QCM : Arithmétique, matrices et déterminants (59 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle propriété caractérise un ensemble en mathématiques ?

Il rassemble des objets pouvant être identifiés différemment selon leur représentation.
Il rassemble des objets dont l’appartenance dépend d’une opération effectuée auparavant.
Il rassemble des objets bien déterminés, chacun apparaissant comme un élément unique.
Il rassemble des objets classés selon leur ordre d’apparition dans une liste.

Il rassemble des objets bien déterminés, chacun apparaissant comme un élément unique.

Explication

Un ensemble est une collection d’objets bien déterminés, et chaque objet y est considéré comme unique. Une liste ordonnée ou une collection comportant des répétitions ne correspond pas à cette définition.

2. Que signifie l’écriture E⊂FE \subset F ?

Tout élément de EE appartient aussi à FF.
Tout élément de FF appartient aussi à EE.
Les deux ensembles possèdent exactement les mêmes éléments.
Les deux ensembles ont le même nombre d’éléments, quelle que soit leur composition.

Tout élément de $$E$$ appartient aussi à $$F$$.

Explication

L’inclusion E⊂FE \subset F signifie que chaque élément de EE est également un élément de FF. Elle n’impose pas que tous les éléments de FF appartiennent à EE, condition nécessaire pour conclure à l’égalité.

3. Un ensemble possède 55 éléments. Combien son ensemble des parties possède-t-il d’éléments ?

6464
3232
2525
1010

$$32$$

Explication

Un ensemble de nn éléments possède 2n2^n parties, donc ici 25=322^5=32. Le nombre d’éléments de l’ensemble initial ne doit pas être multiplié ou élevé au carré.

4. Soient E={1,2,3,4}E=\{1,2,3,4\} et F={3,4,5}F=\{3,4,5\}. Quel ensemble représente E∖FE\setminus F ?

{3,4}\{3,4\}
{1,2}\{1,2\}
{1,2,3,4,5}\{1,2,3,4,5\}
{1,2,5}\{1,2,5\}

$$\{1,2\}$$

Explication

La différence E∖FE\setminus F contient les éléments de EE qui n’appartiennent pas à FF, soit 11 et 22. Les éléments 33 et 44 sont communs aux deux ensembles et sont donc exclus de cette différence.

5. Quelle condition doit satisfaire une application f:A→Bf:A\to B ?

Chaque élément de BB reçoit une image unique appartenant à AA.
Chaque élément de AA reçoit une image unique appartenant à BB.
Chaque élément de AA reçoit au moins deux images appartenant à BB.
Chaque élément de BB reçoit exactement une image appartenant à AA.

Chaque élément de $$A$$ reçoit une image unique appartenant à $$B$$.

Explication

Une application de AA vers BB associe à chaque élément de AA une valeur unique et bien déterminée dans BB. Le fait que chaque élément de BB possède une image ou un antécédent relève de propriétés supplémentaires, comme la surjectivité.

6. Deux applications f:A→Bf:A\to B et f′:A′→B′f':A'\to B' sont égales dans quel cas ?

Elles ont le même ensemble d’arrivée, même si leurs ensembles de départ sont différents.
Elles possèdent le même nombre d’éléments dans leurs ensembles de départ et d’arrivée.
Leurs ensembles de départ et d’arrivée coïncident, et leurs valeurs coïncident sur le départ.
Elles donnent les mêmes valeurs sur les éléments communs, même si leurs ensembles diffèrent.

Leurs ensembles de départ et d’arrivée coïncident, et leurs valeurs coïncident sur le départ.

Explication

L’égalité de deux applications exige l’égalité de leurs ensembles de départ et d’arrivée, ainsi que l’égalité de leurs valeurs en chaque élément du départ. Des valeurs identiques sur une partie commune ne suffisent pas si les ensembles associés diffèrent.

7. Une application f:E→Ff:E\to F est injective lorsque quelle propriété est vérifiée ?

Chaque élément de FF possède au moins un antécédent dans EE.
Chaque élément de FF possède exactement un antécédent dans EE.
Chaque élément de EE possède au moins deux images distinctes dans FF.
Chaque élément de FF possède au plus un antécédent dans EE.

Chaque élément de $$F$$ possède au plus un antécédent dans $$E$$.

Explication

L’injectivité interdit que deux éléments distincts de EE aient la même image, ce qui revient à dire qu’un élément de FF possède au plus un antécédent. La présence d’au moins un antécédent pour chaque élément de FF caractérise la surjectivité.

8. Que peut-on affirmer d’une application bijective f:E→Ff:E\to F ?

Chaque élément de FF possède exactement un antécédent dans EE.
Chaque élément de FF possède au moins deux antécédents dans EE.
Chaque élément de EE possède une image dans un ensemble distinct de FF.
Chaque élément de FF possède au plus un antécédent dans EE.

Chaque élément de $$F$$ possède exactement un antécédent dans $$E$$.

Explication

Une bijection est à la fois injective et surjective : chaque élément de FF possède donc au moins un antécédent et au plus un antécédent, c’est-à-dire exactement un. La seule borne « au plus un » décrit l’injectivité sans garantir l’existence d’un antécédent.

9. Que signifie a∣ba\mid b pour deux entiers aa et bb ?

aa et bb ont nécessairement la même valeur absolue.
Il existe un entier kk tel que a=kba=kb.
Il existe un entier kk tel que b=kab=ka.
aa et bb apparaissent comme deux termes consécutifs d’une suite entière.

Il existe un entier $$k$$ tel que $$b=ka$$.

Explication

La notation a∣ba\mid b signifie qu’il existe un entier kk tel que b=kab=ka ; dans ce cas, aa est un diviseur de bb et bb est un multiple de aa. L’égalité inversée décrirait la relation opposée.

10. Lequel des nombres suivants est divisible par 55 mais pas par 22 ?

472472
135135
240240
318318

$$135$$

Explication

Un entier est divisible par 55 lorsque son chiffre des unités vaut 00 ou 55, et il est divisible par 22 lorsque ce chiffre est pair. Le nombre 135135 se termine par 55, tandis que 240240 est également divisible par 22.

11. Dans la division euclidienne de 4747 par 66, quelles sont les valeurs du quotient qq et du reste rr ?

q=6q=6 et r=11r=11
q=7q=7 et r=5r=5
q=5q=5 et r=17r=17
q=8q=8 et r=−1r=-1

$$q=7$$ et $$r=5$$

Explication

La division euclidienne vérifie 47=6×7+547=6\times7+5 avec 0≤5<60\leq5<6, donc le quotient vaut 77 et le reste vaut 55. Les autres couples ne respectent pas simultanément l’égalité ou la contrainte imposée au reste.

12. Comment reconnaître, dans une division euclidienne par bb, que l’entier aa est divisible par bb ?

Le dividende et le quotient ont nécessairement le même chiffre des unités.
Le reste de la division est strictement inférieur à bb.
Le quotient de la division est égal à bb.
Le reste de la division est nul.

Le reste de la division est nul.

Explication

Un entier aa est divisible par bb si et seulement si l’écriture a=bq+ra=bq+r possède un reste r=0r=0. Le reste inférieur à bb est une propriété de toute division euclidienne et ne suffit donc pas à établir la divisibilité.

13. Quelle définition décrit correctement le PGCD de deux entiers a et b ?

Le plus grand diviseur commun de a et b, avec une valeur nulle lorsqu'a=b=0
Le plus petit multiple commun positif de a et b, avec une valeur nulle lorsque l’un est nul
Le plus petit diviseur commun positif de a et b, obtenu par leur produit
Le plus grand multiple commun de a et b, déterminé par leur somme

Le plus grand diviseur commun de a et b, avec une valeur nulle lorsqu'a=b=0

Explication

Le PGCD est le plus grand diviseur qui divise simultanément les deux entiers, et sa valeur est nulle lorsque les deux entiers sont nuls. Le PPCM concerne au contraire les multiples communs et ne correspond donc pas à cette définition.

14. Que vaut le PPCM de 0 et d’un entier non nul b ?

Il vaut 1, car 1 est un multiple commun positif
Il n’est pas défini, car les deux entiers doivent être non nuls
Il vaut la valeur absolue de b, qui est le premier multiple commun
Il vaut 0, car l’un des deux entiers est nul

Il vaut 0, car l’un des deux entiers est nul

Explication

Le PPCM de deux entiers non nuls est leur plus petit multiple commun strictement positif, tandis que la présence d’un zéro lui donne la valeur 0. L’affirmation selon laquelle il serait indéfini oublie cette convention.

15. Dans l’algorithme d’Euclide appliqué à 252 et 105, quelle suite d’opérations conduit au PGCD ?

Chercher les multiples communs des deux nombres jusqu’au premier multiple positif
Diviser chaque nombre par le précédent jusqu’à obtenir deux quotients identiques
Remplacer successivement le couple par le diviseur et le reste jusqu’au dernier reste non nul
Additionner les deux nombres puis répéter l’opération avec leur moitié entière

Remplacer successivement le couple par le diviseur et le reste jusqu’au dernier reste non nul

Explication

L’algorithme d’Euclide remplace chaque couple par le diviseur et le reste de la division euclidienne, puis le dernier reste non nul est le PGCD. La recherche de multiples communs relève du PPCM, pas de cet algorithme.

16. Quelle condition caractérise deux entiers non nuls a et b premiers entre eux ?

Il existe des entiers u et v tels que 1=au+bv1=au+bv
Il existe des entiers u et v tels que 0=au+bv0=au+bv
Le produit abab est égal à leur somme a+ba+b
Leur PPCM est égal à la différence a−ba-b

Il existe des entiers u et v tels que $$1=au+bv$$

Explication

Deux entiers sont premiers entre eux si une combinaison entière de ces deux nombres donne 1, c’est-à-dire si 1=au+bv1=au+bv pour certains entiers u et v. Une combinaison donnant 0 existe pour de nombreux couples et ne caractérise donc pas cette propriété.

17. Que signifie l’écriture a≡b(modn)a\equiv b\pmod n pour un entier naturel non nul n ?

Le produit abab est un multiple de n
Les deux entiers a et b sont nécessairement positifs
La différence a−ba-b est un multiple de n
La différence a−ba-b est exactement nulle

La différence $$a-b$$ est un multiple de n

Explication

La congruence modulo n signifie que n divise la différence a−ba-b. Elle n’impose pas que cette différence soit nulle, condition qui correspondrait à l’égalité a=b.

18. Comment vérifier efficacement que deux entiers sont congrus modulo n ?

Vérifier que leurs quotients dans la division par n sont égaux
Vérifier que leur somme est un multiple de n
Vérifier que leur produit est divisible par n
Vérifier que leurs restes dans la division par n sont égaux

Vérifier que leurs restes dans la division par n sont égaux

Explication

Deux entiers sont congrus modulo n si et seulement si ils ont le même reste dans la division euclidienne par n. Des quotients égaux ou une somme divisible par n ne constituent pas le critère général de congruence.

19. Quelle opération préserve une congruence modulo n lorsque l’on l’applique aux deux membres ?

Le remplacement d’un membre par son quotient euclidien
La division par tout entier non nul, sans condition supplémentaire
L’extraction de la racine carrée, même lorsque les termes sont négatifs
L’addition, la multiplication et les puissances entières naturelles

L’addition, la multiplication et les puissances entières naturelles

Explication

La congruence modulo n est compatible avec l’addition, la multiplication et les puissances entières naturelles. La division ne préserve pas automatiquement une congruence, car elle peut nécessiter des conditions sur l’inversibilité du diviseur.

20. Pour quels entiers c l’équation ax+by=cax+by=c admet-elle des solutions entières, si d=PGCD⁡(a,b)d=\operatorname{PGCD}(a,b) ?

Pour les entiers c supérieurs à d
Pour les entiers c premiers avec d
Pour les entiers c divisibles par d
Pour les entiers c ayant le même signe que d

Pour les entiers c divisibles par d

Explication

L’équation linéaire diophantienne admet des solutions entières si et seulement si le PGCD de a et b divise c. Le fait que c soit premier avec d ou plus grand que d ne garantit pas cette divisibilité.

21. Que caractérise une équation diophantienne ?

Une équation qui compare deux nombres ayant le même reste modulo n
Une équation dont les solutions recherchées appartiennent aux nombres réels positifs
Une équation dont les solutions recherchées appartiennent aux nombres entiers
Une équation dont les coefficients sont nécessairement des nombres premiers

Une équation dont les solutions recherchées appartiennent aux nombres entiers

Explication

Une équation diophantienne est une équation pour laquelle on cherche des solutions en nombres entiers. Les coefficients ne doivent pas être premiers, et la comparaison de restes décrit une congruence plutôt qu’une équation diophantienne.

22. Si (x0,y0)(x_0,y_0) est une solution particulière de ax+by=cax+by=c et si d=pgcd⁡(a,b)d=\operatorname{pgcd}(a,b) divise c, quelle forme ont toutes les solutions entières ?

x=x0+adkx=x_0+\frac{a}{d}k et y=y0+bdky=y_0+\frac{b}{d}k, avec k∈Zk\in\mathbb Z
x=x0+bkx=x_0+bk et y=y0−aky=y_0-ak, avec k∈Zk\in\mathbb Z
x=x0−bdkx=x_0-\frac{b}{d}k et y=y0+adky=y_0+\frac{a}{d}k, avec k∈Nk\in\mathbb N
x=x0+bdkx=x_0+\frac{b}{d}k et y=y0−adky=y_0-\frac{a}{d}k, avec k∈Zk\in\mathbb Z

$$x=x_0+\frac{b}{d}k$$ et $$y=y_0-\frac{a}{d}k$$, avec $$k\in\mathbb Z$$

Explication

Les solutions s’obtiennent en faisant varier un entier k selon x=x0+bdkx=x_0+\frac{b}{d}k et y=y0−adky=y_0-\frac{a}{d}k. Les coefficients doivent être divisés par le PGCD, et k peut prendre toute valeur entière, y compris les valeurs négatives.

23. Dans quelles conditions la congruence ax≡b(modn)ax\equiv b\pmod n possède-t-elle des solutions ?

Lorsque le produit ab est nécessairement divisible par n
Lorsque b divise pgcd⁡(a,n)\operatorname{pgcd}(a,n)
Lorsqu'a et n ont nécessairement le même reste modulo b
Lorsque pgcd⁡(a,n)\operatorname{pgcd}(a,n) divise b

Lorsque $$\operatorname{pgcd}(a,n)$$ divise b

Explication

La congruence possède des solutions si et seulement si le PGCD de a et n divise b. La divisibilité inverse ou la divisibilité automatique du produit ne sont pas les critères d’existence des solutions.

24. Quelles sont les classes de solutions de la congruence 9x≡6(mod24)9x\equiv6\pmod{24} ?

x=6+24mx=6+24m, x=14+24mx=14+24m et x=22+24mx=22+24m, avec m∈Zm\in\mathbb Z
x=3+24mx=3+24m, x=11+24mx=11+24m et x=19+24mx=19+24m, avec m∈Zm\in\mathbb Z
x=6+9mx=6+9m, x=14+9mx=14+9m et x=22+9mx=22+9m, avec m∈Zm\in\mathbb Z
x=2+24mx=2+24m, x=10+24mx=10+24m et x=18+24mx=18+24m, avec m∈Zm\in\mathbb Z

$$x=6+24m$$, $$x=14+24m$$ et $$x=22+24m$$, avec $$m\in\mathbb Z$$

Explication

Les solutions modulo 24 sont regroupées dans les trois classes représentées par 6, 14 et 22, chacune augmentée d’un multiple entier de 24. Les autres ensembles utilisent des représentants qui ne satisfont pas la congruence ou une période incorrecte.

25. Dans quel cas le théorème chinois des restes garantit-il qu’un système de congruences possède une solution unique modulo le produit des modules ?

Lorsque les résidus sont deux à deux premiers entre eux
Lorsque les modules ont tous le même diviseur premier
Lorsque les modules sont deux à deux premiers entre eux
Lorsque les modules sont tous des nombres premiers distincts

Lorsque les modules sont deux à deux premiers entre eux

Explication

Le théorème chinois des restes s’applique lorsque les modules sont deux à deux premiers entre eux et fournit alors une classe de solutions modulo leur produit. Des modules quelconques ne permettent pas cette conclusion générale.

26. Si z0z_0 est une solution particulière d’un système chinois dont les modules sont N1,…,NkN_1,\ldots,N_k, quelle est sa solution générale ?

z=z0+(N1+⋯+Nk)Zz=z_0+(N_1+\cdots+N_k)\mathbb Z
z=z0+N1⋯NkZz=z_0+N_1\cdots N_k\mathbb Z
z=z0+ppcm⁡(N1,…,Nk)Zz=z_0+\operatorname{ppcm}(N_1,\ldots,N_k)\mathbb Z
z=z0+pgcd⁡(N1,…,Nk)Zz=z_0+\operatorname{pgcd}(N_1,\ldots,N_k)\mathbb Z

$$z=z_0+N_1\cdots N_k\mathbb Z$$

Explication

Toutes les solutions diffèrent d’un multiple du produit des modules deux à deux premiers entre eux, d’où z=z0+N1⋯NkZz=z_0+N_1\cdots N_k\mathbb Z. La solution particulière et la période générale jouent donc des rôles distincts.

27. Dans Z/15Z\mathbb Z/15\mathbb Z, quelle condition caractérise les éléments inversibles représentés par un entier aa ?

aa est strictement inférieur à 1515
aa est divisible par 1515
pgcd⁡(a,15)=1\operatorname{pgcd}(a,15)=1
aa est un multiple de 33

$$\operatorname{pgcd}(a,15)=1$$

Explication

La classe de aa est inversible modulo 1515 si et seulement si aa et 1515 sont premiers entre eux. Être non nul ou inférieur au module ne suffit pas, car certains éléments non nuls possèdent un diviseur commun avec 1515.

28. Pour quelle valeur de nn l’anneau Z/nZ\mathbb Z/n\mathbb Z est-il un corps ?

Lorsque nn est composé de deux facteurs
Lorsque nn est pair
Lorsque nn est supérieur à deux
Lorsque nn est premier

Lorsque $$n$$ est premier

Explication

L’anneau Z/nZ\mathbb Z/n\mathbb Z est un corps si et seulement si nn est premier. Pour un module composé, il existe des classes non nulles non inversibles, ce qui empêche la structure d’être un corps.

29. Que compte l’indicatrice d’Euler φ(n)\varphi(n) ?

Tous les entiers non nuls compris entre 11 et n−1n-1
Les diviseurs positifs de nn qui sont inférieurs à nn
Les entiers de 11 à n−1n-1 qui sont premiers avec nn
Les nombres premiers strictement inférieurs à nn

Les entiers de $$1$$ à $$n-1$$ qui sont premiers avec $$n$$

Explication

Par définition, φ(n)\varphi(n) compte les entiers compris entre 11 et n−1n-1 qui sont premiers avec nn. Elle ne compte donc ni tous les entiers non nuls ni seulement les nombres premiers.

30. Si n=∏ipirin=\prod_i p_i^{r_i}, quelle expression donne φ(n)\varphi(n) ?

n∏i(1−1piri)n\prod_i\left(1-\frac{1}{p_i^{r_i}}\right)
(∏ipiri)∑i(1−1pi)\left(\prod_i p_i^{r_i}\right)\sum_i\left(1-\frac{1}{p_i}\right)
∏i(piri−1)\prod_i\left(p_i^{r_i}-1\right)
n∏i(1−1pi)n\prod_i\left(1-\frac{1}{p_i}\right)

$$n\prod_i\left(1-\frac{1}{p_i}\right)$$

Explication

La formule d’Euler est φ(n)=n∏i(1−1pi)\varphi(n)=n\prod_i\left(1-\frac{1}{p_i}\right), où le produit porte sur les facteurs premiers distincts. Les exposants interviennent dans la valeur de nn, mais pas dans les facteurs du produit.

31. Pour quels entiers aa et nn le théorème d’Euler affirme-t-il que aφ(n)≡1(modn)a^{\varphi(n)}\equiv1\pmod n ?

Lorsque aa et nn sont tous deux premiers
Lorsque n≥2n\ge2 et pgcd⁡(a,n)=1\operatorname{pgcd}(a,n)=1
Lorsque aa est divisible par nn et n≥2n\ge2
Lorsque n≥2n\ge2, sans condition sur aa

Lorsque $$n\ge2$$ et $$\operatorname{pgcd}(a,n)=1$$

Explication

Le théorème d’Euler exige que aa soit premier avec nn, avec n≥2n\ge2, afin que la classe de aa soit inversible modulo nn. La congruence ne s’étend pas à tout entier aa sans cette condition.

32. Si pp est premier et ne divise pas aa, quelle congruence est garantie par le petit théorème de Fermat ?

ap≡1(modp)a^{p}\equiv1\pmod p
ap−1≡0(modp)a^{p-1}\equiv0\pmod p
ap−1≡1(modp)a^{p-1}\equiv1\pmod p
ap+1≡a(modp)a^{p+1}\equiv a\pmod p

$$a^{p-1}\equiv1\pmod p$$

Explication

Lorsque pp est premier et ne divise pas aa, le petit théorème de Fermat donne ap−1≡1(modp)a^{p-1}\equiv1\pmod p, ce qui équivaut à ap≡a(modp)a^p\equiv a\pmod p. Le module doit être premier, contrairement au cadre plus général du théorème d’Euler.

33. Quelle suite d'opérations décrit correctement la génération d'une clé RSA ?

Choisir deux nombres premiers distincts, calculer n=pqn=pq et φ(n)=(p−1)(q−1)\varphi(n)=(p-1)(q-1), choisir un e premier avec φ(n)\varphi(n), puis déterminer d tel que ed≡1(modφ(n))ed\equiv1\pmod{\varphi(n)}.
Choisir deux nombres quelconques, calculer n=p+qn=p+q et φ(n)=p+q−1\varphi(n)=p+q-1, puis poser d=eφ(n)d=e\varphi(n).
Choisir un seul nombre premier, calculer n=p2n=p^2, puis déterminer e et d comme deux diviseurs de n.
Choisir deux nombres premiers distincts, calculer n=pqn=pq, puis prendre e=φ(n)e=\varphi(n) et d=e−1(modn)d=e^{-1}\pmod n.

Choisir deux nombres premiers distincts, calculer $$n=pq$$ et $$\varphi(n)=(p-1)(q-1)$$, choisir un e premier avec $$\varphi(n)$$, puis déterminer d tel que $$ed\equiv1\pmod{\varphi(n)}$$.

Explication

La génération de RSA repose sur deux nombres premiers distincts, le calcul de n et de la fonction indicatrice d'Euler, puis le choix de e et la détermination de son inverse d modulo φ(n)\varphi(n). La dernière proposition confond les modules utilisés et impose à tort e=φ(n)e=\varphi(n).

34. Quels éléments constituent respectivement la clé publique et la clé privée dans RSA ?

La clé publique est (p,q)(p,q), tandis que la clé privée contient n et e pour permettre le chiffrement.
La clé publique est (e,φ(n))(e,\varphi(n)), tandis que la clé privée contient n et d sans information supplémentaire.
La clé publique est (n,e)(n,e), tandis que la clé privée contient d et conserve p, q ainsi que φ(n)\varphi(n) secrets.
La clé publique est (n,d)(n,d), tandis que la clé privée contient e et les deux nombres premiers.

La clé publique est $$(n,e)$$, tandis que la clé privée contient d et conserve p, q ainsi que $$\varphi(n)$$ secrets.

Explication

RSA publie n et e, alors que d, p, q et φ(n)\varphi(n) doivent être protégés. La proposition fondée sur (n,d)(n,d) inverse notamment le rôle de e et de d.

35. Comment RSA chiffre-t-il puis déchiffre-t-il un message M ?

Le chiffrement calcule C≡Me(modn)C\equiv M^e\pmod n, puis le déchiffrement calcule M≡Cd(modn)M\equiv C^d\pmod n.
Le chiffrement calcule C≡Md(modn)C\equiv M^d\pmod n, puis le déchiffrement calcule M≡Ce(modn)M\equiv C^e\pmod n.
Le chiffrement calcule C≡M+e(modn)C\equiv M+e\pmod n, puis le déchiffrement calcule M≡C−d(modn)M\equiv C-d\pmod n.
Le chiffrement calcule C≡Me(modd)C\equiv M^e\pmod d, puis le déchiffrement calcule M≡Cn(mode)M\equiv C^n\pmod e.

Le chiffrement calcule $$C\equiv M^e\pmod n$$, puis le déchiffrement calcule $$M\equiv C^d\pmod n$$.

Explication

L'exposant public e intervient dans le chiffrement, tandis que l'exposant privé d intervient dans le déchiffrement, tous deux modulo n. La deuxième proposition échange précisément les rôles de e et de d.

36. Dans une matrice de type (p,q)(p,q), que représente le coefficient aija_{ij} ?

Le coefficient situé à la colonne i et à la ligne j.
Le coefficient situé à la ligne i et à la colonne j.
Le coefficient situé à la ligne j et à la colonne i.
Le coefficient situé dans la i-ième diagonale et la j-ième ligne.

Le coefficient situé à la ligne i et à la colonne j.

Explication

Dans la notation aija_{ij}, le premier indice i désigne la ligne et le second indice j désigne la colonne. La confusion classique consiste à inverser ces deux rôles.

37. À quelle condition deux matrices de même type sont-elles égales ?

Elles sont égales lorsque tous leurs coefficients correspondants sont égaux.
Elles sont égales lorsqu'elles contiennent le même nombre de coefficients non nuls.
Elles sont égales lorsqu'elles ont le même premier coefficient dans leurs tableaux.
Elles sont égales lorsqu'elles possèdent le même nombre de lignes et de colonnes.

Elles sont égales lorsque tous leurs coefficients correspondants sont égaux.

Explication

L'égalité matricielle exige la coïncidence de chaque coefficient placé aux mêmes coordonnées. Des dimensions identiques indiquent seulement que la comparaison est possible, sans garantir l'égalité.

38. Comment calcule-t-on l'addition de deux matrices de même type et la multiplication par un scalaire ?

On utilise [A+B]ij=aij+bij[A+B]_{ij}=a_{ij}+b_{ij} et [λA]ij=λaij[\lambda A]_{ij}=\lambda a_{ij}.
On utilise [A+B]ij=aijbij[A+B]_{ij}=a_{ij}b_{ij} et [λA]ij=λ+aij[\lambda A]_{ij}=\lambda+a_{ij}.
On utilise [A+B]ij=aij+bji[A+B]_{ij}=a_{ij}+b_{ji} et [λA]ij=aij/λ[\lambda A]_{ij}=a_{ij}/\lambda.
On utilise [A+B]ij=aij−bij[A+B]_{ij}=a_{ij}-b_{ij} et [λA]ij=aij−λ[\lambda A]_{ij}=a_{ij}-\lambda.

On utilise $$[A+B]_{ij}=a_{ij}+b_{ij}$$ et $$[\lambda A]_{ij}=\lambda a_{ij}$$.

Explication

Ces deux opérations se font coefficient par coefficient : on additionne les coefficients correspondants et on multiplie chaque coefficient par le scalaire. La deuxième proposition remplace à tort l'addition par une multiplication et l'homothétie par une addition.

39. Dans quelle situation le produit matriciel ABAB est-il défini, et comment calcule-t-on son coefficient [AB]ij[AB]_{ij} ?

Il est défini lorsque le nombre de lignes de A égale le nombre de colonnes de B, avec [AB]ij=aij+bij[AB]_{ij}=a_{ij}+b_{ij}.
Il est défini lorsque le nombre de colonnes de A égale le nombre de lignes de B, avec [AB]ij=∑k=1naikbkj[AB]_{ij}=\sum_{k=1}^{n}a_{ik}b_{kj}.
Il est défini lorsqu'A et B ont le même nombre de colonnes, avec [AB]ij=∑k=1nakibjk[AB]_{ij}=\sum_{k=1}^{n}a_{ki}b_{jk}.
Il est défini lorsqu'A et B ont le même nombre de lignes, avec [AB]ij=aijbij[AB]_{ij}=a_{ij}b_{ij}.

Il est défini lorsque le nombre de colonnes de A égale le nombre de lignes de B, avec $$[AB]_{ij}=\sum_{k=1}^{n}a_{ik}b_{kj}$$.

Explication

La compatibilité du produit exige que les dimensions internes coïncident : les colonnes de A doivent correspondre aux lignes de B. Chaque coefficient est ensuite une somme de produits reliant la ligne i de A à la colonne j de B.

40. Que mesure le rang d'une matrice à partir de sa forme échelonnée réduite ?

Le rang est le nombre total de colonnes de la matrice, même lorsque certaines sont dépendantes.
Le rang est le nombre de pivots, correspondant à l'ordre du bloc identité principal IrI_r.
Le rang est la valeur du premier coefficient non nul rencontré dans la matrice.
Le rang est le nombre total de lignes de la matrice, quelle que soit sa forme échelonnée.

Le rang est le nombre de pivots, correspondant à l'ordre du bloc identité principal $$I_r$$.

Explication

Le rang r est caractérisé par la présence du bloc identité IrI_r dans la forme échelonnée réduite, ce qui revient à compter les pivots. Les dimensions donnent la taille de la matrice, mais ne déterminent pas à elles seules son rang.

41. Selon quel critère deux matrices sont-elles équivalentes ?

Elles sont équivalentes si leurs coefficients correspondants sont tous identiques.
Elles sont équivalentes si et seulement si elles ont le même rang.
Elles sont équivalentes si elles sont carrées et possèdent la même trace.
Elles sont équivalentes si elles ont le même nombre de colonnes, sans considération du rang.

Elles sont équivalentes si et seulement si elles ont le même rang.

Explication

L'équivalence de deux matrices est caractérisée par l'égalité de leurs rangs. La condition de même trace relève d'une autre comparaison entre matrices carrées et ne définit pas l'équivalence.

42. Quand une matrice carrée A est-elle dite inversible ?

Lorsqu'elle possède le même nombre de lignes et de colonnes, sans condition sur un produit.
Lorsqu'il existe une matrice B telle que A+B=InA+B=I_n, cette matrice B étant notée A−1A^{-1}.
Lorsqu'elle a au moins un coefficient non nul dans chacune de ses lignes.
Lorsqu'il existe une matrice B telle que AB=BA=InAB=BA=I_n, cette matrice B étant notée A−1A^{-1}.

Lorsqu'il existe une matrice B telle que $$AB=BA=I_n$$, cette matrice B étant notée $$A^{-1}$$.

Explication

L'inversibilité signifie qu'une même matrice B est inverse à gauche et à droite de A, de sorte que les deux produits valent InI_n. Le fait d'être carrée est nécessaire pour cette définition, mais il ne suffit pas à garantir l'existence d'un inverse.

43. Quel est le déterminant de la matrice A=\begin{pmatrix}a&b\c&d\end{pmatrix} ?

det⁡(A)=ad−bc\det(A)=ad-bc
det⁡(A)=ac−bd\det(A)=ac-bd
det⁡(A)=ab−cd\det(A)=ab-cd
det⁡(A)=ad+bc\det(A)=ad+bc

$$\det(A)=ad-bc$$

Explication

Pour une matrice carrée d'ordre deux, le déterminant est le produit de la diagonale principale moins le produit de l'autre diagonale. La dernière proposition conserve les deux produits mais remplace à tort la soustraction par une addition.

44. Pour l’élément aija_{ij} d’une matrice, comment définit-on son cofacteur CijC_{ij} à partir du mineur XijX_{ij} ?

Cij=(i+j)XijC_{ij}=(i+j)X_{ij}
Cij=Xiji+jC_{ij}=X_{ij}^{i+j}
Cij=(−1)i−jXijC_{ij}=(-1)^{i-j}X_{ij}
Cij=(−1)i+jXijC_{ij}=(-1)^{i+j}X_{ij}

$$C_{ij}=(-1)^{i+j}X_{ij}$$

Explication

Le cofacteur est obtenu en multipliant le mineur par le signe (−1)i+j(-1)^{i+j}. Le mineur correspond au déterminant extrait, sans ce facteur de signe.

45. Lors du développement d’un déterminant d’ordre 3 suivant la première ligne, quel signe accompagne le terme contenant a12a_{12} ?

Un signe négatif
Un signe positif
Un signe dépendant de la valeur de a12a_{12}
Un signe nul lorsque le mineur est non nul

Un signe négatif

Explication

Le terme associé à a12a_{12} est précédé d’un signe négatif dans le développement selon la première ligne. Les termes associés à a11a_{11} et a13a_{13} portent, eux, un signe positif.

46. Quelle propriété permet de développer le déterminant d’une matrice carrée ?

Il se développe suivant une ligne après avoir supprimé les autres lignes
Il doit être développé suivant la ligne contenant le plus grand élément
Il peut être développé suivant toute ligne ou toute colonne par produits élément-cofacteur
Il se développe uniquement suivant la première ligne ou la première colonne

Il peut être développé suivant toute ligne ou toute colonne par produits élément-cofacteur

Explication

Toute ligne ou toute colonne peut servir au développement, en additionnant les produits de chaque élément par son cofacteur. La ligne choisie n’a donc pas besoin d’être la première.

47. Pour simplifier le calcul d’un déterminant par développement, quelle ligne ou colonne est généralement la plus avantageuse ?

Celle qui contient les éléments les plus grands
Celle qui contient le plus de zéros
Celle qui est la plus éloignée de la diagonale
Celle qui contient le moins de termes diagonaux

Celle qui contient le plus de zéros

Explication

Les zéros annulent les produits correspondants et réduisent le nombre de calculs. La taille des éléments ou leur position par rapport à la diagonale ne constitue pas le critère principal.

48. Pour deux matrices carrées de même ordre, quelle relation est vraie pour le déterminant d’un produit ?

det⁡(AB)=det⁡(A)det⁡(B)+1\det(AB)=\det(A)\det(B)+1
det⁡(AB)=det⁡(A)−det⁡(B)\det(AB)=\det(A)-\det(B)
det⁡(AB)=det⁡(A)det⁡(B)\det(AB)=\det(A)\det(B)
det⁡(AB)=det⁡(A)+det⁡(B)\det(AB)=\det(A)+\det(B)

$$\det(AB)=\det(A)\det(B)$$

Explication

Le déterminant transforme le produit matriciel en produit des déterminants. La relation analogue avec une somme, comme det⁡(A+B)=det⁡(A)+det⁡(B)\det(A+B)=\det(A)+\det(B), n’est pas une règle générale.

49. Si AA est une matrice carrée d’ordre nn, comment s’exprime le déterminant de λA\lambda A ?

det⁡(λA)=λndet⁡(A)\det(\lambda A)=\lambda^n\det(A)
det⁡(λA)=λdet⁡(A)\det(\lambda A)=\lambda\det(A)
det⁡(λA)=nλdet⁡(A)\det(\lambda A)=n\lambda\det(A)
det⁡(λA)=det⁡(A)+λn\det(\lambda A)=\det(A)+\lambda^n

$$\det(\lambda A)=\lambda^n\det(A)$$

Explication

La multiplication de toute la matrice par λ\lambda multiplie le déterminant par λ\lambda pour chacune des nn dimensions, d’où le facteur λn\lambda^n. Le facteur n’est donc pas simplement λ\lambda lorsque l’ordre dépasse un.

50. Comment calcule-t-on le déterminant d’une matrice triangulaire ?

En développant nécessairement selon sa première ligne
En additionnant tous ses éléments non nuls
En multipliant les éléments de sa première colonne
En multipliant ses éléments diagonaux

En multipliant ses éléments diagonaux

Explication

Pour une matrice triangulaire, le déterminant est le produit des éléments de la diagonale. Cette propriété évite un développement général par cofacteurs.

51. Quel effet produit l’ajout à une ligne d’une combinaison linéaire des autres lignes sur le déterminant ?

Le déterminant reste inchangé
Le déterminant devient nul si la combinaison est non nulle
Le déterminant devient son opposé
Le déterminant est multiplié par le coefficient ajouté

Le déterminant reste inchangé

Explication

Une opération consistant à ajouter à une ligne une combinaison des autres lignes conserve le déterminant, et la même propriété vaut pour les colonnes. Elle ne doit pas être confondue avec une permutation de lignes, qui change le signe.

52. Quelle condition définit l’inversibilité d’une matrice carrée AA d’ordre nn ?

Il existe une matrice BB telle que AB=A+BAB=A+B
Il existe une matrice BB telle que AB=BA=InAB=BA=I_n
La matrice AA possède au moins une ligne nulle
La matrice AA est nécessairement triangulaire

Il existe une matrice $$B$$ telle que $$AB=BA=I_n$$

Explication

Une matrice est inversible lorsqu’elle possède une matrice inverse BB vérifiant simultanément AB=BA=InAB=BA=I_n. La présence d’une ligne nulle empêche au contraire l’inversibilité.

53. Si AA et BB sont inversibles, quelle formule donne l’inverse du produit ABAB ?

(AB)−1=B−1A−1(AB)^{-1}=B^{-1}A^{-1}
(AB)−1=A−1+B−1(AB)^{-1}=A^{-1}+B^{-1}
(AB)−1=A−1B−1(AB)^{-1}=A^{-1}B^{-1}
(AB)−1=AB(AB)^{-1}=AB

$$(AB)^{-1}=B^{-1}A^{-1}$$

Explication

L’inversion d’un produit renverse l’ordre des facteurs, ce qui donne B−1A−1B^{-1}A^{-1}. Conserver l’ordre conduirait généralement à un produit différent, car les matrices ne commutent pas nécessairement.

54. Que contient la comatrice d’une matrice AA ?

La matrice formée des inverses des éléments de AA
La transposée de la matrice AA
La matrice diagonale constituée des déterminants principaux
La matrice formée des cofacteurs CijC_{ij}

La matrice formée des cofacteurs $$C_{ij}$$

Explication

La comatrice est définie par com⁡(A)=(Cij)\operatorname{com}(A)=(C_{ij}), où chaque entrée est un cofacteur. La matrice adjointe correspond ensuite à la transposée de cette comatrice.

55. Pour une matrice carrée AA d’ordre nn, quelle condition caractérise l’égalité rg⁡(A)=n\operatorname{rg}(A)=n ?

La matrice possède une ligne nulle
det⁡(A)≠0\det(A)\neq0
det⁡(A)=0\det(A)=0
Le nombre de colonnes est inférieur à nn

$$\det(A)\neq0$$

Explication

Une matrice carrée d’ordre nn a le rang maximal nn si et seulement si son déterminant est non nul. Un déterminant nul signale au contraire une perte de rang et l’absence d’inversibilité.

56. Quelle écriture matricielle représente un système linéaire portant sur les inconnues regroupées dans le vecteur XX ?

AX=BAX=B, où AA contient les coefficients et BB les seconds membres
XA=BXA=B, où XX contient les coefficients et AA les seconds membres
A+X=BA+X=B, où AA et XX regroupent les équations du système
AB=XAB=X, où AA contient les inconnues et BB les coefficients

$$AX=B$$, où $$A$$ contient les coefficients et $$B$$ les seconds membres

Explication

Un système linéaire s’écrit matriciellement AX=BAX=B, avec une matrice des coefficients, un vecteur d’inconnues et un vecteur de seconds membres. L’écriture AB=XAB=X inverse le rôle des inconnues et des seconds membres.

57. Comment obtient-on la matrice augmentée d’un système linéaire ?

En ajoutant la colonne des seconds membres à la matrice des coefficients
En supprimant la colonne des seconds membres de la matrice des coefficients
En remplaçant la matrice des coefficients par la matrice identité
En ajoutant la matrice des coefficients à la colonne des inconnues

En ajoutant la colonne des seconds membres à la matrice des coefficients

Explication

La matrice augmentée est formée en accolant la colonne BB à la matrice des coefficients AA. Elle se distingue donc de AA seule, qui ne contient pas cette colonne des seconds membres.

58. Quelle transformation d’une matrice augmentée conserve l’ensemble des solutions du système associé ?

Supprimer une ligne qui semble redondante sans vérification
Modifier arbitrairement un coefficient dans une seule équation
Ajouter un multiple d’une ligne à une autre ligne
Remplacer une équation par une expression sans lien avec elle

Ajouter un multiple d’une ligne à une autre ligne

Explication

Ajouter un multiple d’une ligne à une autre fait partie des opérations élémentaires qui préservent l’ensemble des solutions; les multiplications par une constante non nulle et les permutations de lignes ont aussi cette propriété. Une modification arbitraire d’une équation peut changer le système et ses solutions.

59. À quelle condition un système dont la matrice des coefficients est AA et la matrice augmentée est MM est-il compatible ?

Lorsque det⁡(A)=0\det(A)=0, quelle que soit la matrice augmentée
Lorsque rg⁡(A)\operatorname{rg}(A) est inférieur à rg⁡(M)\operatorname{rg}(M)
Lorsque rg⁡(A)=rg⁡(M)\operatorname{rg}(A)=\operatorname{rg}(M)
Lorsque le nombre de lignes de AA dépasse celui de MM

Lorsque $$\operatorname{rg}(A)=\operatorname{rg}(M)$$

Explication

Le critère de compatibilité est l’égalité des rangs, soit rg⁡(A)=rg⁡(M)\operatorname{rg}(A)=\operatorname{rg}(M). Un rang strictement inférieur pour AA indique au contraire une incompatibilité lorsque le rang de la matrice augmentée est plus grand.

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Qu'est-ce qu'un ensemble en mathématiques ?

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Quand dit-on qu'un ensemble E est inclus dans un ensemble F ?

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En établissant leur double inclusion.

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