QCM : Catégorisation sociale et racisme (66 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline distingue le social du naturel et étudie les logiques sociales, groupales et individuelles à l’aide de méthodes rigoureuses ?

La biologie
L’ethnographie
La sociologie
La démographie

La sociologie

Explication

La sociologie distingue les phénomènes sociaux des phénomènes naturels et analyse les logiques sociales avec des méthodes qualitatives ou quantitatives rigoureuses. La démographie décrit les populations par des chiffres, la biologie étudie le vivant et l’ethnographie est une méthode d’observation prolongée.

2. Une chercheuse séjourne plusieurs mois dans un groupe pour observer ses pratiques, puis une collègue analyse les institutions et l’histoire de ce groupe. Quelle discipline désigne la méthode de la première chercheuse ?

La démographie
L’ethnologie
L’anthropologie
L’ethnographie

L’ethnographie

Explication

L’ethnographie est la méthode fondée sur l’observation prolongée. L’ethnologie analyse les groupes, les institutions et les périodes historiques, l’anthropologie propose une synthèse applicable à l’humanité, et la démographie décrit les populations par des chiffres.

3. Dans une région, les ateliers artisanaux sont remplacés par des usines, la population quitte les campagnes pour les villes et les liens communautaires évoluent vers une solidarité fondée sur l’interdépendance. À quelle opposition historique correspond cette évolution ?

Industrie et urbanité, puis artisanat, ruralité et solidarité mécanique
Artisanat et urbanité, puis industrie, ruralité et solidarité mécanique
Artisanat et ruralité, puis industrie, urbanisation et solidarité organique
Industrie et ruralité, puis artisanat, urbanisation et solidarité organique

Artisanat et ruralité, puis industrie, urbanisation et solidarité organique

Explication

Les bouleversements contemporains opposent la production artisanale à l’industrialisation, les espaces ruraux aux espaces urbains et la solidarité mécanique à la solidarité organique. L’option qui commence par l’industrie inverse le changement de production, celle qui privilégie l’urbanité inverse la dynamique rurale-urbaine, et la solidarité mécanique ne correspond pas au terme de cette évolution.

4. Dans un pays, les droits sont garantis par des lois votées par les représentants, les modes de vie tendent à s’uniformiser et la mobilité sociale augmente. Quelle conception de la démocratie ces caractéristiques illustrent-elles chez Tocqueville ?

L’égalité économique accompagnée d’une uniformisation des modes de vie et d’une mobilité accrue
La participation directe accompagnée d’une différenciation des modes de vie et d’une mobilité accrue
L’égalité des droits accompagnée d’une différenciation des modes de vie et d’une mobilité réduite
L’égalité des droits accompagnée d’une uniformisation des modes de vie et d’une mobilité accrue

L’égalité des droits accompagnée d’une uniformisation des modes de vie et d’une mobilité accrue

Explication

Pour Tocqueville, la démocratie associe l’égalité des droits garantie par la loi à l’uniformisation des modes de vie et à une mobilité sociale accrue. L’égalité des revenus confond égalité des droits et égalité économique, tandis que la mobilité réduite contredit la caractéristique démocratique décrite.

5. Quel ensemble correspond aux effets pervers que Tocqueville associe à la démocratie ?

Sérénité sociale, prospérité, coproduction et mobilité sociale
Individualisme, sérénité sociale, séparation des pouvoirs et prospérité
Inégalités économiques, liberté de la presse, coproduction et mobilité sociale
Inégalités économiques, individualisme, conformisme et despotisme administratif

Inégalités économiques, individualisme, conformisme et despotisme administratif

Explication

Tocqueville relève l’accroissement des inégalités économiques, l’individualisme, le conformisme et le despotisme administratif comme effets pervers de la démocratie. La sérénité sociale, la prospérité et la coproduction sont plutôt présentées comme des bienfaits, tandis que la liberté de la presse et la séparation des pouvoirs sont des moyens de limiter ces effets.

6. Une équipe cherche à établir une connaissance vraie en observant des faits, puis en les traitant mathématiquement. Quel principe de pensée met-elle en œuvre ?

Le positivisme
L’explication théologique
Le relativisme individuel
L’explication métaphysique

Le positivisme

Explication

Le positivisme soutient que la connaissance scientifique des faits permet d’atteindre le vrai par l’observation puis les mathématiques. L’explication métaphysique mobilise des entités abstraites, l’explication théologique des agents surnaturels, et l’opinion individuelle ne repose pas sur cette démarche scientifique.

7. Face à un phénomène, une chercheuse cesse d’invoquer des agents surnaturels ou des entités abstraites et cherche plutôt à établir comment il se produit. À quel état de la loi des trois états correspond sa démarche ?

L’état métaphysique
L’état positif
L’état fictif surnaturel
L’état théologique

L’état positif

Explication

L’état positif cherche comment les phénomènes se produisent, tandis que l’état théologique les explique par des agents surnaturels et l’état métaphysique par des entités abstraites. La démarche décrite relève donc de l’état positif.

8. Dans une entreprise capitaliste, quel rapport entre groupes correspond à la distinction de classes chez Marx ?

Le prolétariat possède les moyens de production et les bourgeois sont exploités
Les bourgeois possèdent les moyens de production et le prolétariat est exploité
Les groupes se distinguent selon leur degré d’intégration à la société
Les bourgeois et le prolétariat partagent également le pouvoir de production

Les bourgeois possèdent les moyens de production et le prolétariat est exploité

Explication

Dans l’analyse marxienne du capitalisme, les bourgeois possèdent les moyens de production et exploitent le prolétariat. L’attribution de la propriété au prolétariat inverse la relation, le partage égal du pouvoir efface la domination, et l’intégration sociale renvoie à une autre distinction sociologique.

9. Pour analyser une usine, une sociologue étudie les travailleurs, les machines, les savoir-faire et la répartition du pouvoir entre dirigeants et salariés. Quels éléments associe-t-elle pour caractériser le mode de production capitaliste ?

Les choix individuels et les règles de la vie familiale
Les rapports sociaux et les seules connaissances techniques
Les forces productives et les rapports sociaux de domination
Les institutions politiques et les opinions des salariés

Les forces productives et les rapports sociaux de domination

Explication

Le mode de production capitaliste associe les forces productives, comme le travail, le matériel et les connaissances techniques, aux rapports sociaux qui organisent pouvoirs et domination. Les institutions seules ne suffisent pas, les techniques seules omettent les rapports sociaux, et les opinions individuelles ne définissent pas cet ensemble.

10. Dans un groupe de travailleurs, tous connaissent des conditions d’existence semblables, mais ne reconnaissent pas encore d’intérêts communs. Comment Marx qualifierait-il cette classe ?

Un groupe en situation d’anomie
Une classe pour soi
Une classe définie par sa propriété collective
Une classe en soi

Une classe en soi

Explication

Une classe en soi partage des conditions d’existence sans en avoir conscience. La classe pour soi suppose une conscience d’intérêts communs, l’anomie concerne l’absence de cadre régulateur, et la propriété collective n’est pas le critère de cette distinction.

11. Dans une situation où des bourgeois s’approprient la plus-value, une marchandise semble posséder une valeur qui lui appartient naturellement et des travailleurs perdent leur autonomie. Quelle association distingue correctement ces phénomènes ?

Fétichisation de la plus-value, appropriation de la marchandise, aliénation des individus
Appropriation de la plus-value, fétichisation de la marchandise, aliénation des individus
Aliénation de la plus-value, fétichisation de la marchandise, appropriation des individus
Appropriation de la plus-value, aliénation de la marchandise, fétichisation des individus

Appropriation de la plus-value, fétichisation de la marchandise, aliénation des individus

Explication

L’appropriation de la plus-value relève de l’exploitation, l’apparence d’une valeur propre de la marchandise relève de la fétichisation, et la perte d’autonomie des individus relève de l’aliénation. Les autres associations déplacent ces phénomènes vers une notion qui ne leur correspond pas.

12. Quel objet d’analyse les structuralistes privilégient-ils pour mettre au jour les structures sous-jacentes qui encadrent les discours et les actions ?

Les calculs rationnels des acteurs
Le discours et le langage
Le sens subjectif des actions individuelles
Les conditions matérielles de production

Le discours et le langage

Explication

Le structuralisme privilégie le discours et le langage afin de révéler les structures sous-jacentes qui encadrent les expressions. Les calculs individuels relèvent de l’individualisme méthodologique, les conditions matérielles renvoient à une autre approche, et le sens subjectif est central dans l’interactionnisme.

13. Une personne développe des goûts et des pratiques liés à son milieu social, puis s’en sert pour évaluer les pratiques d’autrui. Quelle notion désigne ce système de dispositions ?

L’interactionnisme
Le structuralisme
L’individualisme méthodologique
L’habitus

L’habitus

Explication

L’habitus est un système de dispositions socialement formées qui génère des pratiques et permet de les classer et de les apprécier, contribuant aux styles de vie. Le structuralisme s’intéresse aux structures sous-jacentes, l’individualisme méthodologique aux actions individuelles, et l’interactionnisme au sens des actions et à leurs conditions.

14. Pour expliquer la baisse de participation à une réunion, une chercheuse examine les choix de chaque membre selon les options qu’il connaît et son environnement, puis agrège ces actions. Quelle approche mobilise-t-elle ?

Le structuralisme
L’individualisme méthodologique
L’interactionnisme
Le holisme sociologique

L’individualisme méthodologique

Explication

L’individualisme méthodologique explique les phénomènes sociaux par l’agrégation d’actions individuelles, généralement rationnelles au regard des options connues et de l’environnement. Le holisme explique plutôt les individus par la force sociale, l’interactionnisme articule sens et conditions extérieures, et le structuralisme recherche des structures sous-jacentes.

15. Une étude explique une mobilisation en examinant à la fois le sens que les participants donnent à leurs gestes et les contraintes extérieures qui les influencent. Quelle approche correspond à cette démarche ?

Le holisme sociologique
Le structuralisme
L’individualisme méthodologique
L’interactionnisme

L’interactionnisme

Explication

L’interactionnisme tient compte à la fois du sens que les individus donnent à leurs actions et des conditions extérieures qui les influencent. Le structuralisme privilégie les structures sous-jacentes, l’individualisme méthodologique part de l’agrégation des actions individuelles, et le holisme met l’accent sur la force de la société.

16. Une sociologue constate que son milieu social influence les phénomènes auxquels elle prête attention. Quel objectif méthodologique cette réflexion illustre-t-elle ?

La démarche inductive, qui part d’observations pour élaborer une réflexion
La neutralité axiologique, qui interroge l’influence des caractéristiques de la chercheuse sur son regard
La rupture épistémologique, qui écarte les intuitions au profit d’une observation rigoureuse
La méthode quantitative, qui systématise le recueil des données

La neutralité axiologique, qui interroge l’influence des caractéristiques de la chercheuse sur son regard

Explication

Viser la neutralité axiologique suppose d’interroger la manière dont les caractéristiques de la chercheuse influencent ce qu’elle voit et la façon dont le monde lui apparaît. La rupture épistémologique concerne les prénotions, la démarche inductive est une démarche de recherche et la méthode quantitative désigne un type de méthode.

17. Une chercheuse remplace l’idée spontanée que les enfants sont naturellement turbulents par une enquête sur le sens de cette catégorie et les normes scolaires. Quelle démarche effectue-t-elle ?

Une sociologie spontanée, en conservant une explication issue des intuitions courantes
Une méthode quantitative, en transformant la catégorie en réponses mesurables
Une recherche documentaire, en s’appuyant sur des écrits plutôt que sur une enquête
Une rupture épistémologique, en substituant une enquête rigoureuse aux explications spontanées

Une rupture épistémologique, en substituant une enquête rigoureuse aux explications spontanées

Explication

La rupture épistémologique consiste à abandonner les explications spontanées et les prénotions pour construire un objet de recherche à partir d’une observation rigoureuse. La sociologie spontanée conserve les intuitions, tandis que le questionnaire et la recherche documentaire sont des méthodes, non cette rupture.

18. Dans une société, des représentations sont partagées par de nombreux membres et changent lentement, tandis que les images propres à une personne évoluent facilement. Comment distinguer ces deux formes ?

Les représentations individuelles sont propres à chacun et changent difficilement ; les collectives sont partagées et modifiables aisément
Les représentations individuelles sont partagées et modifiables aisément ; les collectives sont propres à chacun et changent difficilement
Les représentations individuelles sont partagées et changent difficilement ; les collectives sont propres à chacun et modifiables aisément
Les représentations individuelles sont propres à chacun et modifiables aisément ; les collectives sont partagées et changent difficilement

Les représentations individuelles sont propres à chacun et modifiables aisément ; les collectives sont partagées et changent difficilement

Explication

Les représentations individuelles sont propres à chaque personne et peuvent se modifier aisément, alors que les représentations collectives sont partagées par une société et se modifient difficilement. L’option qui inverse les caractéristiques confond les deux formes ; les autres attribuent à tort le partage ou la facilité de changement.

19. Une personne acquiert dans différents espaces de socialisation un ensemble organisé de croyances, d’opinions et d’attitudes. De quoi s’agit-il ?

D’un stéréotype, ensemble descriptif de caractéristiques associées à un objet
D’une représentation sociale, connaissance élaborée socialement et acquise par socialisation
D’une discrimination, conduite qui traduit un traitement différencié
D’une représentation individuelle, image personnelle sans élaboration sociale

D’une représentation sociale, connaissance élaborée socialement et acquise par socialisation

Explication

Une représentation sociale est une forme de connaissance élaborée socialement, organisée en croyances, opinions et attitudes, et acquise dans les espaces de socialisation plutôt qu’innée. La représentation individuelle est personnelle, le stéréotype est descriptif et la discrimination renvoie à un comportement.

20. Un groupe diffuse de nouvelles connaissances qui conduisent à transformer des pratiques sociales. Quelle fonction des représentations sociales est illustrée ?

La fonction de justification des pensées et des actes
La fonction d’orientation des pensées et des actes
La fonction de transformation sociale par la diffusion des connaissances
La fonction identitaire de définition des groupes d’appartenance

La fonction de transformation sociale par la diffusion des connaissances

Explication

La diffusion des connaissances peut contribuer à transformer la société : c’est la fonction de transformation sociale. L’orientation concerne les pensées et les actes, la justification légitime ceux-ci, et la fonction identitaire définit les groupes d’appartenance.

21. Dans une représentation sociale, certains éléments restent stables et organisent sa signification, tandis que d’autres varient selon les situations et la rendent concrète. Quelle attribution est correcte ?

Le noyau central organise le sens et la stabilité ; le système périphérique concrétise et adapte au contexte
Le noyau central concrétise et adapte au contexte ; le système périphérique organise le sens et la stabilité
Le système périphérique organise le sens et la stabilité ; le noyau central concrétise et adapte au contexte
Le système périphérique organise le sens et l’adaptation ; le noyau central assure la concrétisation et la stabilité

Le noyau central organise le sens et la stabilité ; le système périphérique concrétise et adapte au contexte

Explication

Le noyau central regroupe les éléments récurrents qui organisent la signification et assurent la stabilité, tandis que le système périphérique accueille les éléments variables qui concrétisent et adaptent la représentation. L’inversion des rôles, ou l’attribution de la stabilité à la périphérie, méconnaît cette distinction.

22. Quel résultat Craig Venter a-t-il établi en 2000 par le séquençage du génome humain ?

Les humains partagent 99,9 % de leur ADN mitochondrial
Les humains partagent cette proportion depuis 1735
Les humains diffèrent par 99,9 % de leur code génétique
Les humains partagent 99,9 % de leur code génétique

Les humains partagent 99,9 % de leur code génétique

Explication

L’analyse de Craig Venter a montré que tous les humains partagent 99,9 % de leur code génétique. La différence de 99,9 % inverse la proportion, l’ADN mitochondrial restreint à tort le résultat, et 1735 confond cette découverte avec la classification de Linné.

23. Une enquête distingue les traits physiques visibles des différences de statut ou d’appartenance attribuées par la société. Comment faut-il classer ces deux types de différences ?

Les traits visibles sont des constructions sociales et les différences invisibles sont phénotypiques
Les traits visibles et invisibles sont tous des différences génétiques
Les traits visibles sont phénotypiques et les différences invisibles sont des constructions sociales
Les traits visibles et invisibles sont tous des constructions sociales

Les traits visibles sont phénotypiques et les différences invisibles sont des constructions sociales

Explication

Les différences observables relèvent du phénotype, tandis que les différences non visibles évoquées ici sont des constructions sociales. L’inversion des catégories confond les deux notions, l’explication génétique réduit à tort les différences invisibles à la biologie, et la construction sociale des deux types efface la distinction.

24. Un historien étudie une société antique où les groupes sont distingués par la langue, la culture, la citoyenneté et le statut social, et où l’esclavage existe. Quelle interprétation correspond à ces critères ?

Les distinctions reposent sur une classification génétique comparable à celle de l’époque moderne
Les distinctions reposent sur une hiérarchie biologique des groupes, justifiant l’esclavage
Les distinctions reposent principalement sur les traits physiques visibles des groupes
Les distinctions reposent sur des critères sociaux et culturels, sans théorie du racisme biologique

Les distinctions reposent sur des critères sociaux et culturels, sans théorie du racisme biologique

Explication

Dans les sociétés antiques citées, les différences étaient notamment définies par la culture, la langue, la citoyenneté et le statut, sans théorie du racisme biologique. Assimiler l’esclavage antique à cette théorie constitue la confusion documentée; la hiérarchie génétique et la classification moderne transposent des idées ultérieures, tandis que le phénotype ne résume pas les critères mentionnés.

25. Quelle classification Carl Von Linné a-t-il proposée en 1735 ?

Quatre groupes — citoyen, étranger, libre et esclave — fondés sur le statut
Quatre groupes — blanc, rouge, jaune et noir — assortis de caractères hiérarchisés
Deux groupes — humain et non-humain — définis par le séquençage génétique
Trois groupes — européen, asiatique et africain — fondés sur la langue

Quatre groupes — blanc, rouge, jaune et noir — assortis de caractères hiérarchisés

Explication

En 1735, Carl Von Linné a classé les groupes blanc, rouge, jaune et noir en leur attribuant des caractères hiérarchisés. Les catégories linguistiques et statutaires confondent des critères distincts, et le séquençage génétique appartient à une période bien postérieure.

26. Une personne ne peut quitter son emploi parce que son employeur la menace et exerce une coercition. Quelle notion décrit cette situation ?

L’esclavage moderne
La discrimination raciale
La traite atlantique
La précarité professionnelle

L’esclavage moderne

Explication

L’esclavage moderne comprend les situations d’exploitation qu’une personne ne peut refuser ou quitter du fait de menaces ou de coercition. La précarité n’implique pas en elle-même cette impossibilité, la discrimination désigne une autre notion, et la traite atlantique est un phénomène historique.

27. Combien de personnes étaient en situation d’esclavage dans le monde en 2022 ?

50 millions
1 570
7 000
9 400

50 millions

Explication

L’estimation mondiale pour 2022 est de 50 millions de personnes en situation d’esclavage, notamment dans l’exploitation sexuelle, le travail forcé et l’esclavage domestique. Les autres chiffres correspondent à des statistiques françaises de crimes ou délits, d’actes antisémites ou de contraventions.

28. En France, un bilan statistique de 2024 distingue les crimes et délits à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux des contraventions. Quels chiffres correspondent à ces deux catégories ?

9 400 crimes ou délits et 7 000 contraventions
9 400 crimes ou délits et 1 570 contraventions
7 000 crimes ou délits et 9 400 contraventions
50 millions de crimes ou délits et 7 000 contraventions

9 400 crimes ou délits et 7 000 contraventions

Explication

Le SSMSI recense en 2024 9 400 crimes ou délits à caractère raciste, xénophobe ou antireligieux, ainsi que 7 000 contraventions. L’inversion des deux nombres confond les catégories; 1 570 concerne les actes antisémites ayant donné lieu à une plainte, et 50 millions est une estimation mondiale de l’esclavage.

29. Une campagne représente les personnes noires comme naturellement robustes, exploitables et moins compétentes, tout en mettant en doute leur appartenance à la nation. Sur quelles représentations du racisme anti-noir s’appuie-t-elle ?

Aux formes de castration et d’exploitation associées à la traite orientale
Aux statistiques de crimes ou délits racistes enregistrés en France en 2024
À la définition de l’esclavage moderne fondée sur la coercition et les menaces
Au mythe colonial du corps exploitable, aux stéréotypes cognitifs et à l’idée qu’elles ne seraient pas françaises

Au mythe colonial du corps exploitable, aux stéréotypes cognitifs et à l’idée qu’elles ne seraient pas françaises

Explication

Le racisme anti-noir s’appuie notamment sur le mythe colonial d’un corps robuste et exploitable, des stéréotypes sur les capacités cognitives et l’idée que les personnes noires ne seraient pas françaises. La coercition décrit l’esclavage moderne, les statistiques indiquent des faits recensés, et la traite orientale relève d’un contexte historique distinct.

30. Comment Sarah Mazouz articule-t-elle l’absence de fondement naturel de la race et ses effets sociaux ?

Les races sont naturelles, mais elles ne produisent pas de hiérarchie sociale.
La race n’est pas naturelle, mais ses conséquences sociales sont réelles.
La race est naturelle, mais ses conséquences sociales sont négligeables.
La race n’est pas naturelle et ses conséquences sociales sont irréelles.

La race n’est pas naturelle, mais ses conséquences sociales sont réelles.

Explication

Pour Sarah Mazouz, la race ne correspond pas à une réalité naturelle hiérarchisant les groupes humains, tandis que les effets sociaux du racisme sont bien réels. L’inexistence des conséquences confond construction sociale et effets réels ; la naturalité et la hiérarchie reprennent l’idéologie raciste ; la pluralité de races naturelles contredit l’usage sociologique du terme.

31. Une enquête étudie une société où les personnes racisées subissent une oppression et une exploitation matérielle, tandis que les personnes non racisées disposent d’une position dominante. Quelle perspective du racisme permet d’analyser cette situation ?

La perspective institutionnelle, qui écarte les rapports matériels entre groupes.
La perspective idéologique, qui examine uniquement les théories raciales.
La perspective matérialiste, qui articule domination, oppression et exploitation.
La perspective individualiste, qui analyse les seules attitudes des personnes.

La perspective matérialiste, qui articule domination, oppression et exploitation.

Explication

La perspective matérialiste relie la domination des personnes non racisées à l’oppression et à l’exploitation matérielle des personnes racisées, en prenant aussi en compte attitudes, idéologies et système. Les attitudes seules et les théories seules réduisent cette définition ; l’analyse institutionnelle qui écarte les rapports matériels omet l’exploitation.

32. Dans une discussion, une personne affirme que les écarts entre groupes sont innés, puis ignore les rapports de pouvoir et les pratiques qui les entretiennent. Quelle notion décrit cette interprétation ?

L’essentialisme, qui présente les différences comme naturelles.
La racialisation, qui construit cognitivement la réalité sociale.
La racisation, qui produit matériellement des groupes racisés.
L’approche constructiviste, qui relie les différences aux rapports de pouvoir.

L’essentialisme, qui présente les différences comme naturelles.

Explication

L’essentialisme nie le caractère socialement construit des différences et les présente comme naturelles, en occultant les rapports de pouvoir et les pratiques qui les maintiennent. La racialisation désigne un processus cognitif, la racisation des pratiques matérielles, et l’approche constructiviste met précisément en avant les rapports de pouvoir.

33. Dans une situation de racisme, un processus façonne les perceptions et les catégories, tandis que des pratiques discriminatoires produisent concrètement des groupes racisés. Comment nommer respectivement ces deux dimensions ?

La racisation pour le processus cognitif, la racialisation pour les pratiques matérielles.
La racialisation pour le processus cognitif, la racisation pour les pratiques matérielles.
La racisation pour l’assignation subie, la racialisation pour les attitudes individuelles.
La racialisation pour les pratiques matérielles, la racisation pour l’assignation subie.

La racialisation pour le processus cognitif, la racisation pour les pratiques matérielles.

Explication

La racialisation construit cognitivement la réalité sociale et constitue la face mentale du racisme ; la racisation désigne les pratiques et attitudes qui actualisent l’idée de race et produisent matériellement des groupes racisés. L’inversion échange ces deux faces, tandis que l’assignation désigne la situation d’une personne ou d’un groupe racisé.

34. Une personne est poursuivie pour avoir tenu des propos constituant une injure raciale. Quelle loi française prévoit la sanction de ce délit ?

La loi Pleven du 1er juillet 1972.
La loi du 29 juillet 1881.
La loi du 16 novembre 2001.
La loi Gayssot du 13 juillet 1990.

La loi du 29 juillet 1881.

Explication

La loi du 29 juillet 1881 sanctionne les délits de diffamation et d’injure raciales. La loi Pleven de 1972 concerne la lutte contre le racisme et la possibilité de se porter partie civile ; la loi Gayssot est associée à la répression de la parole raciste, et celle de 2001 étend la lutte contre les discriminations dans l’emploi.

35. Une victime souhaite se porter partie civile après un crime dont le mobile raciste n’a pas été exprimé ouvertement. Quelle difficulté juridique liée à la loi Pleven de 1972 risque de compliquer la qualification du mobile ?

Le texte réserve la qualification du mobile à la répression de la parole raciste.
Le texte ne définit pas le mobile raciste, ce qui rend sa qualification difficile.
Le texte supprime la possibilité pour les victimes de se porter partie civile.
Le texte établit des critères détaillés qui rendent la qualification automatique.

Le texte ne définit pas le mobile raciste, ce qui rend sa qualification difficile.

Explication

La loi Pleven lutte contre le racisme et ouvre la possibilité de se porter partie civile, mais elle ne définit pas le mobile raciste ; en l’absence de préjugés exprimés ouvertement, sa qualification devient difficile. L’absence de définition n’abolit pas l’action civile, la répression de la parole renvoie à la loi Gayssot, et le texte ne fournit pas de critères détaillés rendant la qualification automatique.

36. Quelle situation correspond à la définition des violences éducatives ordinaires ?

Un manquement aux besoins fondamentaux de l’enfant lié au manque de ressources de l’adulte
Une violence grave envers un enfant, motivée par la domination et portant atteinte à son intégrité
Une violence physique, psychologique ou verbale envers un enfant, au prétexte de son éducation, communément admise ou tolérée
Une pratique physique envers un enfant, sans dimension psychologique ou verbale

Une violence physique, psychologique ou verbale envers un enfant, au prétexte de son éducation, communément admise ou tolérée

Explication

Les VEO sont des violences physiques, psychologiques ou verbales exercées au prétexte de l’éducation et admises ou tolérées. La violence grave motivée par la domination relève de la maltraitance, le manquement aux besoins relève de la négligence, et la définition ne se limite pas au physique.

37. Un adulte répète des actes banalisés au nom de l’éducation ; l’enfant ne présente pas de blessure visible, mais subit un stress durable. Comment caractériser ces actes ?

Une maltraitance grave, motivée par la domination et portant atteinte à l’intégrité
Des douces violences, brèves et liées à la prédominance de l’intention adulte
Des violences éducatives ordinaires, répétitives et génératrices de stress chronique
Une négligence, caractérisée par l’absence de réponse à un besoin fondamental

Des violences éducatives ordinaires, répétitives et génératrices de stress chronique

Explication

Les VEO sont banalisées et répétitives, visent l’éducation et peuvent engendrer un stress chronique sans blessure visible. Les douces violences sont décrites comme brèves, la négligence comme une omission de besoins, et la maltraitance comme une violence grave motivée par la domination.

38. Lors d’un soin bref, une professionnelle impose son rythme malgré les signes de désaccord de l’enfant, dont la réaction paraît peu marquée. Quelle notion décrit le mieux cette situation ?

Une négligence, définie par l’absence de réponse à un besoin
Une douce violence, où l’intention de l’adulte prend le dessus dans une situation brève
Une maltraitance, définie par une violence grave motivée par la domination
Une VEO, définie par la répétition et le stress chronique

Une douce violence, où l’intention de l’adulte prend le dessus dans une situation brève

Explication

Les douces violences comprennent des attitudes, paroles, gestes ou rythmes où l’intention de l’adulte prime, dans une situation de courte durée dont la réaction de l’enfant peut sembler peu importante. La répétition et le stress chronique renvoient aux VEO, tandis que domination et omission de besoins distinguent respectivement maltraitance et négligence.

39. Un parent contrôle les moments où un enfant peut uriner et lui impose des soins contre son gré. À quelle catégorie ces actes appartiennent-ils ?

Aux violences éducatives ordinaires verbales
Aux maltraitances graves motivées par la domination
Aux violences éducatives ordinaires physiques
Aux négligences dans la prise en compte des besoins

Aux violences éducatives ordinaires physiques

Explication

Le contrôle des besoins physiologiques et les soins forcés figurent parmi les violences éducatives ordinaires physiques. Les violences verbales relèvent notamment des cris ou de l’humiliation ; la négligence correspond à une omission de réponse aux besoins, et la maltraitance désigne des violences graves motivées par la domination.

40. Dans une pouponnière, une équipe veut repérer les contextes où les VEO ont été le plus souvent observées dans l’enquête de Jasmine Allam auprès de 23 EJE. Quel profil correspond aux résultats ?

Des VEO surtout psychologiques, majoritairement en espaces privés et plus fréquentes aux repas et au jeu libre
Des VEO surtout psychologiques, majoritairement en espaces collectifs et plus fréquentes aux repas et au jeu libre
Des VEO surtout psychologiques, majoritairement en espaces privés et plus fréquentes pendant les soins individuels
Des VEO surtout physiques, majoritairement en espaces privés et plus fréquentes aux repas et au jeu libre

Des VEO surtout psychologiques, majoritairement en espaces privés et plus fréquentes aux repas et au jeu libre

Explication

L’enquête rapporte surtout des VEO psychologiques, survenant majoritairement dans les espaces privés et plus fréquemment aux repas et pendant le jeu libre. Les réponses qui privilégient les violences physiques, les espaces collectifs ou les soins individuels modifient un élément du profil observé.

41. Un parent invoque un prétendu « droit de correction » pour justifier une violence envers son enfant avant 2019. Quel était le statut légal de ce droit ?

Il constituait une modalité légale de l’autorité parentale sous certaines conditions
Il n’avait jamais de base légale, même s’il servait à justifier certaines violences parentales
Il disposait d’une base légale lorsqu’il était présenté comme une pratique éducative
Il était reconnu par le Code civil jusqu’à l’interdiction législative de 2019

Il n’avait jamais de base légale, même s’il servait à justifier certaines violences parentales

Explication

Avant 2019, le droit de correction n’avait jamais de base légale, même s’il était invoqué pour justifier certaines violences parentales. Son usage comme justification ne le rendait pas légal ; la règle de 2019 précise distinctement les limites de l’autorité parentale.

42. En 2021, des parents prennent une décision concernant leur enfant et justifient des gestes violents par leur autorité parentale. Quelle règle de l’article 371-1 s’applique ?

L’autorité s’exerce sans violences physiques, et l’enfant est associé aux décisions selon son âge et sa maturité
L’autorité s’exerce sans violences physiques ou psychologiques, et l’enfant est associé aux décisions sans égard à sa maturité
L’autorité s’exerce sans violences physiques ou psychologiques, et l’enfant décide seul selon son âge et sa maturité
L’autorité s’exerce sans violences physiques ou psychologiques, et l’enfant est associé aux décisions selon son âge et sa maturité

L’autorité s’exerce sans violences physiques ou psychologiques, et l’enfant est associé aux décisions selon son âge et sa maturité

Explication

Depuis la loi du 10 juillet 2019, l’article 371-1 prévoit que l’autorité parentale s’exerce sans violences physiques ou psychologiques et que les parents associent l’enfant aux décisions selon son âge et son degré de maturité. Les autres formulations omettent une catégorie de violence, font de l’enfant le décideur seul ou écartent le critère de maturité.

43. Après un événement traumatique ayant menacé l’intégrité psychique d’une personne, des troubles apparaissent immédiatement, puis persistent durant des années. Comment désigne-t-on cet ensemble de troubles ?

Une violence éducative ordinaire, caractérisée par des pratiques répétées au nom de l’éducation
Une réaction immédiate, limitée aux troubles apparus juste après l’événement
Un événement traumatique, désignant la menace portée à l’intégrité physique ou psychique
Un psychotraumatisme, qui peut réunir des troubles immédiats, post-immédiats et chroniques

Un psychotraumatisme, qui peut réunir des troubles immédiats, post-immédiats et chroniques

Explication

Le psychotraumatisme désigne l’ensemble des troubles psychiques immédiats, post-immédiats et chroniques développés après un événement ayant menacé l’intégrité physique ou psychique ; ils peuvent persister longtemps sans prise en charge. Une réaction limitée à l’immédiat est trop restrictive, les VEO sont des actes éducatifs, et l’événement traumatique n’est pas l’ensemble des troubles qui en résultent.

44. Selon M. Salmona, quelles manifestations peuvent accompagner la souffrance morale liée aux réminiscences traumatiques ?

Reviviscences, hypervigilance et retrait, sans conduites dissociantes
Recherche de stimulation, relâchement de la vigilance et conduites sociales
Évitement, baisse de vigilance et conduites dissociantes, sans conduites à risques
Évitement, hypervigilance et conduites dissociantes, parfois à risques ou addictives

Évitement, hypervigilance et conduites dissociantes, parfois à risques ou addictives

Explication

Les troubles psychotraumatiques associent une souffrance liée aux réminiscences à l’évitement, à l’hypervigilance et à des conduites dissociantes, qui peuvent être à risques ou addictives et anesthésiantes. La « baisse de vigilance » inverse l’hypervigilance, l’absence de conduites dissociantes les omet et la « recherche de stimulation » méconnaît leur fonction anesthésiante.

45. Une personne subit une agression, puis développe des séquelles physiologiques et comportementales. Quelle distinction décrit correctement l’événement et ses séquelles ?

Le trauma est la blessure induite par la force extérieure, le traumatisme en est la cicatrice
Le trauma est l’événement extérieur, le traumatisme désigne la réaction émotionnelle passagère
Le traumatisme est la blessure induite par la force extérieure, le trauma en est la cicatrice
Le traumatisme est la réaction immédiate, le trauma désigne le facteur de risque antérieur

Le traumatisme est la blessure induite par la force extérieure, le trauma en est la cicatrice

Explication

Le traumatisme désigne la blessure induite par une force extérieure, tandis que le trauma correspond à la cicatrice physiologique ou comportementale qui en résulte. L’inversion confond les deux notions, et les autres réponses substituent aux définitions l’événement déclencheur ou une réaction passagère.

46. Une personne est exposée à une menace vitale lors d’un événement unique et inattendu. Quelle catégorie de trauma correspond à cette situation ?

Un trauma de type 2, ou complexe
Un traumatisme cumulatif, défini par des épisodes répétés
Un trauma à évolution imprévisible, quelle que soit sa durée
Un trauma de type 1, ou simple

Un trauma de type 1, ou simple

Explication

Le type 1 correspond à un événement unique, inattendu et ponctuel comportant une menace vitale aiguë. Le type 2 concerne une exposition prolongée ou répétée ; la gravité seule ou l’imprévisibilité prise isolément ne suffisent pas à le définir.

47. Après un événement traumatique, une personne présente des reviviscences, de l’hypervigilance et de l’évitement, mais les symptômes apparaissent plusieurs mois plus tard. Quelle interprétation convient ?

Un trouble de stress post-traumatique, qui doit apparaître immédiatement
Une dissociation, caractérisée ici par l’apparition tardive des symptômes
Un trouble de stress post-traumatique, qui peut apparaître à distance
Un stress aigu, qui se définit par des symptômes apparaissant à distance

Un trouble de stress post-traumatique, qui peut apparaître à distance

Explication

Le trouble de stress post-traumatique peut se manifester directement après le traumatisme ou à distance, avec notamment hypervigilance, reviviscences et évitement. L’apparition immédiate n’est pas obligatoire, l’amnésie n’est pas établie ici et le stress aigu ne correspond pas à la définition donnée.

48. Face à un signal de danger, quelle structure décode les stimuli et oriente l’activité hormonale et nerveuse, avec la participation d’autres zones cérébrales ?

Le système nerveux sympathique
Le cortex préfrontal
L’amygdale
L’hippocampe

L’amygdale

Explication

Dans les situations de danger, l’amygdale décode les stimuli et oriente l’activité hormonale et nerveuse, tandis que le cortex préfrontal, l’insula et le cortex cingulaire participent également au décodage. L’hippocampe contextualise les souvenirs, le cortex préfrontal est une zone participante, et le sympathique relève du système nerveux autonome.

49. Lorsqu’un souvenir doit être enregistré et replacé dans son contexte, quelle structure cérébrale remplit ce rôle ?

L’hippocampe
L’amygdale
L’hypothalamus
Le nerf vague ventral

L’hippocampe

Explication

L’hippocampe enregistre les souvenirs et les contextualise. L’amygdale décode les stimuli, l’hypothalamus intervient dans la réponse hormonale et le nerf vague ventral appartient à la réponse parasympathique associée aux situations sécures.

50. Dans une situation où une personne peut encore fuir ou combattre, quel système nerveux est principalement associé à la réponse au stress décrite ?

Le système parasympathique via le nerf vague ventral
Le système sympathique
Le système parasympathique via le nerf vague dorsal
Le système limbique

Le système sympathique

Explication

Le système sympathique intervient dans le stress lorsque la fuite ou le combat sont possibles. Le parasympathique via le nerf vague ventral est associé aux situations sécures, tandis que sa branche dorsale intervient dans les situations de mort imminente ; le système limbique concerne la réponse émotionnelle et la mémoire.

51. Lors d’une sidération, l’amygdale évalue qu’une personne ne peut ni fuir ni combattre. Quelle réaction physiologique peut alors se produire ?

Activation du nerf vague dorsal, chute brutale du rythme cardiaque et possible figement
Activation de l’hippocampe, ralentissement progressif et contextualisation du danger
Activation du nerf vague ventral, accélération cardiaque et préparation à la fuite
Activation sympathique, chute cardiaque et reprise immédiate du combat

Activation du nerf vague dorsal, chute brutale du rythme cardiaque et possible figement

Explication

Quand l’amygdale évalue que la fuite et le combat sont impossibles, la branche dorsale du nerf vague s’active ; le rythme cardiaque peut chuter brutalement et le corps s’effondrer ou se figer. Le nerf vague ventral est associé aux situations sécures, tandis que la réponse sympathique accompagne la fuite ou le combat possibles.

52. Quelle caractéristique distingue la mémoire traumatique d’un souvenir ordinaire ?

Les événements sont contextualisés plus précisément qu’un souvenir ordinaire.
Les événements sont enregistrés progressivement et reliés à leur contexte.
Les événements sont stockés comme des fragments sensoriels réactivés par un stimulus.
Les événements sont stockés brutalement sans être contextualisés.

Les événements sont stockés brutalement sans être contextualisés.

Explication

La mémoire traumatique correspond à des événements stockés brutalement et non contextualisés. L’enregistrement progressif avec contexte décrit le souvenir ordinaire, tandis que la réactivation par stimulus concerne les reviviscences et que la contextualisation renforcée inverse la distinction.

53. Plusieurs mois après un traumatisme, une odeur particulière déclenche soudainement des sensations liées à l’événement. Quel mécanisme cela illustre-t-il ?

La recherche ultérieure d’un état dissociatif vécu comme protecteur.
Le contournement d’éléments susceptibles de déclencher un état d’alerte.
Le maintien d’une recherche de dangers par l’amygdale hyperactive.
La résurgence de fragments sensoriels sous l’action d’un stimulus.

La résurgence de fragments sensoriels sous l’action d’un stimulus.

Explication

Des fragments sensoriels liés au traumatisme peuvent ressurgir des jours, des mois ou des années plus tard sous l’action d’un stimulus. L’hypervigilance correspond à la recherche de dangers, l’évitement au contournement de déclencheurs et les conduites dissociantes à la recherche d’un état dissociatif.

54. Après un traumatisme, une personne reste constamment aux aguets et repère des menaces possibles dans son environnement. Quel mécanisme peut entretenir cet état ?

Un évitement des éléments susceptibles d’exposer la personne.
Une recherche d’un état dissociatif associé à un soulagement.
Une hyperactivité persistante de l’amygdale orientée vers les dangers.
Un stockage contextualisé des événements par les structures de la mémoire.

Une hyperactivité persistante de l’amygdale orientée vers les dangers.

Explication

Après un traumatisme, l’amygdale peut rester hyperactive à la recherche de dangers, ce qui entretient l’hypervigilance. Le stockage contextualisé concerne un autre fonctionnement de la mémoire, le contournement relève de l’évitement et la recherche d’un état protecteur relève des conduites dissociantes.

55. Une équipe recense les expériences adverses vécues pendant l’enfance. Quel ensemble comprend des situations citées dans cette catégorie ?

Anxiété, perturbation de la mémoire, négligence et maladie inflammatoire.
Fréquence des violences, précocité, baisse de l’immunité et abandon.
Diminution corticale, troubles dépressifs, séparation conflictuelle et anxiété.
Maltraitance, négligence, violence domestique et incarcération d’un parent.

Maltraitance, négligence, violence domestique et incarcération d’un parent.

Explication

Les situations adverses citées comprennent notamment la maltraitance, la négligence ou l’abandon, la violence domestique et l’incarcération d’un parent. L’anxiété et la perturbation de la mémoire sont des impacts, tandis que la fréquence et la précocité sont des facteurs aggravants.

56. Une synthèse des effets cérébraux des expériences négatives pendant l’enfance doit associer une diminution possible de structures corticales à quels autres constats ?

Une baisse des connexions entre le thalamus et les lobes préfrontaux, ainsi qu’une fréquence accrue des violences et leur précocité.
Une baisse des connexions entre le thalamus et les lobes préfrontaux, ainsi qu’une perturbation des circuits émotionnels et de la mémoire.
Une hausse des connexions entre le thalamus et les lobes préfrontaux, ainsi qu’une majoration des troubles anxieux et dépressifs.
Une perturbation des circuits émotionnels et de la mémoire, ainsi qu’un déficit de l’immunité et des maladies inflammatoires.

Une baisse des connexions entre le thalamus et les lobes préfrontaux, ainsi qu’une perturbation des circuits émotionnels et de la mémoire.

Explication

Les impacts cérébraux rapportés comprennent jusqu’à 30 % de diminution de certaines structures corticales, une baisse de connexions notamment entre le thalamus et les lobes préfrontaux, et une perturbation des circuits émotionnels et de la mémoire. Les troubles anxieux et dépressifs sont des impacts émotionnels, la fréquence et la précocité sont des facteurs aggravants, et le déficit immunitaire relève des impacts physiques.

57. Une analyse des conséquences émotionnelles des violences éducatives ordinaires cherche à expliquer comment la violence peut se perpétuer entre générations. Quel mécanisme correspond à ce constat ?

La fréquence et la précocité des violences, constituant à elles seules leur transmission normative.
La tolérance et l’intériorisation de la violence comme norme, favorisant sa répétition entre générations.
Le déficit immunitaire et les maladies chroniques, favorisant la répétition des violences entre générations.
La diminution des connexions neuronales, favorisant directement la répétition des violences entre générations.

La tolérance et l’intériorisation de la violence comme norme, favorisant sa répétition entre générations.

Explication

La tolérance et l’intériorisation de la violence dans l’ordre normatif peuvent favoriser un cycle intergénérationnel de la violence; les troubles dépressifs et anxieux sont également des impacts émotionnels cités. Les connexions neuronales relèvent des impacts cérébraux, la fréquence et la précocité sont des facteurs aggravants, et le déficit immunitaire relève des impacts physiques.

58. Dans l’étude, quelle association a été observée entre les fessées maternelles données à 5 ans et le comportement de l’enfant à 9 ans, après ajustement des facteurs de risque et du comportement antérieur ?

Un niveau plus bas de compréhension du langage
Une diminution des comportements d’externalisation
Une amélioration générale du comportement
Un niveau élevé de comportements d’externalisation

Un niveau élevé de comportements d’externalisation

Explication

Les fessées maternelles à 5 ans, même peu fréquentes, sont associées à davantage de comportements d’externalisation à 9 ans après les ajustements indiqués. La compréhension du langage correspond au résultat associé aux fessées paternelles fréquentes, tandis qu’une diminution ou une amélioration du comportement inverse le constat.

59. Dans l’étude, quel résultat était associé aux fessées fréquentes données par le père à l’âge de 5 ans ?

Un niveau plus bas de compréhension du langage à 9 ans
Un niveau plus bas de comportements d’externalisation à 9 ans
Un niveau plus élevé de compréhension du langage à 9 ans
Un niveau élevé de comportements d’externalisation à 9 ans

Un niveau plus bas de compréhension du langage à 9 ans

Explication

Les fessées fréquentes données par le père à 5 ans sont corrélées à une compréhension du langage plus faible à 9 ans. Les comportements d’externalisation renvoient au résultat associé aux fessées maternelles, et les réponses indiquant une hausse inversent le sens constaté.

60. Un enfant de 6 ans est en colère et refuse une demande qui dépasse ses ressources du moment. Quelle intervention correspond aux conseils pour agir sans violences éducatives ordinaires ?

Punir l’enfant pour sa colère et différer toute forme de réconfort
Maintenir la demande et expliquer longuement pourquoi elle est raisonnable
Écarter l’émotion et exiger que l’enfant obéisse sans délai
Adapter la demande, accueillir l’émotion et proposer une diversion

Adapter la demande, accueillir l’émotion et proposer une diversion

Explication

Les conseils consistent notamment à adapter les demandes aux ressources de l’enfant, accueillir ses émotions et trouver une diversion; il est aussi recommandé de ne pas chercher à raisonner avant 8 ans. Raisonner un enfant de 6 ans méconnaît ce repère, l’obéissance immédiate néglige l’accueil émotionnel et la punition remplace à tort le réconfort.

61. Un adulte veut demander à un enfant de ranger ses jeux sans jugement et en rendant la demande compréhensible. Quelle formulation suit les principes de la communication non violente ?

Décrire les jeux au sol, exprimer son ressenti et demander leur rangement clairement
Rappeler que les bons enfants rangent leurs affaires sans qu’on le leur demande
Dire que l’enfant est désordonné et lui reprocher de ne jamais écouter
Ordonner de ranger immédiatement sans expliquer la demande ni son cadre

Décrire les jeux au sol, exprimer son ressenti et demander leur rangement clairement

Explication

La communication non violente associe observation neutre, expression des sentiments à partir de soi, identification des besoins et demande claire, avec un cadre expliqué. L’accusation et le jugement remplacent l’observation et l’expression personnelle, tandis que l’injonction omet la formulation claire et l’explication du cadre.

62. Un assistant maternel agréé commence son activité dans un département où les modalités et les critères de validation de la formation doivent être établis. Quelle règle s’applique ?

Il suit une formation dont la durée et le contenu sont fixés librement par l’employeur
Il suit une formation dont les modalités, la durée, le contenu et la validation sont définis par décret
Il suit une initiation au secourisme sans autre formation réglementée
Il peut exercer sans formation dès lors qu’il détient un agrément valide

Il suit une formation dont les modalités, la durée, le contenu et la validation sont définis par décret

Explication

Tout assistant maternel agréé doit suivre une formation, et un décret en définit les modalités de mise en œuvre par le département, la durée, le contenu et les conditions de validation. L’employeur ne remplace pas le décret, l’agrément ne dispense pas de formation et le secourisme ne constitue qu’une partie des exigences.

63. Une personne agréée se prépare à exercer comme assistante maternelle. Quelle initiation doit-elle avoir suivie pour satisfaire aux exigences liées à l’exercice professionnel ?

Une initiation au secourisme, à la gestion administrative et à l’accueil individuel des nourrissons
Une initiation au secourisme, à la prévention des violences éducatives et à l’accueil collectif des mineurs
Une initiation à la prévention des accidents domestiques et à la communication avec les parents
Une initiation à la prévention des violences éducatives et au développement du langage

Une initiation au secourisme, à la prévention des violences éducatives et à l’accueil collectif des mineurs

Explication

Pour exercer, l’assistant maternel doit suivre une initiation aux gestes de secourisme, à la prévention des violences éducatives ordinaires et aux spécificités de l’organisation de l’accueil collectif des mineurs. Les autres choix omettent l’un de ces domaines ou lui substituent une autre formation.

64. Quelle traite déporte environ 12,5 millions d’Africains subsahariens vers l’Amérique du XVe au XIXe siècle et contribue directement à la notion de racisme scientifique ?

La traite intra-africaine
La traite orientale
La traite méditerranéenne vers l’Europe
La traite atlantique

La traite atlantique

Explication

La traite atlantique déporte des Africains subsahariens vers l’Amérique du XVe au XIXe siècle et contribue au développement du racisme scientifique. La traite orientale vise les pays arabo-musulmans, tandis que la traite intra-africaine déplace des personnes hors de leurs régions d’origine ; la destination européenne ne correspond pas au fait visé.

65. Une personne commet des menaces en raison de la religion de sa victime. Quelle conséquence les lois françaises du 3 février et du 18 mars 2003 prévoient-elles pour ce type de fait ?

Une aggravation des peines encourues
Une indemnisation civile automatique de la victime
Un stage de citoyenneté pour l’auteur
Une aggravation réservée aux motifs liés à l’origine

Une aggravation des peines encourues

Explication

Ces lois aggravent les peines pour les violences ou menaces motivées notamment par la religion, ainsi que par l’origine ou l’orientation sexuelle. Le stage de citoyenneté relève d’une autre mesure législative, la limitation à l’origine omet d’autres motifs protégés, et l’indemnisation civile automatique n’est pas la règle visée.

66. Dans une enquête reprenant les données de Felitti (1998), quel résultat faut-il retenir pour un groupe de 100 adultes concernant les expériences adverses vécues pendant l’enfance ?

Environ 25 en ont vécu trois ou plus et 62 n’en ont vécu aucune
Environ 25 en ont vécu au moins une et 62 en ont vécu trois ou plus
Environ 62 en ont vécu au moins une et 25 en ont vécu trois ou plus
Environ 62 en ont vécu trois ou plus et 25 n’en ont vécu aucune

Environ 62 en ont vécu au moins une et 25 en ont vécu trois ou plus

Explication

Felitti (1998) rapporte que 62 % des adultes ont connu au moins une expérience adverse pendant l’enfance et que 25 % en ont subi trois ou plus. Inverser les proportions, confondre les seuils ou remplacer l’un d’eux par l’absence d’expérience déforme ces données.

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Que distingue la sociologie du naturel ?

Le social.

Sur quoi repose l’ethnographie ?

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Comment Tocqueville définit-il la démocratie ?

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