QCM : Circuits électriques et dipôles — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit correctement un circuit électrique ?

Un ensemble de dipôles reliés les uns aux autres
Un point commun reliant au moins trois composants
Une boucle fermée formée par plusieurs branches
Une portion de circuit située entre deux nœuds

Un ensemble de dipôles reliés les uns aux autres

Explication

Un circuit électrique regroupe des composants ou dipôles connectés entre eux. Un point commun reliant plusieurs composants correspond plutôt à un nœud électrique.

2. Quelle caractéristique permet de distinguer un dipôle d’un nœud électrique ?

Un dipôle est un fil parfait, tandis qu’un nœud contient une résistance
Un dipôle possède deux bornes, tandis qu’un nœud relie au moins trois composants
Un dipôle forme une boucle, tandis qu’un nœud constitue une portion entre deux branches
Un dipôle relie trois composants, tandis qu’un nœud possède deux bornes

Un dipôle possède deux bornes, tandis qu’un nœud relie au moins trois composants

Explication

Un dipôle est un composant doté de deux bornes, comme une résistance ou un générateur. Un nœud est au contraire un point commun connecté à au moins trois composants.

3. Quelle description correspond à une maille électrique ?

Un ensemble de branches formant une boucle fermée orientée
Un composant électrique possédant deux bornes
Une portion de circuit comprise entre deux nœuds
Un point commun connecté à plusieurs composants

Un ensemble de branches formant une boucle fermée orientée

Explication

Une maille est constituée de branches qui forment une boucle fermée et orientée sans repasser par un même nœud. Une portion comprise entre deux nœuds est une branche.

4. Que représente physiquement le courant électrique dans un conducteur ou une solution ?

Un déplacement collectif de particules chargées électriquement
Une différence de potentiel entre deux points du circuit
Une égalité de potentiel imposée par un fil parfait
Une accumulation d’énergie dans un composant électrique

Un déplacement collectif de particules chargées électriquement

Explication

Le courant électrique correspond au déplacement d’ensemble de charges, telles que les électrons ou les ions. Une différence de potentiel décrit la tension, et non le courant.

5. Un conducteur orienté transporte une charge selon la relation q(t)=2t2q(t)=2t^2, avec qq en coulombs et tt en secondes. Quelle est l’intensité algébrique à l’instant t=3st=3\,\mathrm{s} ?

6A6\,\mathrm{A}
18A18\,\mathrm{A}
9A9\,\mathrm{A}
12A12\,\mathrm{A}

$$12\,\mathrm{A}$$

Explication

L’intensité est le débit de charge, donc i=dqdt=4ti=\frac{dq}{dt}=4t. À t=3st=3\,\mathrm{s}, on obtient i=12Ai=12\,\mathrm{A}; la charge totale en coulombs ne doit pas être confondue avec cette intensité.

6. Si les potentiels de deux points valent VA=8VV_A=8\,\mathrm{V} et VB=3VV_B=3\,\mathrm{V}, quelle est la tension uABu_{AB} ?

5V5\,\mathrm{V}, avec une flèche orientée vers BB
5V-5\,\mathrm{V}, avec une flèche orientée vers AA
11V11\,\mathrm{V}, avec une flèche orientée vers BB
5V5\,\mathrm{V}, avec une flèche orientée vers AA

$$5\,\mathrm{V}$$, avec une flèche orientée vers $$A$$

Explication

Par définition, uAB=VAVB=83=5Vu_{AB}=V_A-V_B=8-3=5\,\mathrm{V}, et la flèche de tension pointe vers la première lettre, donc vers AA. Une tension négative aurait résulté de l’ordre inverse des points.

7. Dans quelle situation l’approximation des régimes quasi-stationnaires peut-elle être utilisée ?

Lorsque τpropagationT\tau_{\mathrm{propagation}}\ll T, les lois usuelles restant applicables
Lorsque τpropagation>T\tau_{\mathrm{propagation}}>T, les grandeurs devenant constantes
Lorsque τpropagation=0\tau_{\mathrm{propagation}}=0, les composants ne stockant plus d’énergie
Lorsque τpropagationT\tau_{\mathrm{propagation}}\approx T, les lois usuelles devenant inapplicables

Lorsque $$\tau_{\mathrm{propagation}}\ll T$$, les lois usuelles restant applicables

Explication

L’approximation est valable lorsque le temps de propagation est très inférieur à la période caractéristique, soit τpropagationT\tau_{\mathrm{propagation}}\ll T. Cette condition permet de conserver l’usage des lois usuelles pour les grandeurs variables.

8. Un dipôle fonctionne en convention récepteur avec uAB=6Vu_{AB}=6\,\mathrm{V} et i=2Ai=2\,\mathrm{A}. Quelle puissance algébrique reçoit-il ?

12W-12\,\mathrm{W}
8W8\,\mathrm{W}
3W3\,\mathrm{W}
12W12\,\mathrm{W}

$$12\,\mathrm{W}$$

Explication

En convention récepteur, la puissance reçue vérifie prec\cue=uABip_{\mathrm{reçue}}=u_{AB}i, donc prec\cue=6×2=12Wp_{\mathrm{reçue}}=6\times2=12\,\mathrm{W}. Une valeur négative indiquerait que le dipôle fournit de la puissance dans cette convention.

9. Que signifie une puissance algébrique prec\cue<0p_{\mathrm{reçue}}<0 pour un dipôle en convention récepteur ?

Le dipôle possède une tension nulle à ses bornes
Le dipôle fournit de la puissance au reste du circuit
Le dipôle reçoit de la puissance du reste du circuit
Le dipôle transforme sa puissance en charge électrique

Le dipôle fournit de la puissance au reste du circuit

Explication

En convention récepteur, une puissance négative signifie que le dipôle fournit de l’énergie électrique au circuit plutôt qu’il n’en absorbe. Une puissance positive correspondrait à une puissance reçue.

10. Quelle grandeur est conservée par la loi des nœuds dans un circuit électrique ?

La quantité de mouvement, ce qui impose une somme algébrique des charges nulle
La charge électrique, ce qui impose une somme algébrique des intensités nulle
L’énergie électrique, ce qui impose une somme algébrique des tensions nulle
La puissance électrique, ce qui impose une somme algébrique des résistances nulle

La charge électrique, ce qui impose une somme algébrique des intensités nulle

Explication

La loi des nœuds traduit la conservation de la charge électrique : les intensités orientées arrivant et sortant vérifient une somme algébrique nulle. La somme algébrique des tensions le long d’une maille relève de la loi des mailles, et non de celle des nœuds.

11. Dans une maille orientée, quelle relation exprime la loi des mailles ?

La somme des résistances de la maille est nulle
La somme algébrique des tensions rencontrées est nulle
Le produit des tensions rencontrées est constant
La somme algébrique des intensités des branches est nulle

La somme algébrique des tensions rencontrées est nulle

Explication

La loi des mailles impose que la somme algébrique des tensions le long d’une maille orientée soit nulle. La somme algébrique des intensités concerne un nœud, tandis que les produits de tensions et les sommes de résistances ne constituent pas cette loi.

12. Comment définit-on la caractéristique courant-tension d’un dipôle ?

Comme le graphe de l’intensité i en fonction de la tension u
Comme le graphe de la charge q en fonction de l’intensité i
Comme le graphe de la puissance p en fonction du temps t
Comme le graphe de la tension u en fonction de la résistance R

Comme le graphe de l’intensité i en fonction de la tension u

Explication

La caractéristique courant-tension représente l’intensité i en fonction de la tension u, soit la relation graphique i=f(u)i=f(u). Les autres relations décrivent d’autres grandeurs et ne définissent pas cette caractéristique.

13. Un dipôle produit le même fonctionnement après permutation de ses deux bornes : comment le classe-t-on ?

Comme un dipôle linéaire
Comme un dipôle symétrique
Comme un dipôle actif
Comme un dipôle polarisé

Comme un dipôle symétrique

Explication

Un dipôle symétrique conserve son fonctionnement lorsque ses bornes sont permutées. Un dipôle polarisé, au contraire, présente un fonctionnement qui dépend du sens de branchement ; les termes actif et linéaire décrivent d’autres propriétés.

14. Un dipôle possède une tension non nulle lorsqu’il est en circuit ouvert : dans quelle catégorie est-il classé ?

Dans la catégorie des dipôles passifs
Dans la catégorie des dipôles linéaires
Dans la catégorie des dipôles actifs
Dans la catégorie des dipôles symétriques

Dans la catégorie des dipôles actifs

Explication

Un dipôle actif se caractérise par une tension à vide non nulle. Un dipôle passif a, selon cette classification, une tension en circuit ouvert nulle ; la symétrie et la linéarité correspondent à d’autres critères.

15. Quelle propriété caractérise un dipôle linéaire ?

Sa tension à vide est nécessairement non nulle
Ses grandeurs i et u sont liées par une équation linéaire à coefficients constants
Son courant est nul quelle que soit la tension appliquée
Ses bornes peuvent être permutées sans modifier son fonctionnement

Ses grandeurs i et u sont liées par une équation linéaire à coefficients constants

Explication

Un dipôle linéaire vérifie une relation linéaire entre l’intensité i et la tension u, éventuellement sous forme différentielle, avec des coefficients constants. La permutation des bornes définit la symétrie, tandis que la tension à vide concerne la distinction entre dipôles passifs et actifs.

16. Lorsqu’un interrupteur idéal est fermé, quelle condition électrique impose-t-il entre ses bornes ?

Un courant nul, tandis que la tension dépend du circuit
Une tension constante non nulle, indépendante du circuit
Une tension nulle, tandis que le courant dépend du circuit
Un courant constant non nul, fixé par l’interrupteur

Une tension nulle, tandis que le courant dépend du circuit

Explication

Un interrupteur fermé idéal se comporte comme un fil et impose u=0u=0 ; l’intensité est alors déterminée par le reste du circuit. La condition i=0i=0 correspond à un interrupteur ouvert.

17. Quelle condition impose un interrupteur idéal ouvert ?

Un courant nul, tandis que la tension dépend du circuit
Une puissance nulle, tandis que la résistance devient constante
Une tension égale à celle d’un résistor, tandis que le courant augmente
Une tension nulle, tandis que le courant dépend du circuit

Un courant nul, tandis que la tension dépend du circuit

Explication

Un interrupteur ouvert empêche la circulation du courant et impose i=0i=0 ; la tension à ses bornes dépend de la configuration du circuit. La condition de tension nulle caractérise plutôt un interrupteur fermé idéal.

18. Un résistor de résistance R est soumis à une tension u en convention récepteur. Quelle expression donne son intensité ?

i=Ru=uGi=Ru=\frac{u}{G}, avec G=RG=R
i=Ru=Gui=\frac{R}{u}=\frac{G}{u}, avec G=1RG=\frac{1}{R}
i=u+R=Gui=u+R=G-u, avec G=R+1G=R+1
i=uR=Gui=\frac{u}{R}=Gu, avec G=1RG=\frac{1}{R}

$$i=\frac{u}{R}=Gu$$, avec $$G=\frac{1}{R}$$

Explication

La loi d’Ohm s’écrit u=Riu=Ri, donc i=uR=Gui=\frac{u}{R}=Gu avec une conductance G=1RG=\frac{1}{R}. La résistance relie directement u à i, tandis que la conductance est son inverse.

19. Quelle expression décrit la puissance reçue par un résistor de résistance R ?

p=ui=Ri2=R2up=ui=\frac{R}{i^2}=\frac{R^2}{u}, stockée sous forme magnétique
p=ui=Ri2=u2Rp=ui=Ri^2=\frac{u^2}{R}, dissipée par effet Joule
p=u+i=R(i+u)p=u+i=R(i+u), convertie en charge électrique
p=iu=1Rp=\frac{i}{u}=\frac{1}{R}, fournie au circuit sous forme mécanique

$$p=ui=Ri^2=\frac{u^2}{R}$$, dissipée par effet Joule

Explication

Dans un résistor, la puissance reçue vérifie p=ui=Ri2=u2Rp=ui=Ri^2=\frac{u^2}{R} et est dissipée sous forme de chaleur par effet Joule. Le stockage magnétique concerne une bobine, tandis que les autres expressions ne sont pas des formules de puissance résistive.

20. Pour trois résistors montés en série, quelle expression donne leur résistance équivalente ?

Req=R1+R2+R3R_{\mathrm{eq}}=R_1+R_2+R_3
Req=R1R2R3R1+R2+R3R_{\mathrm{eq}}=\frac{R_1R_2R_3}{R_1+R_2+R_3}
Req=R1+R2+R3R1R2R3R_{\mathrm{eq}}=\frac{R_1+R_2+R_3}{R_1R_2R_3}
Req=1R1+1R2+1R3R_{\mathrm{eq}}=\frac{1}{R_1}+\frac{1}{R_2}+\frac{1}{R_3}

$$R_{\mathrm{eq}}=R_1+R_2+R_3$$

Explication

En série, la résistance équivalente est la somme des résistances individuelles. La somme des inverses correspond à l’association en parallèle, et non à l’association en série.

21. Deux résistors de conductances G1G_1 et G2G_2 sont montés en parallèle ; quelle relation décrit la conductance équivalente ?

Geq=1G1+1G2G_{\mathrm{eq}}=\frac{1}{G_1}+\frac{1}{G_2}
Geq=G1G2G_{\mathrm{eq}}=G_1-G_2
Geq=G1+G2G_{\mathrm{eq}}=G_1+G_2
Geq=G1G2G1+G2G_{\mathrm{eq}}=\frac{G_1G_2}{G_1+G_2}

$$G_{\mathrm{eq}}=G_1+G_2$$

Explication

En parallèle, les conductances s’additionnent directement, donc Geq=G1+G2G_{\mathrm{eq}}=G_1+G_2. La relation produit-sur-somme concerne la résistance équivalente de deux résistors parallèles, pas leur conductance.

22. Un résistor de résistance RR est alimenté par un générateur réel de f.e.m. ee et de résistance interne rr ; quelles sont les coordonnées du point de fonctionnement ?

iP=eRri_P=\frac{e}{R-r} et uP=ReRru_P=\frac{Re}{R-r}
iP=eRi_P=\frac{e}{R} et uP=Reru_P=\frac{Re}{r}
iP=R+rei_P=\frac{R+r}{e} et uP=eR+ru_P=\frac{e}{R+r}
iP=eR+ri_P=\frac{e}{R+r} et uP=ReR+ru_P=\frac{Re}{R+r}

$$i_P=\frac{e}{R+r}$$ et $$u_P=\frac{Re}{R+r}$$

Explication

Le point de fonctionnement est l’intersection des caractéristiques et vérifie iP=eR+ri_P=\frac{e}{R+r} ainsi que uP=ReR+ru_P=\frac{Re}{R+r}. La résistance interne s’ajoute à la résistance de charge dans le dénominateur, plutôt que de s’en soustraire.

23. Dans quelle séquence convient-il d’étudier un circuit avec les lois de Kirchhoff ?

Choisir les courants, écrire les lois des nœuds, orienter les mailles, écrire les lois des mailles, puis appliquer les relations constitutives
Appliquer les relations constitutives, choisir les courants, écrire les lois des mailles, puis orienter les nœuds
Orienter les mailles, appliquer les relations constitutives, choisir les courants, puis écrire les lois des nœuds
Écrire les lois des mailles, choisir les courants, appliquer les relations constitutives, puis écrire les lois des nœuds

Choisir les courants, écrire les lois des nœuds, orienter les mailles, écrire les lois des mailles, puis appliquer les relations constitutives

Explication

La méthode commence par le choix des courants, suivi des lois des nœuds et des mailles, puis des relations constitutives. Un courant obtenu avec une valeur négative indique un sens réel opposé au sens choisi, et non une erreur de méthode.

24. Dans un pont diviseur de tension comportant des résistors en série, quelle tension apparaît aux bornes du résistor kk ?

uk=Rkj=1nRjuu_k=\frac{R_k}{\sum_{j=1}^{n}R_j}u
uk=Gkj=1nGjuu_k=\frac{G_k}{\sum_{j=1}^{n}G_j}u
uk=j=1nRjRkuu_k=\frac{\sum_{j=1}^{n}R_j}{R_k}u
uk=Rkj=1nGjuu_k=\frac{R_k}{\sum_{j=1}^{n}G_j}u

$$u_k=\frac{R_k}{\sum_{j=1}^{n}R_j}u$$

Explication

Dans une association en série, la tension se répartit proportionnellement aux résistances, d’où uk=Rkj=1nRjuu_k=\frac{R_k}{\sum_{j=1}^{n}R_j}u. La conductance intervient dans le diviseur de courant pour des résistors montés en parallèle.

25. Des résistors en parallèle sont traversés par un courant total ii ; comment calculer le courant dans le résistor kk ?

ik=Gkj=1nGjii_k=\frac{G_k}{\sum_{j=1}^{n}G_j}i
ik=Rkj=1nRjii_k=\frac{R_k}{\sum_{j=1}^{n}R_j}i
ik=Gkj=1nRjii_k=\frac{G_k}{\sum_{j=1}^{n}R_j}i
ik=j=1nGjGkii_k=\frac{\sum_{j=1}^{n}G_j}{G_k}i

$$i_k=\frac{G_k}{\sum_{j=1}^{n}G_j}i$$

Explication

Dans un montage parallèle, le courant se partage selon les conductances, ce qui donne ik=Gkj=1nGjii_k=\frac{G_k}{\sum_{j=1}^{n}G_j}i. La répartition proportionnelle aux résistances caractérise le diviseur de tension en série, pas le diviseur de courant.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 51 flashcards sur Circuits électriques et dipôles.

Qu'est-ce qu'un circuit électrique ?

Un ensemble de dipôles ou composants électriques reliés entre eux.

Qu'est-ce qu'un dipôle en électricité ?

Un composant électrique avec deux bornes.

Quels exemples de dipôles électriques ?

Générateur, résistance, bobine ou condensateur.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Circuits électriques et dipôles.

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