QCM : Autonomie et dépendance — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle situation illustre le mieux l’autonomie d’une personne ?

Elle reçoit une aide matérielle qui détermine l’orientation de ses actes quotidiens
Elle réalise chaque activité courante sans aide et refuse toute assistance proposée
Elle choisit ses règles de conduite et accepte certains risques malgré une aide quotidienne
Elle suit les décisions de son entourage pour éviter les risques liés au vieillissement

Elle choisit ses règles de conduite et accepte certains risques malgré une aide quotidienne

Explication

L’autonomie comprend le droit de décider de sa conduite et des risques acceptés, même lorsqu’une aide est nécessaire. Réaliser chaque activité sans assistance relève plutôt de l’indépendance complète, qui n’est pas indispensable à l’autonomie.

2. Quelle proposition caractérise le mieux la dépendance ?

Elle signifie qu’une personne ne peut plus participer à la vie sociale dans son environnement
Elle correspond à un besoin d’assistance pour réaliser des activités physiques, psychiques ou sociales
Elle désigne une difficulté à choisir ses valeurs personnelles malgré une bonne réalisation des activités
Elle décrit une perte de fonction organique mesurée selon une norme biomédicale reconnue

Elle correspond à un besoin d’assistance pour réaliser des activités physiques, psychiques ou sociales

Explication

La dépendance désigne l’incapacité à effectuer certaines activités de la vie sans aide et entraîne donc un besoin d’assistance. Une difficulté de décision concerne plutôt l’autonomie, tandis qu’une perte de fonction organique relève de la déficience.

3. Une lésion neurologique réduit la fonction d’un organe, sans préciser les difficultés rencontrées dans les activités quotidiennes : de quel niveau de limitation s’agit-il ?

D’un désavantage, car elle traduit les conséquences sociales et professionnelles de la situation
D’une déficience, car elle décrit une anomalie de l’organisme selon une norme biomédicale
D’une dépendance, car elle établit directement le besoin d’une aide dans la vie quotidienne
D’une incapacité, car elle mesure la difficulté à accomplir une activité considérée comme normale

D’une déficience, car elle décrit une anomalie de l’organisme selon une norme biomédicale

Explication

La déficience est une lésion ou une anomalie physique ou psychologique qui diminue la fonction d’un organe. L’incapacité concernerait la réalisation d’une activité, tandis que le désavantage concernerait les conséquences liées à l’environnement.

4. Une personne présentant une déficience ne parvient plus à se déplacer seule sur une longue distance : quel concept décrit directement cette difficulté ?

La dépendance, puisqu’elle indique nécessairement une assistance pour chaque activité quotidienne
La déficience, puisqu’elle désigne l’anomalie organique à l’origine de la difficulté observée
Le désavantage, puisqu’il exprime les conséquences professionnelles de cette limitation
L’incapacité, puisqu’elle correspond à une réduction de la capacité à réaliser une activité

L’incapacité, puisqu’elle correspond à une réduction de la capacité à réaliser une activité

Explication

L’incapacité concerne la réduction partielle ou totale de la capacité à réaliser une activité considérée comme normale. La déficience désigne l’anomalie organique causale, alors que le désavantage renvoie aux conséquences socioprofessionnelles dépendant de l’environnement.

5. Comment l’aménagement d’un logement peut-il agir sur le désavantage d’une personne handicapée ?

Il peut supprimer toute limitation personnelle en remplaçant les capacités de la personne
Il peut transformer une incapacité en déficience par une adaptation des activités quotidiennes
Il peut restaurer la fonction de l’organe atteint en supprimant la lésion responsable
Il peut réduire les conséquences sociales de la déficience sans modifier l’anomalie organique

Il peut réduire les conséquences sociales de la déficience sans modifier l’anomalie organique

Explication

Le désavantage dépend de l’environnement : un habitat ou des équipements adaptés peuvent en réduire les conséquences ou les faire disparaître. Ces aménagements ne modifient pas pour autant la déficience organique elle-même.

6. Quel est l’objectif central de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 ?

Améliorer les pratiques d’aide et de soins auprès des personnes âgées dépendantes
Consacrer le respect de la dignité de tout patient dans sa relation avec le système de santé
Organiser les droits des malades et la qualité du système de santé dans les établissements de soins
Garantir aux personnes handicapées l’accès aux droits fondamentaux et l’exercice de leur citoyenneté

Garantir aux personnes handicapées l’accès aux droits fondamentaux et l’exercice de leur citoyenneté

Explication

La loi du 11 février 2005 affirme l’accès des personnes handicapées aux droits fondamentaux et le plein exercice de leur citoyenneté au nom de la solidarité nationale. Les droits des malades et le respect de la dignité relèvent de la loi du 4 mars 2002.

7. Quelle association entre texte juridique et contenu est correcte ?

La Charte de 1987 concerne l’égalité citoyenne des personnes handicapées au nom de la solidarité nationale
La loi du 4 mars 2002 concerne les droits des malades et affirme notamment le respect de leur dignité
La Charte revue en 2007 établit l’accès des personnes handicapées à l’ensemble de leurs droits fondamentaux
La loi du 11 février 2005 concerne les droits des malades et organise la qualité du système de santé

La loi du 4 mars 2002 concerne les droits des malades et affirme notamment le respect de leur dignité

Explication

La loi n° 2002/2003 du 4 mars 2002 porte sur les droits des malades et la qualité du système de santé, notamment sur le respect de la dignité du patient. La loi de 2005 vise les droits et la citoyenneté des personnes handicapées, tandis que la Charte concerne les personnes âgées dépendantes.

8. Lequel de ces événements constitue un facteur psychosocial pouvant favoriser une perte d’autonomie ?

Une fracture du col du fémur
Un deuil récent
Une infection aiguë
Une chute dans l’escalier

Un deuil récent

Explication

Le deuil est un événement psychosocial susceptible de fragiliser l’autonomie. Une fracture, une infection ou une chute relèvent plutôt de causes médicales ou accidentelles.

9. Quel ensemble regroupe exclusivement des facteurs environnementaux pouvant influencer la perte d’autonomie ?

Le vieillissement, une infection et une chute
Le deuil, une hospitalisation et une maladie chronique
L’agencement du logement, l’isolement et les revenus
Une fracture, une chirurgie et un accident routier

L’agencement du logement, l’isolement et les revenus

Explication

Les facteurs environnementaux comprennent notamment l’habitat, l’isolement et les ressources financières. Les autres ensembles associent principalement des causes médicales, accidentelles ou psychosociales.

10. Quel effet peut résulter de la perte d’autonomie pour la personne concernée ?

Une disparition progressive des troubles psychiques liés à la dépendance
Un besoin d’aide ou d’aménagement pouvant mener à une entrée en institution
Une diminution des conflits familiaux grâce à une répartition spontanée des tâches
Une amélioration de l’autonomie résidentielle sans adaptation du logement

Un besoin d’aide ou d’aménagement pouvant mener à une entrée en institution

Explication

La perte d’autonomie peut nécessiter une aide humaine ou un aménagement et conduire à l’abandon du domicile ou à l’institutionnalisation. Elle peut aussi s’accompagner de troubles psychiques, plutôt que les faire disparaître.

11. Quelle réaction peut apparaître chez l’entourage d’une personne en perte d’autonomie ?

Une inversion du rôle parent-enfant et un risque de maltraitance
Une autonomie accrue de la personne aidée sans charge familiale supplémentaire
Une réduction des tensions accompagnée d’un désinvestissement familial généralisé
Une disparition de la culpabilité lorsque les aides professionnelles interviennent

Une inversion du rôle parent-enfant et un risque de maltraitance

Explication

L’entourage peut ressentir de la culpabilité et vivre une inversion des rôles, avec un risque de conflits ou de maltraitance. L’intervention d’aides ne supprime pas nécessairement ces difficultés relationnelles.

12. Selon les données de 2016, quel était l’âge moyen de survenue de la dépendance ?

77 ans
80 ans
65 ans
85 ans

77 ans

Explication

En 2016, l’âge moyen de survenue de la dépendance était de 77 ans, selon l’INSEE. Le chiffre de 80 ans concerne ici une autre catégorie démographique étudiée, et non l’âge moyen d’apparition.

13. Quelle répartition décrit l’autonomie des personnes âgées de plus de 80 ans ?

33 % totalement autonomes, 34 % partiellement autonomes et 33 % totalement dépendantes
25 % totalement autonomes, 25 % partiellement autonomes et 50 % totalement dépendantes
25 % totalement autonomes, 50 % partiellement autonomes et 25 % totalement dépendantes
50 % totalement autonomes, 25 % partiellement autonomes et 25 % totalement dépendantes

25 % totalement autonomes, 50 % partiellement autonomes et 25 % totalement dépendantes

Explication

Chez les personnes de plus de 80 ans, un quart est totalement autonome, la moitié est partiellement autonome et un quart est totalement dépendant. La confusion la plus fréquente consiste à attribuer 50 % à l’autonomie totale ou à la dépendance totale.

14. Quelle projection concerne la dépendance des seniors en 2050 ?

Environ 700 000 personnes dépendantes supplémentaires, portant le total à près de 1,3 million
Environ 700 000 personnes dépendantes supplémentaires, portant le total à près de 2,8 millions
Environ 1,3 million de personnes dépendantes supplémentaires, portant le total à près de 2,8 millions
Environ 2,8 millions de personnes dépendantes supplémentaires, portant le total à près de 3,5 millions

Environ 700 000 personnes dépendantes supplémentaires, portant le total à près de 2,8 millions

Explication

La projection pour 2050 prévoit 700 000 personnes dépendantes supplémentaires, pour atteindre environ 2,8 millions de seniors en perte d’autonomie. Le chiffre de 1,3 million correspond au nombre de personnes dépendantes observé en 2016, et non à l’augmentation projetée.

15. Quel est un objectif central de l’évaluation de l’autonomie chez une personne ?

Comparer la performance physique avec celle d’une population de même âge
Analyser une situation complexe pour mesurer les incapacités et organiser les soins
Déterminer un diagnostic médical à partir des seuls symptômes observés
Remplacer les échanges entre professionnels par un résultat chiffré

Analyser une situation complexe pour mesurer les incapacités et organiser les soins

Explication

L’évaluation de l’autonomie permet d’analyser et de mesurer une situation complexe, de qualifier les incapacités, de préparer un plan de soins et de faciliter la communication entre professionnels. Elle ne se limite donc pas à établir un diagnostic médical ni à produire une comparaison statistique.

16. Une équipe souhaite distinguer les dimensions à explorer lors d’une évaluation de l’autonomie. Quels sont les trois domaines pertinents ?

Les autonomies physique, psychique et sociale et relationnelle
Les autonomies sensorielle, cognitive et financière
Les autonomies motrice, nutritionnelle et administrative
Les autonomies médicale, familiale et professionnelle

Les autonomies physique, psychique et sociale et relationnelle

Explication

L’évaluation distingue l’autonomie physique, l’autonomie psychique et l’autonomie sociale et relationnelle. Les autres regroupements mélangent certaines activités ou proposent des catégories qui ne correspondent pas aux trois domaines définis.

17. Lorsqu’un professionnel évalue la cohérence et l’orientation dans le temps et l’espace d’une personne, quel domaine explore-t-il principalement ?

L’autonomie nutritionnelle
L’autonomie psychique
L’autonomie physique
L’autonomie sociale et relationnelle

L’autonomie psychique

Explication

La cohérence et l’orientation temporelle et spatiale relèvent de l’autonomie psychique, qui comprend aussi les relations avec autrui et l’adaptation de l’humeur. La vision, la toilette ou les déplacements relèvent plutôt de l’autonomie physique.

18. Après les six questions de dépistage de la MNA, quelle conduite est appropriée si le score obtenu est inférieur à 12 ?

Poursuivre avec les douze questions d’évaluation globale
Arrêter le test et conclure à un état nutritionnel satisfaisant
Réaliser uniquement l’évaluation de l’autonomie psychique
Attribuer directement un mauvais état nutritionnel sans autre évaluation

Poursuivre avec les douze questions d’évaluation globale

Explication

Un score inférieur à 12 au dépistage MNA conduit à poursuivre avec les douze questions d’évaluation globale. Un score supérieur à 12 permet l’arrêt du test, tandis que l’état nutritionnel est interprété à partir du score final, notamment avec les seuils de 17 et 23,5.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 43 flashcards sur Autonomie et dépendance.

Qu'est-ce que l'autonomie ?

La capacité et le droit de choisir ses règles, actes, risques et de s'adapter sans aide.

Qu'est-ce que la dépendance ?

L'incapacité d'effectuer sans aide les activités physiques, psychiques ou sociales.

Quels types de dépendance existent selon leur durée et intensité ?

La dépendance peut être transitoire ou définitive, partielle ou totale, progressive ou brutale.

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Consultez la fiche de révision complète sur Autonomie et dépendance.

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