QCM : Autonomie et dépendance — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement l’autonomie et l’indépendance ?

L’autonomie concerne l’aide reçue, tandis que l’indépendance concerne les opinions personnelles.
L’autonomie concerne les règles collectives, tandis que l’indépendance concerne les décisions juridiques.
L’autonomie concerne la réalisation de l’action, tandis que l’indépendance concerne son évaluation.
L’autonomie concerne le choix de l’action, tandis que l’indépendance concerne sa réalisation.

L’autonomie concerne le choix de l’action, tandis que l’indépendance concerne sa réalisation.

Explication

L’autonomie désigne la capacité à choisir ses règles de conduite, alors que l’indépendance renvoie à la capacité de réaliser l’action. Confondre ces notions revient à attribuer à l’autonomie l’exécution concrète des gestes.

2. De quels mots grecs provient le terme « autonomie » ?

Nomos, qui signifie « soi-même », et auto, qui signifie « société ».
Autos, qui signifie « groupe », et nomos, qui signifie « mouvement ».
Auto, qui signifie « soi-même », et nomos, qui signifie « lois ».
Auto, qui signifie « décision », et nomos, qui signifie « personne ».

Auto, qui signifie « soi-même », et nomos, qui signifie « lois ».

Explication

Le terme associe auto, signifiant « soi-même », et nomos, signifiant « lois ». Les autres propositions attribuent à ces racines grecques des significations qui ne correspondent pas à leur sens étymologique.

3. Quelle situation illustre principalement l’autonomie physique ?

Exprimer une opinion personnelle lors d’une discussion.
Effectuer une démarche administrative auprès d’un service.
Réaliser seul les gestes nécessaires à la vie quotidienne.
Gérer ses biens et décider d’un engagement juridique.

Réaliser seul les gestes nécessaires à la vie quotidienne.

Explication

L’autonomie physique concerne les gestes permettant de fonctionner dans la vie quotidienne. Exprimer une opinion relève de l’autonomie psychologique, tandis que les démarches et la gestion des biens appartiennent à d’autres dimensions.

4. Quelle capacité caractérise l’autonomie psychologique ?

Maintenir des liens sociaux et utiliser les transports en commun.
Gérer ses affaires et être responsable de ses actes juridiques.
Réaliser les gestes quotidiens nécessaires à l’indépendance pratique.
Décider par soi-même et exprimer ses pensées, ses opinions et ses désirs.

Décider par soi-même et exprimer ses pensées, ses opinions et ses désirs.

Explication

L’autonomie psychologique concerne la formation d’une décision personnelle ainsi que l’expression des pensées, opinions et désirs. Les gestes quotidiens relèvent de l’autonomie physique, tandis que les relations sociales et les responsabilités légales correspondent à d’autres dimensions.

5. Une personne participe à la vie citoyenne, maintient ses liens sociaux et utilise les transports en commun. Quelle dimension de l’autonomie mobilise-t-elle ?

L’autonomie physique
L’autonomie psychologique
L’autonomie sociale
L’autonomie juridique

L’autonomie sociale

Explication

L’autonomie sociale comprend la participation citoyenne, le maintien des liens, les démarches et l’usage des transports en commun. La réalisation des gestes, la décision personnelle et la gestion des droits relèvent respectivement des dimensions physique, psychologique et juridique.

6. Quelle capacité relève principalement de l’autonomie juridique ?

Réaliser les gestes de la vie quotidienne favorisant une indépendance pratique.
Être responsable de ses actes, gérer ses biens et s’engager comme sujet de droit.
Décider de ses opinions, formuler ses désirs et les exprimer à son entourage.
Maintenir des relations, effectuer des démarches et prendre les transports en commun.

Être responsable de ses actes, gérer ses biens et s’engager comme sujet de droit.

Explication

L’autonomie juridique concerne la responsabilité des actes, la gestion des biens et la capacité à exercer des droits, notamment voter ou s’engager. Les autres capacités décrivent respectivement les dimensions psychologique, physique et sociale.

7. Avant une action, quelle démarche correspond à une anticipation adaptée ?

Attendre la fin de l’action pour déterminer les personnes, les moyens et le lieu nécessaires.
Commencer l’action rapidement afin de laisser les objectifs se préciser au fil du déroulement.
Identifier qui agit, quand, où, comment et pourquoi, puis fixer des objectifs atteignables.
Imaginer que le résultat souhaité se produira sans vérifier les conditions de réalisation.

Identifier qui agit, quand, où, comment et pourquoi, puis fixer des objectifs atteignables.

Explication

Anticiper consiste à préparer concrètement l’action en précisant ses modalités et en fixant des objectifs réalisables. Imaginer un résultat sans examiner sa faisabilité relève de la pensée magique et ne constitue pas une préparation adaptée.

8. Pendant une action, un imprévu survient et empêche le déroulement prévu. Quelle conduite traduit l’adaptation ?

Abandonner l’action dès que la situation diffère du plan initial établi.
Poursuivre exactement comme prévu sans tenir compte de la nouvelle situation rencontrée.
Réajuster l’action, adopter un comportement approprié et demander de l’aide si nécessaire.
Reporter l’analyse de l’imprévu à la fin sans modifier la conduite en cours.

Réajuster l’action, adopter un comportement approprié et demander de l’aide si nécessaire.

Explication

Pendant l’action, s’adapter signifie réajuster sa conduite face à l’imprévu et solliciter une aide lorsque cela est nécessaire et possible. Renoncer immédiatement ne constitue pas une adaptation, car il n’y a alors aucun réajustement de l’action.

9. Après une action, quelle démarche permet d’en tirer une évaluation constructive ?

Attribuer les écarts aux circonstances sans rechercher les raisons ni envisager de modification.
Considérer que le résultat est satisfaisant dès lors que l’action a été commencée comme prévu.
Évaluer factuellement les objectifs atteints, analyser les écarts et prévoir des réajustements réalisables.
Éviter toute responsabilité personnelle afin de préserver la confiance dans les actions futures.

Évaluer factuellement les objectifs atteints, analyser les écarts et prévoir des réajustements réalisables.

Explication

Après l’action, il faut mesurer objectivement l’atteinte des objectifs, rechercher les causes des écarts, préparer des ajustements réalisables et assumer sa responsabilité. Se limiter à juger le résultat ou à écarter sa responsabilité empêche cette analyse et les améliorations futures.

10. Une personne paraplégique a besoin d’aide pour plusieurs activités quotidiennes, mais décide elle-même de son travail, de sa santé et de l’éducation de ses enfants. Quelle interprétation est correcte ?

Elle peut être dépendante dans ses activités tout en restant autonome dans ses décisions.
Elle a perdu son autonomie décisionnelle parce qu’elle dépend d’une aide physique.
Elle est indépendante dans ses activités parce qu’elle prend seule ses décisions personnelles.
Elle ne peut être autonome qu’après avoir retrouvé ses capacités motrices quotidiennes.

Elle peut être dépendante dans ses activités tout en restant autonome dans ses décisions.

Explication

La paraplégie peut entraîner une dépendance pour les activités de la vie quotidienne sans supprimer la capacité à décider dans les domaines personnels. La dépendance physique ne signifie donc pas automatiquement une perte d’autonomie décisionnelle.

11. Quelle intervention respecte le mieux l’autonomie physique de M. F., paralysé du côté droit après un accident vasculaire cérébral ?

Laisser le matériel éloigné afin de vérifier s’il parvient à le rechercher seul.
Réaliser les activités à sa place pour réduire ses efforts et accélérer les soins.
L’encourager à utiliser sa main gauche et placer le matériel à sa portée.
Limiter les interventions des professionnels pour favoriser une récupération spontanée.

L’encourager à utiliser sa main gauche et placer le matériel à sa portée.

Explication

Encourager l’utilisation de la main gauche et rendre le matériel accessible permet à M. F. de participer activement aux activités. Faire les tâches à sa place réduirait au contraire les occasions d’exercer ses capacités restantes.

12. Quelle pratique soutient l’autonomie psychologique de Mme Z. pendant son accompagnement ?

Déterminer avec elle les horaires, expliquer les soins et respecter ses choix personnels.
Organiser ses loisirs et son alimentation en fonction des préférences habituelles de l’équipe.
Présenter les soins après leur réalisation afin de limiter ses inquiétudes pendant la journée.
Fixer les horaires selon l’organisation du service et choisir les vêtements adaptés à son état.

Déterminer avec elle les horaires, expliquer les soins et respecter ses choix personnels.

Explication

L’autonomie psychologique est favorisée lorsque Mme Z. est informée, consultée et libre d’exprimer ses choix concernant son accompagnement. Décider des horaires, des vêtements ou des loisirs à sa place réduit sa participation aux décisions qui la concernent.

13. Comment définir la dépendance dans le cadre des activités quotidiennes ?

L’incapacité partielle ou totale à satisfaire seul un ou plusieurs besoins sans aide extérieure.
La possibilité de réaliser une activité avec davantage de temps et une préparation adaptée.
La difficulté à choisir ses règles de conduite tout en conservant ses capacités fonctionnelles.
La décision de demander conseil à un proche avant d’organiser ses activités personnelles.

L’incapacité partielle ou totale à satisfaire seul un ou plusieurs besoins sans aide extérieure.

Explication

La dépendance correspond à l’impossibilité partielle ou totale de satisfaire seul un ou plusieurs besoins sans l’intervention d’un tiers ou d’un objet. Demander un conseil ne suffit pas à caractériser une dépendance, car cela ne prouve pas une incapacité fonctionnelle.

14. Quel enchaînement décrit correctement le lien entre une altération des fonctions primaires et la dépendance ?

Une altération des fonctions primaires provoque une dépendance limitée aux activités domestiques et aux déplacements.
Une altération des fonctions primaires concerne les capacités physiques sans effet sur les dimensions psychologique ou juridique.
Une altération des fonctions primaires peut entraîner une dépendance et réduire l’autonomie dans plusieurs dimensions.
Une altération des fonctions primaires augmente nécessairement l’autonomie sociale en favorisant le recours aux proches.

Une altération des fonctions primaires peut entraîner une dépendance et réduire l’autonomie dans plusieurs dimensions.

Explication

Une altération des fonctions primaires peut produire une dépendance et diminuer l’autonomie physique, psychologique, sociale ou juridique. La conséquence ne se limite donc pas aux déplacements ou aux tâches domestiques.

15. Une personne utilise une rampe d’escalier et reçoit l’aide non rémunérée d’un proche pour ses activités quotidiennes. Quels types d’aides sont représentés ?

Deux aides humaines fournies par des intervenants distincts.
Une aide matérielle et une aide humaine.
Une aide humaine rémunérée et une aide matérielle.
Deux aides matérielles de nature différente.

Une aide matérielle et une aide humaine.

Explication

La rampe d’escalier constitue une aide matérielle, tandis que l’intervention d’un proche non rémunéré constitue une aide humaine. Une aide humaine ne suppose donc pas nécessairement l’intervention d’un professionnel rémunéré.

16. Quelle est la mission principale de la CNSA, créée en 2005 ?

Financer les soins médicaux prescrits aux personnes en perte d’autonomie
Attribuer directement les prestations liées au handicap et à la dépendance
Informer les familles sur leurs droits auprès des structures médico-sociales
Contribuer à compenser la perte d’autonomie des personnes âgées et handicapées

Contribuer à compenser la perte d’autonomie des personnes âgées et handicapées

Explication

La CNSA contribue à compenser la perte d’autonomie et à favoriser l’égalité de prise en charge. La MDPH a notamment une mission d’information des personnes et de leurs familles, ce qui distingue son rôle de celui de la CNSA.

17. Quelle aide financée par le Département contribue à la prise en charge de la dépendance ?

Le remboursement des soins par l’assurance maladie
La prestation de compensation du handicap
L’Allocation personnalisée d’autonomie
La couverture complémentaire des frais d’hébergement

L’Allocation personnalisée d’autonomie

Explication

L’APA est financée par le Département et contribue à la prise en charge du tarif dépendance. L’assurance maladie intervient plutôt dans la prise en charge du tarif des soins.

18. Quelles personnes peuvent bénéficier de l’APA en fonction de leur classement dans la grille AGGIR ?

Les personnes classées dans les GIR 1 à 4
Les personnes classées dans les GIR 5 à 6
Les personnes classées dans les GIR 1 à 2
Les personnes classées dans les GIR 3 à 6

Les personnes classées dans les GIR 1 à 4

Explication

L’APA est accessible aux personnes classées dans les GIR 1 à 4. Les GIR 5 et 6 ne permettent donc pas de bénéficier de cette allocation au titre de cette classification.

19. Quel est l’objectif principal de l’évaluation de la dépendance ?

Attribuer automatiquement une allocation sans examiner les habitudes de vie
Classer les établissements selon le nombre de personnes qu’ils accompagnent
Identifier les besoins afin de proposer un plan d’aide ou un projet de soins personnalisé
Mesurer la maladie principale pour choisir un traitement médical standardisé

Identifier les besoins afin de proposer un plan d’aide ou un projet de soins personnalisé

Explication

L’évaluation de la dépendance sert à repérer les besoins de la personne et à construire une réponse personnalisée. Elle ne consiste pas à attribuer automatiquement une aide ni à choisir directement un traitement médical.

20. Comment la grille AGGIR évalue-t-elle la dépendance ?

Avec la famille seule, à partir de 7 critères consacrés aux habitudes domestiques
Par une observation médicale, à partir de 17 critères centrés sur les capacités physiques
Par un professionnel isolé, à partir de 10 critères portant sur les traitements et les pathologies
En équipe, avec l’aide-soignant, à partir de 17 critères répartis entre activités de base et activités domestiques ou sociales

En équipe, avec l’aide-soignant, à partir de 17 critères répartis entre activités de base et activités domestiques ou sociales

Explication

La grille AGGIR est utilisée en équipe, avec la participation de l’aide-soignant, et comprend 17 critères répartis en 10 activités de base et 7 activités domestiques et sociales. Les activités de base correspondent aux variables discriminantes, tandis que les activités domestiques et sociales sont illustratives.

21. Laquelle de ces activités fait partie des 10 variables discriminantes de la grille AGGIR ?

Les achats courants
L’orientation
La gestion du budget
La préparation des repas

L’orientation

Explication

L’orientation fait partie des 10 variables discriminantes, qui portent sur les activités de base. La gestion du budget, les achats et la préparation des repas relèvent des activités domestiques et sociales illustratives.

22. Lors de la cotation d’un critère AGGIR, dans quelle situation coche-t-on une ou plusieurs cases ?

Lorsque l’évaluateur souhaite signaler une activité qui n’est pas observée durant la visite
Lorsque la personne réalise l’activité de façon autonome, mais avec une préférence différente
Lorsque la famille estime que l’activité devrait être davantage surveillée au quotidien
Lorsque la personne ne réalise pas l’activité spontanément, totalement, correctement ou habituellement

Lorsque la personne ne réalise pas l’activité spontanément, totalement, correctement ou habituellement

Explication

Une ou plusieurs cases sont cochées lorsque la personne ne réalise pas l’activité spontanément, totalement, correctement ou habituellement. Aucune case n’est cochée lorsqu’elle est autonome pour cette activité.

23. Quelle attitude correspond au rôle du soignant dans l’accompagnement de la perte d’autonomie ?

Remplacer ses initiatives par des consignes identiques pour tous
Réaliser les actes à sa place pour réduire la durée des soins
Soutenir la personne afin de préserver et développer ses capacités
Limiter ses choix afin de prévenir les erreurs et les refus

Soutenir la personne afin de préserver et développer ses capacités

Explication

Le soignant accompagne la perte d’autonomie en soutenant la personne, tout en maintenant et en améliorant ses capacités. Faire systématiquement à sa place peut au contraire réduire ses possibilités d’agir.

24. Quelle pratique respecte le mieux l’autonomie de la personne pendant un acte de soin ?

Décider pour elle afin d’éviter qu’elle ne rencontre une difficulté
Attendre qu’elle refuse avant de lui proposer une participation
La laisser choisir, faire avec elle et l’impliquer dans ce qui la concerne
Faire l’acte à sa place parce que cette solution demande moins de temps

La laisser choisir, faire avec elle et l’impliquer dans ce qui la concerne

Explication

Respecter l’autonomie implique de laisser la personne choisir, de la laisser faire ou de faire avec elle, et de l’impliquer dans les actes qui la concernent. Faire à sa place pour gagner du temps réduit sa participation et risque d’affaiblir ses capacités.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que l'autonomie ?

La capacité d'une personne à choisir elle-même ses règles de conduite.

Que signifie le terme grec auto dans autonomie ?

Soi-même.

Que signifie le terme grec nomos dans autonomie ?

Lois.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Autonomie et dépendance.

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