglige soit la situation spécifique, soit son environnement, soit les besoins partagés.

7. Dans quels organismes les professionnels du secteur social peuvent-ils intervenir ?

Dans les services de l’État, les collectivités, les CPAM, les CAF, les associations et les entreprises
Dans les CPAM, les CAF, les associations, les entreprises et les administrations fiscales
Dans les établissements scolaires, les tribunaux, les banques, les commerces et les cabinets médicaux
Dans les services de l’État, les collectivités, les hôpitaux, les syndicats et les organismes sportifs

Dans les services de l’État, les collectivités, les CPAM, les CAF, les associations et les entreprises

Explication

Les professionnels du secteur social interviennent notamment dans les services de l’État, les collectivités territoriales, les CPAM, les CAF, les associations et les entreprises. Les autres ensembles remplacent certains de ces acteurs par des structures qui ne figurent pas dans la liste donnée.

8. Quelle transformation caractérise l’évolution historique de l’assistance aux pauvres ?

Elle passe d’une aide communale à une prise en charge exclusivement familiale
Elle passe d’une intervention publique à une assistance principalement assurée par les institutions religieuses
Elle passe d’une aide surtout religieuse à une protection sociale organisée par la collectivité
Elle passe d’une protection sociale organisée à une aide fondée sur la charité privée

Elle passe d’une aide surtout religieuse à une protection sociale organisée par la collectivité

Explication

L’assistance s’est progressivement déplacée d’une prise en charge principalement religieuse vers une intervention accrue de l’État, puis vers une protection sociale structurée. L’aide communale et l’assistance familiale ne décrivent pas cette évolution générale.

9. Quel principe le préambule constitutionnel de 1946 affirme-t-il pour les personnes incapables de travailler ?

Elles ont droit à des moyens convenables d’existence fournis par la collectivité
Elles bénéficient d’une allocation réservée aux personnes privées de logement
Elles peuvent obtenir un emploi adapté proposé par chaque commune
Elles doivent recevoir une aide financée par les seules associations caritatives

Elles ont droit à des moyens convenables d’existence fournis par la collectivité

Explication

Le préambule de 1946 reconnaît aux personnes incapables de travailler en raison de leur âge, de leur état physique ou mental ou de leur situation économique un droit à des moyens convenables d’existence fournis par la collectivité. Il ne limite pas ce principe au logement ni au financement associatif.

10. Quelle succession historique est correcte concernant les Bureaux d’Aide Sociale et les CCAS ?

Les Bureaux d’Aide Sociale sont créés en 1953 puis deviennent les CCAS en 1986
Les Bureaux d’Aide Sociale sont créés en 1986 puis deviennent les CCAS en 2002
Les Bureaux d’Aide Sociale sont créés en 1796 puis deviennent les CCAS en 1893
Les Bureaux d’Aide Sociale sont créés en 1893 puis deviennent les CCAS en 1953

Les Bureaux d’Aide Sociale sont créés en 1953 puis deviennent les CCAS en 1986

Explication

Les Bureaux d’Aide Sociale apparaissent en 1953 et prennent le nom de CCAS en 1986. Les dates de 1796 et de 1893 correspondent à d’autres formes historiques d’organisation de l’assistance.

11. Quel changement institutionnel les lois de décentralisation engagées à partir de 1982 introduisent-elles dans l’action sociale ?

Elles réservent l’essentiel de l’action sociale aux associations locales
Elles attribuent l’essentiel de l’action sociale aux établissements médico-sociaux
Elles confient l’essentiel de l’action sociale aux conseils départementaux
Elles transfèrent l’essentiel de l’action sociale aux ministères nationaux

Elles confient l’essentiel de l’action sociale aux conseils départementaux

Explication

À partir de 1982, les conseils départementaux deviennent les principaux responsables de l’action sociale. L’État conserve toutefois le cadre national et réglementaire, ce qui distingue la décentralisation d’un retrait complet de l’État.

12. Quel est l’objectif central de la loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions ?

Transférer l’essentiel de l’action sociale aux conseils départementaux
Programmer les politiques d’emploi et de logement pour la période 2005-2009
Prévenir les exclusions et favoriser l’accès de tous aux droits fondamentaux
Réorganiser les établissements médico-sociaux autour du conseil de la vie sociale

Prévenir les exclusions et favoriser l’accès de tous aux droits fondamentaux

Explication

La loi de 1998 vise à prévenir les risques d’exclusion et à faciliter l’accès aux droits fondamentaux, notamment dans l’emploi, le logement, la santé et l’éducation. La réorganisation des établissements relève principalement de la loi de 2002.

13. Quelle orientation caractérise principalement la loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale ?

Elle organise l’accès aux droits fondamentaux pour prévenir les risques d’exclusion
Elle confie aux conseils départementaux la responsabilité principale de l’action sociale
Elle programme les actions d’emploi, de logement et d’égalité des chances
Elle renforce l’autonomie, la protection, la citoyenneté et la place des usagers

Elle renforce l’autonomie, la protection, la citoyenneté et la place des usagers

Explication

La loi de 2002 réaffirme les droits des usagers et promeut l’autonomie, la protection, la cohésion sociale et la citoyenneté. La prévention des exclusions et l’accès aux droits constituent l’orientation centrale de la loi de 1998.

14. Quels domaines sont couverts par la loi de programmation pour la cohésion sociale du 18 janvier 2005 ?

La santé publique, la sécurité sanitaire et la planification régionale pour 2002-2007
L’autonomie, la protection et les droits des usagers pour 2002-2006
L’éducation, la culture et la citoyenneté dans le cadre de la loi de 1998
L’emploi, le logement et l’égalité des chances pour 2005-2009

L’emploi, le logement et l’égalité des chances pour 2005-2009

Explication

La loi du 18 janvier 2005 programme des mesures concernant l’emploi, le logement et l’égalité des chances sur la période 2005-2009. Les autres propositions renvoient à des domaines ou à des lois distincts.

15. Quelle répartition des rôles décrit correctement l’élaboration des politiques sociales au niveau national ?

Les ministères votent les projets de loi, les départements les rédigent et le Parlement coordonne leur application
Le gouvernement propose les projets de loi, le Parlement les vote et l’État fixe le cadre réglementaire
Les collectivités proposent les projets de loi, le gouvernement les vote et le Parlement applique les décrets
Le Parlement propose les projets de loi, le gouvernement les vote et les collectivités fixent le cadre réglementaire

Le gouvernement propose les projets de loi, le Parlement les vote et l’État fixe le cadre réglementaire

Explication

Le gouvernement prépare et propose les projets de loi, le Parlement les vote, puis l’État précise leur application par des ordonnances, des décrets, des plans et des programmes. Les collectivités territoriales appliquent ensuite ce cadre dans leurs domaines de compétence.

16. Quel rôle revient principalement aux ministères dans l’organisation nationale de l’action sociale ?

Définir les priorités régionales de santé et gérer les délégations départementales
Voter les projets de loi puis organiser leur application dans les établissements
Fixer les objectifs et les moyens, contrôler la loi et coordonner les politiques
Mettre en œuvre chaque action sociale au niveau communal et départemental

Fixer les objectifs et les moyens, contrôler la loi et coordonner les politiques

Explication

Les ministères définissent les objectifs et les moyens de l’action sociale, vérifient le respect de la loi et assurent la coordination nationale. La mise en œuvre territoriale relève aussi des collectivités et des services déconcentrés, tandis que la santé régionale relève de l’ARS.

17. Quelle distinction entre la DREETS et la DDETS est correcte ?

La DREETS agit au niveau régional, tandis que la DDETS agit au niveau départemental
La DREETS concerne la jeunesse et le sport, tandis que la DDETS concerne la sécurité sanitaire
La DREETS agit au niveau départemental, tandis que la DDETS agit au niveau régional
La DREETS intervient dans la santé, tandis que la DDETS coordonne les établissements médico-sociaux

La DREETS agit au niveau régional, tandis que la DDETS agit au niveau départemental

Explication

La DREETS exerce ses missions à l’échelle régionale dans l’économie, l’emploi, le travail, la formation et les solidarités. La DDETS intervient à l’échelle départementale dans l’emploi, l’insertion, l’hébergement, le logement et la lutte contre les exclusions.

18. Comment l’ARS et sa délégation départementale se répartissent-elles les responsabilités en matière de santé ?

L’ARS contrôle les politiques sociales départementales, tandis que sa délégation départementale vote les lois sanitaires
L’ARS applique les décisions communales, tandis que sa délégation départementale fixe le projet régional de santé
L’ARS définit et pilote la politique régionale, tandis que sa délégation départementale la met en œuvre localement
L’ARS organise la vie associative régionale, tandis que sa délégation départementale coordonne les politiques sportives

L’ARS définit et pilote la politique régionale, tandis que sa délégation départementale la met en œuvre localement

Explication

L’ARS protège la santé à l’échelle régionale au moyen du projet régional de santé, de la prévention et de la planification sanitaire. Sa délégation départementale met en œuvre localement la politique de santé publique définie par l’ARS.

19. Quel organisme élabore la politique départementale d’action sociale et coordonne notamment les MDPH et les CLIC ?

La protection maternelle et infantile
Une association spécialisée
Le conseil départemental
Le centre communal d’action sociale

Le conseil départemental

Explication

Le conseil départemental définit la politique sociale du département, assure l’aide sociale légale et coordonne notamment les MDPH et les CLIC. Le CCAS agit plutôt à l’échelle communale, dans la prévention et les services sociaux de proximité.

20. Une équipe souhaite suivre la santé d’une future mère et le développement de son enfant de trois ans : quel service est le plus directement compétent ?

La protection maternelle et infantile
L’aide sociale à l’enfance
La maison départementale des personnes handicapées
Le centre communal d’action sociale

La protection maternelle et infantile

Explication

La PMI intervient dans la prévention et le suivi de la santé des futures mères, des jeunes mamans et des enfants de zéro à six ans. L’ASE concerne plutôt les familles en difficulté et la protection des enfants dont les conditions de vie ou d’éducation sont insuffisantes.

21. Quelle mission relève principalement du centre communal d’action sociale ?

Impulser le cadre national et financer les politiques sociales
Développer la prévention sociale de proximité et constituer des demandes d’aide
Définir la politique sociale du département et coordonner les dispositifs départementaux
Protéger les enfants exposés à des conditions d’éducation insuffisantes

Développer la prévention sociale de proximité et constituer des demandes d’aide

Explication

Le CCAS mène la prévention et le développement social de proximité, instruit les demandes d’aides sociales légales et peut proposer des aides facultatives. La définition de la politique départementale relève du conseil départemental, tandis que le cadre national est impulsé par l’État.

22. Comment s’organisent les rôles des acteurs dans une politique sociale territoriale ?

Les services déconcentrés financent les communes, tandis que les associations assurent la coordination administrative des collectivités
Les associations fixent le cadre, l’État intervient localement et les collectivités financent les partenariats
Les collectivités définissent le cadre national, les services déconcentrés remplacent les associations et l’État agit en proximité
L’État fixe et finance le cadre, les collectivités le mettent en œuvre et les associations complètent l’action

L’État fixe et finance le cadre, les collectivités le mettent en œuvre et les associations complètent l’action

Explication

Les acteurs ont des fonctions complémentaires : l’État et les ministères impulsent et financent le cadre, les services déconcentrés le relaient, les collectivités le mettent en œuvre et les associations renforcent l’action par leurs partenariats. Les associations ne remplacent donc pas les collectivités dans la mise en œuvre territoriale.

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Qu'est-ce qu'une politique sociale ?

Un ensemble de mesures, acteurs, lois et dispositifs pour répondre à des priorités sociales.

Quel est l'objectif principal des politiques sociales ?

Lutter contre les inégalités économiques et sociales et améliorer le bien-être.

Quels risques les politiques sociales prennent-elles en charge ?

Les risques économiques, familiaux, sanitaires et professionnels.

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