QCM : Penser le groupe en clinique — 30 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle situation la pratique clinique du psychologue se déroule-t-elle fréquemment en groupe ?

Lors de consultations médicales sans aucun échange collectif
Lors de réunions de synthèse et de groupes de parole
Lors d’évaluations standardisées réalisées hors institution
Lors d’expériences de laboratoire centrées sur un seul participant

Lors de réunions de synthèse et de groupes de parole

Explication

La pratique clinique s’exerce souvent dans des dispositifs collectifs comme les réunions de synthèse, les entretiens familiaux ou les groupes de parole. Les évaluations individuelles ne rendent pas compte de cette diversité des situations groupales.

2. Pourquoi l’expérience vécue de nombreuses réunions ne suffit-elle pas à constituer un savoir théorique sur les groupes ?

Parce que les réunions ne produisent aucune émotion chez leurs participants
Parce que les participants connaissent nécessairement les phénomènes qui les traversent
Parce que la théorie des groupes repose sur des données indépendantes de toute expérience
Parce que l’observation de situations vécues ne permet pas spontanément de comprendre leurs processus

Parce que l’observation de situations vécues ne permet pas spontanément de comprendre leurs processus

Explication

Une personne peut avoir participé à de nombreuses réunions sans comprendre les processus psychiques et relationnels qui s’y jouent. L’expérience vécue fournit donc un matériau, mais elle ne constitue pas spontanément une théorie du groupe.

3. Quelle difficulté clinique caractérise l’étude des groupes en psychologie clinique ?

Elle consiste à articuler l’écoute du groupe avec celle des sujets qui le composent
Elle consiste à privilégier les comportements observables au détriment des échanges verbaux
Elle consiste à remplacer l’analyse des personnes par une description globale du groupe
Elle consiste à expliquer les phénomènes collectifs par les seules institutions présentes

Elle consiste à articuler l’écoute du groupe avec celle des sujets qui le composent

Explication

La difficulté clinique vient du risque de n’entendre que le groupe ou, inversement, de ne pas entendre sa dimension collective. Réduire l’analyse aux comportements observables ou au groupe global efface une partie de cette articulation.

4. Quelle double fonction le groupe peut-il remplir pour les sujets qui y participent ?

Il impose des identités fixes et supprime les émotions individuelles
Il rassemble des personnes semblables et évite les conflits psychiques
Il transmet des règles explicites et limite les représentations internes
Il accueille des parties ignorées de soi et fait émerger des pensées communes

Il accueille des parties ignorées de soi et fait émerger des pensées communes

Explication

Le groupe peut être le lieu où des sujets déposent des parties ignorées d’eux-mêmes, tout en devenant un espace de naissance d’émotions et de pensées communes. Il ne se réduit donc ni à une simple réunion de personnes semblables ni à un dispositif de règles.

5. Pourquoi Freud affirme-t-il que la psychologie individuelle est d’emblée une psychologie sociale ?

Parce que les relations sociales remplacent les conflits propres à chaque individu
Parce que l’autre intervient dans la vie psychique comme modèle, objet, soutien ou adversaire
Parce que les phénomènes psychiques individuels résultent principalement des institutions sociales
Parce que la vie psychique personnelle disparaît lorsque le sujet rejoint un groupe

Parce que l’autre intervient dans la vie psychique comme modèle, objet, soutien ou adversaire

Explication

Pour Freud, l’autre est présent dans la vie psychique sous plusieurs formes, notamment comme modèle, objet, soutien ou adversaire. Cette présence ne signifie pas que les conflits individuels disparaissent ou se réduisent aux institutions.

6. Dans l’approche psychanalytique du groupe, que désigne l’inconscient groupal ?

La somme des intentions conscientes exprimées par les participants du groupe
Les souvenirs personnels que chaque membre garde de sa famille d’origine
Les mouvements psychiques collectifs qui dépassent ce que les membres savent et déclarent
Les règles institutionnelles qui organisent formellement les interactions du groupe

Les mouvements psychiques collectifs qui dépassent ce que les membres savent et déclarent

Explication

L’inconscient groupal désigne des mouvements qui se déploient dans l’ensemble humain sans être réductibles aux déclarations ou aux connaissances conscientes de ses membres. Il ne correspond donc ni à la somme des intentions exprimées ni aux seules règles institutionnelles.

7. Comment le transfert se manifeste-t-il dans une relation actuelle ?

Il reproduit consciemment les règles de communication apprises dans le groupe présent
Il actualise des motions inconscientes et des relations issues de l’histoire du sujet
Il crée une relation entièrement nouvelle sans lien avec les expériences antérieures
Il remplace les relations familiales passées par une adaptation rationnelle au présent

Il actualise des motions inconscientes et des relations issues de l’histoire du sujet

Explication

Le transfert actualise dans une relation présente des motions inconscientes et des modes relationnels issus notamment de relations familiales antérieures. Il ne constitue donc pas une relation entièrement nouvelle, même si elle se déploie dans un contexte actuel.

8. Quelle définition correspond au concept d’ambivalence ?

La disparition des émotions contradictoires dans une relation stable
L’alternance rapide entre plusieurs objets sans lien affectif
La préférence constante pour une attitude affective unique
La coexistence de sentiments opposés envers un même objet

La coexistence de sentiments opposés envers un même objet

Explication

L’ambivalence désigne la coexistence de tendances ou de sentiments opposés envers un même objet, notamment l’amour et la haine. Elle ne renvoie pas à un changement d’objet ni à la disparition des contradictions affectives.

9. Selon Freud, quel double effet la foule peut-elle avoir sur la vie psychique ?

Elle peut libérer des refoulements inconscients et favoriser le dévouement à un idéal
Elle peut transformer les idéaux collectifs en intérêts personnels dépourvus d’affect
Elle peut supprimer les pulsions individuelles et imposer une obéissance sans idéal
Elle peut renforcer les refoulements inconscients et empêcher toute conduite désintéressée

Elle peut libérer des refoulements inconscients et favoriser le dévouement à un idéal

Explication

Freud souligne que la foule peut lever certains refoulements pulsionnels inconscients tout en permettant le renoncement, le désintéressement et le dévouement à un idéal. La dynamique de foule ne produit donc pas un effet psychique unique.

10. Quelles sont les trois principales résistances à l’égard du groupe ?

La rivalité, l’isolement et la rationalisation
La dépendance, l’excitation et la régression
La culpabilité, la projection et la sublimation
La séparation, l’identification et la réparation

La dépendance, l’excitation et la régression

Explication

Les trois résistances principales à l’égard du groupe sont la dépendance, l’excitation et la régression. Les autres propositions réunissent des mécanismes ou des attitudes qui ne constituent pas cette triade spécifique.

11. Quelle origine étymologique du mot « groupe » met en évidence l’idée de cohésion entre ses membres ?

Le terme français assemblée, issu du vocabulaire administratif
Le terme italien groppo ou gruppo, issu du vocabulaire des beaux-arts
Le terme grec polis, issu du vocabulaire de la vie civique
Le terme latin societas, issu du vocabulaire du droit romain

Le terme italien groppo ou gruppo, issu du vocabulaire des beaux-arts

Explication

Le mot « groupe » vient de l’italien groppo ou gruppo, qui signifie d’abord « nœud » et évoque ainsi la cohésion. Les autres étymologies proposées ne correspondent pas à l’origine indiquée.

12. Quels éléments faut-il notamment préciser pour caractériser correctement un groupe ?

Sa forme, son cadre, ses buts, ses références théoriques et la formation de ses animateurs
Son origine sociale, sa fréquence de réunion, ses horaires, ses activités et ses évaluations
Son effectif, son âge moyen, son budget, son lieu de réunion et son mode de recrutement
Son histoire, son statut juridique, ses résultats, ses conflits et son niveau de popularité

Sa forme, son cadre, ses buts, ses références théoriques et la formation de ses animateurs

Explication

La caractérisation d’un groupe porte notamment sur sa forme, son cadre, ses buts, les références théoriques mobilisées et la formation de ses animateurs. Les autres réponses retiennent des caractéristiques possibles, mais elles ne constituent pas les critères indiqués.

13. Quelle situation correspond à la définition d’une foule ?

Un ensemble de personnes organisé autour d’un objet commun, avec des réunions régulières et une tâche partagée
Un grand nombre de personnes réunies par une motivation individuelle commune, chacune étant venue pour son propre compte
Un petit collectif aux liens affectifs forts, interdépendant et engagé dans des buts explicites
Un groupe fondé sur la similitude de ses membres et sur le plaisir de partager cette ressemblance

Un grand nombre de personnes réunies par une motivation individuelle commune, chacune étant venue pour son propre compte

Explication

La foule réunit un grand nombre d’individus partageant une motivation individuelle, sans que chacun cesse d’agir pour son propre compte. Le deuxième cas décrit plutôt un groupement, le troisième un groupe restreint et le quatrième une bande.

14. Quelle caractéristique distingue principalement une bande d’un groupement ?

La bande repose sur un objet commun et une tâche partagée, avec des réunions régulières et une organisation minimale
La bande repose sur des relations affectives fortes et une interdépendance orientée vers des buts explicites
La bande repose sur la similitude et l’appartenance, avec une faible structuration et peu d’engagement dans une tâche
La bande repose sur une motivation individuelle commune, chaque membre participant pour son propre compte

La bande repose sur la similitude et l’appartenance, avec une faible structuration et peu d’engagement dans une tâche

Explication

La bande se fonde sur la similitude entre ses membres et le plaisir de cette appartenance, tandis que sa structuration et son engagement dans une tâche restent faibles. L’association autour d’un objet commun et d’une tâche caractérise plutôt le groupement.

15. Comment Sartre distingue-t-il la sérialité du groupe à propos d’une file d’attente ?

La sérialité crée une solidarité inconsciente, tandis que le groupe apparaît quand les individus deviennent affectivement indépendants
La sérialité juxtapose des individus interchangeables, tandis que le groupe apparaît quand une action commune devient possible
La sérialité repose sur des règles explicites, tandis que le groupe apparaît quand les membres deviennent semblables
La sérialité organise une tâche commune, tandis que le groupe apparaît quand les personnes cessent de communiquer entre elles

La sérialité juxtapose des individus interchangeables, tandis que le groupe apparaît quand une action commune devient possible

Explication

Pour Sartre, les personnes d’une file d’attente forment une série lorsqu’elles sont juxtaposées et interchangeables ; le groupe naît avec la rupture de cette inertie et la possibilité d’agir ensemble. L’idée d’une solidarité muette préalable relève plutôt de l’analyse de Bleger.

16. Quelle conception José Bleger propose-t-il de la file d’attente ?

Elle constitue un groupe restreint dès que les personnes partagent un même lieu et un même horaire
Elle contient déjà un fond inconscient de solidarité et de sociabilité syncrétique avant toute interaction différenciée
Elle reste une juxtaposition sans lien jusqu’à ce qu’une action collective rompe l’inertie des individus
Elle devient un groupement lorsque les individus adoptent une tâche explicite et des réunions régulières

Elle contient déjà un fond inconscient de solidarité et de sociabilité syncrétique avant toute interaction différenciée

Explication

Bleger considère que la file d’attente comporte déjà une solidarité inconsciente et une sociabilité syncrétique, même avant des interactions différenciées. La rupture de l’inertie comme condition de formation du groupe correspond à la perspective de Sartre.

17. Dans une relation à deux, que désigne la fonction du tiers ?

Une autorité extérieure qui impose une hiérarchie stable et répartit les rôles entre les participants
Une personne, une règle, un cadre, une tâche ou une institution qui permet aux deux termes de se différencier
Un troisième membre qui partage les mêmes affects et renforce la fusion entre les deux partenaires
Un objectif commun qui supprime les différences individuelles afin de favoriser une relation symétrique

Une personne, une règle, un cadre, une tâche ou une institution qui permet aux deux termes de se différencier

Explication

Le tiers est une fonction qui peut être assumée par une personne, une règle, un cadre, une tâche ou une institution ; il empêche deux termes de se confondre. Il ne se réduit donc ni à un troisième individu ni à une autorité hiérarchique.

18. Quel effet la présence d’un tiers produit-elle dans une relation à deux ?

Elle dissout les buts communs en remplaçant la coopération par une juxtaposition d’individus
Elle intensifie la rivalité en transformant une relation différenciée en affrontement entre trois personnes
Elle rend la destructivité traitable en empêchant que la relation devienne un duel ou conduise à l’exclusion
Elle rend la relation spéculaire en favorisant la confusion entre les positions des deux partenaires

Elle rend la destructivité traitable en empêchant que la relation devienne un duel ou conduise à l’exclusion

Explication

La présence d’un tiers introduit une médiation qui limite la relation spéculaire et rivalitaire, ce qui rend la destructivité plus traitable. La relation spéculaire et le risque de duel apparaissent plutôt lorsque le tiers fait défaut.

19. Que comprend le cadre d’un dispositif groupal ?

Les résultats obtenus, les décisions prises, les changements observés et les évaluations finales
Les opinions des participants, leurs affinités, leurs conflits, leurs émotions et leurs performances
Les objectifs personnels des membres, leurs attentes, leurs motivations, leurs compétences et leurs alliances
Les constantes du dispositif, comme le lieu, le temps, la durée, les règles et la composition

Les constantes du dispositif, comme le lieu, le temps, la durée, les règles et la composition

Explication

Le cadre regroupe les constantes à l’intérieur desquelles le processus peut se dérouler, notamment le lieu, le temps, la durée, les règles et la composition. Les autres réponses décrivent plutôt des contenus, des vécus ou des résultats du fonctionnement groupal.

20. Quels sont les quatre éléments constitutifs du cadre groupal ?

Le lieu, la durée, la règle et la composition
Le rôle, la hiérarchie, la communication et l’évaluation
La tâche, la frontière, le territoire et le temps
L’objectif, l’affinité, la compétence et la décision

La tâche, la frontière, le territoire et le temps

Explication

Les quatre éléments du cadre groupal sont la tâche, la frontière, le territoire et le temps. Le lieu, la durée et les règles participent au cadre au sens large, mais ils ne forment pas ici la liste des quatre éléments demandés.

21. Quelle thèse René Kaës formule-t-il sur le rôle du groupe dans l’histoire de la psychanalyse ?

Le groupe représente un cadre secondaire sans influence sur la transmission psychanalytique.
Le groupe constitue une matrice féconde et traumatique dont la psychanalyse conserve les traces.
Le groupe explique principalement la diffusion de la psychanalyse hors des milieux médicaux.
Le groupe remplace progressivement l’espace singulier de la cure dans la théorie analytique.

Le groupe constitue une matrice féconde et traumatique dont la psychanalyse conserve les traces.

Explication

René Kaës présente le groupe comme une matrice à la fois féconde et traumatique de l’invention psychanalytique, marquant l’institution, la transmission, la théorie et la pratique. L’idée d’un cadre sans influence contredit précisément cette fonction structurante du groupe.

22. Quelle tension caractérise la formation de la psychanalyse autour de Freud ?

La tension entre la pratique médicale individuelle et la diffusion publique des théories freudiennes.
La tension entre les recherches biologiques de Freud et les interprétations artistiques de ses disciples.
La tension entre l’enseignement universitaire et les échanges épistolaires entretenus par les premiers analystes.
La tension entre l’espace singulier de la cure et l’espace pluriel du groupe des premiers analystes.

La tension entre l’espace singulier de la cure et l’espace pluriel du groupe des premiers analystes.

Explication

La psychanalyse se forme dans l’articulation conflictuelle entre la cure comme espace singulier et le groupe des premiers analystes comme espace pluriel. La diffusion publique, la biologie ou l’université ne constituent pas la distinction centrale visée ici.

23. Qui fonde à Vienne, en 1902, le groupe qui se réunit le mercredi soir chez Freud ?

Freud, Adler, Jung, Klein et Stekel.
Freud, Rank, Nunberg, Federn et Reitler.
Freud, Adler, Stekel, Kahane et Reitler.
Freud, Breuer, Fliess, Jung et Ferenczi.

Freud, Adler, Stekel, Kahane et Reitler.

Explication

En 1902, Freud, Adler, Stekel, Kahane et Reitler fondent à Vienne le groupe du mercredi, réuni au domicile de Freud. Les autres ensembles proposés mélangent des figures liées à d’autres moments ou à d’autres développements de la psychanalyse.

24. Que réunit le premier groupe psychanalytique dans son fonctionnement concret ?

La recherche universitaire, la formation hospitalière et la vie politique des membres.
La consultation médicale, l’administration institutionnelle et la correspondance avec Fliess.
Le soin, le savoir et la vie privée dans les réunions organisées chez Freud.
La pratique artistique, la publication scientifique et l’enseignement dispensé à Vienne.

Le soin, le savoir et la vie privée dans les réunions organisées chez Freud.

Explication

Les réunions chez Freud associent le soin, le savoir et la vie privée, d’autant que le groupe est initié par un ancien patient. La formation hospitalière ou la correspondance avec Fliess ne décrivent pas cette réunion des trois dimensions.

25. Comment les réunions du groupe du mercredi combinaient-elles leurs fonctions ?

Elles privilégiaient l’auto-analyse des membres tout en excluant l’examen des patients.
Elles séparaient les discussions scientifiques sur les patients des séances thérapeutiques réservées aux membres.
Elles associaient une fonction scientifique sur les patients et une fonction thérapeutique liée à l’auto-analyse des membres.
Elles consacraient les échanges aux conflits institutionnels avant l’étude clinique des patients.

Elles associaient une fonction scientifique sur les patients et une fonction thérapeutique liée à l’auto-analyse des membres.

Explication

Les réunions remplissent simultanément une fonction scientifique, centrée sur l’analyse des patients, et une fonction thérapeutique, centrée sur l’auto-analyse des membres. Elles ne séparent donc pas ces deux dimensions et ne réduisent pas les échanges aux conflits institutionnels.

26. Quelle évolution marque le passage du groupe du mercredi vers l’institutionnalisation ?

Le groupe transforme progressivement l’auto-analyse en pratique individuelle séparée des échanges collectifs.
Les membres remplacent progressivement l’autorité du fondateur par une direction assurée par les institutions universitaires viennoises.
Le cadre, la parole et l’autorité du fondateur deviennent progressivement des objets de conflit dans l’organisation du groupe.
Les réunions abandonnent progressivement la recherche clinique pour adopter une administration entièrement extérieure au groupe.

Le cadre, la parole et l’autorité du fondateur deviennent progressivement des objets de conflit dans l’organisation du groupe.

Explication

Le groupe évolue d’un fonctionnement mêlant science et thérapie vers une organisation où le cadre, la parole et l’autorité de Freud deviennent conflictuels. Cette évolution ne correspond ni à un retrait de la recherche clinique, ni à une prise de contrôle des universités, ni à une séparation complète de l’auto-analyse.

27. Quel changement intervient en 1908 dans l’organisation du groupe psychanalytique viennois après deux réunions houleuses ?

Le groupe abandonne le « communisme intellectuel », modifie ses séances et devient la Société psychanalytique de Vienne
Le groupe transfère ses réunions au congrès de Nuremberg et institue la présidence de Jung
Le groupe conserve ses séances antérieures et adopte le nom d’Association psychanalytique internationale
Le groupe supprime les règles de discussion et revient aux réunions privées chez Freud

Le groupe abandonne le « communisme intellectuel », modifie ses séances et devient la Société psychanalytique de Vienne

Explication

En 1908, le groupe met fin au « communisme intellectuel », réorganise la conduite des séances et prend le nom de Société psychanalytique de Vienne. La fondation de l’Association psychanalytique internationale à Nuremberg appartient à l’étape de 1910, et non à cette réorganisation.

28. Quel ensemble d’événements caractérise l’année 1910 pour le mouvement psychanalytique ?

La fondation de l’Association psychanalytique internationale à Nuremberg sous la présidence de Jung, avec le départ des réunions du domicile de Freud et l’abolition de l’urne
L’adoption du pacte fraternel décrit dans Totem et tabou lors d’un congrès présidé par Freud
La création de la Société psychanalytique de Vienne après des réunions houleuses, avec le maintien des rencontres chez Freud
La séparation d’Adler, de Stekel et de Jung, accompagnée de la création de leurs revues et institutions propres

La fondation de l’Association psychanalytique internationale à Nuremberg sous la présidence de Jung, avec le départ des réunions du domicile de Freud et l’abolition de l’urne

Explication

En 1910, le congrès de Nuremberg voit naître l’Association psychanalytique internationale sous la présidence de Jung, tandis que les réunions quittent le domicile de Freud et que l’urne est abolie. Les autres propositions mélangent cette étape avec la réorganisation de 1908, les départs ultérieurs ou le modèle théorique de Freud.

29. Quelle transformation décrit le mieux l’évolution du groupe du mercredi ?

Il reste un groupe domestique informel, tandis que les congrès et les revues sont organisés par des membres extérieurs
Il devient une institution universitaire centralisée, dont les activités reposent principalement sur des cours et des examens
Il passe d’une institution internationale à un cercle privé, puis renonce aux congrès et aux règles d’admission
Il passe d’un petit groupe privé à une organisation statutaire, puis à une institution internationale structurée par des congrès, des revues et des règles d’admission

Il passe d’un petit groupe privé à une organisation statutaire, puis à une institution internationale structurée par des congrès, des revues et des règles d’admission

Explication

L’évolution suit un mouvement d’institutionnalisation progressive : réunion restreinte chez un particulier, groupement doté de statuts, puis institution internationale organisée par plusieurs dispositifs. La description ne renvoie ni à un simple maintien du cadre privé ni à une organisation universitaire.

30. Quel effet institutionnel les départs d’Adler, de Stekel puis de Jung produisent-ils sur le mouvement psychanalytique ?

Ils renforcent l’unité du groupe viennois en supprimant les divergences théoriques et les structures autonomes
Ils entraînent le retour des réunions au domicile de Freud et la restauration du vote par urne
Ils favorisent la formation de courants distincts, chacun développant ses institutions, ses revues et ses modes de transmission
Ils remplacent les congrès internationaux par des rencontres privées consacrées à la formation clinique

Ils favorisent la formation de courants distincts, chacun développant ses institutions, ses revues et ses modes de transmission

Explication

Les départs successifs entre 1911 et 1914 donnent naissance à des courants distincts qui se dotent de leurs propres institutions, revues et modes de transmission. Ils ne renforcent donc pas l’unification du groupe et n’impliquent pas, dans cette unité, un retour aux pratiques antérieures.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 66 flashcards sur Penser le groupe en clinique.

Dans quels contextes cliniques le psychologue travaille-t-il majoritairement en groupe ?

Lors des réunions de synthèse, entretiens familiaux, groupes de parole, staffs hospitaliers, réunions institutionnelles, supervisions et analyses de la pratique.

Pourquoi l'expérience vécue des groupes ne devient-elle pas automatiquement un savoir théorique ?

Parce qu'on peut vivre de nombreuses réunions sans comprendre ce qui s'y joue.

Quelle difficulté épistémologique rencontre l'étude clinique des groupes ?

La pluralité des disciplines.

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