QCM : Les réflexes et l’arc réflexe (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on le réflexe myotatique ?

La contraction automatique d’un muscle en réponse à l’étirement d’un muscle voisin
Le relâchement automatique d’un muscle en réponse à son propre étirement
La contraction automatique d’un muscle en réponse à son propre étirement
La contraction volontaire d’un muscle après son propre étirement

La contraction automatique d’un muscle en réponse à son propre étirement

Explication

Le réflexe myotatique correspond à la contraction automatique d’un muscle provoquée par son propre étirement. Le relâchement inverse la réponse, l’étirement d’un muscle voisin ne correspond pas à la définition, et une contraction volontaire n’est pas un réflexe.

2. Lors d’un examen, un médecin provoque des étirements d’intensité différente du même muscle. Quelle caractéristique du réflexe myotatique doit-il observer ?

Une réponse lente et stéréotypée dont l’intensité varie avec celle de l’étirement
Une réponse rapide et stéréotypée dont l’intensité diminue quand l’étirement augmente
Une réponse rapide et variable dans sa forme, mais d’intensité constante
Une réponse rapide et stéréotypée dont l’intensité varie avec celle de l’étirement

Une réponse rapide et stéréotypée dont l’intensité varie avec celle de l’étirement

Explication

Le réflexe myotatique est rapide et stéréotypé, tandis que son intensité dépend de celle du stimulus. Une réponse d’intensité fixe néglige cette dépendance, une réponse lente contredit sa rapidité, et une intensité qui diminue inverse la relation.

3. Une personne se tient debout et ses réflexes myotatiques contribuent à son tonus musculaire. Quel effet ce tonus favorise-t-il ?

S’opposer à la gravité et produire principalement de la chaleur
Déclencher un mouvement volontaire et contribuer au maintien de l’équilibre
Propulser le corps vers l’avant et contribuer au maintien de l’équilibre
S’opposer à la gravité et contribuer au maintien de l’équilibre

S’opposer à la gravité et contribuer au maintien de l’équilibre

Explication

Le tonus musculaire aide à s’opposer à la gravité et à maintenir l’équilibre. La propulsion vers l’avant et le déclenchement d’un mouvement volontaire ne décrivent pas ce rôle, et la production de chaleur n’est pas la fonction indiquée ici.

4. Quel trajet définit l’arc réflexe ?

Du récepteur sensoriel au centre nerveux, puis du centre nerveux au muscle effecteur
Du centre nerveux au récepteur sensoriel, puis du centre nerveux au muscle effecteur
Du récepteur sensoriel au muscle effecteur, puis du muscle effecteur au centre nerveux
Du récepteur sensoriel au centre nerveux, sans trajet ultérieur vers le muscle effecteur

Du récepteur sensoriel au centre nerveux, puis du centre nerveux au muscle effecteur

Explication

L’arc réflexe conduit le message du récepteur sensoriel au centre nerveux, puis de celui-ci au muscle effecteur. Commencer par le centre inverse le trajet, passer directement au muscle omet le relais central, et s’arrêter au centre laisse de côté la voie motrice.

5. Lorsqu’un muscle est étiré, quelle structure détecte cet étirement et joue le rôle de récepteur sensoriel dans le réflexe myotatique ?

Le motoneurone qui commande le muscle étiré
Le fuseau neuromusculaire situé dans le muscle étiré
La moelle épinière qui reçoit le message sensitif
Le tendon relié au muscle étiré

Le fuseau neuromusculaire situé dans le muscle étiré

Explication

Les fuseaux neuromusculaires détectent l’étirement du muscle et constituent les récepteurs sensoriels du réflexe myotatique. Le tendon transmet mécaniquement l’étirement, le motoneurone commande une réponse motrice et la moelle reçoit et intègre le message.

6. Dans un réflexe myotatique, quel trajet suit le message depuis son arrivée à la moelle épinière jusqu’au muscle effecteur ?

Relais vers un motoneurone dans la substance grise, puis sortie par la racine ventrale
Relais vers un motoneurone dans la substance grise, puis sortie par la racine dorsale
Relais vers un motoneurone dans la substance grise, puis retour par la racine dorsale avant de rejoindre la racine ventrale
Relais vers un motoneurone dans la substance blanche, puis sortie par la racine ventrale

Relais vers un motoneurone dans la substance grise, puis sortie par la racine ventrale

Explication

Le message sensitif afférent est relayé vers un motoneurone dans la substance grise, puis le message moteur efférent rejoint le muscle par la racine ventrale. La racine dorsale est la voie d’entrée sensitive, et le relais décrit se situe dans la substance grise.

7. Lorsqu’un message sensitif issu d’un muscle déclenche un réflexe myotatique, quelle structure joue le rôle de centre intégrateur ?

Le fuseau neuromusculaire
Le muscle effecteur
Le ganglion rachidien
La moelle épinière

La moelle épinière

Explication

Dans le réflexe myotatique, la moelle épinière joue le rôle de centre intégrateur. Le fuseau neuromusculaire détecte l’étirement, le muscle effecteur réalise la réponse et le ganglion rachidien abrite le corps cellulaire du neurone sensoriel.

8. Chez un neurone au repos, quelle valeur moyenne décrit son potentiel membranaire et la polarité de son intérieur par rapport à l’extérieur ?

Environ +40 mV, avec un intérieur négatif
Environ −60 mV, avec un intérieur négatif
Environ +40 mV, avec un intérieur positif
Environ −60 mV, avec un intérieur positif

Environ −60 mV, avec un intérieur négatif

Explication

Le potentiel de repos neuronal est en moyenne d’environ −60 mV, ce qui signifie que l’intérieur est négatif par rapport à l’extérieur. La valeur de +40 mV correspond au pic du potentiel d’action, tandis que les autres choix inversent la polarité ou associent mal valeur et état.

9. Lors de l’enregistrement d’un neurone, quelle séquence de valeurs correspond à un potentiel d’action complet, du repos au retour à l’état initial ?

D’environ −60 mV à 0 mV, puis maintien à 0 mV
D’environ +40 mV à 0 mV, puis retour vers −60 mV
D’environ −60 mV à +40 mV, puis retour vers −60 mV
D’environ +40 mV à −60 mV, puis retour vers +40 mV

D’environ −60 mV à +40 mV, puis retour vers −60 mV

Explication

Un potentiel d’action est une variation brève qui fait passer le potentiel d’environ −60 mV au repos à +40 mV, avant le retour à sa valeur initiale. Le choix partant de +40 mV inverse l’ordre, et les autres ne décrivent pas le pic caractéristique suivi du retour au repos.

10. Un neurone est soumis successivement à des stimulations de plus en plus intenses. Quelle évolution de ses potentiels d’action faut-il prévoir ?

Une durée plus longue de chaque potentiel d’action
Une amplitude plus élevée de chaque potentiel d’action
Une fréquence plus faible de potentiels d’action
Une fréquence plus élevée de potentiels d’action

Une fréquence plus élevée de potentiels d’action

Explication

Une stimulation plus intense entraîne une fréquence plus élevée de potentiels d’action. L’erreur sur l’amplitude confond fréquence et taille de chaque potentiel, tandis que les autres choix inversent ou déplacent l’effet de l’intensité.

11. Un potentiel d’action arrive au bouton présynaptique d’une jonction neuromusculaire. Quel événement libère alors les neurotransmetteurs dans la fente synaptique ?

Les neurotransmetteurs diffusent avant leur sortie des vésicules
Les récepteurs musculaires fusionnent avec la membrane présynaptique
La membrane postsynaptique libère les vésicules dans la fente
Les vésicules fusionnent avec la membrane présynaptique

Les vésicules fusionnent avec la membrane présynaptique

Explication

À l’arrivée du potentiel d’action, les vésicules du bouton présynaptique fusionnent avec sa membrane et libèrent les neurotransmetteurs dans la fente. La fixation aux récepteurs suit cette libération; les autres choix attribuent l’événement à la mauvaise membrane ou inversent son ordre.

12. Après leur libération, des neurotransmetteurs traversent la fente d’une jonction neuromusculaire. Quelle suite d’événements permet de déclencher des potentiels d’action dans la cellule musculaire ?

Diffusion, fixation aux récepteurs musculaires, puis déclenchement de potentiels d’action
Diffusion hors de la fente, puis déclenchement de potentiels d’action sans récepteur
Fixation aux récepteurs neuronaux, puis diffusion vers le bouton présynaptique
Fusion avec la membrane musculaire, puis libération de neurotransmetteurs dans le neurone

Diffusion, fixation aux récepteurs musculaires, puis déclenchement de potentiels d’action

Explication

Les neurotransmetteurs diffusent dans la fente, se fixent sur des récepteurs spécifiques de la membrane postsynaptique et déclenchent de nouveaux potentiels d’action musculaires. Les autres choix inversent les membranes, confondent fusion vésiculaire et diffusion, ou omettent les récepteurs.

13. Quel neurotransmetteur est libéré à la synapse neuromusculaire et se fixe sur les récepteurs de la cellule musculaire ?

L’acétylcholine
Le calcium
La noradrénaline
L’AMP cyclique

L’acétylcholine

Explication

À la synapse neuromusculaire, le neurotransmetteur libéré est l’acétylcholine, qui se fixe aux récepteurs de la cellule musculaire. Le calcium intervient dans les mécanismes musculaires, tandis que la noradrénaline et l’AMP cyclique ne sont pas le neurotransmetteur indiqué pour cette jonction.

14. Après la propagation d’un potentiel d’action dans une cellule musculaire, quelle étape entraîne la présence de calcium dans le cytosol ?

Les canaux du réticulum sarcoplasmique se ferment et retiennent le calcium
Le calcium quitte le cytosol pour entrer dans le réticulum sarcoplasmique
Les canaux associés au réticulum sarcoplasmique s’ouvrent et libèrent du calcium
Les récepteurs membranaires libèrent directement le calcium dans le cytosol

Les canaux associés au réticulum sarcoplasmique s’ouvrent et libèrent du calcium

Explication

La propagation du potentiel d’action provoque l’ouverture de canaux associés au réticulum sarcoplasmique, qui libère alors le calcium dans le cytosol. La fermeture des canaux confond ouverture et fermeture, les récepteurs membranaires attribuent la libération au mauvais acteur, et le retour vers le réticulum inverse le déplacement du calcium.

15. Dans une cellule musculaire, la concentration de calcium dans le cytosol augmente après un signal. Quelle conséquence cette augmentation entraîne-t-elle ?

La détection du stimulus initial par la cellule musculaire
Le raccourcissement de la cellule musculaire et son relâchement
L’allongement de la cellule musculaire et sa contraction
Le raccourcissement de la cellule musculaire et sa contraction

Le raccourcissement de la cellule musculaire et sa contraction

Explication

L’augmentation du calcium cytosolique provoque le raccourcissement de la cellule musculaire, ce qui correspond à sa contraction. La relaxation inverse l’effet, l’allongement contredit le raccourcissement, et la détection du stimulus relève de l’étape sensorielle plutôt que de cette conséquence du calcium.

16. Dans un arc réflexe, quel rôle joue la contraction musculaire par rapport au stimulus initial ?

Elle constitue le stimulus initial du réflexe
Elle constitue la transmission du message vers les centres nerveux
Elle constitue la réponse motrice au stimulus
Elle constitue la détection sensorielle du stimulus

Elle constitue la réponse motrice au stimulus

Explication

La contraction des muscles constitue la réponse motrice au stimulus initial du réflexe. La détection sensorielle intervient en amont, le stimulus est le déclencheur plutôt que la réponse, et la transmission vers les centres nerveux correspond à une étape antérieure de l’arc réflexe.

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Qu’est-ce que le réflexe myotatique ?

La contraction automatique d’un muscle en réponse à son propre étirement.

Quelles sont les caractéristiques du réflexe myotatique ?

Il est rapide et stéréotypé.

De quoi dépend l’intensité du réflexe myotatique ?

De l’intensité du stimulus.

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