QCM : Communication digitale et culture — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon Robert Escarpit, quelle distinction décrit correctement les rapports entre information et communication ?

L’information est le contenu, tandis que la communication en assure la circulation
L’information est l’interprétation, tandis que la communication désigne la mémorisation
L’information est le support technique, tandis que la communication produit les données
L’information est la relation, tandis que la communication constitue le contenu transmis

L’information est le contenu, tandis que la communication en assure la circulation

Explication

Pour Robert Escarpit, l’information correspond au contenu et la communication au véhicule ou au processus qui le fait circuler. La confusion inverse ces deux fonctions en attribuant le contenu à la communication.

2. Quelle opposition Dominique Wolton établit-il entre information et communication ?

L’information crée une relation, tandis que la communication organise et classe les données
L’information transmet des émotions, tandis que la communication vérifie la fiabilité des faits
L’information dépend des médias, tandis que la communication concerne les échanges institutionnels
L’information manipule des données, tandis que la communication suppose une relation avec autrui

L’information manipule des données, tandis que la communication suppose une relation avec autrui

Explication

Dominique Wolton distingue le traitement des données, associé à l’information, de la relation avec l’autre, qui caractérise la communication. La création d’une relation ne définit donc pas ici l’information.

3. Quel aspect fait partie du processus systémique de communication décrit par Alex Mucchielli ?

La suppression de l’influence au profit d’une circulation neutre des données
La construction de référents collectifs et la structuration des relations
La réduction des échanges à la transmission technique de messages
La séparation des identités individuelles et des significations partagées

La construction de référents collectifs et la structuration des relations

Explication

Alex Mucchielli inclut notamment la construction du sens, des référents collectifs et des relations dans le processus communicationnel. Réduire la communication à une transmission technique néglige sa dimension systémique.

4. Une personne envoie un message auquel son interlocuteur répond plusieurs heures plus tard : de quel type de communication s’agit-il ?

Une communication asynchrone, car l’échange est différé dans le temps
Une communication synchrone, car les participants appartiennent au même réseau
Une communication synchrone, car l’émetteur et le destinataire partagent le même sujet
Une communication asynchrone, car le message utilise nécessairement un média écrit

Une communication asynchrone, car l’échange est différé dans le temps

Explication

La communication asynchrone est différée : les participants n’échangent pas au même moment. Le recours à l’écrit ou à un réseau ne suffit pas à définir la synchronie.

5. Que désigne la notion de culture cultivée chez Edgar Morin ?

La production industrielle de contenus diffusés par des médias destinés à une masse sociale
La circulation de produits culturels conçus selon des procédés techniques standardisés
Le goût et la connaissance d’œuvres culturelles légitimées, associés aux élites
L’ensemble des pratiques médiatiques ordinaires partagé par des publics très divers

Le goût et la connaissance d’œuvres culturelles légitimées, associés aux élites

Explication

La culture cultivée renvoie aux œuvres les plus élaborées et légitimées et est présentée par Edgar Morin comme réservée aux élites. La production industrielle et la diffusion massive caractérisent plutôt la culture de masse.

6. Quelle caractéristique définit la culture de masse selon Edgar Morin ?

Elle privilégie des créations singulières transmises entre groupes restreints de connaisseurs
Elle se développe principalement dans des pratiques locales indépendantes des médias de masse
Elle repose sur la connaissance d’œuvres légitimées et sur le goût cultivé des élites
Elle est produite industriellement, diffusée par des techniques massives et destinée à une masse sociale

Elle est produite industriellement, diffusée par des techniques massives et destinée à une masse sociale

Explication

Dans L’esprit du temps, Edgar Morin définit la culture de masse par sa production industrielle, sa diffusion massive et son orientation vers une masse sociale. Les œuvres légitimées et les publics élitaires relèvent plutôt de la culture cultivée.

7. Pourquoi la culture est-elle qualifiée de notion polysémique dans les sciences humaines et sociales ?

Parce qu’elle correspond à la diffusion industrielle de contenus par les médias de masse
Parce qu’elle désigne principalement les œuvres légitimées et les goûts des élites
Parce qu’elle recouvre les cultures, les identités et les pratiques culturelles et médiatiques des publics
Parce qu’elle renvoie surtout aux techniques utilisées pour transmettre des informations

Parce qu’elle recouvre les cultures, les identités et les pratiques culturelles et médiatiques des publics

Explication

La culture est polysémique parce qu’elle renvoie à plusieurs dimensions, notamment aux cultures, aux identités et aux activités et pratiques des publics. La réduire aux œuvres élitaires ou aux médias industriels ne rend pas compte de cette pluralité.

8. Pourquoi le champ culturel ne peut-il pas être décrit par un modèle général de communication unique ?

Parce qu’il rassemble des activités, des structures et des produits très diversifiés
Parce qu’il repose principalement sur des institutions relevant du secteur public
Parce qu’il associe des fonctions de conservation, de création et de formation
Parce qu’il concerne des œuvres diffusées par des médias techniques variés

Parce qu’il rassemble des activités, des structures et des produits très diversifiés

Explication

Le champ culturel réunit des activités, des structures et des produits hétérogènes, ce qui exige plusieurs stratégies de communication. La diversité de ses fonctions ne suffit pas, à elle seule, à expliquer l’impossibilité d’un modèle unique.

9. Lequel de ces ensembles regroupe exclusivement des domaines appartenant au champ culturel ?

La publicité, le commerce, les transports et les arts plastiques
La finance, le livre, l’audiovisuel et les télécommunications
Le patrimoine, les archives, les bibliothèques et les arts du spectacle
L’industrie, la presse, la formation et les services administratifs

Le patrimoine, les archives, les bibliothèques et les arts du spectacle

Explication

Le patrimoine, les archives, les bibliothèques et les arts du spectacle figurent parmi les principaux domaines du champ culturel. Les autres ensembles mélangent des domaines culturels avec des secteurs qui ne relèvent pas de cette liste.

10. Quelle définition correspond à la communication numérique en sciences de l’information et de la communication ?

Une communication consacrée aux échanges réalisés sur les réseaux sociaux
Une communication réservée aux contenus transmis par Internet
Une communication médiatisée et en ligne, électronique ou régie par les TIC
Une communication fondée sur la dématérialisation des œuvres culturelles

Une communication médiatisée et en ligne, électronique ou régie par les TIC

Explication

La communication numérique comprend la communication médiatisée et en ligne, la communication électronique ainsi que celle régie par les technologies de l’information et de la communication. Elle ne se limite donc ni aux réseaux sociaux ni aux contenus diffusés sur Internet.

11. Selon les approches optimistes, quel effet Internet produit-il sur la consommation culturelle ?

Il transforme les bibliothèques en espaces consacrés aux échanges numériques
Il remplace les œuvres culturelles par des échanges entre internautes
Il dématérialise les contenus et permet leur consommation en temps réel
Il réserve la consommation culturelle aux contenus produits en ligne

Il dématérialise les contenus et permet leur consommation en temps réel

Explication

Les approches optimistes associent Internet à la dématérialisation des contenus culturels et à la possibilité de consommer musique, films et livres en temps réel. Elles ne soutiennent pas que les œuvres seraient remplacées ou limitées aux productions nées en ligne.

12. Que désigne la médiation culturelle en sciences de l’information et de la communication ?

Un processus reliant les œuvres, les publics et les structures culturelles
Une technique de diffusion permettant de transmettre une œuvre à distance
Une politique facilitant l’accès des citoyens aux œuvres culturelles
Une campagne visant à promouvoir une institution auprès de nouveaux publics

Un processus reliant les œuvres, les publics et les structures culturelles

Explication

La médiation culturelle est un processus de communication et de mise en relation entre œuvres, publics et structures culturelles, contribuant au lien social. La facilitation de l’accès relève plutôt de la démocratisation culturelle, tandis que la promotion et la diffusion ne recouvrent pas toute cette relation.

13. Quel est l’objectif principal de la démocratisation culturelle ?

Organiser la rencontre entre les publics et les structures culturelles
Faciliter l’accès des citoyens aux œuvres culturelles
Créer un dialogue social autour des pratiques artistiques
Former des professionnels chargés de transmettre les œuvres

Faciliter l’accès des citoyens aux œuvres culturelles

Explication

La démocratisation culturelle désigne les politiques et stratégies destinées à rendre les œuvres plus facilement accessibles aux citoyens. La rencontre, le dialogue et la construction du lien social caractérisent davantage la médiation culturelle.

14. Selon Jean Caune, quelle caractéristique définit le mieux la médiation culturelle ?

Elle facilite l’achat d’œuvres auprès des institutions culturelles
Elle met en place une rencontre et un échange entre citoyens et structures
Elle transmet des informations artistiques sans interaction avec les publics
Elle diffuse une publicité culturelle destinée à accroître la fréquentation

Elle met en place une rencontre et un échange entre citoyens et structures

Explication

Pour Jean Caune, la médiation culturelle repose sur une situation de rencontre et d’échange qui établit un lien social et lutte contre les inégalités. Elle ne se réduit donc pas à une publicité culturelle ni à une transmission sans dialogue.

15. Quelle relation Jean Caune établit-il entre la culture et la communication ?

Elles s’incluent réciproquement, car la culture peut communiquer et la communication peut exprimer la culture
Elles se succèdent dans le temps, car la communication apparaît après la formation des pratiques culturelles
Elles évoluent séparément, car la culture relève des arts et la communication relève des médias
Elles s’opposent principalement, car la culture protège les significations et la communication les simplifie

Elles s’incluent réciproquement, car la culture peut communiquer et la communication peut exprimer la culture

Explication

Jean Caune décrit une inclusion réciproque : un phénomène culturel peut fonctionner comme une communication, tandis qu’un mode de communication peut constituer une manifestation culturelle. L’idée d’une séparation entre les deux domaines contredit cette interdépendance.

16. Quelle situation illustre le mieux un phénomène culturel fonctionnant comme un processus de communication ?

Un technicien range du matériel après la fin d’un spectacle
Un musée conserve une œuvre dans une salle inaccessible aux visiteurs
Une institution archive des costumes sans organiser de présentation publique
Un artiste échange avec un public pendant une représentation scénique

Un artiste échange avec un public pendant une représentation scénique

Explication

La représentation scénique met en relation l’artiste et le public, ce qui fait de l’événement culturel un processus de communication. La conservation, l’archivage ou le rangement décrits ne comportent pas cette interaction avec un public.

17. Comment étudier rigoureusement les effets des TIC sur les champs culturels ?

En interrogeant les professionnels et en considérant leurs témoignages comme une mesure suffisante des transformations
En observant la visibilité numérique des artistes et en excluant les changements concernant les métiers ou les relations de presse
En confrontant une hypothèse aux recherches scientifiques et aux études de cas, puis en mesurant plusieurs effets
En décrivant les innovations techniques et en supposant qu’elles transforment de manière comparable tous les secteurs culturels

En confrontant une hypothèse aux recherches scientifiques et aux études de cas, puis en mesurant plusieurs effets

Explication

L’étude rigoureuse confronte une hypothèse aux travaux scientifiques et aux études de cas avant de mesurer les effets sur plusieurs dimensions culturelles et communicationnelles. Les autres démarches reposent sur une généralisation, une source unique ou un indicateur trop limité.

18. Quel effet les médias sociaux peuvent-ils avoir sur les relations entre culture et communication ?

Ils peuvent dissocier les deux notions en réservant la culture aux œuvres et la communication aux plateformes
Ils peuvent rapprocher les deux notions en renforçant leur inclusion réciproque et leur convergence
Ils peuvent remplacer les pratiques culturelles par des échanges numériques centrés sur la promotion
Ils peuvent limiter les échanges culturels aux relations entre institutions et professionnels des médias

Ils peuvent rapprocher les deux notions en renforçant leur inclusion réciproque et leur convergence

Explication

Les médias sociaux peuvent renforcer le rapport d’inclusion réciproque entre culture et communication et contribuer à leur convergence. Ils ne conduisent pas nécessairement à séparer la culture de la communication ni à réduire les pratiques culturelles à la promotion.

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Quelle distinction Robert Escarpit fait-il entre information et communication ?

L'information est le contenu, la communication est le véhicule de l'information.

Selon Dominique Wolton, quelle activité relève de la manipulation des données ?

L'information relève de la manipulation des données.

Selon Dominique Wolton, sur quoi repose la communication ?

La communication repose sur la relation avec l'autre.

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