Fiche de révision : Changement climatique et réponses collectives

Plan du Cours

  1. Systèmes et limites planétaires
  2. Énergie et sources énergétiques
  3. Climat, réchauffement et puits carbone
  4. Conséquences climatiques et injustices
  5. Points de bascule et preuves scientifiques
  6. Accords climatiques et scénarios
  7. Adaptation et atténuation
  8. Sobriété et justice sociale

Repères chronologiques

  1. 1824Joseph Fourier décrit pour la première fois le principe de l’effet de serre.
  2. 1896Svante Arrhenius calcule qu’un doublement du CO₂ atmosphérique entraînerait un réchauffement de 5 à 6 °C.
  3. 1957-1958Keeling commence ses mesures du CO₂ atmosphérique, qui montrent une augmentation régulière.
  4. 1979Le rapport Charney met en garde contre les risques du changement climatique.
  5. 1er juin 1992Le Sommet de la Terre de Rio adopte la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, premier accord reconnaissant l’existence du changement climatique et la responsabilité humaine.
  6. décembre 1997Le protocole de Kyoto fixe pour 37 pays développés un objectif contraignant de réduction des émissions de 5,2 % entre 2008 et 2012 par rapport à 1990.
  7. décembre 2009L’accord de Copenhague vise à limiter le réchauffement sous 2 °C et prévoit un engagement financier des pays développés de 100 milliards de dollars par an d’ici 2020.
  8. décembre 2015L’Accord de Paris vise à contenir la hausse des températures bien en dessous de 2 °C et à poursuivre les efforts pour la limiter à 1,5 °C.

1. Systèmes et limites planétaires

Notions clés & Définitions

  • Système : Ensemble d’éléments qui interagissent et forment un équilibre dynamique.

★ À maîtriser

  • Le Protocole de Montréal, signé le 16 septembre 1987, vise à réduire puis éliminer les substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

Compléments

  • Le rapport Meadows, intitulé The Limits to Growth, figure parmi les travaux rappelés sur les limites planétaires.

  • La théorie du Donut de Kate Raworth est citée comme un repère antérieur du cours. - Donut Theory

  • Le Protocole de Montréal a été universellement ratifié en 2009 par 197 États et l’Union européenne.

  • La septième limite planétaire a été officiellement dépassée depuis septembre 2025.

2. Énergie et sources énergétiques

Notions clés & Définitions

  • Énergies renouvelables : Les énergies renouvelables sont des énergies naturelles dont le renouvellement est assez rapide pour être considéré comme inépuisable à l’échelle humaine.
  • Énergies non renouvelables : Les énergies non renouvelables se renouvellent moins vite qu’elles ne sont consommées et leur renouvellement est négligeable à l’échelle humaine.

★ À maîtriser

  • Le cours présente une relation marquée entre le PIB mondial et la consommation mondiale d’énergie sur la période 1965-2014.

  • Les cinq principaux types d’énergie renouvelable sont :

    • l’hydraulique
    • l’éolien
    • le solaire
    • la biomasse
    • la géothermie
  • Environ 80 % de l’énergie utilisée dans le monde aujourd’hui provient des combustibles fossiles.

Compléments

  • La production, la transformation, le transport et la conservation des aliments mobilisent beaucoup d’énergie avant leur arrivée dans l’assiette.

  • Le cycle de vie des vêtements consomme de l’énergie depuis la culture des fibres jusqu’à leur fabrication, leur transport et leur entretien.

  • Les téléphones consomment de l’énergie pour l’extraction des matériaux, la fabrication, les réseaux et la recharge régulière.

  • Les énergies renouvelables sont associées à trois astres :

    • au Soleil pour la chaleur et la lumière
    • à la Lune pour l’attraction et les marées
    • à la Terre pour la chaleur et la géothermie
  • Les avantages des énergies renouvelables sont : leur caractère inépuisable, la réduction des émissions de gaz à effet de serre, une pollution moindre bénéfique à la santé publique, l’absence de risques majeurs comme ceux du nucléaire, le renforcement de la souveraineté énergétique

  • Les limites des énergies renouvelables comprennent : l’intermittence de certaines sources solaires, éoliennes et marines, l’impact environnemental du cycle de vie des infrastructures et des réseaux, les effets sur les paysages

  • Le gaz est principalement composé de méthane, à l’exception du butane et du propane qui sont dérivés du pétrole, et sert au chauffage, à la cuisson et à la production d’électricité.

  • Le charbon est un combustible fossile solide encore largement utilisé pour produire de l’électricité dans le monde.

  • Le pétrole est un liquide composé d’hydrocarbures, transformé en carburants et utilisé dans l’industrie chimique.

  • L’énergie nucléaire repose sur l’uranium non renouvelable, mais possède une faible empreinte carbone.

  • Les avantages des énergies non renouvelables sont : leur forte densité énergétique, leur accessibilité avec les technologies actuelles, leur stockage et transport efficaces, les infrastructures déjà établies, une production stable et contrôlable

3. Climat, réchauffement et puits carbone

Notions clés & Définitions

  • Puits de carbone : Un puits de carbone est un réservoir qui stocke du CO₂ par un mécanisme naturel ou artificiel et l’empêche ainsi de se retrouver dans l’atmosphère.
  • Anthropocène : L’Anthropocène désigne l’époque géologique où l’influence humaine sur la géologie et les écosystèmes est devenue significative à l’échelle de l’histoire de la Terre.

★ À maîtriser

📌 Le climat désigne les conditions météorologiques moyennes sur une longue période d’au moins plusieurs décennies, tandis que la météo décrit les conditions atmosphériques à un lieu et un moment précis.

  • L’effet de serre est essentiel à la vie sur Terre et, sans lui, la température moyenne serait de −18 °C ; c’est son amplification excessive qui pose problème.

  • Les gaz à effet de serre cités sont : la vapeur d’eau et les nuages, le dioxyde de carbone (CO₂), le méthane (CH₄), le protoxyde d’azote (N₂O), l’ozone troposphérique (O₃), les halocarbures, ces derniers étant présents dans l’air uniquement à cause des humains

  • Les océans sont le plus grand puits de carbone mondial, mais l’absorption du carbone acidifie l’océan et réduit son efficacité.

  • Le CO₂ s’accumule malgré les puits naturels parce que les émissions dépassent largement leurs capacités d’absorption.

📌 La différence de température entre le climat préindustriel et la dernière période glaciaire est d’environ 5 °C, et un réchauffement de même ampleur bouleverserait les conditions de vie sur Terre.

  • Même un réchauffement limité à 2 °C aurait des conséquences majeures sur les systèmes naturels et humains.

Compléments

  • Les forêts sont le deuxième plus grand puits de carbone mondial et captent le CO₂ par photosynthèse avant de le stocker dans la biomasse.

  • Les tourbières sont des écosystèmes humides qui stockent de grandes quantités de carbone dans leurs sols riches en matière organique.

  • Les puits de carbone artificiels restent inefficaces à grande échelle et consomment eux-mêmes beaucoup d’énergie.

  • Le changement actuel se déroule en environ 150 ans, contre plusieurs dizaines de milliers d’années pour la différence de température entre climat préindustriel et dernière période glaciaire, laissant peu de temps d’adaptation aux écosystèmes.

Astuce mémo

Le climat décrit des tendances de plusieurs décennies ; la météo, un lieu et un instant.

4. Conséquences climatiques et injustices

★ À maîtriser

  • Les conséquences déjà visibles comprennent :

    • les incendies de forêt
    • les sécheresses
    • les inondations
    • les cyclones
    • les vagues de chaleur
  • Les conséquences déjà visibles comprennent :

    • la fonte des calottes glaciaires
    • la fonte de la banquise
    • la fonte des glaciers
    • la fonte du pergélisol
    • la hausse du niveau des eaux
  • Parmi les conséquences déjà visibles figurent :

    • le déclin des rendements agricoles
    • l’atteinte à la biodiversité
    • l’acidification des océans
  • Les risques pour les sociétés humaines comprennent : les crises alimentaires et hydriques, les migrations massives, les crises sanitaires, les crises économiques pouvant accroître les conflits liés aux ressources

  • Les pays et les populations qui émettent le moins subissent le plus les conséquences du changement climatique.

  • En France, les 10 % les plus riches émettent cinq fois plus de gaz à effet de serre que la moitié la plus pauvre de la population, selon Lucas Chancel.

Compléments

  • Les vagues de chaleur ont causé 33 000 décès en France en dix ans.

  • La fonte de la calotte du Groenland au XXIe siècle est présentée comme la plus importante depuis 12 000 ans.

  • Le cours cite la projection de 216 millions de personnes déplacées par le changement climatique d’ici 2050.

  • Le cours cite 300 milliards d’euros de pertes dues aux catastrophes climatiques en 2024.

  • Le changement climatique peut étendre à de nouvelles zones des maladies à vecteurs comme le paludisme et la dengue, et les vagues de chaleur entraînent une surmortalité.

  • Les populations les moins favorisées sont plus vulnérables en raison : de logements moins isolés, de quartiers plus exposés et moins végétalisés, de revenus insuffisants pour se protéger des effets climatiques

Astuce mémo

Émissions → réchauffement → risques naturels et sociaux, inégalement répartis.

5. Points de bascule et preuves scientifiques

Notions clés & Définitions

  • Point de bascule : Un point de bascule est un seuil critique au-delà duquel un système se réorganise, souvent de manière brusque ou irréversible.
  • Boucle de rétroaction : Une boucle de rétroaction est un phénomène où un effet du climat agit en retour sur ses causes et peut les stabiliser ou les amplifier.

★ À maîtriser

  • Un emballement climatique désigne une situation où le réchauffement s’auto-entretient et s’accélère même si les émissions humaines diminuent.

  • De nombreux points de bascule pourraient être atteints entre +1,5 °C et +2 °C de réchauffement global.

  • Le seuil estimé de bascule de la calotte du Groenland se situe entre +1,5 °C et +2 °C de réchauffement global.

Compléments

  • La fonte de la calotte du Groenland pourrait entraîner une hausse du niveau marin de 7 mètres, submerger des zones côtières densément peuplées et saliniser les eaux souterraines.

  • Le seuil estimé de transformation de l’Amazonie en savane se situe entre +3 °C et +4 °C de réchauffement global.

  • La transformation de l’Amazonie en savane entraînerait une perte massive de biodiversité, la libération du CO₂ stocké et une modification des régimes de pluie en Amérique du Sud.

  • Le seuil estimé de fonte du pergélisol boréal se situe entre +1,5 °C et +2,5 °C de réchauffement global.

  • La fonte du pergélisol boréal libérerait massivement le méthane et le CO₂ piégés dans les sols gelés, accélérant le réchauffement global.

  • La hiérarchie présentée, de la moins à la plus fiable, est :

    • la rumeur
    • le témoignage
    • l’anecdote personnelle
    • la sagesse populaire
    • l’opinion
    • l’expertise
    • la publication scientifique
    • le consensus scientifique

6. Accords climatiques et scénarios

★ À maîtriser

  • Le GIEC a été créé en 1988 et rassemble 195 États membres de l’ONU.

  • Le GIEC évalue et synthétise de manière neutre et objective les connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques disponibles sur le changement climatique, sans conduire ses propres recherches.

  • Le scénario optimiste du GIEC limite le réchauffement à environ +1,5 °C et nécessite une réduction drastique immédiate des émissions ainsi que des émissions nettes négatives avant 2050.

  • Le scénario intermédiaire du GIEC aboutit à environ +2,7 °C et correspond approximativement aux engagements actuels des États signataires de l’Accord de Paris.

  • Le scénario pessimiste du GIEC dépasse +4 °C de réchauffement et suppose une hausse continue des émissions tout au long du siècle.

Compléments

  • Le groupe 1 du GIEC étudie les aspects physiques du changement climatique, le groupe 2 évalue ses impacts sur les systèmes humains et naturels, et le groupe 3 explore son atténuation.

  • Chaque dixième de degré de réchauffement évité réduit significativement les risques et les dommages.

  • Malgré les accords climatiques successifs, les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent d’augmenter, révélant l’écart entre engagements et actions concrètes.

Astuce mémo

Rio → Kyoto → Copenhague → Paris.

7. Adaptation et atténuation

Notions clés & Définitions

  • Maladaptation : La maladaptation désigne une action qui déplace le problème, accroît la vulnérabilité à d’autres impacts climatiques ou crée de nouvelles vulnérabilités.

★ À maîtriser

📌 L’adaptation consiste à s’ajuster aux changements présents et futurs déjà inévitables, tandis que l’atténuation réduit les émissions de gaz à effet de serre ou augmente les puits de carbone pour limiter l’ampleur du changement climatique.

  • Une adaptation efficace repose sur : la réduction de la vulnérabilité, l’augmentation de la résilience aux événements extrêmes, l’évitement de la maladaptation

  • Pour respecter l’objectif maximal de 2 °C, les émissions devraient diminuer de 5 à 7 % par an pendant 30 ans, soit l’équivalent d’un confinement lié à la COVID chaque année.

  • La transformation du système énergétique doit remplacer les 80 % de combustibles fossiles par des sources bas carbone, tout en réduisant la quantité d’énergie consommée.

Compléments

  • Les mesures d’adaptation citées sont : la construction d’infrastructures résilientes aux événements extrêmes, le développement de cultures résistantes à la sécheresse, la conception de villes réduisant les îlots de chaleur

  • Les mesures d’atténuation citées sont : la réduction de la consommation de combustibles fossiles, le développement des énergies renouvelables, la protection ou la restauration des écosystèmes, notamment des forêts

  • Le cours oppose la climatisation, qui déplace le problème, au verdissement urbain comme exemple lié à l’évitement de la maladaptation.

  • Les puits artificiels ne sont pas efficaces ni déployables à grande échelle, tandis que les puits naturels sont dégradés par l’acidification des océans, la déforestation et les incendies de forêt.

Astuce mémo

Adaptation : vivre avec les effets ; atténuation : limiter leur ampleur.

8. Sobriété et justice sociale

Notions clés & Définitions

  • Décroissance : La décroissance est une réduction planifiée et équitable de la production matérielle, contrairement à une récession subie et socialement injuste.

★ À maîtriser

  • Historiquement, les nouvelles sources d’énergie se sont ajoutées aux précédentes au lieu de les remplacer, de sorte qu’il n’y a jamais eu de véritable transition énergétique.

  • Sur une planète aux ressources finies, une croissance matérielle infinie est physiquement impossible, mais le modèle économique actuel ignore cette contrainte fondamentale.

📌 La sobriété consiste à réduire volontairement les consommations superflues tout en garantissant les besoins essentiels de tous, tandis que la pauvreté est subie.

  • Le modèle de société proposé repose sur la sobriété énergétique, l’équité sociale et une redéfinition de la richesse au-delà du PIB.

Compléments

  • À l’échelle mondiale, les données empiriques ne soutiennent pas l’idée que la croissance économique puisse être totalement découplée de l’impact environnemental.

  • Le cours relie le PIB à l’énergie et la richesse au PIB, puis conclut que la justice écologique exige de réduire l’usage de l’énergie tout en garantissant à chacun une vie digne.

Astuce mémo

Sobriété choisie ≠ pauvreté subie ; décroissance planifiée ≠ récession subie.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Changement climatique et réponses collectives avec 31 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quel est l’objectif du Protocole de Montréal, signé le 16 septembre 1987 ?

2. Dans une approche systémique, qu’est-ce qui caractérise un système ?

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Changement climatique et réponses collectives avec 65 flashcards interactives.

À quelle date le Protocole de Montréal a-t-il été signé ?

Le 16 septembre 1987.

Que vise à réduire puis éliminer le Protocole de Montréal ?

Les substances qui appauvrissent la couche d’ozone.

Quelle relation le cours présente-t-il entre PIB mondial et consommation mondiale d’énergie de 1965 à 2014 ?

Une relation marquée.

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