QCM : Classification périodique et nombre d’oxydation — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Qu’est-ce qu’une triade dans les premières classifications des éléments chimiques ?

Un ensemble de trois isotopes possédant la même charge nucléaire
Une colonne de trois éléments ayant une masse atomique identique
Une ligne de trois éléments classés par numéro atomique croissant
Un groupe de trois éléments aux propriétés chimiques similaires

Un groupe de trois éléments aux propriétés chimiques similaires

Explication

Une triade réunit trois éléments présentant des propriétés chimiques similaires. La masse atomique identique n’est pas une condition de définition, car les éléments d’une triade peuvent avoir des masses différentes.

2. Au XIXe siècle, par rapport à quelle référence la masse atomique des éléments était-elle définie ?

Par rapport à la charge du noyau de l’élément
Par rapport au nombre d’électrons de valence
Par rapport à la masse du neutron isolé
Par rapport à la masse de l’hydrogène

Par rapport à la masse de l’hydrogène

Explication

La masse atomique était exprimée relativement à celle de l’hydrogène. La charge du noyau est caractérisée par le numéro atomique ZZ, et non par la masse atomique.

3. En quelle année Dimitri Mendeleïev a-t-il proposé une classification fondée sur la périodicité des propriétés chimiques ?

En 1913
En 1869
En 1886
En 1875

En 1869

Explication

Dimitri Mendeleïev a proposé cette classification en 1869. Les années 1875 et 1886 correspondent notamment à des découvertes ayant confirmé certaines de ses prédictions, tandis que 1913 appartient à une étape ultérieure de l’histoire de la classification.

4. Pourquoi Mendeleïev laissait-il parfois des cases vides dans sa classification ?

Pour corriger les masses atomiques mesurées expérimentalement
Pour réserver une place à des éléments encore inconnus
Pour séparer les éléments selon leur nombre de neutrons
Pour maintenir chaque période à une longueur identique

Pour réserver une place à des éléments encore inconnus

Explication

Les cases vides permettaient de prévoir l’existence d’éléments nouveaux dont les propriétés pourraient être déduites. Elles ne servaient pas à organiser les éléments selon le nombre de neutrons, notion distincte de la démarche de Mendeleïev.

5. Comment définit-on une période dans la classification actuelle ?

Une colonne regroupant les mêmes électrons de valence
Une ligne associée à une valeur du nombre quantique principal nn
Une ligne contenant des éléments de même masse atomique
Une colonne déterminée par une charge nucléaire identique

Une ligne associée à une valeur du nombre quantique principal $$n$$

Explication

Une période est une ligne liée à une valeur du nombre quantique principal nn, depuis le remplissage de nsns jusqu’à celui de npnp. Les éléments d’une même colonne partagent plutôt une configuration électronique de valence similaire.

6. Quelle propriété caractérise les éléments appartenant à un même groupe de la classification actuelle ?

Ils ont des masses atomiques proches et des noyaux de même taille
Ils remplissent simultanément les orbitales du bloc ff
Ils occupent une même période correspondant au même nombre quantique nn
Ils possèdent une configuration électronique de valence similaire

Ils possèdent une configuration électronique de valence similaire

Explication

Un groupe est une colonne qui rassemble des éléments ayant la même configuration électronique de valence. Le nombre quantique principal nn est associé à une période, et non à la définition d’un groupe.

7. Quelles colonnes du tableau périodique définissent le bloc s ?

Les colonnes 1 et 2
Les colonnes 3 à 12
Les colonnes 13 à 18
Les colonnes 1 et 18

Les colonnes 1 et 2

Explication

Le bloc s regroupe les colonnes 1 et 2, caractérisées par des configurations de valence en ns1ns^1 ou ns2ns^2. Les colonnes 13 à 18 appartiennent au bloc p, tandis que les colonnes 3 à 12 forment le bloc d.

8. Un élément possède une configuration de valence de la forme ns2np4ns^2np^4. À quel bloc appartient-il ?

Au bloc des gaz nobles
Au bloc d
Au bloc p
Au bloc s

Au bloc p

Explication

La forme ns2npxns^2np^x, avec xx compris entre 1 et 6, caractérise le bloc p. Le bloc s implique une configuration en ns1ns^1 ou ns2ns^2, tandis que le bloc d concerne le remplissage des sous-couches d.

9. Quelle caractéristique électronique permet d’identifier le bloc d ?

La présence d’une configuration externe en ns1ns^1
Le remplissage des sous-couches p des non-métaux
La présence d’une couche externe contenant huit électrons
Le remplissage progressif des sous-couches d

Le remplissage progressif des sous-couches d

Explication

Le bloc d correspond aux colonnes 3 à 12 et se définit par le remplissage des sous-couches d des métaux de transition. Une configuration en ns1ns^1 relève du bloc s, alors que les sous-couches p caractérisent le bloc p.

10. Quelle association entre une famille chimique et l’ion formé est correcte ?

Les alcalino-terreux forment des cations 2+
Les gaz nobles forment couramment des cations 2+
Les alcalins forment des anions 1−
Les halogènes forment des cations 1+

Les alcalino-terreux forment des cations 2+

Explication

Les alcalino-terreux forment typiquement des cations de charge 2+. Les alcalins forment plutôt des cations 1+, les halogènes des anions 1− et les gaz nobles sont très peu réactifs.

11. Quelle est la configuration électronique abrégée du fer, de numéro atomique Z=26Z=26 ?

[Ar]3d44s2[Ar]3d^4 4s^2
[Ne]3s23p6[Ne]3s^2 3p^6
[Ar]3d64s2[Ar]3d^6 4s^2
[Ar]4d65s2[Ar]4d^6 5s^2

$$[Ar]3d^6 4s^2$$

Explication

Le fer possède la configuration abrégée [Ar]3d64s2[Ar]3d^6 4s^2, ce qui correspond à ses 26 électrons. La configuration [Ne]3s23p6[Ne]3s^2 3p^6 décrit l’argon, tandis que les autres propositions ne correspondent pas au remplissage du fer.

12. Que signifie classer les éléments par numéro atomique croissant ?

Les classer selon la configuration électronique de leurs atomes
Les classer selon leur masse atomique décroissante
Les classer selon le nombre de neutrons présents
Les classer selon leur charge ionique la plus fréquente

Les classer selon la configuration électronique de leurs atomes

Explication

Le numéro atomique croissant correspond à une succession croissante du nombre d’électrons dans les atomes neutres, donc à leur configuration électronique. La masse, le nombre de neutrons et la charge ionique ne définissent pas cet ordre.

13. Quels électrons sont considérés comme des électrons de valence ?

Les électrons de cœur qui restent éloignés du noyau
Les électrons externes et certains électrons d des éléments de transition
Les électrons qui déterminent exclusivement la masse de l’atome
Les électrons présents dans la première couche de chaque atome

Les électrons externes et certains électrons d des éléments de transition

Explication

Les électrons de valence comprennent ceux de la couche externe et, chez les éléments de transition, les électrons des sous-couches d en cours de remplissage. Les électrons de cœur ne participent pas directement aux liaisons chimiques.

14. Combien d’électrons de valence possède un élément du bloc p dont la configuration externe est ns2np4ns^2np^4 ?

Six électrons de valence
Huit électrons de valence
Deux électrons de valence
Quatre électrons de valence

Six électrons de valence

Explication

Dans le bloc p, le nombre d’électrons de valence vaut 2+x2+x ; avec x=4x=4, on obtient donc 6 électrons. Le nombre 4 correspond ici à la sous-couche p seule, et non au total des électrons de valence.

15. Comment évoluent la masse molaire, le rayon atomique et l’énergie de première ionisation lorsqu’on se déplace de gauche à droite dans une période ?

La masse molaire augmente, le rayon diminue et l’énergie augmente
La masse molaire augmente, le rayon augmente et l’énergie diminue
La masse molaire diminue, le rayon augmente et l’énergie diminue
La masse molaire diminue, le rayon diminue et l’énergie augmente

La masse molaire augmente, le rayon diminue et l’énergie augmente

Explication

Dans une période, la masse molaire et l’énergie de première ionisation augmentent, tandis que le rayon atomique diminue. La proposition qui fait augmenter le rayon et baisser l’énergie inverse les tendances périodiques établies.

16. En descendant dans une même colonne du tableau périodique, quelle évolution est attendue pour le rayon atomique et l’énergie de première ionisation ?

Le rayon augmente et l’énergie de première ionisation diminue
Le rayon diminue et l’énergie de première ionisation augmente
Le rayon diminue et l’énergie de première ionisation diminue
Le rayon augmente et l’énergie de première ionisation augmente

Le rayon augmente et l’énergie de première ionisation diminue

Explication

Dans une colonne, les couches électroniques supplémentaires accroissent le rayon atomique, tandis que l’électron externe est moins fortement retenu et l’énergie de première ionisation diminue. L’augmentation simultanée des deux grandeurs ne correspond donc pas à cette tendance.

17. Quelle transformation représente l’énergie de première ionisation d’un atome gazeux A ?

A(g)A2+(g)+2e(g)A(g)\rightarrow A^{2+}(g)+2e^-(g)
A+(g)+e(g)A(g)A^+(g)+e^-(g)\rightarrow A(g)
A(g)+e(g)A(g)A(g)+e^-(g)\rightarrow A^-(g)
A(g)A+(g)+e(g)A(g)\rightarrow A^+(g)+e^-(g)

$$A(g)\rightarrow A^+(g)+e^-(g)$$

Explication

La première ionisation correspond à l’arrachement d’un seul électron à un atome gazeux pour former un cation gazeux. La formation d’un anion décrit au contraire un gain électronique.

18. Que mesure l’électronégativité d’un élément ?

La quantité de matière contenue dans un échantillon
L’énergie nécessaire pour arracher un électron gazeux
La tendance d’un atome à augmenter son rayon
Sa capacité à attirer les électrons dans une liaison

Sa capacité à attirer les électrons dans une liaison

Explication

L’électronégativité est une grandeur sans dimension qui traduit l’aptitude d’un élément à attirer les électrons. L’énergie nécessaire pour arracher un électron correspond à l’énergie de première ionisation, et non à l’électronégativité.

19. Quelle comparaison caractérise correctement les métaux et les non-métaux ?

Les métaux sont cassants et forment des anions, tandis que les non-métaux sont ductiles et forment des cations
Les métaux sont mauvais conducteurs et forment des cations, tandis que les non-métaux conduisent bien et forment des anions
Les métaux sont malléables et forment des anions, tandis que les non-métaux sont conducteurs et forment des cations
Les métaux sont conducteurs et forment des cations, tandis que les non-métaux sont souvent mauvais conducteurs et forment des anions

Les métaux sont conducteurs et forment des cations, tandis que les non-métaux sont souvent mauvais conducteurs et forment des anions

Explication

Les métaux sont généralement conducteurs, ductiles et malléables, et ils forment des cations. Les non-métaux sont généralement mauvais conducteurs, cassants et formateurs d’anions; la deuxième proposition inverse ces caractéristiques.

20. Quelle description correspond à un métalloïde ?

Un élément non métallique cassant, isolant et situé au cœur des halogènes
Un ion chargé positivement issu de la perte d’électrons par un métal
Un élément métallique très conducteur, ductile et situé au centre des métaux
Un élément proche de la frontière entre métaux et non-métaux, combinant certains caractères des deux catégories

Un élément proche de la frontière entre métaux et non-métaux, combinant certains caractères des deux catégories

Explication

Un métalloïde se situe près de la frontière entre les métaux et les non-métaux et présente un mélange de propriétés des deux groupes. Un ion positif est un cation, mais ce terme ne désigne pas une catégorie d’éléments.

21. Quel modèle atomique Thomson propose-t-il en 1898 ?

Des particules indivisibles séparées par du vide dans toute la matière
Un petit noyau positif concentrant la charge au centre de l’atome
Des électrons négatifs enfoncés dans une matière positive répartie dans l’atome
Des électrons placés sur des couches circulaires autour d’un noyau positif

Des électrons négatifs enfoncés dans une matière positive répartie dans l’atome

Explication

En 1898, Thomson propose le modèle du « plum-pudding », où des électrons négatifs sont incrustés dans une matière positive diffuse. Le petit noyau positif appartient au modèle nucléaire proposé après l’expérience de la feuille d’or.

22. Quelle conclusion l’expérience de la feuille d’or conduit-elle Rutherford à formuler ?

Les électrons sont immobiles et remplissent uniformément tout le volume atomique
Les atomes sont constitués de particules indivisibles séparées par du vide
La matière positive est concentrée dans un noyau petit, dense et positif
La charge positive est répartie uniformément dans une sphère contenant les électrons

La matière positive est concentrée dans un noyau petit, dense et positif

Explication

La plupart des particules traversent la feuille, mais certaines sont fortement déviées, ce qui indique un noyau très petit, dense et positif. Une charge positive uniformément répartie correspond plutôt au modèle de Thomson.

23. Comment définit-on le nombre d’oxydation d’un élément dans une espèce chimique ?

La charge globale de l’espèce chimique obtenue en additionnant les protons et les électrons
La charge électrique réelle de l’atome déterminée par le nombre d’électrons qu’il a effectivement perdus
La quantité d’électrons de valence que l’atome met en commun avec ses voisins dans une liaison
La charge fictive de l’atome après attribution des électrons de liaison à l’atome le plus électronégatif

La charge fictive de l’atome après attribution des électrons de liaison à l’atome le plus électronégatif

Explication

Le nombre d’oxydation est une charge fictive calculée en attribuant les électrons des liaisons covalentes à l’atome le plus électronégatif. La charge d’un ion, contrairement à cette grandeur conventionnelle, correspond à une charge électrique réelle.

24. Quelle valeur le nombre d’oxydation de l’oxygène possède-t-il dans la molécule O2\mathrm{O_2} ?

II-\mathrm{II}, car l’oxygène est généralement électronégatif
00, car il s’agit d’un corps simple
+II+\mathrm{II}, car les deux atomes ont une liaison covalente
I-\mathrm{I}, car chaque atome partage une paire d’électrons

$$0$$, car il s’agit d’un corps simple

Explication

Dans un corps simple, comme O2\mathrm{O_2}, le nombre d’oxydation de l’élément est nul. La valeur II-\mathrm{II} est fréquente pour l’oxygène dans de nombreux composés, mais elle ne s’applique pas à un corps simple.

25. Dans une espèce polyatomique, à quoi est égale la somme des nombres d’oxydation de tous les atomes ?

Au nombre total d’atomes présents dans l’espèce
À la différence entre les charges positives et négatives locales
À la charge de l’atome le plus électronégatif
À la charge globale de l’espèce

À la charge globale de l’espèce

Explication

La somme des nombres d’oxydation de tous les atomes d’une espèce polyatomique est égale à sa charge globale. Elle ne correspond donc pas au nombre d’atomes ni à la charge d’un seul constituant.

26. Quelle valeur du nombre d’oxydation du manganèse obtient-on dans l’ion permanganate MnO4\mathrm{MnO_4^-} ?

+VII+\mathrm{VII}
+VI+\mathrm{VI}
+V+\mathrm{V}
+IV+\mathrm{IV}

$$+\mathrm{VII}$$

Explication

En posant x+4(II)=Ix + 4(-\mathrm{II}) = -\mathrm{I}, on obtient x=+VIIx = +\mathrm{VII} pour le manganèse. La valeur +VI+\mathrm{VI} ne permettrait pas de retrouver la charge globale I-\mathrm{I} de l’ion.

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Qu'est-ce qu'une triade en chimie ?

Un groupe de trois éléments aux propriétés chimiques similaires.

Comment étaient caractérisés les éléments chimiques au XIXe siècle ?

Par leur masse atomique relative à l'hydrogène.

Quels éléments forment la triade lithium-sodium-potassium ?

Lithium, sodium et potassium.

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