QCM : Bientraitance et maltraitance — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche correspond à la bientraitance dans l’accompagnement d’une personne ?

Une relation protectrice privilégiant les décisions des professionnels pour sécuriser la personne
Une attitude aimable fondée sur des intentions positives envers la personne accompagnée
Une prise en charge globale respectant les droits, écoutant les besoins et prévenant la maltraitance
Une assistance centrée sur les soins techniques et l’organisation du service

Une prise en charge globale respectant les droits, écoutant les besoins et prévenant la maltraitance

Explication

La bientraitance associe le respect des droits et libertés, l’écoute des besoins et la prévention de la maltraitance dans une prise en charge globale. La bienveillance renvoie davantage aux intentions positives qu’à l’ensemble concret des pratiques d’accompagnement.

2. Lequel de ces ensembles regroupe les cinq principes de la bientraitance ?

La dignité, le respect, l’intimité, la sécurité et l’autonomie
L’intimité, la sécurité, la responsabilité, la dépendance et l’obéissance
Le respect, la dépendance, la protection, l’autonomie et la confidentialité
La dignité, la dépendance, l’intimité, la sécurité et la confidentialité

La dignité, le respect, l’intimité, la sécurité et l’autonomie

Explication

Les cinq principes sont la dignité, le respect, l’intimité, la sécurité et l’autonomie. La dépendance ne fait pas partie de cette liste et ne constitue pas le contraire conceptuel de l’autonomie.

3. Quelle distinction décrit correctement la bientraitance et la bienveillance ?

La bientraitance concerne la protection physique, tandis que la bienveillance concerne les règles administratives
La bientraitance concerne les pratiques collectives, tandis que la bienveillance renvoie surtout aux intentions individuelles
La bientraitance se limite à la gentillesse, tandis que la bienveillance évalue les pratiques des équipes
La bientraitance désigne des intentions individuelles, tandis que la bienveillance organise les pratiques institutionnelles

La bientraitance concerne les pratiques collectives, tandis que la bienveillance renvoie surtout aux intentions individuelles

Explication

La bientraitance examine activement les pratiques des personnes, des équipes et des institutions afin d’améliorer l’accompagnement. La bienveillance décrit principalement des intentions indulgentes, attentionnées et compréhensives, sans constituer à elle seule une démarche collective d’évaluation des pratiques.

4. Une équipe revoit ses méthodes d’accueil, d’écoute et d’accompagnement afin d’améliorer la qualité des soins : quelle notion cette démarche illustre-t-elle principalement ?

La bienveillance, car elle repose sur la gentillesse personnelle des professionnels
La dépendance, car elle définit le besoin de soutien de la personne accueillie
La bientraitance, car elle engage les pratiques de l’équipe dans une recherche d’accompagnement adapté
La sécurité, car elle concerne les intentions compréhensives des intervenants

La bientraitance, car elle engage les pratiques de l’équipe dans une recherche d’accompagnement adapté

Explication

La révision collective des méthodes relève de la bientraitance, qui interroge les pratiques et vise le meilleur accompagnement possible. La bienveillance correspond plutôt aux intentions individuelles, même si elle peut contribuer à une relation respectueuse.

5. À quelle date une proposition de loi visant à promouvoir la bientraitance des personnes vulnérables et des majeurs protégés a-t-elle été déposée ?

Le 29 juin 2021
Le 29 juin 2019
Le 21 septembre 2021
Le 11 juin 2022

Le 29 juin 2021

Explication

La proposition de loi a été déposée le 29 juin 2021 et visait également à lutter contre la maltraitance. Les autres dates ne correspondent pas à l’événement indiqué.

6. Quel dispositif permet d’évaluer et de comparer les EHPAD de France ?

Une enquête annuelle de satisfaction fondée sur dix indicateurs
Un référentiel national mesurant cinq principes de bientraitance
Un questionnaire ponctuel consacré aux conditions matérielles d’accueil
Une inspection trimestrielle portant sur les pratiques de chaque équipe

Une enquête annuelle de satisfaction fondée sur dix indicateurs

Explication

L’évaluation et la comparaison des EHPAD reposent sur une enquête annuelle de satisfaction fondée sur dix indicateurs. Le référentiel de la Haute Autorité de Santé favorise une démarche qualité, mais il ne correspond pas à ce dispositif comparatif précis.

7. Comment la Haute Autorité de Santé caractérise-t-elle la bientraitance ?

Une organisation institutionnelle privilégiant les décisions des professionnels
Une intervention individuelle centrée sur la protection de l’usager
Une démarche collective adaptée aux choix et aux besoins de l’usager
Une procédure professionnelle fondée sur des règles identiques pour chaque usager

Une démarche collective adaptée aux choix et aux besoins de l’usager

Explication

La bientraitance consiste à rechercher collectivement l’accompagnement le plus adapté, en respectant les choix et les besoins de l’usager. Un accompagnement imposé ne correspond pas à cette démarche, car il écarte la participation de la personne.

8. Quel axe de travail de l’Anesm consiste à faire de l’usager un participant à son propre parcours ?

Faire de l’usager le coacteur de son parcours
Évaluer les pratiques selon des critères financiers
Développer les équipements matériels des établissements
Renforcer les échanges entre les services administratifs

Faire de l’usager le coacteur de son parcours

Explication

L’un des quatre axes de l’Anesm est de reconnaître l’usager comme coacteur de son parcours. Le renforcement des échanges entre professionnels et usagers constitue un autre axe, mais ne désigne pas directement cette participation au parcours.

9. Dans quelle situation une personne vulnérable peut-elle être considérée comme maltraitée ?

Lorsqu’une action ou une omission porte atteinte à ses droits ou à sa santé
Lorsqu’un professionnel adapte l’accompagnement à ses préférences personnelles
Lorsqu’un proche demande des explications sur les soins proposés
Lorsqu’une structure réévalue régulièrement ses besoins fondamentaux

Lorsqu’une action ou une omission porte atteinte à ses droits ou à sa santé

Explication

La maltraitance peut résulter d’un geste, d’une parole, d’une action ou d’un défaut d’action compromettant les droits, les besoins, le développement ou la santé de la personne. Une adaptation de l’accompagnement à ses préférences relève au contraire du respect de ses choix.

10. Laquelle de ces situations appartient aux formes reconnues de maltraitance ?

La consultation de la personne avant une décision de soin
L’adaptation des activités aux capacités de l’usager
L’exposition à un environnement familial ou institutionnel violent
La mise en place d’un accompagnement respectueux des droits

L’exposition à un environnement familial ou institutionnel violent

Explication

L’exposition à un environnement familial ou institutionnel violent fait partie des formes de maltraitance, au même titre que les violences physiques, psychologiques, sexuelles ou financières. Les autres situations décrivent des pratiques compatibles avec un accompagnement respectueux.

11. Qu’est-ce qui définit la négligence dans l’accompagnement d’un enfant ?

L’absence de soins nécessaires malgré la capacité du parent à les fournir
Une atteinte directe à la liberté de l’enfant par un acte volontaire
Une difficulté temporaire du parent à répondre à une demande secondaire
Une décision éducative adaptée aux besoins et aux capacités de l’enfant

L’absence de soins nécessaires malgré la capacité du parent à les fournir

Explication

La négligence correspond au fait de ne pas veiller au développement et aux besoins essentiels de l’enfant alors que le parent est en mesure de le faire. Une atteinte directe à la liberté relève plus largement de la maltraitance et ne définit pas spécifiquement la négligence.

12. Quelle distinction permet d’opposer la négligence active à la négligence passive ?

La négligence active concerne les soins médicaux, tandis que la passive concerne les besoins éducatifs
La négligence active touche les adultes, tandis que la passive concerne principalement les enfants
La négligence active résulte d’un oubli, tandis que la passive prive intentionnellement d’aides indispensables
La négligence active prive intentionnellement d’aides indispensables, tandis que la passive résulte d’un oubli ou d’un abandon

La négligence active prive intentionnellement d’aides indispensables, tandis que la passive résulte d’un oubli ou d’un abandon

Explication

La négligence active implique une privation intentionnelle d’aides nécessaires à la vie quotidienne, alors que la négligence passive découle d’un oubli ou d’un abandon sans intention de nuire. La distinction repose donc sur l’intention et non sur l’âge ou le domaine concerné.

13. Quelles catégories regroupent les facteurs de risque de maltraitance ?

La famille, le voisinage et les services de secours
Les symptômes, le diagnostic et le traitement
La victime potentielle, l’auteur potentiel et l’établissement
Le domicile, l’hôpital et l’établissement scolaire

La victime potentielle, l’auteur potentiel et l’établissement

Explication

Les facteurs de risque sont classés selon trois pôles : la personne potentiellement victime, la personne potentiellement maltraitante et les établissements. La famille, le voisinage et les services de secours ne constituent pas cette classification.

14. Lorsqu’une analyse des risques porte sur la personne exposée, l’auteur possible et le cadre institutionnel, à quelle classification correspond-elle ?

Aux trois étapes du signalement d’une situation préoccupante
Aux trois intervenants chargés de traiter une plainte
Aux trois catégories de facteurs de risque de maltraitance
Aux trois niveaux de gravité d’une infraction pénale

Aux trois catégories de facteurs de risque de maltraitance

Explication

Cette analyse reprend les trois catégories fondées sur la victime potentielle, la personne potentiellement maltraitante et les établissements. Les autres propositions décrivent des regroupements qui ne correspondent pas à cette classification des facteurs de risque.

15. Quel dispositif téléphonique gratuit peut être utilisé pour signaler une situation où un enfant est en danger ou risque de l’être ?

Le 17
Le 15
Le 3977
Le 119

Le 119

Explication

Le 119 est destiné aux enfants et adolescents victimes de violences ainsi qu’aux personnes préoccupées par une situation d’enfant en danger. Le 3977 concerne les personnes âgées et les adultes en situation de handicap, tandis que les autres numéros répondent à d’autres urgences.

16. Face à un enfant en danger, quelle conduite est adaptée lorsque la situation présente une extrême gravité ?

Contacter le 3977 avant toute autre démarche
Saisir directement le procureur de la République
Attendre l’évaluation d’un établissement médico-social
Prévenir le supérieur hiérarchique de l’auteur présumé

Saisir directement le procureur de la République

Explication

En cas d’extrême gravité, le procureur de la République peut être saisi directement, en complément des dispositifs de signalement et d’urgence. Le 3977 et le supérieur hiérarchique concernent d’autres situations ou d’autres catégories de personnes, et l’attente n’est pas la conduite indiquée.

17. Quelle démarche correspond au signalement d’une maltraitance envers une personne âgée ou un adulte en situation de handicap accueillis en EHPAD ?

Utiliser le 3977, informer la famille et limiter le signalement à la direction de l’établissement
Prévenir l’établissement scolaire, contacter le 15 et attendre une évaluation médicale
Appeler le 119, saisir le procureur et contacter les services départementaux de protection de l’enfance
Appeler le 3977, saisir les autorités compétentes et contacter l’ARS ainsi que le département

Appeler le 3977, saisir les autorités compétentes et contacter l’ARS ainsi que le département

Explication

Pour une situation en EHPAD, le 3977 ou le site 3977.fr peut être utilisé, tandis que les faits doivent aussi être signalés au procureur et aux services de police ou de gendarmerie, avec information de l’ARS et du département. Le 119 concerne les enfants, et une information limitée à la famille ou à la direction ne suffit pas.

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Qu'est-ce que la bientraitance selon la Haute autorité de Santé ?

Une démarche globale respectant droits, besoins et prévention de la maltraitance.

Comment se traduit la bientraitance dans la relation avec la personne âgée ?

Par discuter, écouter, participer et ne pas infantiliser.

Quels sont les cinq principes de la bientraitance ?

Dignité, respect, intimité, sécurité et autonomie.

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