QCM : Peur et persuasion (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une campagne décrit un risque de santé pertinent et recommande une action pour s’en protéger ; de quel type de message s’agit-il selon Witte (1992) ?

Un appel à la peur
Une recommandation de protection
Un message d’information neutre
Une réaction émotionnelle à un risque

Un appel à la peur

Explication

Pour Witte, l’appel à la peur est un message persuasif qui décrit une menace pertinente afin de motiver une recommandation protectrice. Un message neutre n’a pas cet objectif persuasif, une recommandation est un élément du message plutôt que le message entier, et une réaction émotionnelle désigne la peur.

2. Dans une affiche, un risque est décrit et une personne ressent de l’anxiété en la lisant ; quelle distinction s’applique entre le risque et cette anxiété ?

Le risque est une réaction subjective et l’anxiété une information objective
Le risque est une information objective et l’anxiété une réaction subjective
Le risque est une recommandation et l’anxiété une conséquence négative
Le risque et l’anxiété sont deux informations objectives du message

Le risque est une information objective et l’anxiété une réaction subjective

Explication

La menace correspond à l’information objective présentée dans le message, tandis que la peur est une réaction subjective à cette information. Inverser ces rôles confond l’information avec l’émotion, et la recommandation désigne un moyen de protection plutôt que le risque lui-même.

3. Dans une campagne, la peur suscitée est modérée chez certains destinataires et très forte chez d’autres ; quelle réaction le modèle de réduction de la pulsion motivante prévoit-il ?

Les deux intensités réduisent la persuasion par des stratégies défensives
Les deux intensités favorisent la recommandation dans la même mesure
La peur modérée favorise des défenses, tandis que la peur très forte favorise la recommandation
La peur modérée favorise la recommandation, tandis que la peur très forte favorise des défenses

La peur modérée favorise la recommandation, tandis que la peur très forte favorise des défenses

Explication

Dans ce modèle, une peur faible ou modérée favorise l’adoption des recommandations, alors qu’une peur trop forte déclenche des stratégies défensives et réduit la persuasion. Attribuer des défenses à la peur modérée inverse le mécanisme, et prédire une persuasion accrue sous une peur très forte néglige l’effet défensif.

4. Une étude sur la peur et l’acceptation d’un message observe une relation linéaire négative ; comment ce résultat s’accorde-t-il avec les recherches empiriques sur les appels à la peur ?

Il indique que les recherches n’ont observé aucune relation entre ces variables
Il fait partie des résultats observés, qui varient selon les études
Il confirme la relation en U inversé comme résultat empirique régulier
Il contredit les résultats connus, qui sont toujours linéaires positifs

Il fait partie des résultats observés, qui varient selon les études

Explication

Les recherches empiriques n’ont pas confirmé régulièrement une relation unique : elles ont relevé des relations positives, négatives ou nulles. La forme en U inversé est une prédiction théorique, tandis que les résultats positifs constants ou l’absence générale de relation ne rendent pas compte de la diversité observée.

5. Dans la théorie de la motivation à la protection, quels éléments composent l’évaluation de l’efficacité perçue ?

La gravité de la menace et l’exposition personnelle à celle-ci
L’efficacité des recommandations et la capacité perçue à les appliquer
La peur ressentie et la tension émotionnelle provoquée par le message
La crédibilité de la source et la qualité des arguments présentés

L’efficacité des recommandations et la capacité perçue à les appliquer

Explication

L’efficacité perçue comprend l’efficacité des recommandations et l’auto-efficacité, c’est-à-dire la capacité que la personne pense avoir de les appliquer. La gravité et l’exposition personnelle constituent plutôt les deux évaluations qui fondent la menace perçue.

6. Dans le modèle étendu des processus parallèles, quel type de contrôle est orienté vers la régulation de la peur plutôt que vers la résolution du problème ?

Le contrôle de la peur, un processus émotionnel
Le contrôle du danger, un processus cognitif
Le traitement systématique, une analyse approfondie
Le traitement heuristique, un jugement rapide

Le contrôle de la peur, un processus émotionnel

Explication

Le contrôle de la peur désigne le processus émotionnel par lequel une personne cherche à réguler sa peur. Le contrôle du danger est le distracteur le plus proche, mais il s’agit d’un processus cognitif orienté vers la résolution du problème.

7. Quel rôle les émotions peuvent-elles jouer dans l’évaluation d’un risque, même sans ressenti conscient ?

Elles peuvent infléchir le jugement et rendre les estimations du risque plus pessimistes.
Elles peuvent diminuer la vulnérabilité perçue en rendant la menace plus contrôlable.
Elles peuvent remplacer les évaluations cognitives par une mesure objective du danger.
Elles peuvent améliorer la mémoire des recommandations sans influencer le jugement du risque.

Elles peuvent infléchir le jugement et rendre les estimations du risque plus pessimistes.

Explication

Une émotion peut influencer le jugement sans être consciemment ressentie, et la peur, liée à l’incertitude et à l’incontrôlabilité, peut favoriser des estimations plus pessimistes des risques. L’idée qu’elle améliore la mémoire des recommandations concerne un effet différent et n’est pas le rôle indiqué ici.

8. Que désigne l’évitement de l’inférence face à un message menaçant ?

Refuser de comprendre le message et ce qu’il recommande
Ne pas regarder le message et se tourner vers une autre source
Contester les arguments du message en exprimant son désaccord
Comprendre le message, puis nier son importance ou sa pertinence

Comprendre le message, puis nier son importance ou sa pertinence

Explication

L’évitement de l’inférence consiste à comprendre le message, mais à en nier l’importance ou la pertinence. À la différence de l’évitement de la compréhension, la personne a saisi le contenu du message.

9. En quoi une forte efficacité perçue distingue-t-elle la réaction à un appel à la peur d’une faible efficacité perçue ?

Elle augmente l’attention portée à la menace, alors qu’une faible efficacité rend les recommandations plus convaincantes.
Elle suscite davantage de peur, alors qu’une faible efficacité conduit à évaluer les recommandations plus objectivement.
Elle réduit la perception de la menace, alors qu’une faible efficacité renforce la confiance dans sa capacité à agir.
Elle favorise la protection et l’adoption des recommandations, alors qu’une faible efficacité peut renforcer les défenses.

Elle favorise la protection et l’adoption des recommandations, alors qu’une faible efficacité peut renforcer les défenses.

Explication

Quand les recommandations semblent efficaces ou que la personne se croit capable de les appliquer, la peur peut soutenir la protection et limiter les réactions défensives. À l’inverse, une efficacité faible peut renforcer le traitement défensif, plutôt que rendre les recommandations plus convaincantes.

10. Qui est associé à l’idée que l’acceptation des recommandations dépend de leur efficacité perçue à protéger l’individu et à réduire la peur ?

Hovland, Janis et Kelley
Rogers, Maddux et Rogers
Witte et Allen
Kessels et Ruiter

Hovland, Janis et Kelley

Explication

Hovland, Janis et Kelley sont associés à l’idée que les recommandations doivent être perçues comme suffisamment efficaces pour protéger l’individu et réduire sa peur. Rogers et ses collègues sont plutôt liés à la théorie de la motivation à la protection.

11. Dans le modèle par étape révisé, pourquoi l’évaluation métacognitive d’un traitement défensif peut-elle finalement favoriser l’acceptation des recommandations ?

Elle renforce l’efficacité des recommandations, indépendamment de la capacité perçue à les appliquer.
Elle atténue la menace perçue, réduit la motivation à se protéger et détourne l’attention des recommandations.
Elle transforme l’analyse systématique de la menace en traitement heuristique et entraîne l’acceptation du message.
Elle rend la menace consciente, active la motivation à se protéger et dirige l’attention vers les recommandations.

Elle rend la menace consciente, active la motivation à se protéger et dirige l’attention vers les recommandations.

Explication

Prendre conscience de la menace grâce à l’évaluation métacognitive peut activer un objectif de protection, ce qui favorise l’attention aux recommandations et leur traitement. La réduction de la menace proposée par un distracteur ne correspond pas au mécanisme décrit, qui passe par une motivation accrue à se protéger.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Peur et persuasion.

Selon Witte (1992), que vise un appel à la peur ?

À motiver une recommandation permettant de se protéger de la menace.

Selon Witte et Allen (2000), quels éléments comporte un appel à la peur ?

Une menace, une recommandation et la peur.

Dans le modèle de réduction de la pulsion motivante, quel effet une peur faible ou modérée produit-elle ?

Elle favorise l’adoption des recommandations.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Peur et persuasion.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM