QCM : Biodiversité et diversité du vivant — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel scientifique commence à proposer le terme « biodiversité » en 1986 ?

Edward O. Wilson
Charles Darwin
Jean-Baptiste Lamarck
Ernst Haeckel

Edward O. Wilson

Explication

Edward O. Wilson commence à employer et à proposer le terme « biodiversité » en 1986. Charles Darwin est associé à la théorie de l’évolution, mais pas à l’introduction de ce terme.

2. Quel événement de 1992 contribue à faire entrer la définition actuelle de la biodiversité dans le grand public, le journalisme et la politique ?

La création du premier parc national mondial
La première conférence internationale sur le climat
La publication de l’ouvrage de Charles Darwin sur l’évolution
La Convention internationale de Rio de Janeiro sur la diversité biologique

La Convention internationale de Rio de Janeiro sur la diversité biologique

Explication

La Convention internationale de Rio de Janeiro sur la diversité biologique, en 1992, acte la définition actuelle de la biodiversité et contribue à sa diffusion. Les autres événements proposés ne correspondent pas à cette étape de reconnaissance publique et politique.

3. Que désigne la biodiversité ?

La diversité des climats terrestres
La variation des températures naturelles
La diversité du vivant
La quantité totale de matière organique

La diversité du vivant

Explication

La biodiversité désigne la diversité du vivant sous ses différentes formes. La diversité des climats concerne les conditions physiques des milieux et ne définit pas directement la biodiversité.

4. Que mesure la diversité spécifique ?

La richesse génétique au sein des populations
La variété des espèces présentes dans le vivant
La quantité de ressources disponibles dans un milieu
La variété des milieux et des écosystèmes

La variété des espèces présentes dans le vivant

Explication

La diversité spécifique correspond à la variété des espèces présentes dans le vivant. La richesse génétique concerne les variations génétiques, tandis que la variété des milieux relève de la diversité des écosystèmes.

5. Quel exemple illustre la diversité génétique au sein d’une même espèce ?

La coexistence d’une forêt et d’un désert
La présence de plusieurs allèles dans une population
La présence de plusieurs espèces dans un lac
La succession de différents climats sur un continent

La présence de plusieurs allèles dans une population

Explication

La diversité génétique inclut les différences alléliques entre individus d’une même espèce. La coexistence de milieux ou d’espèces différentes relève respectivement de la diversité des écosystèmes ou de la diversité spécifique.

6. À quoi correspond la diversité des écosystèmes ?

À la diversité des milieux et des écosystèmes présents sur Terre
À la diversité des espèces d’un seul écosystème
À la variété des allèles dans une population donnée
À la différence entre les génomes de deux individus

À la diversité des milieux et des écosystèmes présents sur Terre

Explication

La diversité des écosystèmes concerne la variété des milieux et des écosystèmes présents sur Terre. La variété des allèles et les différences entre génomes appartiennent au niveau de la diversité génétique.

7. Quelle caractéristique définit une espèce selon le concept biologique présenté ?

Des individus partageant exactement le même génotype
Des individus pouvant produire ensemble une descendance fertile
Des individus vivant dans le même environnement physique
Des individus ayant une apparence extérieure comparable

Des individus pouvant produire ensemble une descendance fertile

Explication

Une espèce réunit des individus pouvant potentiellement se reproduire entre eux et produire des descendants eux-mêmes fertiles. Le partage d’un génotype identique n’est pas requis, et l’apparence ou l’habitat ne suffisent pas à définir une espèce.

8. Quelle propriété caractérise une espèce génomique ?

Ses individus produisent tous une descendance fertile entre eux
Ses individus possèdent le même ensemble de gènes et la même organisation chromosomique
Ses individus occupent nécessairement le même milieu de vie
Ses individus possèdent les mêmes allèles pour chaque gène

Ses individus possèdent le même ensemble de gènes et la même organisation chromosomique

Explication

Une espèce génomique regroupe des individus ayant le même ensemble de gènes, le même nombre et la même taille de chromosomes, ainsi que la même localisation des gènes. Cela ne signifie pas que leur génotype est identique, car leurs allèles peuvent différer.

9. Dans le cadre évolutif, comment délimite-t-on une espèce ?

Par les individus partageant une descendance fertile entre deux ruptures successives du flux généalogique
Par les individus appartenant à un même milieu entre deux changements climatiques
Par les individus ayant une morphologie semblable au cours d’une même génération
Par les individus présentant exactement les mêmes chromosomes et les mêmes allèles

Par les individus partageant une descendance fertile entre deux ruptures successives du flux généalogique

Explication

Dans le cadre évolutif, une espèce regroupe les individus qui donnent ensemble une descendance fertile entre deux points successifs de rupture du flux généalogique. L’identité des allèles, le milieu ou la seule ressemblance morphologique ne constituent pas le critère évolutif décrit.

10. Quelle distinction décrit correctement le lien entre un caractère phénotypique et ses états ?

Le caractère dépend d’un allèle, tandis que ses états dépendent de plusieurs espèces
Le caractère dépend d’une population, tandis que ses états dépendent des milieux occupés
Le caractère dépend d’un gène, tandis que ses états dépendent des allèles de ce gène
Le caractère dépend du génome, tandis que ses états dépendent des populations observées

Le caractère dépend d’un gène, tandis que ses états dépendent des allèles de ce gène

Explication

Un caractère phénotypique correspond à une propriété déterminée par un gène, et ses différentes manifestations résultent des allèles de ce gène. Confondre le caractère avec un allèle inverse ces deux niveaux d’organisation génétique.

11. Quelle comparaison entre génome et génotype est exacte lorsqu’on étudie plusieurs individus d’une même espèce ?

Le génome décrit les caractères visibles, tandis que le génotype décrit les milieux fréquentés
Le génome correspond aux allèles d’un individu, tandis que le génotype caractérise l’espèce
Le génome caractérise l’espèce, tandis que le génotype correspond aux allèles d’un individu
Le génome varie entre individus, tandis que le génotype reste commun à toute l’espèce

Le génome caractérise l’espèce, tandis que le génotype correspond aux allèles d’un individu

Explication

Le génome regroupe les gènes caractéristiques de l’espèce, alors que le génotype rassemble les allèles propres à un individu. L’erreur fréquente consiste à attribuer au génome les variations individuelles qui concernent plutôt le génotype.

12. Lorsqu’un organisme doit être identifié précisément, dans quel ordre faut-il progresser ?

Partir des groupes les plus larges, puis aller vers le genre et enfin vers l’espèce
Commencer par l’espèce supposée, puis remonter vers le genre et les groupes les plus larges
Comparer d’abord les individus d’une population, puis rechercher leur milieu géographique
Commencer par les allèles, puis déterminer le génotype avant de rechercher le groupe

Partir des groupes les plus larges, puis aller vers le genre et enfin vers l’espèce

Explication

L’identification pratique procède progressivement des groupes taxonomiques larges vers le genre, puis vers l’espèce. Commencer par l’espèce supposée ne respecte pas cette démarche de détermination progressive.

13. Quelle situation correspond à une spéciation ?

Une population accumule des modifications génétiques qui empêchent les croisements avec la population initiale
Une espèce change de milieu tout en conservant des échanges reproductifs avec sa population initiale
Une population présente plusieurs phénotypes sans rupture des croisements avec les autres individus
Des individus d’une espèce présentent des allèles différents sans former de nouvelle espèce

Une population accumule des modifications génétiques qui empêchent les croisements avec la population initiale

Explication

La spéciation est la formation d’une nouvelle espèce par accumulation de modifications génétiques empêchant les croisements avec la population initiale. Une diversité de phénotypes au sein d’une même espèce relève plutôt du polymorphisme.

14. Quelle succession d’événements peut conduire une population isolée à former une nouvelle espèce ?

Une divergence génétique apparaît, puis une rupture de l’interfécondité s’installe avec le groupe initial
Une variation phénotypique apparaît, puis la population conserve une interfécondité complète avec le groupe initial
Une ressemblance génétique augmente, puis les échanges reproductifs deviennent plus fréquents avec le groupe initial
Une population change de lieu, puis ses individus deviennent immédiatement une nouvelle espèce

Une divergence génétique apparaît, puis une rupture de l’interfécondité s’installe avec le groupe initial

Explication

L’isolement permet à la population d’évoluer génétiquement différemment, et la rupture ultérieure de l’interfécondité peut conduire à une nouvelle espèce. Un simple changement géographique ou phénotypique ne suffit pas à établir cette formation.

15. Deux populations très ressemblantes vivent dans des zones séparées par une limite géographique nette et ne se reproduisent pas entre elles : quelle interprétation est la plus pertinente ?

L’absence de croisements indique qu’elles sont deux variétés d’une seule espèce
La séparation géographique montre qu’elles appartiennent nécessairement à deux genres différents
La ressemblance prouve qu’elles appartiennent à une même population polymorphe
La séparation peut révéler une barrière reproductive et indiquer deux espèces différentes

La séparation peut révéler une barrière reproductive et indiquer deux espèces différentes

Explication

Une séparation géographique nette associée à une absence d’interfécondité peut révéler une barrière reproductive et soutenir l’hypothèse de deux espèces. La ressemblance des populations ne suffit pas à les réunir dans une même population polymorphe.

16. Quelle propriété définit un individu ou organisme au sens biologique ?

Il doit vivre sans interaction avec les autres êtres vivants pour accomplir ses fonctions essentielles
Il doit atteindre un stade adulte avant de pouvoir être considéré comme un être vivant
Il doit appartenir à une population dont tous les individus possèdent le même génotype
Il peut assurer de façon autonome des fonctions essentielles comme se nourrir, grandir et se reproduire

Il peut assurer de façon autonome des fonctions essentielles comme se nourrir, grandir et se reproduire

Explication

Un individu est capable d’assurer de manière autonome des fonctions essentielles du vivant, notamment se nourrir, grandir et se reproduire. Cette autonomie fonctionnelle n’implique pas une absence de relations ou de dépendances envers d’autres organismes.

17. Quelle description correspond à une population biologique ?

Un ensemble d’individus ayant le même génotype, quel que soit leur lieu géographique
Un ensemble d’individus de plusieurs espèces vivant dans des lieux géographiques différents
Un seul organisme capable d’accomplir les fonctions essentielles du vivant dans un milieu donné
Un ensemble d’individus de la même espèce vivant dans un même lieu géographique

Un ensemble d’individus de la même espèce vivant dans un même lieu géographique

Explication

Une population rassemble des individus appartenant à la même espèce et partageant un même lieu géographique. Des individus de plusieurs espèces forment plutôt une communauté, et un individu isolé ne constitue pas une population.

18. Quelle différence distingue le développement des organismes unicellulaires de celui des espèces pluricellulaires ?

Les organismes unicellulaires ne passent pas par un développement vers un stade adulte
Les organismes unicellulaires deviennent adultes après avoir formé plusieurs tissus spécialisés
Les organismes unicellulaires possèdent un stade adulte plus bref que celui des espèces pluricellulaires
Les organismes unicellulaires nécessitent une population entière pour achever leur développement

Les organismes unicellulaires ne passent pas par un développement vers un stade adulte

Explication

Les organismes unicellulaires n’ont pas de développement vers un stade adulte, contrairement aux espèces pluricellulaires. Leur organisation ne conduit donc pas à la succession de stades de développement caractéristique des organismes pluricellulaires.

19. Comment les espèces connues sont-elles généralement désignées en nomenclature biologique ?

Par un nom unique indiquant leur habitat et leur régime alimentaire
Par un nom composé de leur famille et de leur population
Par un nom binominal formé d’un genre et d’une espèce
Par un code numérique associé à leur ordre taxonomique

Par un nom binominal formé d’un genre et d’une espèce

Explication

Les espèces identifiées, décrites et nommées reçoivent un nom binominal associant un genre et une espèce. Ce nombre d’espèces décrites ne doit pas être confondu avec le nombre total d’individus qui les composent.

20. Quelle place les insectes occupent-ils parmi les espèces connues ?

Ils regroupent environ 4 500 espèces, soit une faible fraction de la biodiversité connue
Ils constituent quelques milliers d’espèces, principalement réparties chez les vertébrés
Ils regroupent plus de 1,3 million d’espèces, soit environ la moitié de la biodiversité connue
Ils représentent près de 80 % des espèces encore non identifiées dans tous les milieux

Ils regroupent plus de 1,3 million d’espèces, soit environ la moitié de la biodiversité connue

Explication

Les insectes comptent plus de 1,3 million d’espèces connues et représentent environ la moitié de la biodiversité spécifique connue. Les mammifères, par comparaison, ne comptent qu’environ 4 500 espèces connues.

21. Quelle estimation décrit le mieux la part des espèces qui resterait à identifier ?

Environ 80 % des espèces seraient encore non identifiées
Environ la moitié des espèces connues seraient à nouveau classées
Près de 20 % des espèces décrites seraient dépourvues de nom binominal
Environ 4 500 espèces resteraient à découvrir chez les mammifères

Environ 80 % des espèces seraient encore non identifiées

Explication

On estime qu’environ 80 % des espèces restent encore non identifiées. Cette part inconnue concerne notamment les organismes microscopiques, les invertébrés et les champignons.

22. Quelle distinction permet de différencier la richesse spécifique de la taille des populations ?

La richesse spécifique mesure les allèles, tandis que la taille des populations mesure les milieux occupés
La richesse spécifique compte les espèces d’un groupe, tandis que la taille des populations compte leurs individus
La richesse spécifique compte les individus d’une espèce, tandis que la taille des populations compte les groupes taxonomiques
La richesse spécifique décrit les habitats, tandis que la taille des populations décrit les relations alimentaires

La richesse spécifique compte les espèces d’un groupe, tandis que la taille des populations compte leurs individus

Explication

La richesse spécifique correspond au nombre d’espèces présentes dans un groupe. La taille d’une population correspond au nombre d’individus appartenant à une espèce, ce qui constitue une mesure différente.

23. Que désigne la diversité allélique au sein d’une espèce ?

La comparaison des ensembles de gènes propres à plusieurs espèces différentes
La différence entre les plans d’organisation de plusieurs groupes animaux
La variété des milieux physico-chimiques occupés par une même espèce
L’ensemble des allèles existant pour un gène chez tous les individus de l’espèce

L’ensemble des allèles existant pour un gène chez tous les individus de l’espèce

Explication

La diversité allélique rassemble tous les allèles existant pour un gène donné chez les individus d’une même espèce. Elle concerne donc les variations internes à une espèce, contrairement à la diversité génomique entre espèces.

24. Deux variétés végétales peuvent-elles appartenir à la même espèce malgré des apparences différentes ?

Oui, si elles possèdent le même ensemble de gènes et peuvent se croiser malgré des combinaisons d’allèles différentes
Non, car toute différence de variété définit une espèce distincte séparée par une barrière reproductive
Non, car deux variétés doivent posséder les mêmes combinaisons d’allèles pour relever d’une même espèce
Oui, si elles vivent dans le même milieu et présentent une taille comparable malgré des génomes différents

Oui, si elles possèdent le même ensemble de gènes et peuvent se croiser malgré des combinaisons d’allèles différentes

Explication

Deux variétés peuvent relever de la même espèce lorsqu’elles partagent le même ensemble de gènes et peuvent se croiser, même si leurs combinaisons d’allèles diffèrent. Une différence de variété ne suffit donc pas à établir une séparation entre espèces.

25. Quelle définition correspond à un écosystème ?

Un ensemble d’individus appartenant à une même espèce et partageant des allèles communs
Une communauté d’organismes définie par des plans d’organisation anatomiques comparables
Un milieu caractérisé par des propriétés physico-chimiques, édaphiques, pédologiques et climatiques propres
Un groupe d’espèces classées selon leur nombre d’individus et leur proximité évolutive

Un milieu caractérisé par des propriétés physico-chimiques, édaphiques, pédologiques et climatiques propres

Explication

Un écosystème est un milieu qui possède des caractéristiques physico-chimiques, édaphiques, pédologiques et climatiques particulières. Il ne se définit donc pas par la seule appartenance des organismes à une espèce.

26. Pourquoi des écosystèmes différents peuvent-ils favoriser la diversification des êtres vivants ?

Ils remplacent les différences génétiques entre individus par des caractéristiques identiques dans chaque habitat
Ils rapprochent les espèces de milieux distincts, ce qui uniformise leurs adaptations et leurs caractères
Ils imposent des pressions de sélection différentes, favorisant des formes adaptées à chaque milieu
Ils réduisent la variété des conditions de vie, ce qui limite la sélection de formes spécialisées

Ils imposent des pressions de sélection différentes, favorisant des formes adaptées à chaque milieu

Explication

Des écosystèmes différents exercent des pressions de sélection distinctes, ce qui favorise des formes de vie adaptées à leurs conditions. Cette différenciation des adaptations peut amplifier la diversification des espèces et des individus.

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En quelle année Edward O. Wilson a-t-il proposé le terme « biodiversité » ?

En 1986.

Quelle convention internationale a défini la biodiversité en 1992 ?

La Convention internationale de Rio de Janeiro.

Que s'est-il passé en 1992 concernant la biodiversité ?

La définition actuelle de la biodiversité a été officialisée et popularisée.

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