QCM : Classification et diversité animale (13 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Un biologiste regroupe les êtres vivants en ensembles à partir de caractères taxonomiques partagés : quelle démarche réalise-t-il ?

La classification, ou systématique
La phylogénie évolutive
La constitution d’un taxon
La nomenclature binomiale

La classification, ou systématique

Explication

La classification, ou systématique, consiste à ordonner les êtres vivants en groupes fondés sur des caractères communs. Un taxon est le groupe obtenu, la nomenclature binomiale nomme les espèces et la phylogénie décrit les relations évolutives.

2. Dans une classification, plusieurs organismes sont réunis parce qu’ils partagent certains caractères taxonomiques : comment appelle-t-on ce regroupement ?

Une systématique
Une nomenclature binomiale
Un rang hiérarchique
Un taxon

Un taxon

Explication

Un taxon est un regroupement d’organismes partageant certains caractères taxonomiques. La systématique désigne la démarche de classification, tandis qu’un rang hiérarchique est un niveau et la nomenclature binomiale sert à nommer les espèces.

3. Quel naturaliste a codifié les niveaux hiérarchiques, introduit la nomenclature binomiale et défendu une valeur inégale des caractères pour définir les rangs ?

Charles Darwin
Jean-Baptiste Lamarck
Carl von Linné
Aristote

Carl von Linné

Explication

Carl von Linné a codifié les niveaux hiérarchiques, établi la nomenclature binomiale et indiqué que les caractères n’ont pas tous la même valeur pour définir un rang. Darwin est associé à la sélection naturelle, Lamarck à la complexification et Aristote à des classifications fondées sur des critères observés.

4. Deux naturalistes expliquent la diversité des espèces par une sélection naturelle et par des transformations à partir d’ancêtres communs. À quelle idée leur explication correspond-elle ?

Une descendance avec modification
Une fixité des espèces au cours du temps
Une classification selon le milieu de vie
Une complexification linéaire des organismes

Une descendance avec modification

Explication

Darwin et Wallace décrivent l’évolution comme une descendance avec modification issue d’ancêtres communs et l’expliquent par la sélection naturelle. La complexification croissante est associée à Lamarck, le classement selon l’habitat à des critères de classification, et la fixité contredit l’évolution.

5. En étudiant un animal, une biologiste observe qu’il se déplace, tire son énergie de composés organiques et possède du collagène dans sa matrice extracellulaire. Quel rôle mécanique ce collagène remplit-il dans ses tissus ?

Il leur permet de produire l’énergie nécessaire au déplacement.
Il leur permet de détecter les stimuli de l’environnement.
Il leur assure l’équilibre interne en régulant le milieu cellulaire.
Il leur confère une résistance mécanique à l’étirement.

Il leur confère une résistance mécanique à l’étirement.

Explication

Dans la matrice extracellulaire des Métazoaires, le collagène confère aux tissus une résistance mécanique à l’étirement. La production d’énergie relève du métabolisme, l’équilibre interne de l’homéostasie et la détection des stimuli de fonctions sensorielles.

6. Un échantillon contient des organismes dont les cellules n’ont pas de noyau. À quelle catégorie cellulaire appartiennent-ils ?

Aux procaryotes
Aux organismes pluricellulaires
Aux eucaryotes
Aux organismes dépourvus de mitochondries

Aux procaryotes

Explication

Les procaryotes possèdent des cellules anucléées, tandis que les eucaryotes ont des cellules nucléées. Le caractère unicellulaire ou pluricellulaire ne définit pas à lui seul la présence d’un noyau, et l’absence de mitochondries n’est pas le critère demandé.

7. Dans la nomenclature binomiale, quels éléments composent le nom d’une espèce ?

La famille et le genre
L’espèce et l’embranchement
Le genre et l’ordre
Le genre et l’espèce

Le genre et l’espèce

Explication

La nomenclature binomiale désigne chaque espèce par deux noms : celui du genre et celui de l’espèce. La famille et le genre, le genre et l’ordre, ainsi que l’espèce et l’embranchement associent des rangs différents.

8. Pour classer un organisme du rang le plus large au plus précis selon la hiérarchie présentée, quel ordre faut-il suivre ?

Règne, embranchement, ordre, classe, famille, genre, espèce
Règne, embranchement, classe, ordre, famille, genre, espèce
Règne, classe, embranchement, ordre, famille, genre, espèce
Règne, embranchement, classe, ordre, genre, famille, espèce

Règne, embranchement, classe, ordre, famille, genre, espèce

Explication

La hiérarchie va du règne à l’espèce en passant par l’embranchement, la classe, l’ordre, la famille et le genre. Placer la classe avant l’embranchement ou l’ordre avant la classe inverse des rangs, tandis que permuter famille et genre rompt leur ordre hiérarchique.

9. Un biologiste constate que deux espèces partagent une structure héritée de leur ancêtre commun, modifiée différemment chez chacune. Comment qualifie-t-il cette structure ?

Un caractère homologue
Un caractère ancestral inchangé
Une ressemblance écologique
Un caractère analogue

Un caractère homologue

Explication

Un caractère homologue est hérité d’un ancêtre commun et peut être modifié chez ses descendants. Un caractère analogue ne témoigne pas de cette origine commune, un caractère ancestral inchangé ne désigne pas les modifications dérivées, et une ressemblance écologique n’établit pas l’homologie.

10. Une analyse regroupe un ancêtre commun exclusif et tous ses descendants, reconnus grâce à une innovation évolutive partagée. Quelle catégorie décrit ce groupe ?

Un clade monophylétique
Un groupe paraphylétique
Une catégorie fondée sur la seule morphologie
Un regroupement polyphylétique

Un clade monophylétique

Explication

Un clade est monophylétique : il comprend un ancêtre commun exclusif et tous ses descendants, réunis par une innovation évolutive partagée. Un groupe paraphylétique omet des descendants, un regroupement polyphylétique ne repose pas sur cet ancêtre exclusif, et la morphologie seule ne définit pas nécessairement un clade.

11. Une équipe compare des caractères hérités d’ancêtres communs et cherche à constituer des groupes monophylétiques en minimisant le nombre de transformations évolutives. Quelle approche applique-t-elle ?

Une méthode qui multiplie les changements évolutifs
L’approche cladistique de Willi Hennig
La classification traditionnelle des protistes
L’approche traditionnelle fondée sur les similarités

L’approche cladistique de Willi Hennig

Explication

La cladistique de Willi Hennig, proposée en 1950, s’appuie sur les caractères homologues, vise des groupes monophylétiques et applique la parcimonie en minimisant les transformations évolutives. L’approche traditionnelle privilégie des similarités variées, la classification des protistes repose sur des critères d’organisation, et maximiser les transformations contredit la parcimonie.

12. Une classification regroupe plusieurs organismes parce qu’ils présentent des formes semblables, mais les caractères homologues qui devraient justifier ce rapprochement sont difficiles à distinguer objectivement. Quel apport de la phylogénie moléculaire est pertinent dans cette situation ?

Confirmer les groupes dès que les organismes ont des formes similaires
Maintenir les groupes en s’appuyant sur les caractères morphologiques difficiles à interpréter
Remettre en cause certains groupes établis à partir de caractères morphologiques ambigus
Classer les organismes selon les ressemblances analogues observées

Remettre en cause certains groupes établis à partir de caractères morphologiques ambigus

Explication

La phylogénie moléculaire peut remettre en cause une classification quand les caractères morphologiques homologues sont difficiles à identifier clairement et objectivement. Confirmer automatiquement la classification confond données moléculaires et morphologie, les ressemblances analogues ne sont pas le critère visé, et maintenir ces groupes ne répond pas à l’ambiguïté signalée.

13. Une équipe veut reconstruire la phylogénie d’organismes à partir d’un gène cible. Quelle suite d’étapes doit-elle suivre ?

Extraire l’ADN, comparer les séquences nucléotidiques du gène cible, puis reconstruire la phylogénie
Extraire l’ADN, comparer des caractères morphologiques, puis reconstruire la phylogénie
Comparer les séquences nucléotidiques du gène cible, extraire l’ADN, puis reconstruire la phylogénie
Extraire l’ADN, reconstruire la phylogénie, puis comparer les séquences nucléotidiques du gène cible

Extraire l’ADN, comparer les séquences nucléotidiques du gène cible, puis reconstruire la phylogénie

Explication

La reconstruction suit l’ordre extraction de l’ADN, comparaison des séquences nucléotidiques du gène cible, puis reconstruction de la phylogénie. Comparer avant l’extraction inverse les étapes, reconstruire avant la comparaison omet l’analyse préalable, et les caractères morphologiques ne remplacent pas les séquences ciblées.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 36 flashcards sur Classification et diversité animale.

Qu’est-ce que la classification, ou systématique ?

L’art d’ordonner les êtres vivants en groupes fondés sur des caractères taxonomiques communs.

Qu’est-ce qu’un taxon ?

Un regroupement d’organismes possédant certains caractères taxonomiques communs.

Quelle référence est associée aux travaux taxonomiques de Carl von Linné ?

Carl von Linné, 1707-1778.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Classification et diversité animale.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM