QCM : Bases de la biologie moléculaire — 55 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la structure des nucléotides :

Le β-D-ribose entre dans la composition de l’ARN, tandis que le désoxyribose caractérise l’ADN.
L’ARN possède un atome d’hydrogène en position 2’, comme le désoxyribose.
Les bases puriques possèdent deux cycles, contrairement aux bases pyrimidiques.
Un nucléotide associe une base azotée, un ose et un ou plusieurs phosphates.
Les bases pyrimidiques comprennent l’adénine, la guanine et la cytosine.

Le β-D-ribose entre dans la composition de l’ARN, tandis que le désoxyribose caractérise l’ADN. · Les bases puriques possèdent deux cycles, contrairement aux bases pyrimidiques. · Un nucléotide associe une base azotée, un ose et un ou plusieurs phosphates.

Explication

Un nucléotide associe une base azotée, un ose et un ou plusieurs phosphates. Les bases puriques ont deux cycles, tandis que les pyrimidiques en ont un; le ribose caractérise l’ARN et le désoxyribose l’ADN.

2. Parmi les propositions suivantes concernant nucléosides et nucléotides, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un nucléoside associe une base azotée à un ose par une liaison N-osidique.
Dans l’ADN, la cytosine s’apparie à la guanine par deux liaisons hydrogène.
Un nucléotide peut comporter un, deux ou trois groupements phosphate.
Un nucléotide associe une base azotée à un ose sans groupement phosphate.
Dans l’ADN, l’adénine s’apparie à la cytosine par deux liaisons hydrogène.

Un nucléoside associe une base azotée à un ose par une liaison N-osidique. · Un nucléotide peut comporter un, deux ou trois groupements phosphate.

Explication

Un nucléoside associe une base à un ose par une liaison N-osidique. Le nucléotide correspond à ce nucléoside auquel s’ajoutent un, deux ou trois phosphates; dans l’ADN, l’adénine s’apparie à la thymine par deux liaisons hydrogène.

3. Concernant les appariements des bases et les oses nucléiques, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’adénine et la thymine sont reliées par deux liaisons hydrogène dans l’ADN.
L’uracile remplace la thymine dans l’ARN.
La cytosine et la guanine sont reliées par trois liaisons hydrogène dans l’ADN.
Le désoxyribose porte un groupement OH en position 2’.
Les pyrimidines comportent deux cycles carbonés et azotés.

L’adénine et la thymine sont reliées par deux liaisons hydrogène dans l’ADN. · L’uracile remplace la thymine dans l’ARN. · La cytosine et la guanine sont reliées par trois liaisons hydrogène dans l’ADN.

Explication

Dans l’ADN, l’adénine s’apparie à la thymine par deux liaisons hydrogène et la cytosine à la guanine par trois. Dans l’ARN, l’uracile remplace la thymine; le ribose porte un OH en position 2’.

4. Les caractéristiques énergétiques de l’hydrolyse des phosphates comprennent :

L’hydrolyse d’une liaison anhydride d’acide libère au moins 31 kJ/mol31\ \text{kJ/mol}.
L’énergie libérée concerne les liaisons anhydride d’acide des phosphates.
L’hydrolyse de deux liaisons de l’ATP libère environ 31 kJ/mol31\ \text{kJ/mol}.
L’hydrolyse de deux liaisons de l’ATP libère environ 42 kJ/mol42\ \text{kJ/mol}.
L’hydrolyse de deux liaisons de l’ATP libère environ 62 kJ/mol62\ \text{kJ/mol}.

L’hydrolyse d’une liaison anhydride d’acide libère au moins $$31\ \text{kJ/mol}$$. · L’énergie libérée concerne les liaisons anhydride d’acide des phosphates. · L’hydrolyse de deux liaisons de l’ATP libère environ $$42\ \text{kJ/mol}$$.

Explication

L’hydrolyse d’une liaison anhydride d’acide des phosphates libère au moins 31 kJ/mol. L’hydrolyse de deux liaisons de l’ATP libère 42 kJ/mol, et non 31 kJ/mol.

5. À propos de la synthèse et de l’organisation des acides nucléiques :

Le magnésium Mg2+ intervient comme cofacteur obligatoire des polymérases.
Les séquences d’acides nucléiques se lisent conventionnellement de 5’ vers 3’.
Les liaisons phosphodiester relient le OH en 3’ au phosphate porté par le C5’ suivant.
Les polymérases utilisent des nucléotides diphosphates comme substrats principaux.
Les polymérases utilisent des nucléotides triphosphates comme substrats.

Le magnésium Mg2+ intervient comme cofacteur obligatoire des polymérases. · Les séquences d’acides nucléiques se lisent conventionnellement de 5’ vers 3’. · Les liaisons phosphodiester relient le OH en 3’ au phosphate porté par le C5’ suivant. · Les polymérases utilisent des nucléotides triphosphates comme substrats.

Explication

Les acides nucléiques sont synthétisés à partir de nucléotides triphosphates par des polymérases nécessitant Mg2+ comme cofacteur. Les liaisons phosphodiester relient le OH en 3’ au phosphate porté par le C5’ du nucléotide suivant, et les séquences se lisent de 5’ vers 3’.

6. Une comparaison entre l’ARN et l’ADN permet de retenir que :

L’ARN contient du ribose et les bases A, U, C et G.
L’ARN est généralement monocaténaire et plus court que l’ADN.
L’ARN contient de la thymine à la place de l’uracile.
L’ADN contient du désoxyribose et les bases A, T, C et G.
L’ADN forme une double hélice bicaténaire antiparallèle.

L’ARN contient du ribose et les bases A, U, C et G. · L’ARN est généralement monocaténaire et plus court que l’ADN. · L’ADN contient du désoxyribose et les bases A, T, C et G. · L’ADN forme une double hélice bicaténaire antiparallèle.

Explication

L’ARN contient du ribose et les bases A, U, C et G; il est généralement monocaténaire et plus court. L’ADN contient du désoxyribose et la thymine, et forme une double hélice bicaténaire antiparallèle.

7. Concernant les ARN polymérases nucléaires, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’ARN polymérase III synthétise également des ARNsn et des ARN 7S.
L’ARN polymérase I synthétise les ARNr 28S, 18S et 5,8S.
L’ARN polymérase III synthétise les ARNt et l’ARNr 5S.
L’ARN polymérase I synthétise principalement les ARNm.
L’ARN polymérase II synthétise principalement les ARNm.

L’ARN polymérase III synthétise également des ARNsn et des ARN 7S. · L’ARN polymérase I synthétise les ARNr 28S, 18S et 5,8S. · L’ARN polymérase III synthétise les ARNt et l’ARNr 5S. · L’ARN polymérase II synthétise principalement les ARNm.

Explication

L’ARN polymérase I synthétise les ARNr 28S, 18S et 5,8S. La polymérase II produit les ARNm, tandis que la polymérase III produit notamment les ARNt, l’ARNr 5S, les ARNsn et les ARN 7S.

8. Concernant la définition et la structure d’un gène, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un gène est une séquence de nucléotides portée par l’ADN.
Un gène correspond à une séquence d’ARN destinée à produire une protéine.
Un gène contient l’information nécessaire à la synthèse d’une protéine ou d’un ARN.
Un gène peut comporter des exons, des introns et des signaux de fin de transcription.
Un gène comprend notamment un promoteur et des séquences cis-régulatrices.

Un gène est une séquence de nucléotides portée par l’ADN. · Un gène contient l’information nécessaire à la synthèse d’une protéine ou d’un ARN. · Un gène peut comporter des exons, des introns et des signaux de fin de transcription. · Un gène comprend notamment un promoteur et des séquences cis-régulatrices.

Explication

Un gène est une séquence d’ADN contenant l’information nécessaire à la synthèse d’une protéine ou d’un ARN. Il comporte notamment un promoteur, des séquences cis-régulatrices, des exons, des introns et des signaux de fin de transcription.

9. Les éléments constitutifs d’un gène comprennent :

Des exons et des introns présents dans la région transcrite.
Un promoteur situé en aval du site d’initiation et intégré au transcrit.
Des séquences cis-régulatrices participant au contrôle de l’expression.
Des signaux de fin de transcription associés à la séquence génique.
Un promoteur situé en amont du site d’initiation de la transcription.

Des exons et des introns présents dans la région transcrite. · Des séquences cis-régulatrices participant au contrôle de l’expression. · Des signaux de fin de transcription associés à la séquence génique. · Un promoteur situé en amont du site d’initiation de la transcription.

Explication

Le promoteur est situé en amont du site d’initiation et n’est pas transcrit. Les exons et les introns appartiennent aux séquences transcrites du gène, et le gène contient également des séquences cis-régulatrices.

10. Concernant les brins d’ADN et l’expression génétique, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le brin sens possède une séquence identique au transcrit primaire, avec T remplacé par U.
La transcription produit d’abord un transcrit primaire à partir de l’ADN.
La traduction de l’ARNm en protéine se déroule dans le cytoplasme.
Le brin antisens sert de matrice à l’ARN polymérase II.
Le brin sens sert de matrice directe à l’ARN polymérase II.

Le brin sens possède une séquence identique au transcrit primaire, avec T remplacé par U. · La transcription produit d’abord un transcrit primaire à partir de l’ADN. · La traduction de l’ARNm en protéine se déroule dans le cytoplasme. · Le brin antisens sert de matrice à l’ARN polymérase II.

Explication

Le brin antisens sert de matrice à l’ARN polymérase II et est complémentaire du brin sens. Le brin sens correspond au transcrit primaire, à la différence du remplacement de T par U; l’expression comprend transcription, maturation puis traduction.

11. À propos de l’expression et de sa régulation, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’expression d’un gène débute par la transcription de l’ADN en transcrit primaire.
La traduction de l’ARNm en protéine se déroule dans le cytoplasme.
La régulation peut agir sur la transcription, la maturation ou la traduction.
La régulation de l’expression intervient au niveau transcriptionnel, mais pas sur l’activité protéique.
La maturation du transcrit primaire participe à la formation de l’ARNm.

L’expression d’un gène débute par la transcription de l’ADN en transcrit primaire. · La traduction de l’ARNm en protéine se déroule dans le cytoplasme. · La régulation peut agir sur la transcription, la maturation ou la traduction. · La maturation du transcrit primaire participe à la formation de l’ARNm.

Explication

L’expression génétique suit la succession transcription, maturation de l’ARN puis traduction cytoplasmique. Sa régulation peut intervenir au contrôle transcriptionnel, lors de la maturation, de la traduction ou sur l’activité protéique.

12. Concernant la régulation et l’initiation transcriptionnelle :

Les éléments trans-régulateurs sont des protéines se fixant sur les séquences cis.
La boîte TATA est reconnue par TFIIH avant l’ouverture de la double hélice.
La boîte TATA se situe environ 80 nucléotides en amont du site d’initiation.
Les éléments cis-régulateurs correspondent à des séquences d’ADN du gène.
Les trans-activateurs favorisent la transcription, tandis que les trans-répresseurs l’inhibent.

Les éléments trans-régulateurs sont des protéines se fixant sur les séquences cis. · Les éléments cis-régulateurs correspondent à des séquences d’ADN du gène. · Les trans-activateurs favorisent la transcription, tandis que les trans-répresseurs l’inhibent.

Explication

Les éléments cis sont des séquences d’ADN, alors que les éléments trans sont des protéines qui s’y fixent. Les trans-activateurs favorisent la transcription, tandis que les trans-répresseurs l’inhibent ; la boîte TATA est reconnue par TFIID via TBP, contrairement à TFIIH qui ouvre l’ADN.

13. Parmi les propositions suivantes concernant les éléments régulateurs et les boîtes promotrices, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La boîte TATA se situe environ 80 nucléotides en amont.
Les trans-activateurs inhibent l’expression du gène ciblé.
Les éléments cis-régulateurs sont constitués de protéines régulatrices.
La boîte CAAT participe à l’orientation de la transcription.
Les trans-répresseurs diminuent l’activité transcriptionnelle.

La boîte CAAT participe à l’orientation de la transcription. · Les trans-répresseurs diminuent l’activité transcriptionnelle.

Explication

Les trans-activateurs stimulent la transcription, alors que les trans-répresseurs la diminuent. La boîte CAAT se trouve environ 80 nucléotides en amont et participe à l’orientation transcriptionnelle ; la boîte TATA est située environ 25 nucléotides en amont.

14. L’ordre des événements de l’initiation transcriptionnelle comprend :

TFIIH ouvre l’ADN avant le recrutement de l’ARN polymérase II.
L’ARN polymérase II recrute TFIID après l’ouverture de la double hélice.
La fixation des facteurs trans sur les éléments cis précède celle de TFIID.
TFIIH reconnaît la boîte TATA avant l’intervention de TFIID.
TFIID reconnaît la boîte TATA avant l’ouverture de la double hélice.

TFIIH ouvre l’ADN avant le recrutement de l’ARN polymérase II. · La fixation des facteurs trans sur les éléments cis précède celle de TFIID. · TFIID reconnaît la boîte TATA avant l’ouverture de la double hélice.

Explication

L’initiation suit la fixation des facteurs trans, la reconnaissance de la boîte TATA par TFIID, l’ouverture de l’ADN par TFIIH, puis le recrutement de l’ARN polymérase II. TFIIH ouvre donc la double hélice, tandis que TFIID reconnaît la boîte TATA.

15. Concernant les substrats de l’ARN polymérase II, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’ARN polymérase II utilise l’ATP comme ribonucléoside triphosphate.
Le GTP et l’UTP ne participent pas à la transcription par l’ARN polymérase II.
La synthèse transcriptionnelle nécessite la présence de Mg2+.
L’ARN polymérase II incorpore des désoxyribonucléosides triphosphates.
Le CTP fait partie des substrats utilisés pour synthétiser le transcrit.

L’ARN polymérase II utilise l’ATP comme ribonucléoside triphosphate. · La synthèse transcriptionnelle nécessite la présence de Mg2+. · Le CTP fait partie des substrats utilisés pour synthétiser le transcrit.

Explication

L’ARN polymérase II utilise les ribonucléosides triphosphates ATP, CTP, GTP et UTP, en présence de Mg2+. Les désoxyribonucléosides triphosphates ne sont pas les substrats indiqués pour cette synthèse.

16. Concernant l’élongation de la transcription, quelle(s) proposition(s) est(sont) exacte(s) ?

L’allongement du transcrit s’effectue par ajout de nucléotides à son extrémité 5’.
Le brin antisens est lu dans le sens 3’→5’.
Les nucléotides sont ajoutés à l’extrémité 3’ OH du transcrit.
L’ARN polymérase II lit le brin antisens dans le sens 5’→3’.
Le transcrit primaire est synthétisé dans le sens 5’→3’.

Le brin antisens est lu dans le sens 3’→5’. · Les nucléotides sont ajoutés à l’extrémité 3’ OH du transcrit. · Le transcrit primaire est synthétisé dans le sens 5’→3’.

Explication

L’ARN polymérase II lit le brin antisens de 3’ vers 5’ et synthétise l’ARN de 5’ vers 3’. Les nucléotides sont ajoutés à l’extrémité 3’ OH du transcrit, et non à son extrémité 5’.

17. Lors de l’incorporation d’un nucléotide pendant l’élongation :

Un pyrophosphate est libéré après l’incorporation du nucléotide.
Le nucléotide incorporé est libéré sous forme de pyrophosphate.
Les deux liaisons anhydride d’acide du nucléoside triphosphate sont consommées.
Une seule liaison anhydride d’acide fournit l’énergie d’incorporation.
L’incorporation utilise un désoxyribonucléoside triphosphate comme substrat.

Un pyrophosphate est libéré après l’incorporation du nucléotide. · Les deux liaisons anhydride d’acide du nucléoside triphosphate sont consommées.

Explication

Chaque nucléotide incorporé consomme les deux liaisons anhydride d’acide de son nucléoside triphosphate et libère un pyrophosphate. L’incorporation ne consomme donc pas une seule liaison et ne libère pas un nucléoside diphosphate.

18. Les caractéristiques du transcrit primaire comprennent :

L’absence du promoteur dans le transcrit primaire.
Des exons pouvant contenir des séquences non codantes.
Des introns conservés dans l’ARNm mature après la maturation.
La présence de séquences introniques avant la maturation.
La présence de séquences exoniques dans le transcrit primaire.

L’absence du promoteur dans le transcrit primaire. · Des exons pouvant contenir des séquences non codantes. · La présence de séquences introniques avant la maturation. · La présence de séquences exoniques dans le transcrit primaire.

Explication

Le transcrit primaire contient des exons et des introns, tandis que le promoteur se situe en amont du site d’initiation et n’en fait pas partie. Les exons peuvent comporter des séquences codantes ou non codantes, alors que les introns sont éliminés lors de la maturation.

19. Concernant la maturation du transcrit primaire, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une queue poly-A est ajoutée à l’extrémité 3’.
La coiffe 5’ correspond à une 7-méthyl-guanosine triphosphate.
Les introns sont retirés par excision-épissage.
Une coiffe est ajoutée à l’extrémité 5’ du transcrit.
La queue poly-A facilite la reconnaissance de l’ARNm par les ribosomes.

Une queue poly-A est ajoutée à l’extrémité 3’. · La coiffe 5’ correspond à une 7-méthyl-guanosine triphosphate. · Les introns sont retirés par excision-épissage. · Une coiffe est ajoutée à l’extrémité 5’ du transcrit.

Explication

La maturation comprend la coiffe en 5’, l’excision-épissage des introns et la queue poly-A en 3’. La coiffe est une 7-méthyl-guanosine triphosphate qui protège l’ARNm, facilite sa sortie nucléaire et contribue à sa reconnaissance par les ribosomes.

20. À propos de la maturation et de l’épissage des transcrits, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’épissage alternatif peut produire plusieurs ARNm à partir d’un même gène.
La queue poly-A est ajoutée à l’extrémité 5’ du transcrit primaire.
Le site donneur intronique correspond à la séquence AG en 5’.
L’adénylate de branchement se situe environ 40 nucléotides après le site accepteur.
L’épissage alternatif peut conduire à plusieurs protéines issues d’un même gène.

L’épissage alternatif peut produire plusieurs ARNm à partir d’un même gène. · L’épissage alternatif peut conduire à plusieurs protéines issues d’un même gène.

Explication

L’épissage alternatif peut produire plusieurs ARNm et plusieurs protéines à partir d’un même gène. Dans les introns, le site donneur est GU en 5’, le site accepteur AG en 3’, et l’adénylate de branchement se situe environ 40 nucléotides avant le site accepteur.

21. Parmi les propositions suivantes concernant les signaux d’épissage et de polyadénylation, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le site accepteur AG est précédé d’une séquence riche en bases pyrimidiques.
La séquence AAUAAA se situe environ 20 nucléotides après le clivage.
La poly-A polymérase ajoute la queue en 5’ de l’ARN messager.
Le site donneur GU est localisé à l’extrémité 3’ de l’intron.
L’adénylate de branchement précède le site accepteur d’environ 40 nucléotides.

Le site accepteur AG est précédé d’une séquence riche en bases pyrimidiques. · L’adénylate de branchement précède le site accepteur d’environ 40 nucléotides.

Explication

Le site donneur GU est situé en 5’, tandis que le site accepteur AG est en 3’, précédé d’une région riche en pyrimidines. L’adénylate de branchement se trouve environ 40 nucléotides avant le site accepteur. La poly-A polymérase ajoute la queue après le clivage suivant AAUAAA.

22. Concernant l’ajout de la queue poly-A, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La poly-A polymérase ajoute les adénylates en utilisant un brin matrice.
La queue poly-A est ajoutée après la transcription du pré-ARNm.
La poly-A polymérase intervient avant le clivage endonucléolytique.
La queue poly-A contient généralement plus de 1000 adénylates.
Une endonucléase clive environ 20 nucléotides après AAUAAA.

La queue poly-A est ajoutée après la transcription du pré-ARNm. · La queue poly-A contient généralement plus de 1000 adénylates. · Une endonucléase clive environ 20 nucléotides après AAUAAA.

Explication

Après la transcription, une endonucléase clive environ 20 nucléotides après AAUAAA. La poly-A polymérase ajoute ensuite plus de 1000 adénylates en 3’, sans utiliser de matrice. Cette étape ne correspond pas à l’épissage des introns.

23. À propos des principes du code génétique :

Le code génétique relie les codons de l’ARNm aux acides aminés.
Le codon AUG code la méthionine et marque le début de traduction.
Les régions précédant AUG sont traduites en peptide.
Le code génétique comprend 64 codons au total.
Les codons UAA, UAG et UGA codent trois acides aminés différents.

Le code génétique relie les codons de l’ARNm aux acides aminés. · Le codon AUG code la méthionine et marque le début de traduction. · Le code génétique comprend 64 codons au total.

Explication

Le code génétique établit la correspondance entre les codons de l’ARNm et les acides aminés. Il comprend 64 codons : 61 codent les acides aminés et trois, UAA, UAG et UGA, sont des codons STOP. AUG code la méthionine et initie la traduction.

24. Concernant les codons et leur signification, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Les 61 codons codants correspondent aux 20 acides aminés.
Les codons STOP UAA, UAG et UGA ne codent aucun acide aminé.
Le codon UGA déclenche la synthèse en codant la méthionine.
Les régions situées après le codon STOP sont traduites en peptide.
Les codons STOP codent chacun un acide aminé particulier.

Les 61 codons codants correspondent aux 20 acides aminés. · Les codons STOP UAA, UAG et UGA ne codent aucun acide aminé.

Explication

Le code génétique comporte 64 codons, dont 61 codent les 20 acides aminés. Les codons UAA, UAG et UGA sont des codons STOP et ne codent aucun acide aminé. Les régions situées avant AUG et après le codon STOP ne sont pas traduites.

25. Les caractéristiques des ARNt et de leur chargement comprennent :

La structure tridimensionnelle de l’ARNt présente une forme en L.
La charge d’un ARNt consomme deux liaisons riches en énergie.
Un ARNt mesure généralement environ 70 nucléotides.
L’acide aminé se fixe à l’extrémité 3’ CCA de l’ARNt.
La structure secondaire de l’ARNt adopte une forme en trèfle.

La structure tridimensionnelle de l’ARNt présente une forme en L. · La charge d’un ARNt consomme deux liaisons riches en énergie. · Un ARNt mesure généralement environ 70 nucléotides. · L’acide aminé se fixe à l’extrémité 3’ CCA de l’ARNt. · La structure secondaire de l’ARNt adopte une forme en trèfle.

Explication

Un ARNt mesure environ 70 nucléotides, possède une structure secondaire en trèfle et une structure tridimensionnelle en L. Il porte son acide aminé à l’extrémité 3’ CCA. La charge consomme deux liaisons riches en énergie, avec production d’AMP et de PPi puis formation d’une liaison ester.

26. Lors de la charge d’un ARNt et de la lecture du code génétique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La charge d’un ARNt nécessite l’hydrolyse d’une seule liaison riche en énergie.
La méthionine peut être codée par plusieurs codons différents.
La réaction initiale produit de l’AMP et du pyrophosphate.
Le transfert de l’aminoacyle forme une liaison ester riche en énergie.
La méthionine est codée par le codon AUG.

La réaction initiale produit de l’AMP et du pyrophosphate. · Le transfert de l’aminoacyle forme une liaison ester riche en énergie. · La méthionine est codée par le codon AUG.

Explication

La charge d’un ARNt suit d’abord la réaction ATPAMP+PPiATP \rightarrow AMP + PP_i, puis le transfert de l’aminoacyle forme une liaison ester riche en énergie. La méthionine est codée par AUG, tandis que la dégénérescence concerne les acides aminés pouvant être associés à plusieurs codons.

27. Concernant l’initiation de la traduction, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Les sous-unités ribosomiques impliquées sont 40S et 60S.
Les facteurs eEF assurent principalement l’assemblage initial du ribosome.
L’association des sous-unités forme un ribosome fonctionnel 80S.
Les facteurs eIF participent aux événements d’initiation.
L’initiation assemble un ARNt chargé en méthionine avec l’ARNm.

Les sous-unités ribosomiques impliquées sont 40S et 60S. · L’association des sous-unités forme un ribosome fonctionnel 80S. · Les facteurs eIF participent aux événements d’initiation. · L’initiation assemble un ARNt chargé en méthionine avec l’ARNm.

Explication

L’initiation assemble l’ARNt chargé en méthionine, l’ARNm et les sous-unités ribosomiques 40S et 60S. Leur association forme un ribosome fonctionnel 80S. Les facteurs eIF sont associés à l’initiation, tandis que les facteurs eEF interviennent pendant l’élongation.

28. Une étape d’élongation comporte les événements suivants :

Le nouvel ARNt chargé arrive d’abord au site P du ribosome.
Le complexe ribosomique se transpose ensuite du site A vers le site P.
Le peptide en cours de synthèse est transféré du site A vers le site P.
Le peptide porté au site P est transféré vers l’acide aminé du site A.
Un nouvel ARNt est recruté au site A du ribosome.

Le complexe ribosomique se transpose ensuite du site A vers le site P. · Le peptide porté au site P est transféré vers l’acide aminé du site A. · Un nouvel ARNt est recruté au site A du ribosome.

Explication

Pendant l’élongation, un nouvel ARNt entre au site A, puis le peptide du site P est transféré vers l’acide aminé du site A. Le complexe se transpose ensuite du site A vers le site P. Le site A ne contient donc pas l’ancien peptide avant ce transfert.

29. Lorsqu’un codon STOP atteint le ribosome, quelles sont les réponses exactes ?

La liaison ester reliant le peptide à l’ARNt est hydrolysée.
Les sous-unités ribosomiques sont libérées après la terminaison.
Le codon STOP arrive au site A du ribosome.
La terminaison nécessite le recrutement d’un facteur eEF au site A.
Un facteur eRF intervient dans le processus de terminaison.

La liaison ester reliant le peptide à l’ARNt est hydrolysée. · Les sous-unités ribosomiques sont libérées après la terminaison. · Le codon STOP arrive au site A du ribosome. · Un facteur eRF intervient dans le processus de terminaison.

Explication

La terminaison survient lorsqu’un codon STOP atteint le site A et qu’un facteur eRF intervient. La liaison ester est alors hydrolysée, ce qui permet la libération de la protéine, du dernier ARNt et des sous-unités ribosomiques. Les facteurs eEF sont associés à l’élongation, pas à la reconnaissance du codon STOP.

30. Concernant la réplication et la correction de l’ADN, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La réplication reproduit le génome pendant la phase S du cycle cellulaire.
La transcription produit un ARN à partir de l’ADN, contrairement à la réplication.
La réplication présente moins d’une erreur par milliard de nucléotides synthétisés.
La réplication permet aux cellules filles de recevoir le patrimoine génétique maternel.
La réplication produit un ARN complémentaire à partir d’un brin d’ADN parental.

La réplication reproduit le génome pendant la phase S du cycle cellulaire. · La transcription produit un ARN à partir de l’ADN, contrairement à la réplication. · La réplication présente moins d’une erreur par milliard de nucléotides synthétisés. · La réplication permet aux cellules filles de recevoir le patrimoine génétique maternel.

Explication

La réplication recopie le génome pendant la phase S afin de transmettre le même patrimoine aux cellules filles. Elle ne doit pas être confondue avec la transcription, qui produit un ARN à partir de l’ADN. Les erreurs sont rendues très rares par la vérification et la correction.

31. La réplication de l’ADN est dite semi-conservative parce que :

Chaque molécule fille est constituée de deux brins entièrement néosynthétisés.
Les deux molécules filles contiennent chacune un brin parental provenant de la molécule initiale.
Chaque brin parental sert de matrice à la synthèse d’un brin complémentaire.
Chaque molécule fille conserve un brin parental et possède un brin néosynthétisé.
La réplication conserve les deux brins parentaux dans une seule molécule fille.

Les deux molécules filles contiennent chacune un brin parental provenant de la molécule initiale. · Chaque brin parental sert de matrice à la synthèse d’un brin complémentaire. · Chaque molécule fille conserve un brin parental et possède un brin néosynthétisé.

Explication

Lors d’une réplication semi-conservative, chaque molécule fille contient un brin parental et un brin néosynthétisé. Chaque brin parental sert de matrice pour la synthèse de son complément, et non pour produire une molécule entièrement nouvelle.

32. Parmi les caractéristiques des ADN polymérases impliquées dans la réplication, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elles incorporent des désoxynucléotides triphosphates pendant l’élongation.
Elles commencent la synthèse sans amorce grâce à leur activité polymérasique.
Elles synthétisent le nouveau brin dans le sens 5’→3’.
Elles utilisent une amorce d’ARN produite par la primase.
Elles possèdent une activité exonucléasique 3’→5’ de correction.

Elles incorporent des désoxynucléotides triphosphates pendant l’élongation. · Elles synthétisent le nouveau brin dans le sens 5’→3’. · Elles utilisent une amorce d’ARN produite par la primase. · Elles possèdent une activité exonucléasique 3’→5’ de correction.

Explication

Les ADN polymérases allongent l’ADN dans le sens 5’→3’ à partir d’une amorce d’ARN fournie par la primase. Elles incorporent des désoxynucléotides triphosphates et corrigent certaines erreurs grâce à leur activité exonucléasique 3’→5’.

33. Concernant l’organisation et la fidélité de la réplication de l’ADN, quelles sont les réponses exactes ?

Les mécanismes de vérification et de correction réduisent fortement les erreurs.
La réplication débute au niveau de plusieurs origines sur le chromosome.
L’ouverture de l’ADN conduit à la formation de plusieurs boucles de réplication.
La réplication débute à une origine unique qui couvre tout le chromosome.
Des protéines nucléaires reconnaissent les origines de réplication.

Les mécanismes de vérification et de correction réduisent fortement les erreurs. · La réplication débute au niveau de plusieurs origines sur le chromosome. · L’ouverture de l’ADN conduit à la formation de plusieurs boucles de réplication. · Des protéines nucléaires reconnaissent les origines de réplication.

Explication

La réplication commence en plusieurs origines reconnues par des protéines nucléaires, ce qui ouvre l’ADN et forme plusieurs boucles de réplication. L’efficacité de correction explique aussi que la fréquence d’erreur reste inférieure à une erreur par milliard de nucléotides.

34. Concernant les variants et leurs conséquences génétiques, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le phénotype correspond à l’expression des caractéristiques génétiques.
Le génotype correspond à la séquence d’ADN d’un individu.
Le génotype désigne principalement l’expression observable des caractères.
Une variation du génome correspond à un changement permanent de la structure de l’ADN.
Une variation peut être copiée dans les générations cellulaires futures.

Le phénotype correspond à l’expression des caractéristiques génétiques. · Le génotype correspond à la séquence d’ADN d’un individu. · Une variation du génome correspond à un changement permanent de la structure de l’ADN. · Une variation peut être copiée dans les générations cellulaires futures.

Explication

Une variation du génome est une modification permanente de la structure de l’ADN, recopiée lors des divisions cellulaires et participant au génotype. Le génotype désigne la séquence d’ADN, tandis que le phénotype correspond à son expression.

35. Lorsqu’on compare les principales catégories de variants nucléotidiques, quelles propositions sont exactes ?

Une substitution ajoute plusieurs nucléotides et décale le cadre de lecture.
Une substitution ne décale pas le cadre de lecture.
Une délétion retire un ou plusieurs nucléotides de la séquence.
Une insertion ajoute un ou plusieurs nucléotides à la séquence.
Une substitution remplace un nucléotide dans la séquence d’ADN.

Une substitution ne décale pas le cadre de lecture. · Une délétion retire un ou plusieurs nucléotides de la séquence. · Une insertion ajoute un ou plusieurs nucléotides à la séquence. · Une substitution remplace un nucléotide dans la séquence d’ADN.

Explication

Une substitution remplace un nucléotide sans décaler le cadre de lecture. Une insertion ou une délétion ajoute ou retire des nucléotides et peut provoquer un décalage, notamment lorsque leur nombre n’est pas multiple de trois.

36. Concernant les conséquences des substitutions sur la traduction, quelles sont les réponses exactes ?

Une substitution faux sens conserve l’acide aminé codé par le triplet.
Une substitution synonyme transforme habituellement un codon codant en codon STOP.
Une substitution non-sens transforme un codon codant en codon STOP.
Une substitution synonyme ne modifie pas l’acide aminé incorporé.
Une substitution faux sens modifie l’acide aminé codé.

Une substitution non-sens transforme un codon codant en codon STOP. · Une substitution synonyme ne modifie pas l’acide aminé incorporé. · Une substitution faux sens modifie l’acide aminé codé.

Explication

Une substitution synonyme conserve l’acide aminé, une substitution faux sens le modifie et une substitution non-sens crée un codon STOP. Ces trois conséquences correspondent à des effets distincts sur la traduction.

37. À propos des insertions, délétions et variants associés, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une délétion de trois nucléotides ne décale pas le cadre de lecture.
Le variant ΔF508 de CFTR concerne 70 % des cas de mucoviscidose.
Une variation d’un ou deux nucléotides décale généralement le cadre de lecture.
Une insertion de trois nucléotides conserve le cadre de lecture.
Le variant ΔF508 correspond à la délétion de l’acide aminé 508 avec décalage du cadre.

Une délétion de trois nucléotides ne décale pas le cadre de lecture. · Le variant ΔF508 de CFTR concerne 70 % des cas de mucoviscidose. · Une variation d’un ou deux nucléotides décale généralement le cadre de lecture. · Une insertion de trois nucléotides conserve le cadre de lecture.

Explication

Une insertion ou une délétion de trois nucléotides conserve le cadre de lecture. Une variation portant sur un ou deux nucléotides le décale généralement et peut avoir des conséquences sévères. Le variant ΔF508 correspond à la délétion de l’acide aminé 508 de CFTR et concerne 70 % des cas de mucoviscidose.

38. Concernant la synthèse d’un ADN complémentaire à partir d’un ARNm, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un oligo(dT) s’hybride à l’ARNm avant la synthèse du premier brin.
L’ARNm est dégradé avant la synthèse du second brin.
L’ADNc est produit directement à partir de l’ADN chromosomique sans étape d’ARNm.
L’ARNm est purifié avant les étapes de synthèse de l’ADNc.
La transcriptase inverse synthétise le premier brin d’ADNc.

Un oligo(dT) s’hybride à l’ARNm avant la synthèse du premier brin. · L’ARNm est dégradé avant la synthèse du second brin. · L’ARNm est purifié avant les étapes de synthèse de l’ADNc. · La transcriptase inverse synthétise le premier brin d’ADNc.

Explication

La synthèse d’un ADN complémentaire commence avec un ARNm purifié et un oligo(dT), puis utilise une transcriptase inverse pour produire le premier brin. L’ARNm est ensuite dégradé, le second brin est synthétisé et la boucle est supprimée.

39. Les réactifs essentiels d’une PCR comprennent :

Un ADN matrice contenant la région à amplifier.
Une ADN polymérase thermostable de type Taq.
Une paire d’amorces encadrant la séquence ciblée.
Une polymérase ordinaire sensible aux températures élevées.
Des désoxyribonucléosides triphosphates et des ions Mg++.

Un ADN matrice contenant la région à amplifier. · Une ADN polymérase thermostable de type Taq. · Une paire d’amorces encadrant la séquence ciblée. · Des désoxyribonucléosides triphosphates et des ions Mg++.

Explication

La PCR requiert un ADN matrice, une Taq polymérase thermostable, une paire d’amorces, des désoxyribonucléosides triphosphates, un tampon et du Mg++. La Taq résiste aux températures élevées utilisées pendant les cycles.

40. Concernant les étapes thermiques d’un cycle de PCR, quelles propositions sont exactes ?

L’élongation est réalisée autour de 72 °C.
La Taq polymérase intervient pendant l’étape d’élongation.
La dénaturation se déroule généralement entre 90 et 96 °C.
L’hybridation des amorces se déroule généralement autour de 72 °C.
L’hybridation des amorces se déroule généralement entre 50 et 65 °C.

L’élongation est réalisée autour de 72 °C. · La Taq polymérase intervient pendant l’étape d’élongation. · La dénaturation se déroule généralement entre 90 et 96 °C. · L’hybridation des amorces se déroule généralement entre 50 et 65 °C.

Explication

Chaque cycle de PCR comporte une dénaturation autour de 90–96 °C, une hybridation des amorces autour de 50–65 °C et une élongation autour de 72 °C. L’élongation est réalisée par la Taq polymérase thermostable.

41. Concernant le principe général de la PCR, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La PCR amplifie une région d’ADN délimitée par deux séquences connues.
La PCR amplifie une région dont les séquences terminales restent inconnues.
La PCR nécessite deux amorces complémentaires des séquences terminales ciblées.
La PCR utilise une seule amorce pour recopier les deux brins séparés.
La PCR sépare les fragments d’ADN déjà amplifiés selon leur taille.

La PCR amplifie une région d’ADN délimitée par deux séquences connues. · La PCR nécessite deux amorces complémentaires des séquences terminales ciblées.

Explication

La PCR amplifie une région délimitée par deux séquences connues et utilise deux amorces complémentaires. Les brins séparés servent ensuite de matrices, tandis que l’électrophorèse intervient dans l’analyse des fragments déjà obtenus.

42. Les caractéristiques des étapes successives d’un cycle de PCR comprennent :

L’élongation synthétise les nouveaux brins grâce à la Taq polymérase.
La Taq polymérase produit les nouveaux brins à partir du complexe amorce-matrice.
L’hybridation fixe les amorces sens et antisens aux séquences complémentaires.
Les amorces se fixent aux extrémités 5’ des deux brins d’ADN.
La dénaturation sépare les deux brins d’ADN par chauffage de l’échantillon.

L’élongation synthétise les nouveaux brins grâce à la Taq polymérase. · La Taq polymérase produit les nouveaux brins à partir du complexe amorce-matrice. · L’hybridation fixe les amorces sens et antisens aux séquences complémentaires. · La dénaturation sépare les deux brins d’ADN par chauffage de l’échantillon.

Explication

Chaque cycle comprend successivement la dénaturation, l’hybridation des amorces puis l’élongation par la Taq polymérase. Les amorces se fixent aux extrémités 3’ complémentaires des deux brins, et la Taq synthétise les nouveaux brins à partir du complexe amorce-matrice.

43. À propos de la dénaturation et de l’hybridation pendant la PCR :

L’hybridation fixe les amorces aux séquences complémentaires des extrémités 3’.
L’hybridation des amorces se déroule autour de 90–96 °C pendant environ 30 secondes.
La dénaturation sépare les deux brins d’ADN par élévation de température.
La dénaturation dure généralement environ 30–45 secondes dans un cycle.
Une proportion importante de paires C-G peut nécessiter une température de dénaturation plus élevée.

L’hybridation fixe les amorces aux séquences complémentaires des extrémités 3’. · La dénaturation sépare les deux brins d’ADN par élévation de température. · La dénaturation dure généralement environ 30–45 secondes dans un cycle. · Une proportion importante de paires C-G peut nécessiter une température de dénaturation plus élevée.

Explication

La dénaturation correspond à la séparation thermique des brins, généralement entre 90 et 96 °C pendant 30 à 45 secondes. Une proportion élevée de paires C-G impose une température plus élevée, tandis que l’hybridation concerne la fixation des amorces autour de 50–65 °C.

44. Concernant la quantification des produits de PCR, quelles sont les propositions exactes ?

Après 35 cycles, le nombre de copies dépasse 34 milliards.
L’amplification du nombre de copies suit une progression exponentielle.
Après n cycles, le nombre de copies se calcule par N=n2N = n^{2}.
Le nombre de copies après n cycles se calcule par N=2nN = 2^{n}.
Le nombre de copies augmente d’une quantité constante à chaque cycle.

Après 35 cycles, le nombre de copies dépasse 34 milliards. · L’amplification du nombre de copies suit une progression exponentielle. · Le nombre de copies après n cycles se calcule par $$N = 2^{n}$$.

Explication

Le nombre de copies double à chaque cycle selon N=2nN = 2^{n}, ce qui donne après 35 cycles plus de 34 milliards de copies. Cette progression est exponentielle et non linéaire, tandis que l’électrophorèse sépare ensuite les fragments selon leur taille.

45. Une analyse électrophorétique de fragments d’ADN permet de retenir que :

L’ADN chargé négativement migre vers l’anode chargée positivement.
Les grands fragments migrent plus vite et plus loin que les petits.
Les fragments sont séparés en l’absence de champ électrique appliqué.
Le gel peut être constitué d’agarose ou de polyacrylamide.
La séparation repose notamment sur la taille des fragments d’ADN.

L’ADN chargé négativement migre vers l’anode chargée positivement. · Le gel peut être constitué d’agarose ou de polyacrylamide. · La séparation repose notamment sur la taille des fragments d’ADN.

Explication

L’électrophorèse sur gel sépare les fragments selon leur taille grâce à un champ électrique appliqué à un gel d’agarose ou de polyacrylamide. L’ADN négatif migre vers l’anode positive, et les petits fragments progressent plus vite et plus loin.

46. Concernant la migration de l’ADN dans un gel, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les grands fragments migrent vers la cathode chargée négativement.
L’ADN chargé négativement migre vers l’anode chargée positivement.
La migration des fragments dépend de leur taille dans le gel.
Les petits fragments migrent plus vite que les grands fragments.
Les petits fragments parcourent une distance plus importante dans le gel.

L’ADN chargé négativement migre vers l’anode chargée positivement. · La migration des fragments dépend de leur taille dans le gel. · Les petits fragments migrent plus vite que les grands fragments. · Les petits fragments parcourent une distance plus importante dans le gel.

Explication

L’électrophorèse sépare les fragments par leur taille dans un gel soumis à un champ électrique. Comme l’ADN est négatif, il se dirige vers l’anode positive, et les petits fragments avancent davantage que les grands.

47. À propos de la visualisation et de l’évolution des produits de PCR :

Le bromure d’éthidium s’intercale dans les molécules d’ADN.
Les fragments de la taille voulue deviennent progressivement majoritaires.
Après le deuxième cycle, des fragments commencent à atteindre la taille voulue.
Les fragments marqués peuvent être visualisés sous une lampe UV à 254 nm.
Le bromure d’éthidium sépare les fragments selon leur longueur dans le gel.

Le bromure d’éthidium s’intercale dans les molécules d’ADN. · Les fragments de la taille voulue deviennent progressivement majoritaires. · Après le deuxième cycle, des fragments commencent à atteindre la taille voulue. · Les fragments marqués peuvent être visualisés sous une lampe UV à 254 nm.

Explication

Le bromure d’éthidium s’intercale dans l’ADN et rend les fragments visualisables sous une lampe UV à 254 nm. Après le deuxième cycle, des fragments de la taille voulue apparaissent puis deviennent progressivement majoritaires.

48. Concernant les télomères humains, quelles sont les propositions exactes ?

Les répétitions télomériques sont orientées dans la même direction.
Ils contiennent des répétitions en tandem de la séquence TTAGGG.
Les télomères humains mesurent environ 5 à 15 kb.
Les télomères se trouvent aux extrémités des chromosomes.
Les télomères sont des régions codantes transcrites en ARN messager.

Les répétitions télomériques sont orientées dans la même direction. · Ils contiennent des répétitions en tandem de la séquence TTAGGG. · Les télomères humains mesurent environ 5 à 15 kb. · Les télomères se trouvent aux extrémités des chromosomes.

Explication

Les télomères humains mesurent environ 5 à 15 kb et contiennent des répétitions en tandem de TTAGGG dans la même orientation. Ils sont non codants, non transcrits et situés aux extrémités des chromosomes, où ils limitent leur dégradation enzymatique.

49. Les caractéristiques définissant les télomères comprennent :

Les télomères retardent la dégradation enzymatique des chromosomes.
Les télomères sont des séquences codantes pouvant être traduites.
Les télomères correspondent à des régions non codantes et non transcrites.
Les télomères présentent des répétitions de la séquence TTAGGG.
Les télomères sont localisés aux extrémités des chromosomes.

Les télomères retardent la dégradation enzymatique des chromosomes. · Les télomères correspondent à des régions non codantes et non transcrites. · Les télomères sont localisés aux extrémités des chromosomes.

Explication

Les télomères sont des régions non codantes et non transcrites localisées aux extrémités chromosomiques. Leur rôle décrit ici est de retarder la dégradation enzymatique des chromosomes, et non de produire des protéines.

50. À propos de la réplication de l’ADN, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La réplication de l’ADN est semi-conservative.
La primase synthétise une amorce d’ARN avant l’action des ADN polymérases.
Les ADN polymérases synthétisent les nouveaux brins d’ADN.
La réplication commence à partir d’une extrémité unique de chaque chromosome.
La ligase relie les fragments au reste du chromosome.

La réplication de l’ADN est semi-conservative. · La primase synthétise une amorce d’ARN avant l’action des ADN polymérases. · Les ADN polymérases synthétisent les nouveaux brins d’ADN. · La ligase relie les fragments au reste du chromosome.

Explication

La réplication met en jeu successivement la primase, les ADN polymérases puis la ligase. Elle est semi-conservative et débute à partir de plusieurs origines formant des boucles, plutôt que depuis une seule extrémité chromosomique.

51. Concernant les mutations et variants génétiques :

Une transition échange deux bases de même catégorie chimique.
Un variant d’un promoteur peut modifier l’expression d’un gène.
Un variant d’une séquence codante peut modifier la fonction d’une protéine.
Un variant génétique peut résulter d’une substitution, d’une délétion ou d’une insertion.
Une transversion échange une purine et une pyrimidine.

Une transition échange deux bases de même catégorie chimique. · Un variant d’un promoteur peut modifier l’expression d’un gène. · Un variant d’une séquence codante peut modifier la fonction d’une protéine. · Un variant génétique peut résulter d’une substitution, d’une délétion ou d’une insertion. · Une transversion échange une purine et une pyrimidine.

Explication

Les variants génétiques correspondent à des substitutions, délétions ou insertions. Une transition conserve la nature chimique de la base, contrairement à une transversion, et les variants codants ou régulateurs peuvent modifier la fonction ou l’expression protéique.

52. Les caractéristiques de l’amplification par PCR comprennent :

La PCR utilise une succession de cycles répétée un nombre déterminé de fois.
La PCR enchaîne des cycles de dénaturation, d’hybridation et d’élongation.
Après sept cycles de PCR, le nombre théorique de copies atteint 64.
La PCR suit la relation N=2nN = 2^n, où nn représente le nombre de cycles.
Après sept cycles de PCR, le nombre théorique de copies atteint 128.

La PCR utilise une succession de cycles répétée un nombre déterminé de fois. · La PCR enchaîne des cycles de dénaturation, d’hybridation et d’élongation. · Après sept cycles de PCR, le nombre théorique de copies atteint 128.

Explication

La PCR répète des cycles comprenant la dénaturation, l’hybridation des amorces et l’élongation. Le nombre de copies suit N=2nN = 2^n ; sept cycles donnent donc 27=1282^7 = 128 copies.

53. Concernant l’électrophorèse et l’analyse des acides nucléiques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’ADN chargé négativement migre vers la cathode dans un champ électrique.
Les fragments d’ADN sont séparés selon leur taille par électrophorèse.
La PCR amplifie directement l’ARN sans étape intermédiaire.
L’étude d’un ARN peut nécessiter la synthèse préalable d’un ADN complémentaire.
L’ADN chargé négativement migre vers l’anode dans un champ électrique.

Les fragments d’ADN sont séparés selon leur taille par électrophorèse. · L’ADN chargé négativement migre vers l’anode dans un champ électrique.

Explication

L’ADN, chargé négativement, migre vers l’anode dans un champ électrique, et les fragments sont séparés selon leur taille. La PCR amplifie l’ADN ; l’analyse d’un ARN impose une transcription inverse préalable.

54. Concernant la conservation et l’étude des acides nucléiques, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’extraction des acides nucléiques utilise le phénol.
La conservation de l’ADN s’effectue à 20C-20\,^{\circ}\mathrm{C}.
Le séquençage détermine la structure des acides nucléiques nucléotide par nucléotide.
La conservation de l’ARN s’effectue à 80C-80\,^{\circ}\mathrm{C}.
L’ARN se conserve généralement à 20C-20\,^{\circ}\mathrm{C}.

La conservation de l’ADN s’effectue à $$-20\,^{\circ}\mathrm{C}$$. · La conservation de l’ARN s’effectue à $$-80\,^{\circ}\mathrm{C}$$.

Explication

L’ADN se conserve à 20C-20\,^{\circ}\mathrm{C} et l’ARN à 80C-80\,^{\circ}\mathrm{C}. Le séquençage détermine la séquence nucléotide par nucléotide, tandis que l’extraction utilise notamment le phénol.

55. Au sujet du séquençage, de l’extraction et de la PCR :

La PCR amplifie directement l’ARN sans synthèse d’ADN complémentaire.
L’étude d’un ARN peut commencer par une transcription inverse.
Le séquençage consiste à séparer les fragments d’ADN selon leur taille.
L’extraction des acides nucléiques utilise notamment le phénol.
Le séquençage détermine la séquence nucléotidique des acides nucléiques.

L’étude d’un ARN peut commencer par une transcription inverse. · L’extraction des acides nucléiques utilise notamment le phénol. · Le séquençage détermine la séquence nucléotidique des acides nucléiques.

Explication

Le séquençage détermine la séquence nucléotide par nucléotide, alors que l’extraction isole les acides nucléiques grâce au phénol. La PCR concerne l’ADN ; l’étude d’un ARN nécessite donc une transcriptase inverse pour produire un ADN complémentaire.

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De quoi est constitué un nucléotide ?

D'une base azotée, d'un ose et d'un ou plusieurs groupements phosphate.

Quelles sont les bases azotées pyrimidiques ?

La cytosine, la thymine et l’uracile.

Quelles sont les bases azotées puriques ?

L’adénine et la guanine.

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