QCM : Introduction à la science politique (34 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le sens général du terme, que désigne « la politique » ?

L’action gouvernementale prenant la forme de programmes et de décisions
La gestion de la cité, comprise comme société, État, ville ou pays
La conquête du pouvoir au sein d’une société donnée
La communauté politique constituée par un système et ses acteurs

La gestion de la cité, comprise comme société, État, ville ou pays

Explication

Au sens général, la politique désigne la gestion de la cité, qui peut correspondre à une société, un État, une ville ou un pays. La conquête du pouvoir, l’action gouvernementale et la communauté politique renvoient à des sens plus particuliers.

2. Dans une analyse rédigée en anglais, une chercheuse veut distinguer les programmes gouvernementaux, la lutte pour accéder au pouvoir et la communauté politique. Quel trio de termes doit-elle employer, dans cet ordre ?

Policy, politics, polity
Polity, politics, policy
Policy, polity, politics
Politics, policy, polity

Policy, politics, polity

Explication

En anglais, policy désigne les politiques publiques, politics les processus de conquête et d’exercice du pouvoir, et polity la communauté politique et ses acteurs. Inverser policy et politics confond les programmes avec la lutte pour le pouvoir ; employer polity pour les programmes confond communauté et action gouvernementale.

3. Une étude examine comment un groupe social réfléchit rationnellement au sens de son évolution, tandis qu’une autre porte sur la compétition pour obtenir le pouvoir. À quelles notions françaises correspondent ces deux objets, dans cet ordre ?

Les politiques, puis le politique
Le politique, puis la politique
Le politique, puis les politiques
La politique, puis les politiques

Le politique, puis la politique

Explication

Le politique correspond à la réflexion rationnelle sur l’avenir et le sens de l’évolution du groupe social, tandis que la politique désigne la conquête du pouvoir. Les politiques désignent l’action gouvernementale, et non cette réflexion.

4. Un historien constate que la gestion des sociétés existe depuis longtemps, mais que l’étude de la politique ne s’est constituée comme science qu’à une époque plus récente. À quel siècle situe-t-il cette constitution scientifique ?

Au XXe siècle
Au XIXe siècle
Au XVIIIe siècle
Au XVIIe siècle

Au XIXe siècle

Explication

La politique existe depuis longtemps, mais elle ne s’est constituée comme science qu’au XIXe siècle. La date de 1871 relève de ce siècle et ne justifie pas de situer cette constitution au XVIIIe ; le XXe siècle est trop tardif.

5. Un domaine d’étude revendique le statut de science. Il possède un nom reconnu et un objet convenu, mais ne dispose ni d’institutions permanentes d’enseignement et de recherche ni de supports de diffusion des résultats. Quel diagnostic correspond aux critères d’une science ?

Les critères ne sont pas tous réunis
Le statut scientifique exige la diffusion, mais pas des institutions permanentes
Le statut scientifique dépend surtout d’une reconnaissance officielle
Le statut scientifique est établi dès qu’un objet est reconnu

Les critères ne sont pas tous réunis

Explication

Le statut scientifique suppose à la fois une dénomination reconnue, un accord sur l’objet, des institutions permanentes d’enseignement et de recherche et des supports de diffusion. Reconnaître le nom et l’objet ne suffit donc pas, et la diffusion ne remplace pas les institutions.

6. En quelle année l’École libre de sciences politiques, devenue Sciences Po Paris, a-t-elle été créée ?

1871
1872
1870
1848

1871

Explication

L’École libre de sciences politiques, devenue Sciences Po Paris, a été créée en 1871. L’année 1848 est associée au suffrage universel en France, tandis que 1870 et 1872 ne sont pas la date de création indiquée.

7. Une équipe étudie les phénomènes politiques dans une société. Un chercheur cherche à expliquer ces phénomènes à partir de statistiques, tandis qu’une collègue s’attache au sens des conduites. Quelle attribution correspond à ces deux démarches, dans cet ordre ?

Durkheim, puis Weber
Durkheim, puis Durkheim
Weber, puis Durkheim
Weber, puis Weber

Durkheim, puis Weber

Explication

Durkheim privilégie une approche explicative fondée sur la statistique, tandis que Weber développe une approche compréhensive attentive au sens des conduites. Inverser leurs noms attribue à chacun la démarche de l’autre.

8. Une chercheuse veut comparer l’organisation politique d’États contemporains et de sociétés sans État. Quel objet d’étude lui permet d’inclure les deux types de sociétés ?

Le pouvoir d’État
Les institutions gouvernementales
Les autorités publiques
Le pouvoir politique

Le pouvoir politique

Explication

Étudier le pouvoir politique permet d’inclure les sociétés avec ou sans État. Le pouvoir d’État et les autorités gouvernementales restreignent l’analyse aux sociétés étatiques, tandis que les institutions ne désignent pas à elles seules l’objet plus large.

9. Quelle définition Madeleine Grawitz donne-t-elle de l’objet de la science politique ?

L’étude des institutions économiques et de la distribution des richesses
L’étude des idées politiques indépendamment de leur usage social
L’étude des gouvernants et des décisions prises au sein de l’État
L’étude de la conception et de l’usage des institutions, des idées et des volontés qui régissent la vie commune

L’étude de la conception et de l’usage des institutions, des idées et des volontés qui régissent la vie commune

Explication

Pour Grawitz, la science politique étudie comment les hommes conçoivent et utilisent les institutions de la vie commune ainsi que les idées et volontés qui les animent, en vue de la régulation sociale. Réduire son objet aux gouvernants, à l’économie ou aux seules idées en écarte des éléments essentiels.

10. Dans une étude, le pouvoir est décrit comme une relation entre des acteurs plutôt que comme une autorité d’État ou un bien détenu. Quelle approche est mobilisée ?

L’approche interactionniste
L’approche substantialiste
L’approche institutionnaliste
L’approche juridictionnelle

L’approche interactionniste

Explication

L’approche interactionniste met l’accent sur la relation de pouvoir entre acteurs. L’approche institutionnaliste l’associe au pouvoir d’État incarné par les gouvernants, tandis que l’approche substantialiste le traite comme un capital détenu; l’approche juridictionnelle ne correspond pas à cette distinction.

11. Dans une société où les règles communes sont fréquemment enfreintes, quelle démarche relève du pouvoir politique décrit ici ?

Établir des règles, organiser leur application par la justice et mettre en place une surveillance
Surveiller la population sans définir de règles ni organiser la justice
Établir des règles et compter sur leur respect spontané par la population
Développer les outils de communication pour remplacer les sanctions judiciaires

Établir des règles, organiser leur application par la justice et mettre en place une surveillance

Explication

Le pouvoir politique pose des règles, organise leur application par la justice et mobilise la surveillance, car les règles ne sont spontanément respectées dans aucune société. Compter sur le respect spontané omet cette nécessité; la communication et la surveillance seules ne remplacent ni les règles ni la justice.

12. Dans une équipe, A veut poursuivre une tâche différente de celle que préfère B et parvient à faire changer B de conduite. Quelle situation caractérise une relation de pouvoir ?

B agit de son propre chef, sans que l’action de A modifie sa conduite
A amène B à faire ce que B n’aurait pas fait autrement malgré leur divergence d’intentions
A convainc B d’agir comme B l’avait déjà prévu, sans divergence d’intentions
A détient un titre officiel, même si la conduite de B ne change pas

A amène B à faire ce que B n’aurait pas fait autrement malgré leur divergence d’intentions

Explication

Une relation de pouvoir existe lorsqu'A amène B à faire ce qu’il n’aurait pas fait autrement dans un contexte de divergence d’intentions. Une conduite déjà prévue par B ne manifeste pas ce changement, et un titre officiel sans effet sur sa conduite ne suffit pas à établir cette relation.

13. Un dirigeant façonne les pratiques institutionnelles pour que les sujets politiques susceptibles de lui nuire soient écartés du débat. Quelle conception du pouvoir cette situation illustre-t-elle ?

La distinction entre injonction et influence, centrée sur la punition
La conception de Dahl, centrée sur l’obligation directe d’agir autrement
La conception interactionniste, limitée à une modification immédiate du comportement
La conception de Bachrach et Baratz, qui inclut la limitation des questions mises à l’agenda

La conception de Bachrach et Baratz, qui inclut la limitation des questions mises à l’agenda

Explication

Bachrach et Baratz étendent l’analyse du pouvoir au façonnement des valeurs et des pratiques institutionnelles qui restreignent les questions politiques susceptibles de nuire à A. L’obligation directe d’agir autrement renvoie à Dahl; la punition concerne l’injonction et ne décrit pas ce mécanisme d’agenda.

14. Une responsable ordonne à une employée d’accomplir une tâche en annonçant une sanction en cas de refus. Quel mode d’action exerce-t-elle ?

Une influence
Une négociation
Une injonction
Une incitation

Une injonction

Explication

L’injonction consiste à donner un ordre assorti d’une punition en cas de désobéissance. L’influence cherche à convaincre sans punir; une récompense relève plutôt d’une incitation, et la négociation ne désigne pas à elle seule un ordre sanctionné.

15. Un employé obéit à un ordre qu’il juge contestable, car il se considère comme l’exécutant d’une autorité et estime que la responsabilité revient à son supérieur. Quel état décrit ce comportement ?

La contestation de l’ordre
La résistance à l’autorité
L’état agentique
L’intériorisation autonome

L’état agentique

Explication

Dans l’état agentique, l’individu se considère comme l’agent d’une autorité, écoute davantage ses ordres et attribue la responsabilité au donneur d’ordre. La résistance désigne une opposition à l’ordre, tandis que l’intériorisation autonome ne correspond pas à cette déresponsabilisation.

16. Dans une société sans État, des activités d’ordre et de conflit sont présentes, mais personne n’exerce de fonction politique spécialisée. Quelle conclusion convient ?

Des rapports politiques peuvent exister sans État ni spécialistes de ces activités.
Des rapports politiques exigent des spécialistes, même en l’absence d’État.
Des rapports politiques exigent un État, même sans spécialistes de ces activités.
Des rapports politiques supposent l’ordre, mais pas l’existence de conflits.

Des rapports politiques peuvent exister sans État ni spécialistes de ces activités.

Explication

Des activités d’ordre et de conflit peuvent constituer des rapports politiques sans individus spécialisés ni État. L’« État nécessaire » confond pouvoir politique et État, tandis que les « spécialistes nécessaires » confondent activité politique et exercice spécialisé.

17. Quelle thèse Pierre Clastres défend-il dans *La société contre l’État* au sujet des sociétés sans État ?

Elles rejettent l’État parce qu’il menace leur liberté, sans organisation politique propre.
Elles sont dépourvues d’organisation politique et ne connaissent aucun rapport de pouvoir.
Elles constituent des étapes incomplètes destinées à évoluer vers un État centralisé.
Elles sont organisées politiquement autrement et peuvent voir l’État comme une menace pour leur liberté.

Elles sont organisées politiquement autrement et peuvent voir l’État comme une menace pour leur liberté.

Explication

Clastres soutient que ces sociétés ont une organisation politique différente et peuvent percevoir l’État comme une menace pour leur liberté. L’« absence d’organisation » nie cette autre forme politique; l’« étape vers l’État » leur impose une évolution que la thèse ne pose pas.

18. Une communauté présente une organisation politique sans institutions étatiques visibles. Quelle conclusion correspond à l’affirmation générale sur le pouvoir politique ?

Elle peut avoir un pouvoir politique dépourvu de hiérarchie et d’inégalités.
Elle ne peut avoir de pouvoir politique sans institutions étatiques.
Elle peut avoir une hiérarchie politique, mais les inégalités supposent l’État.
Elle peut avoir un pouvoir politique, qui implique hiérarchie et inégalités.

Elle peut avoir un pouvoir politique, qui implique hiérarchie et inégalités.

Explication

L’affirmation générale est qu’il n’existe pas de société sans pouvoir politique et que tout pouvoir implique hiérarchie et inégalités. L’« absence d’institutions étatiques » ne prouve pas l’absence de pouvoir, et la « hiérarchie sans inégalités » contredit le lien établi entre les deux.

19. Dans un groupe, des membres obéissent à une autorité qu’ils jugent légitime, tandis que des sanctions peuvent aussi être appliquées et intériorisées. Sur quoi repose ici le pouvoir ?

Sur un ordre social naturel, indépendant de légitimité et de contrainte.
Sur la légitimité reconnue, sans recours à la contrainte.
Sur un mélange de légitimité et de contrainte, qui peut être intériorisée.
Sur une contrainte extérieure, sans légitimité reconnue.

Sur un mélange de légitimité et de contrainte, qui peut être intériorisée.

Explication

Le pouvoir combine légitimité et contrainte, laquelle peut être intériorisée; il ne va pas naturellement de soi. La « légitimité sans contrainte » et la « contrainte sans légitimité » réduisent ce mélange à un seul de ses éléments.

20. Dans cette définition de l’État, que désigne-t-il ?

La communauté culturelle formée par les habitants d’un pays.
Le territoire géographique sur lequel vit une population.
La forme institutionnelle que prend un territoire ou un pays.
L’administration politique chargée de gouverner une population.

La forme institutionnelle que prend un territoire ou un pays.

Explication

L’État désigne la forme institutionnelle que prend un territoire ou un pays. Le « territoire géographique » confond le cadre territorial et sa forme institutionnelle, tandis que l’« administration » et la « communauté culturelle » désignent des notions plus restreintes ou différentes.

21. Une comparaison historique montre que l’État moderne se forme progressivement à partir du Moyen Âge, notamment en France et en Angleterre. Quelle interprétation en découle ?

Son apparition relève d’un processus lent amorcé au Moyen Âge.
Son apparition est simultanée dans tous les pays dès le début du Moyen Âge.
Son apparition est achevée dans l’Antiquité, avant les royaumes médiévaux.
Son apparition résulte d’un événement soudain survenu au Moyen Âge.

Son apparition relève d’un processus lent amorcé au Moyen Âge.

Explication

L’État moderne apparaît par un processus lent, amorcé au Moyen Âge notamment en France et en Angleterre. L’« événement soudain » contredit la lenteur du processus; l’« Antiquité » et l’apparition « simultanée dans tous les pays » déplacent ou généralisent le repère.

22. Dans une société, la division du travail augmente la productivité et spécialise les rôles; elle favorise la sécurité et les activités sociales, mais engendre aussi des inégalités et des conflits. Selon la théorie économico-sociale, quelle suite est attendue ?

La régulation politique des conflits, puis l’institutionnalisation du pouvoir.
L’institutionnalisation du pouvoir avant la division du travail et ses effets.
La disparition des inégalités, puis l’abandon de toute régulation politique.
La poursuite de la spécialisation, sans besoin de régulation politique.

La régulation politique des conflits, puis l’institutionnalisation du pouvoir.

Explication

La division du travail produit des inégalités et des conflits qui appellent une régulation politique, puis l’institutionnalisation du pouvoir. La « spécialisation sans régulation » omet les tensions; l’« institutionnalisation préalable » inverse l’ordre du mécanisme.

23. Dans une société, les membres ont des parcours et des fonctions différents et ne sont pas interchangeables. Quel concept de Tönnies correspond à cette configuration ?

La communauté d’individus semblables.
La communauté où les rôles sont interchangeables.
La Gesellschaft.
La Gemeinschaft.

La Gesellschaft.

Explication

La Gesellschaft désigne une société composée d’individus différents et non interchangeables, tandis que la Gemeinschaft rassemble des individus semblables. La « communauté d’individus semblables » attribue à la Gesellschaft le caractère de la Gemeinschaft.

24. Dans un royaume où plusieurs seigneurs exercent leur propre pouvoir, un souverain les prive progressivement de leurs prérogatives, les écarte et mobilise des ressources pour étendre son autorité. Quel phénomène décrit cette évolution ?

L’émergence d’un centre politique
Une alliance féodale entre pouvoirs équivalents
Une séparation institutionnelle des pouvoirs
Une accumulation de ressources sans centralisation

L’émergence d’un centre politique

Explication

Un centre politique s’impose progressivement aux autres centres, les dépouille de leurs prérogatives et les élimine tout en mobilisant les ressources nécessaires. L’alliance féodale maintient des pouvoirs équivalents, l’accumulation de ressources omet l’éviction des autres centres et la séparation des pouvoirs désigne un autre mécanisme.

25. En quelle année Philippe IV réunit-il les représentants des trois ordres afin d’obtenir leur appui contre le pape et de renforcer la légitimité royale ?

En 843
En 1302
En 1202
En 1077

En 1302

Explication

Philippe IV réunit les représentants des trois ordres en 1302 pour obtenir leur soutien contre le pape et renforcer la légitimité royale auprès du peuple. 1077 renvoie à Canossa, 1202 constitue un décalage sans fondement ici, et 843 correspond au traité de Verdun.

26. Un roi veut renforcer son autorité face aux seigneurs en s’appuyant sur des recettes régulières, une monnaie commune, la justice, la guerre et des agents royaux. Quel processus met-il en œuvre ?

La légitimation par l’Église
La seule unification monétaire
La centralisation monarchique
La décentralisation seigneuriale

La centralisation monarchique

Explication

La centralisation monarchique renforce le roi par le monopole fiscal, une monnaie unitaire, la justice, la guerre et une administration comprenant notamment des intendants et des magistrats. La légitimation religieuse concerne la justification du pouvoir, l’unification monétaire n’est qu’un élément du processus, et la décentralisation seigneuriale va dans le sens inverse.

27. Un dirigeant cesse de présenter le pouvoir comme son bien personnel et affirme l’exercer au nom de l’État. Quel changement cela illustre-t-il ?

Le développement de la bureaucratie
La personnalisation du pouvoir
L’institutionnalisation du pouvoir
L’élaboration d’un État de droit

L’institutionnalisation du pouvoir

Explication

L’institutionnalisation transfère le pouvoir de la personne physique vers une institution, de sorte que le gouvernant l’exerce au nom de l’État. Le pouvoir personnel appartient au gouvernant, l’État de droit concerne la soumission aux règles, et la bureaucratie désigne un ensemble d’agents publics.

28. À la mort d’un roi, son successeur affirme que la fonction royale se poursuit malgré la disparition du souverain. Quelle distinction théorique éclaire cette idée ?

Le territoire de l’État et sa population
Le pouvoir personnel du roi et ses agents bureaucratiques
Le corps physique permanent et le corps symbolique mortel
Le corps physique mortel et le corps symbolique de la fonction royale

Le corps physique mortel et le corps symbolique de la fonction royale

Explication

Ernst Kantorowicz distingue le corps physique, mortel, du roi et son corps symbolique, qui correspond à la fonction royale et perdure au-delà de sa mort. La permanence physique inverse la distinction, territoire et population sont des éléments de la définition de l’État, et la bureaucratie est une autre notion.

29. Une autorité publique adopte des règles puis se voit contrainte de les respecter et de limiter son action en conséquence. De quel principe s’agit-il ?

La continuité symbolique de la fonction royale
La production normative sans contrainte
L’État de droit
La disparition de l’autorité publique

L’État de droit

Explication

Un État de droit est soumis aux règles qu’il édicte et limité par celles-ci. La simple production de normes ne garantit pas cette soumission, l’autorité publique subsiste dans un État de droit, et la continuité symbolique concerne la fonction royale.

30. Qui propose en 1922 une définition juridique de l’État fondée sur le territoire, la population et la puissance publique ?

Max Weber
Ernst Kantorowicz
Raymond Carré de Malberg
Saint Paul de Tarse

Raymond Carré de Malberg

Explication

Raymond Carré de Malberg donne en 1922 une définition juridique de l’État articulée autour du territoire, de la population et de la puissance publique. Kantorowicz est associé aux deux corps du roi, Weber à l’étude de la bureaucratie, et saint Paul à la formule sur l’origine divine du pouvoir.

31. En science politique, que désigne un régime politique ?

Les gouvernants élus et les décisions qu’ils prennent pendant leur mandat
Le territoire, la population et la souveraineté qui constituent l’État
Le texte constitutionnel qui fixe les droits et les libertés des citoyens
L’organisation des pouvoirs publics constitutionnels, des institutions et des acteurs mis en place par l’État

L’organisation des pouvoirs publics constitutionnels, des institutions et des acteurs mis en place par l’État

Explication

Un régime politique désigne l’organisation des pouvoirs publics constitutionnels, des institutions et de leurs acteurs par l’État. Le territoire et la souveraineté renvoient à l’État, le texte seul réduit la notion à la Constitution, et les gouvernants seuls ne couvrent pas l’organisation institutionnelle.

32. Un chercheur classe plusieurs régimes très différents, situés entre démocratie et totalitarisme, dans une même catégorie. Quelle caractéristique de cette catégorie doit-il prendre en compte ?

Une catégorie hétérogène et incertaine, historiquement utilisée pour des régimes intermédiaires
Une catégorie distincte du totalitarisme, regroupant des régimes de contrôle étendu
Une catégorie démocratique, caractérisée par la compétition pour renouveler les gouvernants
Une catégorie homogène et stable, définie par une forme institutionnelle commune

Une catégorie hétérogène et incertaine, historiquement utilisée pour des régimes intermédiaires

Explication

La catégorie des régimes autoritaires est hétérogène et incertaine, notamment parce qu’elle a longtemps regroupé des régimes intermédiaires entre démocratie et totalitarisme. La présenter comme homogène méconnaît cette diversité, l’assimiler au totalitarisme efface une distinction, et la compétition pour renouveler les gouvernants caractérise la démocratie.

33. Dans un pays, un dirigeant gouverne dans des limites mal définies mais assez prévisibles, le pluralisme et la mobilisation politique sont limités, et aucune idéologie élaborée ne dirige le régime. Quelle qualification correspond à cette configuration chez Juan J. Linz ?

Un régime à mobilisation extensive
Une démocratie compétitive
Un régime autoritaire
Un régime totalitaire

Un régime autoritaire

Explication

Pour Linz, le régime autoritaire associe notamment pluralisme limité, faible responsabilité politique, absence d’idéologie élaborée et pouvoir exercé dans des limites mal définies mais relativement prévisibles. La compétition pour renouveler les gouvernants relève de la démocratie, tandis que la mobilisation extensive ne correspond pas à la configuration décrite.

34. Un gouvernement contrôle les secteurs qu’il juge vitaux, mais laisse une certaine autonomie à d’autres domaines de la société. Quelle distinction cette situation illustre-t-elle ?

Le régime totalitaire concentre le contrôle sur les domaines jugés vitaux
La démocratie concentre le contrôle sur les domaines jugés vitaux
Le régime autoritaire concentre le contrôle sur les domaines jugés vitaux
L’État sans régime concentre le contrôle sur les domaines jugés vitaux

Le régime autoritaire concentre le contrôle sur les domaines jugés vitaux

Explication

Le régime autoritaire cherche à contrôler les domaines qu’il juge vitaux tout en pouvant laisser de l’autonomie ailleurs, alors que le régime totalitaire vise un contrôle plus étendu. Le contrôle étendu est associé au totalitarisme, la démocratie n’est pas définie ici par ce contrôle ciblé, et une certaine autonomie n’implique pas l’absence de pouvoir étatique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 72 flashcards sur Introduction à la science politique.

Que désigne la politique au sens de gestion de la cité ?

La gestion de la société, de l’État, de la ville ou du pays.

Que désigne l’anglais « policy » ?

Les politiques publiques issues de l’action gouvernementale.

Que désigne l’anglais « politics » ?

Les processus de conquête et d’exercice du pouvoir.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la science politique.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM