QCM : Classification et liaisons chimiques — 66 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle particule constitue le cortège électronique autour du noyau d’un atome ?

Le proton
L’électron
Le nucléon
Le neutron

L’électron

Explication

Un atome comprend un noyau composé de nucléons et un cortège formé d’électrons. Le noyau, lui, ne contient que des protons et des neutrons.

2. Quelle particule gouverne principalement les propriétés chimiques d’un atome ?

L’électron
Le nucléon
Le proton
Le neutron

L’électron

Explication

Les électrons situés autour du noyau déterminent l’essentiel des propriétés chimiques. Les neutrons contribuent plutôt à la stabilité du noyau.

3. Un atome possède A=23A=23 nucléons et Z=11Z=11 protons. Combien contient-il de neutrons ?

34 neutrons
12 neutrons
23 neutrons
11 neutrons

12 neutrons

Explication

Le nombre de neutrons se calcule avec N=AZN=A-Z, soit N=2311=12N=23-11=12. Le nombre ZZ indique quant à lui le nombre de protons.

4. Combien d’électrons possède un atome neutre dont le numéro atomique est Z=17Z=17 ?

34 électrons
18 électrons
17 électrons
7 électrons

17 électrons

Explication

Dans un atome neutre, le nombre d’électrons est égal au nombre de protons, donc à ZZ. Pour Z=17Z=17, l’atome possède 17 électrons.

5. Quelle caractéristique distingue deux isotopes d’un même élément ?

Ils ont le même nombre de protons mais des nombres de neutrons différents.
Ils ont des nombres de protons et de neutrons tous deux différents.
Ils ont le même nombre de nucléons mais des nombres de protons différents.
Ils ont des nombres de protons différents mais le même nombre de neutrons.

Ils ont le même nombre de protons mais des nombres de neutrons différents.

Explication

Des isotopes appartiennent au même élément, donc possèdent le même numéro atomique et le même nombre de protons. Leur différence porte sur le nombre de neutrons, ce qui modifie leur nombre de masse.

6. À quoi correspond une unité de masse atomique uu ?

À la masse totale d’un atome d’hydrogène neutre.
Au douzième de la masse d’un atome de carbone ¹²C.
À la millième de la masse d’un atome de carbone ¹²C.
À la masse d’un proton isolé dans le vide.

Au douzième de la masse d’un atome de carbone ¹²C.

Explication

L’unité uu est définie comme un douzième de la masse d’un atome de carbone ¹²C. Par conséquent, la masse de cet isotope de carbone vaut 12 u.

7. Combien d’entités contient approximativement une mole de matière ?

1,000×10231{,}000\times10^{23} entités
6,022×10236{,}022\times10^{23} entités
6,022×10206{,}022\times10^{20} entités
3,011×10233{,}011\times10^{23} entités

$$6{,}022\times10^{23}$$ entités

Explication

Le nombre d’Avogadro vaut NA=6,022×1023mol1N_A=6{,}022\times10^{23}\,\text{mol}^{-1}. Cette constante relie la quantité de matière exprimée en moles au nombre d’entités.

8. Comment calcule-t-on la masse molaire d’un élément naturel constitué de plusieurs isotopes ?

Par la masse de l’isotope le plus abondant, sans tenir compte des autres.
Par une moyenne pondérée des masses isotopiques selon leurs abondances.
Par la somme simple des masses isotopiques présentes dans l’échantillon.
Par la moyenne arithmétique des masses, indépendamment de leurs abondances.

Par une moyenne pondérée des masses isotopiques selon leurs abondances.

Explication

La masse molaire naturelle est une moyenne pondérée : chaque masse isotopique est multipliée par son abondance, puis les contributions sont additionnées. La masse de l’isotope majoritaire ne suffit donc pas à elle seule.

9. Comment varie l’énergie d’un photon lorsque sa longueur d’onde diminue ?

Elle reste constante, car elle dépend seulement de la vitesse de la lumière.
Elle augmente, car E=hcλE=h\frac{c}{\lambda}.
Elle devient nulle, car la longueur d’onde se rapproche de zéro.
Elle diminue, car l’énergie est proportionnelle à λ\lambda.

Elle augmente, car $$E=h\frac{c}{\lambda}$$.

Explication

La relation E=hcλE=h\frac{c}{\lambda} montre que l’énergie est inversement proportionnelle à la longueur d’onde. Une longueur d’onde plus courte correspond donc à un photon plus énergétique.

10. Quelle description caractérise un photon selon Einstein en 1905 ?

Une particule massive, de charge négative et se déplaçant à la vitesse cc.
Une particule de masse nulle, de charge nulle et se déplaçant à la vitesse cc.
Une particule massive, électriquement neutre et plus lente que la lumière.
Une particule de masse nulle, de charge positive et immobile dans le vide.

Une particule de masse nulle, de charge nulle et se déplaçant à la vitesse $$c$$.

Explication

Einstein décrit les quanta d’énergie comme des photons sans masse et sans charge, se propageant à la vitesse cc. L’électron constitue un contre-exemple puisqu’il possède une masse et une charge.

11. Dans le modèle de Bohr, quel est le rayon de l’orbite correspondant à n=2n=2 ?

1,06A˚1{,}06\,\text{Å}
0,53A˚0{,}53\,\text{Å}
2,12A˚2{,}12\,\text{Å}
4,24A˚4{,}24\,\text{Å}

$$2{,}12\,\text{Å}$$

Explication

La relation de Bohr est Rn=a0n2R_n=a_0n^2. Avec a0=0,53A˚a_0=0{,}53\,\text{Å} et n=2n=2, on obtient R2=0,53×4=2,12A˚R_2=0{,}53\times4=2{,}12\,\text{Å}.

12. Quelle transition de l’atome d’hydrogène appartient à la série de Balmer ?

Une transition vers le niveau n=1n=1, émettant dans l’ultraviolet.
Une transition vers le niveau n=3n=3, émettant dans l’infrarouge.
Une transition vers le niveau n=2n=2, émettant dans le visible.
Une transition depuis le niveau n=2n=2, émettant dans l’ultraviolet.

Une transition vers le niveau $$n=2$$, émettant dans le visible.

Explication

La série de Balmer regroupe les transitions qui aboutissent au niveau n=2n=2 et se situent dans le domaine visible. Les séries de Lyman et de Paschen aboutissent respectivement à n=1n=1 et n=3n=3.

13. Que décrit correctement une orbitale atomique ?

Un point précis occupé par l’électron à chaque instant
Une distance fixe séparant l’électron du noyau
Une trajectoire circulaire suivie par l’électron autour du noyau
Une région où la probabilité de présence de l’électron est élevée

Une région où la probabilité de présence de l’électron est élevée

Explication

Une orbitale représente une région de l’espace caractérisée par une forte probabilité de présence de l’électron. La conception d’une trajectoire déterminée correspond plutôt à l’image de l’orbite de Bohr.

14. Selon la relation de de Broglie, comment évolue la longueur d’onde associée à une particule lorsque sa vitesse augmente, sa masse restant constante ?

Elle reste constante, car elle ne dépend pas du mouvement
Elle diminue, car elle est inversement proportionnelle à la vitesse
Elle augmente, car elle est proportionnelle à la vitesse
Elle devient nulle, car la particule perd son caractère ondulatoire

Elle diminue, car elle est inversement proportionnelle à la vitesse

Explication

La relation λ=hmv\lambda=\frac{h}{mv} montre que la longueur d’onde diminue lorsque la vitesse augmente à masse constante. Elle n’est donc pas proportionnelle à la vitesse.

15. Quelle grandeur représente directement la densité de probabilité de présence de l’électron ?

Le carré de la fonction d’onde Ψ2\Psi^2
La valeur du nombre quantique principal nn
La fonction d’onde Ψ\Psi elle-même
La dérivée temporelle de la fonction d’onde

Le carré de la fonction d’onde $$\Psi^2$$

Explication

La quantité Ψ2\Psi^2 représente la densité de probabilité de présence, tandis que la fonction Ψ\Psi n’est pas directement observable. Le nombre quantique nn décrit plutôt la couche et le niveau énergétique.

16. Quelle limite le principe d’incertitude de Heisenberg impose-t-il pour une particule légère ?

La position et la vitesse ne peuvent pas être connues simultanément avec une précision complète
La forme et l’orientation d’une orbitale ne peuvent pas être définies ensemble
La masse et la charge ne peuvent pas être mesurées dans une même expérience
L’énergie et la longueur d’onde restent toujours indépendantes l’une de l’autre

La position et la vitesse ne peuvent pas être connues simultanément avec une précision complète

Explication

Le principe d’incertitude interdit de déterminer simultanément avec une précision complète la position et la vitesse d’une particule légère. Il ne concerne pas directement les couples de grandeurs proposés dans les autres réponses.

17. Quelle règle impose que les électrons occupent d’abord séparément les orbitales dégénérées avec des spins parallèles ?

Le principe de stabilité énergétique
Le principe d’exclusion de Pauli
La règle de Klechkowski
La règle de Hund

La règle de Hund

Explication

La règle de Hund impose le remplissage séparé des orbitales d’une même sous-couche avec des spins parallèles avant l’appariement. Le principe de Pauli concerne plutôt le nombre maximal d’électrons par case et leurs spins opposés.

18. Lors du remplissage électronique, quel niveau est occupé en priorité ?

Le niveau disponible de plus faible énergie selon l’ordre de Klechkowski
Le niveau appartenant à la couche de plus grand numéro principal
Le niveau correspondant à la sous-couche ayant le plus grand nombre d’électrons
Le niveau dont les orbitales possèdent le plus grand nombre magnétique

Le niveau disponible de plus faible énergie selon l’ordre de Klechkowski

Explication

Les électrons occupent d’abord les niveaux de plus faible énergie selon l’ordre de Klechkowski. Le numéro de couche ne suffit donc pas à déterminer l’ordre de remplissage.

19. Quelle contrainte le principe d’exclusion de Pauli impose-t-il dans une case quantique ?

Elle est occupée selon l’ordre croissant du numéro atomique
Elle contient plusieurs électrons de spins parallèles avant tout appariement
Elle contient au maximum deux électrons de spins opposés
Elle reçoit un électron avant les cases voisines de même énergie

Elle contient au maximum deux électrons de spins opposés

Explication

Le principe de Pauli autorise au maximum deux électrons dans une case quantique, et leurs spins doivent être opposés. Le remplissage séparé avec des spins parallèles relève de la règle de Hund.

20. Lors de la formation d’un cation de transition, pourquoi les électrons 4s sont-ils retirés avant les électrons 3d ?

Parce que la sous-couche 4s est toujours remplie après la sous-couche 3d
Parce que la sous-couche 4s possède le nombre quantique principal le plus élevé
Parce que les électrons 3d ne participent pas à la formation des ions
Parce que les orbitales 4s contiennent nécessairement davantage d’électrons

Parce que la sous-couche 4s possède le nombre quantique principal le plus élevé

Explication

Lors de la formation d’un cation, les électrons de la sous-couche ayant le plus grand nombre quantique principal sont arrachés en priorité, donc 4s avant 3d. La règle ne signifie pas que 3d ne peut jamais être concernée.

21. Comment la période d’un élément est-elle déterminée à partir de sa configuration électronique ?

Par le nombre de sous-couches occupées dans l’atome
Par la sous-couche qui contient le dernier électron ajouté
Par la plus grande valeur du nombre quantique principal présente
Par le nombre total d’électrons de valence

Par la plus grande valeur du nombre quantique principal présente

Explication

La période correspond à la plus grande valeur de nn présente dans la configuration électronique. La sous-couche en cours de remplissage sert plutôt à identifier le bloc de l’élément.

22. Quelle affirmation décrit correctement la couche de valence d’un élément de transition ?

Elle correspond aux électrons placés dans la sous-couche ayant le plus grand nombre magnétique
Elle comprend les électrons de la seule sous-couche de plus petit nombre quantique
Elle rassemble les électrons de toutes les couches internes complètement remplies
Elle comprend les électrons nsns et ceux de la sous-couche (n1)d(n-1)d

Elle comprend les électrons $$ns$$ et ceux de la sous-couche $$(n-1)d$$

Explication

Pour un élément de transition, les électrons de valence comprennent ceux des sous-couches nsns et (n1)d(n-1)d. Les couches internes complètement remplies ne constituent pas l’ensemble des électrons de valence.

23. Un élément du bloc d possède une configuration de valence (n1)d5ns2 (n-1)d^5 ns^2 . À quel groupe appartient-il selon la règle du bloc d ?

Au groupe 5
Au groupe 7
Au groupe 12
Au groupe 10

Au groupe 7

Explication

Pour le bloc d, le groupe se calcule par x+2x+2 ; avec x=5x=5, on obtient 5+2=75+2=7. La valeur de xx seule ne donne donc pas le numéro du groupe.

24. Pourquoi le rayon atomique augmente-t-il généralement lorsqu’on descend dans un groupe du tableau périodique ?

De nouvelles couches électroniques s’ajoutent autour du noyau
Les électrons externes se rapprochent davantage du noyau
Le nombre de protons diminue progressivement dans le noyau
La charge nucléaire augmente à chaque élément rencontré

De nouvelles couches électroniques s’ajoutent autour du noyau

Explication

En descendant dans un groupe, chaque période supplémentaire ajoute une couche électronique, ce qui accroît le rayon atomique. L’augmentation de la charge nucléaire explique plutôt la diminution du rayon de gauche à droite dans une période.

25. Quelle grandeur correspond à l’énergie nécessaire pour arracher un électron à un atome neutre et former un cation ?

Le rayon covalent de l’atome
L’énergie de première ionisation
L’affinité électronique de l’atome
L’électronégativité de l’élément

L’énergie de première ionisation

Explication

L’énergie de première ionisation mesure l’énergie fournie pour retirer un électron à un atome neutre et produire un cation. L’affinité électronique concerne au contraire la capture d’un électron par un atome neutre.

26. Dans quelle direction l’énergie de première ionisation augmente-t-elle globalement dans la classification périodique ?

Vers le bas et vers la gauche
Vers le haut et vers la gauche
Vers le haut et vers la droite
Vers le bas et vers la droite

Vers le haut et vers la droite

Explication

L’énergie de première ionisation est positive et augmente globalement vers le haut et la droite du tableau périodique. Une position vers le bas et la gauche correspond généralement à une ionisation plus facile.

27. Quelle définition décrit correctement l’électronégativité d’un élément ?

La moitié de la distance entre deux noyaux liés
Sa tendance à attirer les électrons d’une liaison
Son énergie nécessaire pour perdre un électron
Son aptitude à capter un électron isolé

Sa tendance à attirer les électrons d’une liaison

Explication

L’électronégativité décrit l’attraction exercée par un élément sur les électrons d’une liaison entre atomes liés. L’énergie nécessaire pour perdre un électron correspond à l’énergie d’ionisation, tandis que la capture d’un électron relève de l’affinité électronique.

28. Quelle transformation forme un cation à partir d’un atome neutre X ?

X+neXnX+ne^-\rightarrow X^{n-}
XXn++neX\rightarrow X^{n+}+ne^-
Xn++neXX^{n+}+ne^-\rightarrow X
XnX+neX^{n-}\rightarrow X+ne^-

$$X\rightarrow X^{n+}+ne^-$$

Explication

Un cation résulte de la perte d’un ou plusieurs électrons par l’atome neutre, ce qui produit une charge positive. L’équation avec les électrons du côté des réactifs décrit au contraire la formation d’un anion.

29. Quelle transformation représente la formation d’un anion à partir d’un atome neutre X ?

XXn++neX\rightarrow X^{n+}+ne^-
Xn+neXX^{n-}+ne^-\rightarrow X
X+neXnX+ne^-\rightarrow X^{n-}
Xn+X+neX^{n+}\rightarrow X+ne^-

$$X+ne^-\rightarrow X^{n-}$$

Explication

Un anion se forme lorsque l’atome neutre capte un ou plusieurs électrons, comme l’indique la charge négative du produit. La perte d’électrons conduirait plutôt à un cation.

30. Que représente l’affinité électronique d’un atome neutre qui capte un électron ?

La tendance d’un atome lié à attirer les électrons communs
La distance séparant deux noyaux dans une molécule
L’énergie mise en jeu lors de la formation d’un anion
L’énergie fournie pour former un cation par perte d’électron

L’énergie mise en jeu lors de la formation d’un anion

Explication

L’affinité électronique correspond à l’énergie mise en jeu lorsqu’un atome neutre gagne un électron pour devenir un anion, et elle est négative pour un atome qui tend à gagner un électron. La formation d’un cation relève de l’énergie de première ionisation.

31. Quelle comparaison des rayons est correcte pour des espèces issues d’un même atome neutre ?

Le cation est plus petit et l’anion est plus grand que l’atome
Le cation est plus grand et l’anion est plus petit que l’atome
Le cation et l’anion ont le même rayon que l’atome
Le cation et l’anion sont tous deux plus petits que l’atome

Le cation est plus petit et l’anion est plus grand que l’atome

Explication

La perte d’électrons diminue généralement le rayon et forme un cation plus petit que l’atome, tandis que le gain d’électrons forme un anion plus grand. Les deux ions n’évoluent donc pas dans la même direction par rapport à l’atome neutre.

32. Qu’est-ce qu’une liaison covalente entre deux atomes ?

Le transfert complet d’un électron vers un autre atome
L’attraction entre deux noyaux dépourvus d’électrons
La perte simultanée de deux électrons par les atomes
La mise en commun de deux électrons de valence

La mise en commun de deux électrons de valence

Explication

Une liaison covalente repose sur la mise en commun de deux électrons provenant des couches de valence des atomes liés. Le transfert d’électrons caractérise plutôt la formation d’ions dans une liaison ionique.

33. Quelle règle s’applique à l’hydrogène dans les représentations de Lewis ?

Il tend à perdre deux doublets de valence
Il tend à atteindre un octet de huit électrons
Il tend à former quatre liaisons covalentes
Il tend à atteindre un duet de deux électrons

Il tend à atteindre un duet de deux électrons

Explication

L’hydrogène fait partie des premiers éléments qui suivent la règle du duet et tend à posséder deux électrons sur sa couche externe. La règle de l’octet vise principalement les atomes qui peuvent compléter une couche externe à huit électrons.

34. Dans la molécule NH₃, quelle structure électronique possède l’atome d’azote ?

Deux liaisons σ N–H et deux doublets libres
Trois liaisons π N–H et aucun doublet libre
Trois liaisons σ N–H et un doublet libre
Une liaison σ N–H et trois doublets libres

Trois liaisons σ N–H et un doublet libre

Explication

Dans NH₃, l’azote établit trois liaisons σ avec les hydrogènes et conserve un doublet non liant. La molécule ne contient pas de liaisons π entre l’azote et les hydrogènes.

35. Quelle description correspond à la liaison entre les deux atomes d’azote dans N₂ ?

Une liaison σ et une liaison π
Deux liaisons σ et une liaison π
Trois liaisons σ sans liaison π
Une liaison σ et deux liaisons π

Une liaison σ et deux liaisons π

Explication

Dans N₂, chaque azote apporte trois électrons célibataires, ce qui conduit à une triple liaison composée d’une liaison σ et de deux liaisons π. Une double liaison comporterait seulement une liaison σ et une liaison π.

36. Que représente le carré Ψ2|\Psi|^2 d’une orbitale moléculaire ?

La distance moyenne entre deux noyaux atomiques
L’énergie cinétique moyenne des électrons
La densité de probabilité de présence des électrons
La charge nucléaire totale de la molécule

La densité de probabilité de présence des électrons

Explication

Le carré de la fonction d’onde associée à l’orbitale moléculaire donne la densité de probabilité de présence des électrons. La charge nucléaire, les distances internucléaires et l’énergie cinétique sont des grandeurs différentes.

37. Que produit le recouvrement de deux orbitales atomiques ?

Une orbitale liante stabilisante et une orbitale antiliante déstabilisante
Deux orbitales liantes de même énergie et de même stabilité
Une orbitale atomique unique portant les électrons partagés
Deux orbitales antiliantes qui abaissent l’énergie moléculaire

Une orbitale liante stabilisante et une orbitale antiliante déstabilisante

Explication

Le recouvrement de deux orbitales atomiques engendre une orbitale liante plus basse en énergie et une orbitale antiliante plus élevée. Les orbitales antiliantes ne stabilisent pas la molécule.

38. Quelle propriété permet d’identifier une molécule paramagnétique ?

L’absence d’électrons dans les orbitales moléculaires antiliantes
La présence d’électrons tous appariés et d’un moment magnétique global nul
La répartition des électrons dans des orbitales de même énergie
La présence d’au moins un électron célibataire et d’un moment magnétique non nul

La présence d’au moins un électron célibataire et d’un moment magnétique non nul

Explication

Une espèce paramagnétique possède au moins un électron célibataire, ce qui lui confère un moment magnétique non nul. Des électrons tous appariés caractérisent au contraire une espèce diamagnétique.

39. Lors de la formation de CH₄, quelle transformation électronique du carbone permet d’obtenir quatre électrons célibataires ?

Le passage de 2s22p22s^2 2p^2 à 2s22p42s^2 2p^4 par ajout d’un électron
Le passage de 2s22p22s^2 2p^2 à 2s02p42s^0 2p^4 par promotion complète
Le passage de 2s12p32s^1 2p^3 à 2s22p22s^2 2p^2 dans l’état fondamental
Le passage de 2s22p22s^2 2p^2 à 2s12p32s^1 2p^3 dans un état excité

Le passage de $$2s^2 2p^2$$ à $$2s^1 2p^3$$ dans un état excité

Explication

Le carbone passe de la configuration fondamentale 2s22p22s^2 2p^2 à la configuration excitée 2s12p32s^1 2p^3, qui comporte quatre électrons célibataires. La configuration fondamentale ne permet d’établir que deux liaisons covalentes selon ce modèle.

40. Combien d’orbitales hybrides identiques sont formées par une hybridation sp³ ?

Trois orbitales hybrides coplanaires orientées à 120°
Cinq orbitales hybrides réparties autour de l’atome central
Quatre orbitales hybrides orientées selon une géométrie tétraédrique
Deux orbitales hybrides opposées orientées à 180°

Quatre orbitales hybrides orientées selon une géométrie tétraédrique

Explication

L’hybridation sp³ mélange une orbitale s et trois orbitales p pour former quatre orbitales hybrides identiques de géométrie tétraédrique. Trois orbitales coplanaires correspondent à l’hybridation sp².

41. Quelle géométrie et quel angle caractérisent la molécule de méthane CH₄ ?

Une géométrie pyramidale avec des angles H–C–H proches de 107°
Une géométrie tétraédrique avec des angles H–C–H de 109°28′
Une géométrie linéaire avec des angles H–C–H de 180°
Une géométrie plane avec des angles H–C–H de 120°

Une géométrie tétraédrique avec des angles H–C–H de 109°28′

Explication

Les quatre liaisons C–H équivalentes de CH₄ sont dirigées vers les sommets d’un tétraèdre, avec un angle de 109°28′. L’angle proche de 107° et la géométrie pyramidale concernent NH₃.

42. Pourquoi l’angle H–N–H de NH₃ est-il inférieur à l’angle tétraédrique idéal ?

Les liaisons N–H occupent davantage d’espace que le doublet libre
L’azote adopte une hybridation sp² avec trois orbitales coplanaires
Les trois liaisons N–H sont formées par des orbitales p non hybridées
Le doublet libre de l’azote repousse davantage les liaisons N–H

Le doublet libre de l’azote repousse davantage les liaisons N–H

Explication

Dans NH₃, le doublet libre est plus volumineux et exerce une répulsion plus forte que les doublets liants, ce qui resserre l’angle à environ 107°. L’azote y est décrit comme sp³, et non comme sp².

43. Quelle caractéristique distingue l’hybridation sp² de l’hybridation sp³ ?

Elle forme deux orbitales hybrides linéaires et conserve deux orbitales p pures
Elle conserve une orbitale p pure après formation de trois orbitales hybrides coplanaires
Elle forme quatre orbitales hybrides tétraédriques sans orbitale p restante
Elle mélange une orbitale s avec trois orbitales p pour produire trois orbitales hybrides

Elle conserve une orbitale p pure après formation de trois orbitales hybrides coplanaires

Explication

L’hybridation sp² mélange une orbitale s et deux orbitales p, formant trois orbitales hybrides coplanaires, tandis qu’une orbitale p reste pure. L’hybridation sp³ utilise les trois orbitales p et n’en laisse aucune non hybridée.

44. Dans l’éthène C₂H₄, comment se forme la liaison π de C=C ?

Par recouvrement latéral de deux orbitales s orientées dans le même plan
Par recouvrement axial des deux orbitales p pures entre les noyaux de carbone
Par recouvrement axial de deux orbitales sp² le long de l’axe internucléaire
Par recouvrement latéral des deux orbitales p pures, parallèles sur les deux carbones

Par recouvrement latéral des deux orbitales p pures, parallèles sur les deux carbones

Explication

Chaque carbone de C₂H₄ conserve une orbitale p pure, et leur recouvrement latéral forme la liaison π. Les orbitales hybrides sp² participent aux liaisons σ, tandis qu’un recouvrement axial correspond à une liaison σ.

45. Quelle disposition des orbitales p est nécessaire pour former efficacement une liaison π dans l’éthène ?

Des orbitales p hybridées dans le plan pour supprimer le recouvrement latéral
Des orbitales p orientées vers le même noyau pour concentrer la densité
Des orbitales p perpendiculaires permettant un recouvrement axial direct
Des orbitales p parallèles permettant un recouvrement latéral optimal

Des orbitales p parallèles permettant un recouvrement latéral optimal

Explication

Les orbitales p doivent rester parallèles afin que leurs lobes se recouvrent latéralement et forment la liaison π, ce qui contribue à la planéité de l’éthène. Des orbitales non parallèles diminueraient fortement ce recouvrement.

46. Quelle description correspond à l’hybridation sp et à la structure de l’éthyne C₂H₂ ?

Quatre orbitales sp³ tétraédriques formant une liaison σ et trois liaisons π
Deux orbitales sp alignées à 120° et une seule orbitale p formant deux liaisons π
Deux orbitales sp alignées à 180° et deux orbitales p pures formant deux liaisons π
Trois orbitales sp² coplanaires à 120° et une orbitale p formant une liaison π

Deux orbitales sp alignées à 180° et deux orbitales p pures formant deux liaisons π

Explication

L’hybridation sp produit deux orbitales alignées à 180° et laisse deux orbitales p pures, qui forment les deux liaisons π de la triple liaison. La liaison C≡C comprend donc une liaison σ et deux liaisons π, avec les quatre atomes alignés.

47. Quel est le principe central de la théorie VSEPR pour prévoir la forme d’une molécule ?

Elle relie la géométrie aux répulsions entre doublets de valence autour de l’atome central.
Elle relie la géométrie à la masse relative des atomes périphériques.
Elle relie la géométrie à la température de fusion du composé.
Elle relie la géométrie au nombre total de neutrons de la molécule.

Elle relie la géométrie aux répulsions entre doublets de valence autour de l’atome central.

Explication

La théorie VSEPR prévoit la géométrie moléculaire en considérant les répulsions entre les doublets électroniques de valence entourant l’atome central. La masse des atomes périphériques ne constitue pas le principe géométrique de cette théorie.

48. Comment les doublets électroniques sont-ils disposés autour de l’atome central selon les règles de Gillespie ?

Ils sont répartis selon le nombre de protons de chaque atome lié.
Ils sont éloignés afin de réduire au minimum leurs répulsions mutuelles.
Ils sont alignés selon la masse croissante des atomes environnants.
Ils sont rapprochés afin de renforcer les liaisons avec l’atome central.

Ils sont éloignés afin de réduire au minimum leurs répulsions mutuelles.

Explication

Les doublets liants et libres se placent autour de l’atome central de façon à maximiser leur éloignement et à minimiser les répulsions. Leur disposition ne dépend pas de la masse ou du nombre de protons des atomes liés.

49. Quelle association entre le nombre de domaines électroniques et la géométrie correspondante est correcte ?

Deux domaines donnent une géométrie plane à 120°.
Trois domaines donnent une base tétraédrique à 109°28′.
Quatre domaines donnent une géométrie linéaire à 180°.
Deux domaines donnent une géométrie linéaire à 180°.

Deux domaines donnent une géométrie linéaire à 180°.

Explication

Deux domaines électroniques s’organisent avec un angle de 180°, ce qui donne une géométrie linéaire. Un angle de 120° correspond à trois domaines, tandis qu’une base tétraédrique correspond à quatre domaines.

50. Pourquoi les angles de liaison diminuent-ils généralement de CH₄ à NH₃ puis à H₂O ?

Parce que les répulsions augmentent selon l’ordre doublet libre–libre, libre–liant, puis liant–liant.
Parce que les atomes périphériques deviennent progressivement plus volumineux dans ces molécules.
Parce que l’atome central devient plus électronégatif de CH₄ à NH₃ puis H₂O.
Parce que le nombre de liaisons doubles augmente progressivement dans ces trois molécules.

Parce que les répulsions augmentent selon l’ordre doublet libre–libre, libre–liant, puis liant–liant.

Explication

Les doublets libres repoussent davantage les autres doublets que les doublets liants, ce qui comprime progressivement les angles lorsque leur influence augmente de CH₄ à NH₃ puis H₂O. Cette évolution ne provient pas d’une augmentation du nombre de liaisons doubles.

51. Que se passe-t-il lorsqu’une liaison unit deux atomes de même électronégativité ?

La liaison devient ionique, car les électrons se déplacent vers les deux atomes.
La liaison porte une charge δ⁺ sur chacun des deux atomes liés.
La liaison porte une charge δ⁻ sur l’atome ayant le plus petit rayon.
La liaison n’est pas polarisée, car les électrons sont attirés de manière équivalente.

La liaison n’est pas polarisée, car les électrons sont attirés de manière équivalente.

Explication

Une même électronégativité signifie que les deux atomes attirent également les électrons, donc aucune séparation de charges partielles n’apparaît. Une différence d’électronégativité est nécessaire pour créer des charges δ⁺ et δ⁻.

52. Une liaison polarisée possède une charge partielle δ=2,0×1020 C\delta = 2{,}0 \times 10^{-20}\ \mathrm{C} et une longueur l=1,5×1010 ml = 1{,}5 \times 10^{-10}\ \mathrm{m}. Quel est son moment dipolaire ?

μ=0,75×1030 Cm\mu = 0{,}75 \times 10^{-30}\ \mathrm{C\cdot m}
μ=1,3×1010 Cm\mu = 1{,}3 \times 10^{-10}\ \mathrm{C\cdot m}
μ=3,0×1010 Cm\mu = 3{,}0 \times 10^{-10}\ \mathrm{C\cdot m}
μ=3,0×1030 Cm\mu = 3{,}0 \times 10^{-30}\ \mathrm{C\cdot m}

$$\mu = 3{,}0 \times 10^{-30}\ \mathrm{C\cdot m}$$

Explication

Le moment dipolaire se calcule avec μ=δ×l\mu = \delta \times l, donc μ=(2,0×1020)(1,5×1010)=3,0×1030 Cm\mu = (2{,}0 \times 10^{-20})(1{,}5 \times 10^{-10}) = 3{,}0 \times 10^{-30}\ \mathrm{C\cdot m}. La multiplication des puissances de dix donne une puissance 103010^{-30}, et non 101010^{-10}.

53. Quel mécanisme décrit correctement la formation d’une liaison ionique ?

Les deux atomes perdent simultanément un électron, puis s’unissent par répulsion électrique.
Les deux atomes partagent équitablement leurs électrons, puis forment une paire électronique commune.
Un électron est transféré de l’atome le moins électronégatif vers l’atome le plus électronégatif, puis les ions s’attirent.
L’atome le plus électronégatif cède un électron, puis les atomes neutres s’attirent électrostatiquement.

Un électron est transféré de l’atome le moins électronégatif vers l’atome le plus électronégatif, puis les ions s’attirent.

Explication

Une très grande différence d’électronégativité favorise le transfert d’un électron vers l’atome le plus électronégatif, créant des ions de charges opposées qui s’attirent. Un partage équitable correspond plutôt à une liaison covalente non polarisée.

54. Lors de la formation de NaCl, quelle transformation électronique se produit ?

Le sodium et le chlore gagnent chacun un électron et deviennent tous deux des anions.
Le sodium perd un électron et devient Na⁺, tandis que le chlore le gagne et devient Cl⁻.
Le sodium et le chlore perdent chacun un électron et deviennent tous deux des cations.
Le sodium gagne un électron et devient Na⁻, tandis que le chlore le perd et devient Cl⁺.

Le sodium perd un électron et devient Na⁺, tandis que le chlore le gagne et devient Cl⁻.

Explication

Le sodium devient Na⁺ en perdant un électron, tandis que le chlore devient Cl⁻ en gagnant cet électron. L’attraction entre ces ions conduit ensuite à leur organisation en réseau cristallin.

55. Quelle démarche permet de déterminer si une molécule est polaire ?

Établir la formule brute, comparer les rayons atomiques, puis soustraire les longueurs de liaison.
Compter les atomes lourds, déterminer la masse moléculaire, puis comparer les températures d’ébullition.
Repérer les liaisons polarisées, établir la géométrie, puis additionner vectoriellement les moments de liaison.
Repérer les liaisons simples, ignorer la géométrie, puis additionner les électronégativités des atomes.

Repérer les liaisons polarisées, établir la géométrie, puis additionner vectoriellement les moments de liaison.

Explication

La polarité moléculaire se détermine en identifiant les liaisons polarisées, en établissant la géométrie avec Lewis et VSEPR, puis en faisant la somme vectorielle des moments. Une somme nulle donne une molécule apolaire, tandis qu’une somme non nulle donne une molécule polaire.

56. Pourquoi CO₂ est-il apolaire alors que H₂O est polaire ?

Les moments des liaisons C=O s’annulent dans CO₂ linéaire, tandis que la forme coudée de H₂O empêche cette annulation.
Les atomes d’oxygène sont identiques dans CO₂, tandis que les atomes d’hydrogène sont différents dans H₂O.
CO₂ possède des doublets libres sur le carbone, tandis que H₂O ne possède aucun doublet libre sur l’oxygène.
Les liaisons C=O sont apolaires dans CO₂, tandis que les liaisons O–H sont ioniques dans H₂O.

Les moments des liaisons C=O s’annulent dans CO₂ linéaire, tandis que la forme coudée de H₂O empêche cette annulation.

Explication

CO₂ possède des liaisons C=O polarisées, mais sa géométrie linéaire à 180° annule leurs moments. Dans H₂O, la géométrie coudée d’environ 105° produit un moment moléculaire non nul.

57. Quelle conclusion décrit correctement la polarité de CCl₄ ?

CCl₄ est apolaire, car les liaisons C–Cl ne présentent aucune différence d’électronégativité.
CCl₄ est apolaire, car sa géométrie tétraédrique symétrique annule les moments des liaisons C–Cl.
CCl₄ est polaire, car quatre liaisons C–Cl polarisées s’ajoutent dans la même direction.
CCl₄ est polaire, car la géométrie tétraédrique place tous les chlore du même côté.

CCl₄ est apolaire, car sa géométrie tétraédrique symétrique annule les moments des liaisons C–Cl.

Explication

Les liaisons C–Cl sont polarisées, mais leur arrangement tétraédrique symétrique entraîne une somme vectorielle nulle, donc μCCl4=0\mu_{\mathrm{CCl_4}} = 0. L’apolarité ne signifie pas que chaque liaison C–Cl est dépourvue de polarisation.

58. Dans quelle situation une liaison hydrogène peut-elle se former ?

Un hydrogène lié à un métal interagit avec un atome de carbone dépourvu de doublet libre.
Un hydrogène lié à un halogène interagit avec un atome d’hydrogène portant une charge positive.
Un hydrogène lié à F, O ou N interagit avec un atome F, O ou N portant un doublet libre.
Un hydrogène lié à un atome quelconque interagit avec une liaison double riche en électrons.

Un hydrogène lié à F, O ou N interagit avec un atome F, O ou N portant un doublet libre.

Explication

Une liaison hydrogène nécessite un hydrogène lié à F, O ou N et une interaction avec un atome F, O ou N possédant un doublet libre. Une simple présence d’hydrogène ou d’une liaison double ne suffit pas à satisfaire cette condition.

59. Quelle propriété caractérise une fonction d’état en thermodynamique ?

Son échange dépend de la nature du dispositif expérimental utilisé
Sa variation dépend des états initial et final, sans dépendre du chemin suivi
Sa valeur dépend de la durée nécessaire pour relier les deux états
Sa variation dépend de la quantité de matière traversant le système

Sa variation dépend des états initial et final, sans dépendre du chemin suivi

Explication

Une fonction d’état est déterminée par les états initial et final, quelle que soit la transformation réalisée entre eux. La chaleur et le travail constituent le distracteur pertinent, car leurs valeurs dépendent du chemin suivi.

60. Que devient l’énergie totale d’un système isolé selon le premier principe de la thermodynamique ?

Elle augmente lorsque la température du système diminue
Elle dépend du sens d’évolution imposé par le second principe
Elle reste constante au cours de son évolution
Elle disparaît progressivement lorsque le système atteint l’équilibre

Elle reste constante au cours de son évolution

Explication

Dans un système isolé, aucune énergie n’est échangée avec l’extérieur, donc l’énergie totale se conserve. Le sens d’évolution relève du second principe, tandis que le premier principe exprime la conservation de l’énergie.

61. Quelle expression représente la variation d’énergie interne entre les états 1 et 2 ?

ΔU=U1U2\Delta U = U_1 - U_2
ΔU=U2U1\Delta U = U_2 - U_1
ΔU=U1+U2\Delta U = U_1 + U_2
ΔU=U2U1\Delta U = \frac{U_2}{U_1}

$$\Delta U = U_2 - U_1$$

Explication

La variation d’une grandeur entre deux états se calcule par la valeur finale moins la valeur initiale, soit ΔU=U2U1\Delta U = U_2 - U_1. La différence inversée donnerait l’opposé de la variation recherchée.

62. Un système reçoit une chaleur QQ et subit un travail WW, sans autre contribution électrique. Quelle relation permet de calculer sa variation d’énergie interne ?

ΔU=Q+W\Delta U = Q + W
ΔU=QW\Delta U = QW
ΔU=QW\Delta U = Q - W
ΔU=WQ\Delta U = W - Q

$$\Delta U = Q + W$$

Explication

Avec la convention indiquée, la variation d’énergie interne est la somme de la chaleur reçue et du travail reçu, donc ΔU=Q+W\Delta U = Q + W. La soustraction correspondrait à une autre convention de signe et ne respecte pas la relation donnée ici.

63. Que représente la chaleur QQ échangée entre deux systèmes ?

Une énergie conservée à l’intérieur d’un système isolé
Une énergie thermique transférée entre les deux systèmes
Une grandeur d’état déterminée par les états initial et final
Une énergie mécanique produite par le déplacement d’une paroi

Une énergie thermique transférée entre les deux systèmes

Explication

La chaleur est une énergie thermique échangée entre deux systèmes en raison d’une différence de température. L’énergie mécanique échangée correspond au travail, qui est une notion distincte.

64. Quelle distinction décrit correctement le travail WW en thermodynamique ?

C’est une énergie thermique transférée entre deux systèmes
C’est une énergie mécanique échangée par le système
C’est une fonction d’état indépendante du chemin suivi
C’est une température exprimée sur l’échelle absolue

C’est une énergie mécanique échangée par le système

Explication

Le travail représente une énergie mécanique échangée entre un système et son environnement. L’énergie thermique transférée relève de la chaleur, et ni le travail ni la chaleur ne sont des fonctions d’état.

65. Pourquoi la chaleur QQ et le travail WW ne sont-ils pas des fonctions d’état ?

Parce qu’ils correspondent à la somme des énergies microscopiques du système
Parce qu’ils restent constants dans toute transformation réversible
Parce que leurs valeurs dépendent du chemin suivi entre les deux états
Parce qu’ils sont définis par la température finale du système

Parce que leurs valeurs dépendent du chemin suivi entre les deux états

Explication

La chaleur et le travail peuvent prendre des valeurs différentes selon la transformation choisie entre deux mêmes états. La température finale ne suffit donc pas à les déterminer, contrairement à une fonction d’état.

66. Quelle température absolue correspond à une température de 25°C25\,°\mathrm{C} ?

273,15K273{,}15\,\mathrm{K}
325,15K325{,}15\,\mathrm{K}
248,15K248{,}15\,\mathrm{K}
298,15K298{,}15\,\mathrm{K}

$$298{,}15\,\mathrm{K}$$

Explication

La conversion s’effectue avec T(K)=T(°C)+273,15T(\mathrm{K}) = T(°\mathrm{C}) + 273{,}15, ce qui donne 25+273,15=298,15K25 + 273{,}15 = 298{,}15\,\mathrm{K}. La valeur 273,15K273{,}15\,\mathrm{K} correspond à 0°C0\,°\mathrm{C}, et non à la température proposée.

Révisez avec les flashcards

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De quoi est constitué un atome ?

D'un noyau de nucléons et d'électrons formant le cortège électronique.

Quels sont les composants du noyau atomique ?

Des protons et des neutrons.

Quelle particule gouverne l'essentiel des propriétés chimiques ?

Les électrons.

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