QCM : Attributions causales en psychologie sociale (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel processus définit l’attribution causale lorsqu’on cherche à expliquer un comportement ou un événement ?

Une inférence qui relie l’apparition et l’expression d’un comportement ou d’un événement à des causes particulières
Une comparaison qui associe un événement à des situations similaires déjà vécues
Une observation qui classe les comportements selon leur fréquence et leur intensité
Une interprétation qui décrit les émotions ressenties sans rechercher leurs causes

Une inférence qui relie l’apparition et l’expression d’un comportement ou d’un événement à des causes particulières

Explication

L’attribution causale est une inférence qui explique un comportement ou un événement en le reliant à des causes particulières. Décrire les émotions sans rechercher les causes ne rend pas compte de ce processus.

2. Une personne se demande pourquoi un collègue a choisi de partir tôt. Quelle démarche correspond à l’attribution au sens de Fiske ?

Comparer l’heure de départ du collègue à celle des autres employés
Évaluer si le collègue a respecté les règles de son équipe
Décrire les étapes suivies par le collègue avant son départ
Chercher à expliquer pourquoi le collègue a effectué cette action

Chercher à expliquer pourquoi le collègue a effectué cette action

Explication

Pour Fiske, attribuer revient à expliquer pourquoi quelqu’un fait quelque chose. Comparer les horaires décrit une différence, mais ne répond pas à la question des raisons de l’action.

3. Dans la conception de Heider, à quoi sert la psychologie naïve ?

À décrire les comportements sans chercher à anticiper leurs conséquences
À distinguer les émotions individuelles des règles collectives
À établir des lois scientifiques pour démontrer les causes des événements
À appréhender la réalité pour pouvoir la prédire et la maîtriser

À appréhender la réalité pour pouvoir la prédire et la maîtriser

Explication

Heider décrit la psychologie naïve comme le processus par lequel l’être humain appréhende la réalité afin de la prédire et de la maîtriser. L’établissement de lois scientifiques n’est pas la définition de cette notion.

4. Une personne interprète les événements qui l’entourent afin d’anticiper ce qui pourrait arriver et d’agir sur la situation. Quelle idée de Heider cette démarche illustre-t-elle ?

La psychologie naïve comme moyen de comprendre, prédire et maîtriser la réalité
L’attribution comme classement des personnes selon leurs comportements
L’attribution comme recherche des raisons d’une action précise
La psychologie naïve comme description neutre des événements observés

La psychologie naïve comme moyen de comprendre, prédire et maîtriser la réalité

Explication

La démarche illustre la psychologie naïve, qui aide à appréhender la réalité pour la prédire et la maîtriser. La recherche des raisons d’une action précise relève plutôt de la définition de l’attribution.

5. Comment l’attribution aide-t-elle à comprendre une réalité complexe ?

En écartant les éléments récurrents pour privilégier les détails changeants
En repérant des éléments stables qui permettent de mieux l’organiser
En réduisant chaque situation à une réaction émotionnelle individuelle
En regroupant les événements selon leur ordre chronologique apparent

En repérant des éléments stables qui permettent de mieux l’organiser

Explication

L’attribution aide à comprendre une réalité complexe en repérant des éléments stables. Un classement chronologique ordonne les événements, mais ne correspond pas à ce rôle explicatif.

6. Dans l’étude de Suedfeld, quel constat concernait les explications données par les personnes déportées juives de la Seconde Guerre mondiale ?

Elles donnaient des explications comparables à celles des autres personnes interrogées
Elles présentaient un profil attributionnel différent des personnes réfugiées juives
Elles en donnaient beaucoup plus que les autres personnes interrogées
Elles en donnaient moins que les personnes réfugiées juives interrogées

Elles en donnaient beaucoup plus que les autres personnes interrogées

Explication

Dans cette étude, les personnes déportées donnaient beaucoup plus d’explications que les autres personnes interrogées. L’absence de différence de profil attributionnel entre personnes déportées et réfugiées est un autre constat de l’étude.

7. Dans l’étude 1 de Ybarra et Stephan, quels comportements étaient mieux mémorisés, quelle que soit la valence de l’attente ?

Les comportements non congruents avec l’attente
Les comportements associés à une attente négative
Les comportements congruents avec l’attente
Les comportements associés à une attente positive

Les comportements non congruents avec l’attente

Explication

Les comportements qui contredisaient l’attente étaient mieux mémorisés, que celle-ci soit positive ou négative. La valence positive ou négative de l’attente ne déterminait donc pas à elle seule le meilleur souvenir.

8. Dans l’étude 2 de Ybarra et Stephan, quelle combinaison d’attribution et de valence était associée à une meilleure mémorisation ?

Les comportements négatifs attribués à des facteurs situationnels et les positifs à des facteurs personnels
Les comportements négatifs et positifs attribués à des facteurs situationnels
Les comportements négatifs attribués à des facteurs personnels et les positifs à des facteurs situationnels
Les comportements négatifs et positifs attribués à des facteurs personnels

Les comportements négatifs attribués à des facteurs personnels et les positifs à des facteurs situationnels

Explication

La meilleure mémorisation concernait les comportements négatifs expliqués par des facteurs personnels et les comportements positifs expliqués par des facteurs situationnels. L’association inverse entre valence et type de facteur ne correspond pas au résultat rapporté.

9. Quels profils d’entraîneurs l’étude de Lippke et al. distingue-t-elle face aux causes de l’abandon de l’exercice sportif ?

Ceux qui invoquent des facteurs internes, ceux qui jugent les causes non pertinentes et ceux qui invoquent des facteurs externes et situationnels
Ceux qui invoquent des facteurs externes, ceux qui privilégient les causes médicales et ceux qui invoquent des facteurs internes
Ceux qui invoquent des facteurs externes, ceux qui jugent les causes non pertinentes et ceux qui invoquent des facteurs internes et externes
Ceux qui invoquent des facteurs internes et externes, ceux qui jugent les causes non pertinentes et ceux qui invoquent des facteurs personnels

Ceux qui invoquent des facteurs externes, ceux qui jugent les causes non pertinentes et ceux qui invoquent des facteurs internes et externes

Explication

Les trois profils se distinguent par l’attribution à des facteurs externes, le jugement que les causes ne sont pas pertinentes, ou l’attribution à des facteurs internes et externes. Le profil qui combine facteurs internes et externes ne se limite pas aux facteurs personnels.

10. Quel profil d’entraîneur est associé à une meilleure adaptation aux participants, à leur motivation et au maintien de leur activité ?

Celui qui attribue l’abandon à des facteurs internes
Celui qui attribue l’abandon à des facteurs externes
Celui qui considère les causes d’abandon comme non pertinentes
Celui qui attribue l’abandon à des facteurs internes et externes

Celui qui attribue l’abandon à des facteurs internes et externes

Explication

Le profil mobilisant à la fois des facteurs internes et externes est le plus adapté pour motiver les participants et s’adapter à eux, et il est associé au maintien dans l’activité. Le profil centré sur les facteurs externes ne présente pas cette association favorable.

11. Comment les personnes ayant une estime de soi élevée utilisent-elles leurs attributions ?

Elles les maintiennent stables afin de préserver une interprétation cohérente
Elles les adaptent particulièrement afin de maintenir leur estime de soi
Elles les modifient surtout pour attribuer les résultats à des facteurs situationnels
Elles les adaptent principalement pour mieux prédire les comportements d’autrui

Elles les adaptent particulièrement afin de maintenir leur estime de soi

Explication

Les personnes ayant une estime de soi élevée adaptent particulièrement leurs attributions dans le but de maintenir cette estime. Une interprétation stable ne rend pas compte de cette adaptation à visée protectrice.

12. Dans l’étude de Troadec auprès de joueurs et joueuses de tennis, de quoi dépendait la variation des attributions expliquant les résultats ?

Du niveau d’estime de soi et de l’issue du match
Du niveau de compétence perçu et du nombre de manches disputées
Du niveau d’expérience sportive et du type de surface
Du niveau de motivation et du classement de l’adversaire

Du niveau d’estime de soi et de l’issue du match

Explication

Les attributions expliquant les victoires et les échecs variaient selon l’estime de soi et l’issue des matchs. Le type de surface et l’expérience sportive ne sont pas les facteurs indiqués pour cette variation.

13. Quel rôle l’attribution joue-t-elle dans la communication sociale ?

Elle permet de mesurer la fréquence des interactions sociales.
Elle sert à transmettre des informations sans influencer les relations.
Elle intervient comme élément d’échange et comme mécanisme de régulation.
Elle remplace les échanges verbaux par des réactions émotionnelles.

Elle intervient comme élément d’échange et comme mécanisme de régulation.

Explication

Dans la communication sociale, l’attribution contribue à la fois aux échanges et à la régulation des relations. La réduire à la transmission d’informations néglige sa fonction de régulation.

14. Dans l’étude de Fincham et al. (2002) portant sur des couples mariés, quelle relation a été observée ?

La durée du mariage était corrélée à la fréquence des désaccords.
Le type d’attribution de responsabilité était corrélé à la capacité à pardonner.
Le type d’émotion exprimée était corrélé à la satisfaction conjugale.
La capacité à pardonner était corrélée au nombre de comportements observés.

Le type d’attribution de responsabilité était corrélé à la capacité à pardonner.

Explication

Fincham et ses collègues ont observé des corrélations entre les attributions de responsabilité concernant des comportements et des émotions, et la capacité à pardonner. L’étude rapportée ne porte pas sur la durée du mariage et la fréquence des désaccords.

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Selon Fischer (1996), qu’est-ce que l’attribution causale ?

Un processus cognitif d’inférence reliant un comportement ou un événement à des causes particulières.

Selon Fischer (1996), à quoi l’attribution causale relie-t-elle l’apparition et l’expression d’un événement ?

À des causes particulières.

Que désigne la psychologie naïve selon Heider ?

Le processus par lequel l’être humain appréhende la réalité afin de la prédire et de la maîtriser.

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